31 janvier 2021

Le rapport parlementaire qui veut mettre les militants écologistes en prison

 

Une mission d’information parlementaire pilotée par Les Républicains et La République en marche demande de « renforcer l’arsenal pénal » contre « les militants antiglyphosate, véganes ou antichasse ». Les propositions pourraient être inscrites dans la loi, une perspective qui inquiète fortement les militants écologistes ou antispécistes. Le tempo est plutôt mal choisi, la concordance des temps frappante. Alors que l’Assemblée nationale examine en ce moment la proposition de loi sur le bien-être animal, les (...)

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9 octobre 2020

La censure de l’art pour banaliser la surveillance

 

La Quadrature du Net s’inquiète de la censure par le Studio national d’arts contemporains Le Fresnoy, à Tourcoing, de l’artiste Paolo Cirio, suite à une intervention du ministre de l’intérieur Gérald Darmanin, et de syndicats de policiers, qui demandait dans un tweet la déprogrammation de son exposition « Capture », au motif que celle-ci serait une « mise au pilori » des policiers. En France, l’expression est libre, et le fait que l’art questionne de manière tout à fait légale l’arrivée de la reconnaissance faciale dans la société européenne ne devrait en aucun cas devenir une raison de censurer une telle exposition.

Le 1er octobre, Paolo Cirio, artiste contemporain, lançait un site web, capture-police.com pour annoncer une une exposition ..

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23 mai 2020

"Fin du confinement, début de la révolte ?" Le tour de l'actualité du Média



 
Huitième épisode de notre tour de l’actualité bi-hebdomadaire, enregistré et diffusé ce vendredi 22 mai 2020. Une émission habituellement diffusée les lundis et les vendredis. Au sommaire : 
 
 - Le déconfinement des colères est enfin là en France, et de la solidarité envers les soignants se manifeste dans les rues. Les manifestations se multiplient devant les hôpitaux. 
 
- Les solutions ou des non-solutions d’Emmanuel Macron face au malaise de l’hôpital public. Le grand plan d'investissement se fait attendre. 
 
- Le fichage de salariés à la RATP, et ce qu’il nous dit sur l’atmosphère détestable qui règne dans les entreprises publiques de transports en commun. 
 
- Enfin faut-il laisser mourir la presse française qui est dans le coma après le confinement et ses conséquences ? Altice, le groupe de Patrick Drahi se sépare de Libération et Nextradio annonce un plan de départs volontaires. 
 
 

2 avril 2018

Emmanuel Macron inaugure le ministère de la Vérité Vraie

Le poisson d’avril de Mr Mondialisation qui s’arrête net en plein milieu de l’article car très fortement plausible …
 

Emmanuel Macron l’avait suggéré à demi-mots dans ses vœux 2018. Le gouvernement vient d’annoncer la création d’un tout nouvel organe d’État : Le Ministère de la Vérité Vraie. Celui-ci sera doté d’une milice à la répression des fakes-news. Objectif : surveiller et filtrer les publications des médias non-officiels pour préserver la démocratie....


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26 mars 2018

La loi instaurant un « secret des affaires » passe en toute discrétion à l’Assemblée

Source photo : Cyberacteurs
La France s’apprête à transposer en catimini la directive européenne sur le secret des affaires, avec examen à l’Assemblée le 27 mars dans le cadre d’une procédure accélérée. Cette directive avait été adoptée il y a presque deux ans malgré les protestations de la société civile. Sous prétexte de lutter plus efficacement contre l’espionnage industriel, ce texte crée un droit général au secret pour les entreprises, qui leur permet potentiellement de traîner devant les tribunaux quiconque porterait à la connaissance du public une information sur leurs activités sur laquelle elles auraient préféré maintenir l’omerta.

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1 octobre 2016

Les libertés au défi du numérique : comprendre et agir


Surveillance:// le livre


Voir en ligne : Standblog

 (...)

