3 avril 2022

Plusieurs milliers de cheminots ont manifesté pour la défense du service public ferroviaire

 

Ils défendent le SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE et interpellent les candidats à la présidentielle : 8000 CHEMINOTS ont manifesté le 31 mars à Paris 

 Plusieurs milliers de cheminots ont défilé à Paris à l'appel de la CGT pour la défense du service public ferroviaire, l'amélioration de leurs conditions de travail et pour interpeller les candidats à dix jours de la présidentielle...

23 mai 2020

"Fin du confinement, début de la révolte ?" Le tour de l'actualité du Média



 
Huitième épisode de notre tour de l’actualité bi-hebdomadaire, enregistré et diffusé ce vendredi 22 mai 2020. Une émission habituellement diffusée les lundis et les vendredis. Au sommaire : 
 
 - Le déconfinement des colères est enfin là en France, et de la solidarité envers les soignants se manifeste dans les rues. Les manifestations se multiplient devant les hôpitaux. 
 
- Les solutions ou des non-solutions d’Emmanuel Macron face au malaise de l’hôpital public. Le grand plan d'investissement se fait attendre. 
 
- Le fichage de salariés à la RATP, et ce qu’il nous dit sur l’atmosphère détestable qui règne dans les entreprises publiques de transports en commun. 
 
- Enfin faut-il laisser mourir la presse française qui est dans le coma après le confinement et ses conséquences ? Altice, le groupe de Patrick Drahi se sépare de Libération et Nextradio annonce un plan de départs volontaires. 
 
 

1 mai 2020

L'histoire du 1er Mai (la journée des 8 heures)




Cette année, les défilés du 1er mai se feront depuis les balcons et les fenêtres... Mais il ne faudra pas oublier l’origine de cette manifestation ouvrière, la lutte pour limiter le temps de travail au XIXè siècle, un acquis finalement cédé en 1919, après de nombreuses luttes et qui est aujourd’hui encore remise en cause à l’occasion de la pandémie. 
 
Dans cet extrait du film Howard Zinn - Une histoire populaire américaine (le film) 1 de Olivier Azam et Daniel Mermet, nous amènent au Haymarket Square à Chicago, où la manifestation du 4 mai 1886 et l’explosion d’une bombe, a été l’occasion du grand procès du mouvement ouvrier.... mais l’histoire est pleine de racines et de ramifications ! 
 
Produit par Les Mutins de Pangée Distribué au cinéma en 2015 par Les Films Des Deux Rives avec le soutien de Là-bas si j'y suis
 
 

20 janvier 2020

En marche vers l'affrontement total (Alerte censure)


Édito de Denis Robert | LE MÉDIA TV

EN MARCHE VERS L'AFFRONTEMENT TOTAL - [ALERTE, CENSURE]

"Ça craque de partout. Depuis novembre 2018 et le début du mouvement des gilets jaunes, on peut répéter cette phrase : Je ne sais pas ce qu’il adviendra de ce mouvement mais… Mais quoi ? Mais ce mouvement dure, s’enracine, prend une telle ampleur. C’est magnifique. Grâce à vous manifestants, grévistes, gilets jaunes, noirs, rouges, roses, vous êtes notre honneur. Notre seul moyen de riposter car si on les laisse faire, on va crever. On va tous crever."

Voir sur YT :  https://www.youtube.com/watch?v=70tXvDTcJ6o&has_verified=1&bpctr=1579538737

Commentaire du Media:

Comme certains d'entre vous ont du le remarquer, cet édito a été striké (par les petits soldats / bots de la macronie) et s'est donc vu imposer une limite d'âge, alors qu'il ne contrevient en rien aux règles de youtube. La visibilité de cette vidéo va donc se trouver gravement réduite, c'est pourquoi nous avons besoin de vous pour la diffuser largement et la partager vous même. On compte sur vous pour ne pas laisser opérer cette censure indirecte intolérable. Et même pour communiquer sur cette censure, et la dénoncer. Merci à tous pour votre aide.

 

15 janvier 2019

ANNIE LACROIX-RIZ : Réponse à une attaque nominale inqualifiable de la direction de la CGT


« Je remercie par avance tous mes correspondants de diffuser au maximum cette adresse de protestation.

J’ai besoin de leur soutien contre une initiative qui s’inscrit dans une entreprise de destruction et de criminalisation de la gauche, la vraie, et de l’histoire scientifique et indépendante des financements des puissants, français ou étrangers.

Cette dernière sera assurément sévère sur le changement de camp (que nous savons tous momentané, si durable qu’il ait été) de la vieille Confédération.