Un peu d’histoire

J’ai commencé à publier ce livre le 18 janvier 2015 sur Standblog.org. Alors intitulé provisoirement Flicage Brouillon, j’ai publié au fil de l’eau plusieurs dizaines de chapitres, qui sont toujours lisibles sur le site. J’ai intégré petit à petit les remarques, commentaires et corrections de mes lecteurs. Ensuite, j’ai envisagé de le publier à compte d’auteur sur une plateforme américaine dont je tairais le nom ;-) mais une amie m’a recommandé un éditeur, C & F Éditions. Je connaissais de nom l’éditeur, Hervé Le Crosnier, qui a déjà publié d’excellents livres autour d’Internet, comme la traduction de danah boyd, C’est compliqué, le livre de Xavier de la Porte, La tête dans la toile (reprise des chroniques de France Inter) et la traduction du Fred Turner, Aux sources de l’utopie numérique. Avec de telles références, il m’était impossible de dire non ! Il s’est ensuivi un long travail d’amélioration du contenu (les hyperliens du blog ont été transformés en notes de bas de page, de nombreux points ont été clarifiés). Ensuite, plusieurs relectures pour limiter les fautes (il en reste sûrement, me dit-on !), la mise en page, l’écriture d’une préface par Adrienne Charmet, la validation d’une couverture, le choix d’une date de sortie, l’organisation d’une soirée de lancement…

Pourquoi ce livre ?

Je suis tombé dans informatique et les réseaux quand j’étais petit… J’ai grandi dans l’espoir que la technologie allait changer le monde, pour le meilleur. Dans une certaine mesure, cela a été le cas. Firefox, Wikipedia, Open Street Maps, GNU/Linux ont profondément impacté nos vies. J’avais l’impression de vivre une incroyable utopie. Et puis j’ai vu le coté sombre de l’informatique en réseau se développer… et mes contemporains adopter les technologies sans comprendre leurs limites et leurs dangers. Surveillance. Censure. Profilage. Influence des algorithmes. Longtemps, à travers mon travail chez Mozilla, j’ai œuvré pour une informatique qui libère, qui donne le pouvoir à l’individu. Mais fournir de bons outils, éthiques, respectueux de l’individu, ne suffit pas, car les utilisateurs n’ont pas été formés et ont adopté les technologies sur le tas. Il faut expliquer pourquoi la surveillance est un problème et répondre au trop fréquent “je n’ai rien à cacher”. Il faut expliquer comment cette surveillance se met en place, sans ennuyer. Il faut aussi voir comment on peu sortir du modèle dit de suveillance capitalism et penser les principes d’une informatique à venir qui serait respectueuse des utilisateurs, de leurs données, de leur autonomie. Il faut enfin lutter contre la résignation des utilisateurs, bien trop souvent persuadés “qu’il n’y a rien à faire, c’est comme ça”, en exposant les gestes simples qui permettent d’agir contre la surveillance. C’est ce que j’ai tenté de faire dans ce livre, avec un style aussi vivant que possible, sans tomber, je l’espère, dans l’outrance et la paranoïa.

Qu’il y a-t-il dans ce livre ?

Pour simplifier, le livre est composé de quatre parties qui suivent une préface d’Adrienne Charmet et un avant-propos :
  1. Souriez, vous êtes surveillés ! — Les dangers de la surveillance
  2. Au royaume d’internet, le code, c’est la loi — Les mécanismes de la surveillance
  3. Un autre réseau est possible — Inventer une approche de l’informatique en réseau limitant la surveillance[1]
  4. Un internaute averti en vaut 10 — Limiter la surveillance au quotidien
(...)

Lire tout l'article : http://standblog.org/blog/pages/Surveillance

11 juin 2016

“La CE déterminera ce que les gens seront autorisés à lire et à écrire”

Une série de médias sociaux, dont Google, Facebook, Twitter et YouTube, ainsi que le géant des logiciels Microsoft, ont signé fin mai le code de conduite de la Commission européenne, dans lequel ils s’engagent à bloquer ou supprimer dans les 24 heures les messages qui incitent à la violence et à la haine. 