Amitiés et remerciements anticipés à tous,

Annie Lacroix-Riz,

Historienne et syndicaliste (Snes, 1967-1985, Snesup, 1985 jusqu’à cette date).

Lire sur  Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo]
 

1 mai 2017

Historique du 1er mai


Le samedi 1er mai 1886, à Chicago : cette date, fixée par les syndicats américains et le journal anarchiste “The Alarm” afin d’organiser un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, aura des conséquences inattendue pour la classe ouvrière internationale. La grève, suivie par 340 000 salariés, paralyse près de 12 000 usines à travers les USA.
 
Le mouvement se poursuit les jours suivants. Le 3 mai, le meeting qui se tient près des usines McCormick donne ensuite lieu à des affrontements avec les vigiles privés qui protègent les “briseurs de grève”. La police appelée en renfort tire sur la foule, provoquant la mort de deux ouvriers.
 
Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. C’est à ce moment-là qu’une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une douzaine de morts, dont sept policiers. Cela déclenche l’hystérie de la presse bourgeoise et la proclamation de la loi martiale. La police arrête huit anarchistes, dont deux seulement étaient présents au moment de l’explosion. Mais qu’importe leur innocence ; un procès, commencé le 21 juin 1886, se clôt le 20 août par sept condamnations à mort. Malgré la mobilisation internationale, quatre seront pendus le 11 novembre 1887 (Louis Lingg s’étant suicidé la veille, dans sa cellule).
 
Trois ans plus tard, en juillet 1889, le congrès de l’Internationale Socialiste réuni à Paris, décidera de consacrer chaque année la date du 1er mai : journée de lutte à travers le monde.
 
Le “1er mai” sera d’abord récupéré par les bolchéviques, puis par les nazis, et enfin par le régime de Vichy (en France), qui le transformera en “Fête du travail”, sans jamais réussir totalement à lui enlever son origine libertaire.
 
Extrait de  Historique du 1er mai, à lire sur Anarchie 
  

3 janvier 2017

Le compte personnel d’activité: l'urgence du débat citoyen


Le 1er janvier, le C.P.A (compte personnel d'activité) rentre en vigueur, conformément à la loi El Khomri. Ce nouveau méga compte, aux contours encore très flous, pose problème en termes de diffusion et de protection des données personnelles, et remet également en cause tout notre modèle de protection sociale. Si la discussion parlementaire s'est achevée par un 49.3, ne nous privons pas du débat citoyen.

Jusqu’alors obscur, le Compte Personnel d’Activité (C.P.A), qui doit voir le jour en janvier prochain, s’étoffe peu à peu sous la houlette du Ministère du Travail, des syndicats de salariés et d’employeurs, des représentants des professions libérales, de l’Etat et des régions. Méga plateforme informatique, le C.P.A permettra un traitement automatisé des données personnelles, centralisé par la Caisse des dépôts et consignations, de l’ensemble de la population active et inactive (apprentis, salariés du privé et du public, chômeurs, non salariés, retraités). Chaque citoyen âgé de 16 ans et jusqu’à sa mort devra s’ouvrir un Compte Personnel d’Activité, s’il veut pouvoir prétendre à ses droits sociaux. (...)

 

17 juin 2016

Depuis le début des manifestations contre la loi Travail, plus de 750 personnes ont été poursuivies

753 personnes dont une centaine de jeunes de moins de 18 ans ont été mises en examen ou poursuivies depuis le début de la forte contestation contre la loi Travail fin mars. L’institution judiciaire se distingue pour sa rapidité, alors que d’autres affaires, notamment celle du manifestant rennais ayant perdu un œil, traînent. Et les condamnations sont lourdes, y compris pour des personnes au casier judiciaire vierge. Des avocats s’étonnent et dénoncent un traitement « discriminatoire ».

Suite sur Basta 

Le gouvernement nous pisse dessus, les médias nous disent qu’il pleut




Source : la-bas.org/la-bas-magazine/chroniques/le-gouvernement-nous-pisse-dessus-les-medias-nous-disent-qu-il-pleut

(Il y a deux mois) ACRIMED fête ses 20 ans. L'association Action-Critique-Médias est née au lendemain des grèves de 1995, contre le projet de réforme de la Sécu mené par Alain Juppé. En 20 ans, les médias ont changé, mais pas le traitement de l'information économique et sociale. Réformes modernes contre syndicats archaïques, adaptation nécessaire contre conservatisme égoïste, les ficelles sont les mêmes.

Mathias REYMOND d'Acrimed revient sur le traitement médiatique des mobilisations contre la Loi Travail.

Une vidéo produite avec l'association Acrimed, Action Critique Médias : acrimed.org

chronique : Mathias REYMOND
présentation : Daniel MERMET
réalisation : Jeanne LORRAIN & Jonathan DUONG
son : Jérôme CHELIUS
 

18 mars 2016

Loi travail, une société au bout du rouleau

 

Le monde ou rien

 Cours annulés, manifs sauvages, tags, casse, lacrymos, gouvernement en stress, fac en grève. Quelque chose est en train de naître. « Nous » sommes en train de naître. Nommer ce qui est en train de naître du nom de ce qui l’a précédé, c’est tenter de le tuer. Ramener ce que nous avons vécu dans la rue mercredi dernier, ce qui bouillonne depuis des semaines, ramener la rage qui gronde partout à l’ « ombre du CPE » et tous les laïus que nous avons entendus la semaine dernière, est une opération, une opération de neutralisation. Quel rapport y a-t-il entre le discours syndical et les potes lycéens qui taguaient mercredi dernier « le monde ou rien » avant de s’attaquer méthodiquement à des banques ? Aucun. Ou juste une misérable tentative de récupération menée par des zombies. Jamais les organisations syndicales, jamais les politiques n’ont été si visiblement à la traîne d’un mouvement.
Lire sur lundiMatin...

4 janvier 2016

Anne Steiner : « Il faut faire la grève générale de la consommation »


Extrait:
(...) La plupart des biens de consommation sont produits hors d’Europe. Comment, dans ces conditions, une grève générale pourrait-elle déboucher sur l’avènement d’une société autre ?
« Réduire le temps de travail, c’était permettre aux ouvriers d’avoir une vie en dehors de la production, la possibilité de s’instruire, de développer ses potentialités. »
De quels moyens de lutte disposons-nous alors ?

Aujourd’hui, il faut faire la grève générale de la consommation, c’est le seul levier sur lequel nous pouvons agir. C’est-à-dire qu’il faut réduire de façon drastique sa consommation de biens industriels, se détourner au maximum des circuits marchands, et produire autrement ce que nous considérons comme nécessaire à notre bien-être. Le capitalisme ne survivrait pas à une désertion en masse de la consommation. (...)

Lire l'interview sur Le Comptoir ...

Sociologue et maître de conférences en sociologie à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Anne Steiner travaille sur la violence politique. Aux éditions L’Échappée, elle a publié un ouvrage de référence sur la Fraction armée rouge (RAF : guérilla urbaine en Europe occidentale, 2006) ainsi que des livres consacrés aux anarchistes individualistes (Les En-dehors : anarchistes individualistes et illégalistes à la Belle Époque, 2008), et à la violence sociale et politique à la Belle Époque (Le goût de l’émeute : manifestations et violences de rue dans Paris et sa banlieue à la “Belle Époque”, 2012 ; Le Temps des révoltes : Une histoire en cartes postales des luttes sociales à la “Belle Époque”, 2015). Elle a également consacré un ouvrage (Belleville cafés, photos Sylvaine Conord, L’Échappée, 2010) et des articles à l’évolution de Belleville à travers celle des cafés de ce quartier. Nous sommes revenus avec elle sur l’actualité de ces mouvements du siècle dernier.

5 mars 2015

La mairie de Toulouse met en demeure la CGT d’évacuer la Bourse du Travail




Voici l’homme (photo) qui va faire perdre la mairie à Jean-Luc Moudenc, UMP.

Sacha Briand, 44 ans, né à Villeneuve Saint Georges (Val-de-Marne), ancien élève du lycée catholique Saint-Vincent à Senlis (Oise) est un homme occupé, un cumulard qui se délasse en chassant le prolo avec du gros calibre.

Militant UMP, conseiller municipal de Toulouse, adjoint au maire, conseiller régional, membre du Conseil d’Administration de Tisséo (entreprise de transport toulousaine), vice-président de Toulouse métropole finances, président du groupe métropole d’avenir, il dirige un cabinet d’avocats, spécialisé dans le droit public et l’adoption. Son cabinet est agréé par le Ministère de l’Intérieur (Direction Générale des Collectivités Locales) pour la formation des élus.

Sacha Briand a pour tâche de débusquer les dépenses superflues (celles qui concernent surtout les associations, les pauvres et les travailleurs).

Et il fonce dans Toulouse l’Espagnole comme un taureau sur la muletta. 

Par un courrier du 16 février 2015, il met en demeure le syndicat CGT de la Haute-Garonne, d’évacuer la Bourse du travail, dès le 30 juin, sauf s’il acquitte un loyer correspondant à la valeur locative du bien.