L'express ...

 

1 février 2016

Urvoas, le ministre de la surveillance des militant-es et de l’atteinte à la vie privée


Publié par jeromemartin sur VendeurSEs de haine | 27 janvier 2016

Jean-Jacque Urvoas est l’artisan principal de la loi renseignement votée au printemps 2015 contre l’avis de toutes la société civile et d’expert-es de l’anti-terrorisme. Déni de démocratie, refus de reconnaître l’expertise des associations de défense des droits, mauvaise foi accablante, mépris pour la justice judiciaire, atteinte au secret médical, l’homme s’est notamment illustré en promouvant la surveillance des syndicats et des associations protestataires. Hollande et le gouvernement Valls s’enferment chaque jour dans un une logique autoritaire et anti-démocratique.

Urvoas défendait notamment des finalités de la loi volontairement floues, par exemple les atteintes aux intérêts économiques, industriels ou scientifiques de la France. Act Up, Médecins du Monde, Aides pourraient ainsi être mises sous écoute pour contester la politique française à l’égard de l’industrie pharmaceutique, une politique de recherche, etc. Des syndicats à la ligue des droits de l’homme en passant par Greenpeace, la surveillance, certainement déjà pratiquée, est devenu légale. Il s’agit d’une atteinte à un droit fondamental, et Urvoas en est le premier responsable.

Le 13 avril 2015, en lecture à l’Assemblée nationale du projet de loi Renseignement, Urvoas était interrogé sur les risques que la loi faisait courir aux libertés fondamentales et au travail des syndicats et des associations quand elles remettaient en cause le pouvoir. Il assuma cette position, indiquant que cela se faisait déjà (donc, de façon illégale). Il confirmait ainsi que la lutte contre le terrorisme n’était qu’un alibi, et que la loi visait à protéger l’État du travail des groupes qui pouvait en dénoncer les dérives.

Urvoas s’est aussi opposé à la protection du secret médical. Quand les députés évoquaient les professions à protéger d’écoutes systématiques, il s’est opposé à y inclure les médecins : « Autant je comprends, du point de vue du fonctionnement de la démocratie et de la vie publique, la nécessité de protéger des professions comme celles de journaliste ou d’avocat, autant il me semble que celle de médecin n’entre pas exactement dans le même champ. ». Le député a simplement oublier qu’il s’agissait de protéger avant tout le/la patient-e : mais Urvoas s’en fout, comme il se fout de chacune de nos libertés. Voici ce qui nous sert de ministre de la « justice ».

En nommant le modèle par anticipation d’Orwell pour ministre de la justice, Valls récompense un soutien sans faille des récentes mesures dictatoriales et enfonce le clou d’une fuite en avant anti-démocratique, coupée des citoyen-nes et d’un pouvoir définitivement illégitime qui ne cesse de passer en force des lois iniques.

Image : Par Ericwaltr (Travail personnel) [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons
Source : http://vendeursesdehaine.yagg.com/2016/01/27/urvoas-le-ministre-de-la-surveillance-des-militant-es-et-de-latteinte-a-la-vie-privee/ 

23 janvier 2016

Israël : le boycott que Valls veut criminaliser


Alors que le mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) s’étend contre les produits israéliens, le premier ministre trouve que « ça suffit » et annonce des mesures. Sur ce sujet comme sur (...)
 