Propriété de la mairie, la Bourse du travail (1518 m2) étant située au centre ville, face à la basilique Saint Sernin, le loyer demandé ne saurait être acquitté par personne d’autre qu’une banque !

Le jeune loup UMP le sait et c’est donc bien d’une expulsion qu’il s’agit. (..)

Suite sur le Grand Soir ..
  

22 octobre 2014

A Cahors le 28, soutien aux 9 militants de la Conf' (1 000 vaches)

clique sur l'image pour agrandir

Le Lot en Action | par Christian Rossi | 15 octobre 2014

En France, 70 000 éleveurs laitier vivent difficilement de leur travail, avec 50 vaches en moyenne. Le prix du lait nécessaire à une juste rétribution est évalué à 350 euros/tonne, celui payé par les laiterie se rapproche plus des 300 euros/tonne, lequel après écrémage est revendu au consommateur, en entrée de gamme, 600 euros par la grande distribution.

Aujourd'hui le maintien d'éleveurs nombreux sur tout le territoire nécessite une revalorisation significative du prix du lait alors qu'il sera mis à mal par la suppression des quotas laitier.

Dans ce contexte, la mise en place d'une usine à lait de 1 000 vaches, qui pourra se permettre de commercialiser le lait à seulement 250 euros/tonne, car ce ne sera que le sous produit d'un méthaniseur géant fortement subventionné pour sa mise en place et son fonctionnement(2 millions et demi d'euros de subventions publiques par an), et qui ne sera qu'un prototype destiné à être multiplié sur l'ensemble du territoire, est la mort programmée des élevages à taille humaine.

Il ne faut également pas perdre de vue les conséquences environnementales, en effet, pour fonctionner correctement, ce méthaniseur doit être approvisionné quotidiennement en matière sèche et les effluents d'élevage étant insuffisants une collecte de déchets divers sera organisée dans un rayon de 120 km autour du site, de même de la culture de maïs est prévue dans le seul but de l'alimenter. On ne peut que se poser la question du bilan énergétique d'un tel projet.

Pour alerter les politiques, qui, influencés par le syndicat majoritaire soutiennent largement cette réalisation, ainsi que l'opinion publique sur les conséquences prévisibles en terme d'emploi, d'occupation du territoire et d'atteinte à l'environnement, la confédération paysanne, dont la position n'est pas entendue, a une nouvelle fois organisé sur le site une action symbolique.

Le 28 mai dernier, une cinquantaine de paysans venus de toute la France dont un membre de la confédération paysanne du Lot, se sont retrouvés, au petit matin après avoir informé la presse, sur le chantier pour démonter, sans violence ni saccage, quelques boulons de la salle de traite (qui est destinée à fonctionner 22h/24) afin de les remettre symboliquement aux ministres de l'agriculture et de l'environnement qui les ont tout aussi symboliquement refusés.

Alors que cette action médiatique s'est déroulée à visage découvert devant les caméras, cinq de nos camarades ont subis, comme de vulgaires délinquants, la répression policière et sont restés 48h en garde à vue; le porte parole national, Laurent Pinatel, a été arrêté avec violence par des policiers en civil qui l'ont plaqué au sol sur le quai de la gare alors qu'il revenait, après avoir rencontré Stéphane Le Foll, soutenir les gardés à vue à Abeville.

Cette réaction policière a entraîné de nombreuses manifestations de soutien, en particulier à Rodez, où la confédération paysanne a retenu en «garde à vue» pendant plusieurs heures le conseiller agricole de François Hollande pendant que ce dernier inaugurait le musé Soulage.

La presse, présente pour suivre le président, s'en est fait largement l’écho.

Le procès qui devait avoir lieu le 1er juillet a finalement été reporté au 28 octobre à Amiens et sera pour le syndicat l'occasion de dénoncer le projet de ferme usine et ses conséquences.

A cette occasion, la confédération paysanne du Lot organise une action ce même jour devant le palais de justice de Cahors sous la forme d'un pique-nique paysan à partir de 11h, nous vous y attendons nombreux !


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Lire aussi : 28 octobre: procès de l'industrialisation de l'agriculture
 

22 mars 2014

Convention UNEDIC 2014 : une nouvelle attaque contre les droits des chômeurs !


Mouvement National des Chômeurs et Précaires
Communiqué de presse
Samedi 22 mars 2014


Vendredi 21 mars, dans la nuit, une majorité de partenaires sociaux sont finalement parvenus à un accord sur l’assurance-chômage, qui signifie pour l’ensemble des chômeurs un recul de leurs droits, contrairement aux promesses de certains syndicats et du gouvernement. Le Mouvement National des Chômeurs et Précaires demande au gouvernement de refuser son agrément à ce nouveau recul des droits des chômeurs, obtenu une nouvelle fois sans les consulter.


Obsédés par le déficit de l’UNEDIC, dû largement au chômage de masse et aux baisses de cotisations accordées depuis des années aux entreprises, certains partenaires sociaux ont signé l’accord, se félicitant d’une économie de 400 millions d’euros : trop peu pour résorber le déficit de l’UNEDIC, mais satisfaisant pour le patronat qui n’a concédé aucune nouvelle contribution. En brandissant la menace de supprimer le régime spécifique des intermittents, toujours menacé, le MEDEF n’a que mieux détourné l’attention médiatique pour s’en prendre au régime général, et faire porter le poids du déficit de l’Unedic sur les plus fragiles, seniors, licenciés, chômeurs indemnisés et travailleurs précaires.

Les nouvelles règles d’assurance chômage sont inacceptables et les reculs ne sauraient être occultés par la mise en place des droits rechargeables et la simplification des règles de cumul chômage/activité réduite.
Tous les chômeurs verront leur plafond d’indemnisation baisser de 57,4% à 57% du brut, coup de rabot inacceptable !
L’augmentation du délai de carence pour l’obtention des droits à l’assurance-chômage, à 180 jours (actuellement 75 jours) représente une atteinte inadmissible aux salariés qui luttent pour leurs droits aux Prud’hommes.
Les intérimaires vont devoir réintégrer en partie le régime général et sont privés de leurs maigres contreparties à l’extrême flexibilité de leur travail et l’irrégularité de leurs revenus.
Les seniors les plus éloignés de l’emploi devront attendre 62 ans pour obtenir le maintient de leurs allocations jusqu’à leur départ en retraite. Ceux de plus de 65 ans, exonérés jusqu’alors de leurs cotisations, vont devoir contribuer au financement de l’Unedic.
Les intermittents conserveront leur régime, mais avec un plafonnement de leur allocation mensuelle. Jusqu’à quand les annexes 8 et 10 seront préservées des attaques du Medef ? Une nouvelle remise à plat est prévue pour fin 2014!

Les chômeurs, précaires et intermittents continueront à se mobiliser pour empêcher l’entrée en vigueur de cette nouvelle convention, prévue en juillet. Des actions coup de poing sont prévues dès la semaine prochaine.
 
Contact presse : Virginie Gorson-Tanguy 06 79 91 63 17 ou Pierre-Edouard Magnan 06 79 91 63 18
 
 

30 octobre 2013

Guet-apens policier contre le porte-parole national du Syndicat andalou des travailleurs (SAT)



Le Grand Soir | 29 octobre 2013 | Par Jean Ortiz

Diego Canamero Valle, par qui les paysans avaient des terres et les pauvres de la nourriture


L’homme dont il est question ici vous a déjà été présenté par  Le Grand Soir dans une vidéo ("Diego l’insoumis") produite par Jean Ortiz et Dominique Gautier avec le soutien d’Emmaüs-Pau et du Grand Soir.


 Pour tout savoir, on pourra revoir également le documentaire "Marinaleda, l’ardente impatience", également produit avec notre soutien.
http://www.youtube.com/watch?v=pId_Ciwuw3Y&list=PLHID5A81I9vCzR_8y...

LGS


Le 21 octobre 2013, vers 19h, le leader syndical des salariés, des exclus, des paysans, des "sans terre" andalous, a été capturé, comme au temps du franquisme, lors d’un guet-apens tendu par la garde civile, à hauteur de Alcala del Rio, alors qu’il rentrait d’une assemblée syndicale à Burguillos.

Le syndicaliste a été transféré comme un malfaiteur à la caserne Montequinto de la garde civile, et sera mis aujourd’hui 22 octobre "à disposition" du Tribunal n°4 de Utrera, d’une justice de classe, qui le poursuit une nouvelle fois sans doute comme à l’accoutumé pour "occupation illégale de terres"(improductives), opérations de réquisition sociale dans des supermarchés.

Dans une Andalousie où de nombreuses familles ont désormais faim, où la terre est monopolisée par une poignée de grands propriétaires, où le taux de chômage atteint 37% de la population active (57% chez les jeunes), où des milliers de familles sont chassées de leurs logements par l’éclatement de la "bulle spéculative immobilière", où les banques s’empiffrent, les actions du SAT et de son porte parole, victime depuis les années soixante d’une cinquantaine de procès, de dizaines d’arrestations, d’emprisonnements répétés, d’une véritable chasse à l’homme, sont légitimes. Les pauvres, les chômeurs, les salariés, les précaires, les ouvriers agricoles, exercent pacifiquement avec le SAT leur droit à la légitime défense sociale.