4 mars 2015

Les antifas : faux rebelles, vrais collabos


Les élites politiques peuvent compter sur de précieux auxiliaires dans leur sale besogne de flicage du web : les antifas. Généralement issus de la petite-bourgeoisie, sans culture politique ou presque, peu ou mal organisés, leurs méthodes basées sur les attaques délatrices et calomnieuses ad hominem les rapproche des extrémistes sionistes. Leurs buts également : s’attaquer à ceux qui résistent au mondialisme, à l’impérialisme, au sionisme et à l’entreprise de démolition des acquis sociaux de l’après-guerre mise en œuvre par la classe dominante. Ils sont agressifs et peuvent être violents à l’occasion. Ce premier mai, ils ont agressé le groupe des militants de l’Union Populaire Républicaine présents à la Bastille, faisant ainsi le jeu de l’oligarchie européiste et de leurs représentants politiques. Les antifas sont les idiots utiles du capitalisme.
(...)
 

20 février 2015

La lutte contre le racisme et l’antisémitisme, arme de destruction massive des libertés publiques.


Il y a des hasards de calendrier qui en disent long. Cette semaine a vu le passage en force de la loi Macron, sans doute la réforme la plus libérale votée sous la 5ème République, ainsi que l’annonce par la Garde des Sceaux d’un énième projet de loi contre le racisme et l’antisémitisme.

La mécanique est bien rodée : surfer sur l’émotion collective provoquée par un événement dramatique pour faire passer une nouvelle loi liberticide. La dernière en date ne fait pas exception. La profanation d’un cimetière juif de Sarre-Union par cinq mineurs qui ont saccagé 250 tombes ainsi que les agissements de certains supporters de Chelsea qui ont empêché un homme noir de monter dans le métro ont servi de prétexte à un énième durcissement pénal. Le nouveau projet de loi de Christiane Taubira fait des actes racistes et antisémites des circonstances aggravantes dans de multiples infractions. Il crée en outre une plateforme dédiée aux personnes victimes (...)
 
 
 
 

3 février 2015

Dérive autoritaire Les signes qui doivent alerter

Cliquer sur l'image pour agrandir
  www.laquadrature.net

29 janvier 2015

Démocratie, internet et libertés: le monde d'Orwell c'est maintenant (vidéo)


Cette conférence s'adresse plutôt à un public d'initiés, professionnels de la communication et du web, hackers, informaticiens, journalistes ... , toutefois le spectateur lambda (dont je suis) y découvrira à quel point le peu de liberté et de démocratie qu'il nous reste est menacé de disparition à brève échéance. Le web en effet, demeure aujourd'hui l'un des derniers espaces d'information qui n'est pas sous contrôle des pouvoirs financiers, politiques et des médias à la botte.

Cependant la technologie est désormais suffisamment évoluée pour permettre en France ce filtrage d'internet tant désiré par l'oligarchie, tandis qu'en parallèle nos gouvernements successifs mettent en place un arsenal législatif de plus en plus contraignant, visant à faire taire la liberté d'expression.

Ce n'est plus qu'une question de temps. L'heure de la surveillance et de la manipulation arrive. Accrochez-vous, c'est du lourd!



Fabrice Epelboin :
Après une enfance passée entre la France et les États-Unis, il commence comme éditeur au début des années 1990 et participe à la réalisation de l'un des premiers cédéroms français, pour le compte de la Réunion des musées nationaux (Milia d'Or en 94).
Planneur stratégique il a notamment travaillé sur des sites d'eCommerce, d'eTrading et d'eBanking ainsi que sur les sites web de différents ministères et a été notamment distingué parmi les meilleurs bloggeurs de l'année par le magazine Challenges.
Fabrice est également fondateur de plusieurs entreprise dont le site Prizzo.com, le cabinet Yades, le média Tunisien Fhimt.com ainsi que l'Association Tunisienne des Libertés Numériques (ONG), OWNI. Parallèlement, il exerce une activité de conseil stratégique auprès d'investisseurs, de business angels et de grands annonceurs.
Fabrice est aujourd'hui journaliste chez Reflets.info.
http://Reflets.info

Voir aussi: 
La France confirme à l'ONU l'extension de la censure sans juge
  

28 janvier 2015

La France confirme à l'ONU l'extension de la censure sans juge

 
Numerama | par Guillaume Champeau, le 23 janvier 2015

La France confirme à l'ONU l'extension de la censure sans juge


Alors que Manuel Valls n'en avait pas dit un mot mercredi lors de la présentation du nouveau plan de lutte contre le terrorisme, Harlem Désir a confirmé jeudi à l'ONU que la France mettrait en place "à brève échéance" le blocage de sites racistes et antisémites sur simple ordonnance de l'Etat, sans contradictoire ni vérification judiciaire de l'illégalité des sites bloqués. Une exception qui devient la norme.


Jeudi matin, l'Assemblée générale de l'ONU tenait à New York une réunion plénière informelle exceptionnelle, à l'initiative de Bernard-Henri Lévy, sur la question de la montée des violences antisémites dans le monde. La réunion avait été programmée avant les attentats commis en France, mais a nécessairement gagné en importance par l'assassinat de quatre otages juifs détenus dans l'épicerie de Vincennes par Amedy Coulibaly.

A cette occasion, le secrétaire d'état aux affaires européennes, Harlem Désir, a prononcé un discours dans lequel il a confirmé les pistes avancées la semaine dernière par la ministre de la Justice Christiane Taubira, qui n'ont pourtant pas été évoquées mercredi lors de la conférence de presse de Manuel Valls. En particulier, Harlem Désir a confirmé qu'à "brève échéance", la France mettrait en oeuvre "la possibilité d’un blocage administratif des sites internet et des messages à caractère raciste et antisémite".

Ce blocage administratif, qui se matérialise par un ordre du ministère de l'intérieur non soumis au contrôle d'un juge, fut d'abord prévu pour les seuls contenus pédopornographiques. Dès 2008, il y a sept ans, Numerama avait mis en garde contre l'ouverture de la boîte de Pandore, en prévenant que la lutte nécessaire contre la pédophilie, que le blocage n'aide en rien, ne serait qu'un moyen de légitimer un processus qui serait ensuite étendu à d'autres types de contenus. L'histoire du fichier des empreintes génétiques (FNAEG) qui compte aujourd'hui plus de 2,5 millions d'enregistrements l'avait déjà démontré.

METTRE DES BARRIÈRES SUR INTERNET

Dessin, Carlos Latuff
Nos craintes se sont vérifiées l'an dernier avec l'adoption d'une loi contre le terrorisme qui adopte le mécanisme du blocage extrajudiciaire à l'encontre des sites de propagande terroriste, dont la liste à bloquer sera établie par le gouvernement, sans contrôle d'un juge. Et donc, selon Harlem Désir et Christiane Taubira, il sera très bientôt étendu à des sites racistes et antisémites, avec la forte tentation de bloquer également des sites très critiques contre le sionisme et Israël, sans qu'un juge ne puisse s'y opposer (sauf recours ultérieur une fois la mesure déjà appliquée).

A l'ONU, Harlem Désir a déclaré que l'antisémitisme "est toujours là, présent, avec son cortège de préjugés, de haine et de violence, parfois comme la résurgence d’un vieil antisémitisme qui remonte du fond des siècles, mais aussi, désormais, sous des formes nouvelles, se répandant sans barrière sur internet et les réseaux sociaux, à l’abri de l’anonymat ou non, prenant parfois prétexte du conflit israélo-palestinien ou s’appuyant sur le dévoiement fanatique de l’islam ancien ou nouveau."
 
RENDRE RESPONSABLES LES INTERMÉDIAIRES

Selon Les Echos, le secrétaire d'état a expliqué en marge de son discours qu'il fallait étendre la responsabilité pénale des intermédiaires tels que les réseaux sociaux. "Nous devons limiter la dissémination de ces messages. Nous devons établir un cadre légal afin que ces plate-formes sur internet, les grandes compagnies qui gèrent les réseaux sociaux, soient appelées à agir de manière responsable", a-t-il demandé. Il sollicite la convocation d'une conférence internationale dédiée à ce sujet.