Dans une Espagne saignée par les "recortes" (coupes drastiques) massifs, brutaux, imposés par le FMI, la BCE, la Banque mondiale, , l’Union Européenne...où les délinquants "en col blanc", des dirigeants et élus du néo-franquiste "partido popular", sont impliqués dans d’énormes scandales politico-financiers portant sur des centaines de millions d’euros, et paradent cyniquement en toute liberté, où des membres de la famille royale ont trempé dans des affaires de corruption, de détournements de fonds publics,en toute impunité, l’arrestation d’un syndicaliste (à l’éthique exemplaire), pionnier de Marinaleda, qui lutte depuis des décennies, corps et âme, pour les libertés, les droits des exploités, la justice sociale, est intolérable. Elle porte atteinte à la démocratie.

Liberté pour notre camarade Diego Canamero Valle !.

Messages de soutien à envoyer à : marigarci62@hotmail.com
Jean Ortiz
Universitaire, Pau (France)
Source, texte et photos,  http://www.legrandsoir.info/diego-canamero-valle-par-qui-les-paysans-avaient-des-terres-et-les-pauvres-de-la-nourriture.html


21 février 2013

Contre l’accord MEDEF-CFDT


 
Raoul marc Jennar | 21 février 2013

Pétition et mobilisation contre l’accord MEDEF-CFDT


A l’initiative d’Attac et de la Fondation Copernic, associations, syndicats, partis politiques et citoyen-ne-s, lancent un appel afin que l’accord national interprofessionnel (ANI) signé le 11 janvier 2013 par le patronat et trois syndicats ne soit pas transcrit dans la loi.

Cet accord illégitime constitue, en effet, un recul social majeur, qui ne fera qu’aggraver la précarité du travail. Nous appelons chacun-e à s’en emparer et à s’engager pour qu’il n’acquière pas force de loi.

Vous pouvez signer (et faire signer) cet appel à ce lien. A faire circuler et diffuser largement !

Le collectif unitaire à l’origine de l’appel contre l’accord MEDEF-CFDT organisera par ailleurs une réunion publique le 28 février 2013, à La Bellevilloise, à Paris, avant la journée d’action du 5 mars 2013 décidée par les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires.




Texte de l’appel : Un ANI qui nous veut du mal !

L’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier signé par le patronat et certaines organisations syndicales représente un recul social majeur. Les soi-disant « nouveaux droits pour les salariés » sont en réalité de portée limitée et comportent nombre de dérogations et de dispositions qui en permettent le contournement. Par contre, les mesures en faveur du patronat portent des coups sévères au droit du travail. Cet accord s’inscrit dans le droit fil des préconisations, appliquées partout en Europe, de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) : démantèlement du droit du travail, chantage à l’emploi pour baisser les salaires et les droits sociaux au nom de la compétitivité. Il contribuera ainsi à la spirale dépressive dans laquelle les politiques d’austérité enfoncent l’Union européenne.

L’accord aggrave encore, après les lois Fillon de 2004 et 2008 qu’il faut abroger, la remise en cause de la hiérarchie des normes en permettant de nouveau qu’un accord d’entreprise soit moins favorable que la convention collective et que la loi : en cas de « graves problèmes conjoncturels » de l’entreprise (quelle entreprise ne connaît pas de problème conjoncturels et surtout qui en jugera ?), il ne laisse d’autre choix au salarié que d’accepter la baisse de son salaire et l’augmentation de son temps de travail sous peine de licenciement. L’accord réduit considérablement les droits et les possibilités de contestation et de recours à la justice des salariés et de leurs représentants. Il remet en cause des prérogatives importantes des instances représentatives du personnel et renforce le pouvoir des employeurs, notamment celui d’imposer la « mobilité » des salariés (changement de lieu ou de poste de travail).

Loin de permettre « la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés » cet accord va, au contraire, aggraver la précarité du travail en libérant le patronat de nombre d’obligations. En dépit des promesses qui avaient été faites par le gouvernement, l’accord ne réduit pas les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, alors même que la précarité de l’emploi concerne en premier lieu les femmes, prépondérantes dans le temps partiel (80%) et plus souvent touchées par les CDD, le chômage et le sous-emploi.