Déjà en novembre dernier, le Conseil de Sécurité de l'ONU avait demandé un renforcement de la lutte contre la propagande terroriste sur Internet, en laissant entendre que les plateformes qui seraient trop ouvertes à la liberté d'expression pourraient être accusées de terrorisme par complicité. Le Conseil avait par ailleurs demandé à l'ensemble des 192 membres de l'ONU "d'agir de façon coopérative pour empêcher les terroristes de recruter, pour contrer leur propagande et leur incitation extrémistes violentes sur Internet et les médias sociaux, y compris en développant des contre-récits efficaces".

Voir en ligne :  http://www.numerama.com/magazine/31980-la-france-confirme-a-l-onu-l-extension-de-la-censure-sans-juge.html

 

24 janvier 2015

Répression post attentat de Charlie hebdo, le syndicat de la magistrature s'insurge



 Apologie du terrorisme : Résister à l’injonction de la répression immédiate !

Communiqué de presse du Syndicat de la magistrature | 20 janvier 2015
 
C’est plus que jamais lorsque l’effroi nous saisit et bouscule tous les repères que la justice doit faire preuve de sérénité et résister à la vague de l’émotion.

Las, la ministre de la Justice a fait le choix d’entonner le discours de l’intransigeance de principe et d’enfermer les tribunaux dans la justice de l’urgence. Des consignes diffusées le 12 janvier soumettent les magistrats du parquet à des injonctions contradictoires de « systématisme » et « d’individualisation », de « pédagogie » et « d’application ferme de la loi », dont seul l’appel à la répression paraît être entendu, comme il fallait naturellement le craindre.

C’est ainsi que depuis quelques jours s’enchaînent les procédures expédiées, où l’on a examiné et jugé le contexte, à peine les circonstances des faits, si peu l’homme, poursuivi pour avoir fait l’apologie du terrorisme. Non pas pour avoir organisé une manifestation de soutien aux auteurs des attentats, élaboré et diffusé à grande échelle des argumentaires, pris part à des réseaux, mais pour des vociférations, lancées sous le coup de l’ivresse ou de l’emportement : en fait, des formes tristement actualisées de l’outrage. Les lourdes condamnations pleuvent, assorties d’incarcérations à l’audience.

Telle est la désastreuse justice produite par le recours à la comparution immédiate dont la loi du 13 novembre 2014 a fait une nouvelle arme de lutte contre le terrorisme.

Comme si la justice pénale, devenue l’exutoire de la condamnation morale, pouvait faire l’économie d’un discernement plus que jamais nécessaire en ces temps troublés.
Comme si certains de ses acteurs avaient brutalement oublié qu’elle doit être rendue avec recul, sur la base d’enquêtes approfondies, en se gardant des amalgames - entretenus jusque dans cette circulaire, qui englobe violences urbaines et apologie du terrorisme - et, surtout, des réactions hystérisées qui la délégitiment et la société avec elle.

Pourtant, loin de tirer les conséquences de ces condamnations aveugles et démesurées, d’interroger leur effet sur ceux qui, ainsi labellisés « terroristes », en retirent surtout la certitude légitime de l’injustice, la ministre surenchérit. Elle annonce sa volonté de modifier le régime juridique des insultes et de la diffamation, qui pourront également être poursuivies en comparution immédiate dès lors qu’elles comportent un caractère raciste, antisémite ou homophobe.

S’il est légitime que la République condamne clairement le racisme, l’antisémitisme et l’homophobie, la répression la plus dure de leurs manifestations les moins construites est un aveu de faiblesse inutile et dangereux. Et une société qui, par millions, descend dans la rue proclamer son attachement à la liberté d’expression ne peut, sans se contredire, emprisonner sur l’heure celui qui profère des mots hostiles à la loi qui affirme ses valeurs.

 

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