Enfin cet accord est illégitime. Il a été signé par trois confédérations syndicales représentant une minorité de salariés, alors même que les règles de représentativité syndicale sont sur le point de changer. Les parlementaires de droite se disent prêts à voter ses dispositions telles quelles, mais ni le président de la République, ni la majorité de l’Assemblée nationale n’ont été élus pour faire reculer les droits des salariés. Transposer ces reculs sociaux dans la loi représenterait donc un grave déni démocratique.

Nous appelons les salariés-es, et plus largement, tous les citoyen-ne-s à lire ce texte, à l’analyser, à tenir partout des réunions pour en débattre ensemble et faire entendre leurs exigences auprès de leurs élus, tout particulièrement ceux de gauche, pour qu’ils ne votent pas ce texte. L’heure est bien plutôt à la sécurisation des emplois contre les licenciements, pour un travail de qualité, sans précarité, avec des droits sociaux de haut niveau pour les salariés, les chômeurs et les retraités. Nous ferons tout pour que cet accord n’acquière pas force de loi et nous appelons à soutenir toutes les initiatives en ce sens, en particulier les mobilisations syndicales.

Appel soutenu par : Attac, CADAC, CGT Commerce Paris, CGT Hôtels Prestiges et Economiques, CGT-Finances, CNDF, CNT-Solidarité ouvrière Ile-de-France, Convergence de défense et développement des services publics, Convergences & Alternative, Fédération pour une alternative sociale et écologique, Fondation Copernic, FSU, Gauche anticapitaliste, Gauche unitaire, Les Alternatifs, Les efFRONTé-e-s, Marches européennes contre le chômage, Mouvement des jeunes communistes de France, Mouvement national des chômeurs et précaires, Nouveau parti anticapitaliste, Osez le féminisme !, Parti communiste français, Parti communiste des ouvriers de France, Parti de gauche, Réseau féministe « Ruptures », Résistance sociale, République & Socialisme, Union syndicale Solidaires…
 
 

9 février 2013

Grèce: Le gouvernement décrète la loi martiale!



Désobéissance civile | vendredi 8 février

Les syndicats participent à l'endiguement des révoltes. La répression en Grèce n'est-elle pas annonciatrice de ce que qui nous attend ? L'Europe des oligarches et de la finance avance maintenant à visage découvert. Police et armée ? Des mercenaires dont la mission est de mettre au pas les populations écrasées par le poids des mesures anti-sociales et liberticides made in USA. Les ouvriers ne réagissent que lorsqu'ils sont touchés de plein fouet dans ce qu'il leur reste de dignité. Leurs représentants font le service minimum pour continuer à préserver les avantages que procurent leurs organisations doctement protégées par des États déliquescents au service du grand patronat et des banques centrales privées. Dans quelques temps, la France ne sera probablement pas mieux lotie que la Grèce, l'Espagne ou l'Italie. "La crise est derrière nous" qu'il disait Casimir avec l'air de celui qui fait sa première communion. Rira bien qui rira le dernier.
G. Hadey

            par Christoph Dreier

Mardi soir, le gouvernement grec a imposé la loi martiale contre.. ... les marins des ferries en grève en mobilisant la police pour briser leurs piquets de grève. Les travailleurs avaient débrayé pour protester contre les suppressions d’emplois et les réductions de salaires ainsi que pour revendiquer le versement de salaires impayés. Cela fait des mois que certains d’entre eux ne reçoivent pas de salaire.

La grève a suspendu le transport maritime entre le continent et les nombreuses îles du pays, provoquant des pénuries alimentaires dans les îles plus petites qui n’ont pas d’aéroport.

Les équipages des ferries ont arrêté le travail jeudi dernier, 31 janvier. Le débrayage n’était initialement prévu que pour 48 heures, mais il a été reconduit pour trois fois 48 heures avant d’être brisé par le gouvernement.

Le gouvernement de coalition mené par Nouvelle Démocratie et qui regroupe aussi le PASOK (social-démocrate) et la Gauche démocratique, a invoqué tard mardi soir les pouvoirs d’urgence sous la forme d’une « mobilisation civile, » en enrôlant formellement les travailleurs des ferries dans l’armée et en leur ordonnant de reprendre le travail. Les travailleurs qui défient cet ordre sont passibles de peines de prison allant jusqu’à cinq ans.

Mercredi matin, la police a occupé le grand port du Pirée pour empêcher que les travailleurs ne tentent d’empêcher les briseurs de grève d’entrer.

Le syndicat des marins grecs (PNO) a réagi à l’imposition de la loi martiale en mettant immédiatement fin à la grève. Les deux principales confédérations syndicales grecques, l’ADEDY (Union des fonctionnaires) et la GSEE (Confédération générale des Travailleurs de Grèce) ont appelé mercredi à des grèves de solidarité dans la région d’Attica, qui comprend à la fois Athènes et le Pirée.

Les grèves de solidarité ont toutefois été strictement limitées. Les bus et les trams ne sont restés que quatre heures au dépôt et pratiquement aucun autre mouvement de grève n’a eu lieu dans les services publics. Mercredi à midi, des milliers de travailleurs se sont rassemblés au Pirée pour manifester contre l’action du gouvernement. Les manifestants ont défilé du port vers le ministère de la Marine.

L’imposition de la loi martiale contre les marins grévistes est survenue deux semaines à peine après que des mesures de loi martiales ont été prises pour briser une grève des travailleurs du métro d’Athènes. L’Etat grec a de fait décrété, en violation des droits démocratiques, une interdiction d’organiser la moindre grève efficace. Il viole aussi les lois internationales qui n’autorisent les travaux forcés que dans un cadre bien défini.

L’abolition du droit de grève et la criminalisation des travailleurs en grève rappelle les conditions d’Etat policier qui étaient en vigueur sous le régime fasciste des colonels, il y a une quarantaine d’années.

Depuis que l’Union européenne a commencé à dicter des mesures d’austérité à la Grèce, le gouvernement grec a recouru à la loi martiale à quatre occasions distinctes pour obliger les travailleurs en grève à reprendre le travail. La loi martiale a été invoquée en 2010 contre les chauffeurs routiers en grève, en 2011 contre les éboueurs et, ce mois-ci, contre les travailleurs du métro et les travailleurs des ferries.

Dès que des travailleurs cherchent à engager un mouvement de grève qui dépasse les protestations symboliques des syndicats et qui ait un impact sérieux sur les intérêts patronaux, ils sont contraints par l’Etat de retourner au travail. Toute forme efficace de résistance collective contre les mesures d’austérité, qui ont déjà coûté des dizaines de milliers d’emplois et réduit les salaires et les retraites, a été officiellement déclarée illégale non seulement par le parti droitier Nouvelle Démocratie mais aussi par le PASOK et la Gauche démocratique (DIMAR), une scission de SYRIZA (Coalition de la Gauche radicale.)

La quasi abolition du droit de grève va de pair avec une brutalité policière grandissante et la prolifération de méthodes d’Etat policier. La semaine passée, l’on a appris que quatre voleurs présumés ayant un passé anarchiste avaient été, après leur arrestation, férocement passés à tabac par la police. L’année dernière, il avait été révélé que la police avait traité de la même manière des manifestants antifascistes. Tout le monde sait qu’un grand nombre de policiers sont des membres ou des partisans du parti fasciste Aube dorée (Chrysi Avgi).

L’atteinte au droit de grève en Grèce est appliquée en collaboration et avec le soutien des autres gouvernements européens et institutions de l’UE. La soi-disant « troïka » , le Fonds monétaire International (FMI), la Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE), supervise chaque mesure prise par le gouvernement grec et elle a envoyé des observateurs pour contrôler certains ministères en particulier. Durant une visite à Berlin en début d’année, le premier ministre grec Antonis Samaras (ND) s’était entretenu avec la chancelière allemande Angela Merkel qui lui avait très clairement signifié qu’il ne pouvait y avoir de ralentissement dans l’imposition des coupes sociales.

Après avoir plongé la population grecque dans la misère sociale afin de répondre aux exigences des banques et des spéculateurs, l’Etat grec recourt à présent à la répression pure et dure pour étouffer l’opposition de la classe ouvrière. Mais la Grèce d’aujourd’hui est le visage de l’Europe de demain.

Tout comme la Grèce est aujourd’hui la référence pour la propagation des mesures d’austérité au continent entier, de la même manière son tournant vers des méthodes d’Etat policier sera imité par les gouvernements d’Europe.

Les syndicats en Grèce et partout en Europe jouent un rôle indispensable dans l’imposition de ces attaques. Sans les efforts incessants entrepris par les syndicats grecs pour briser et saper la résistance des travailleurs contre l’austérité, le gouvernement instable de Samaras serait incapable de survivre.

Les syndicats européens soutiennent soit tacitement soit ouvertement les attaques menées contre les travailleur, de même qu’ils collaborent pour perpétrer des attaques contre les travailleurs dans leurs propres pays. Ils ne mènent aucune campagne sérieuse contre la criminalisation de fait des grèves.


Une porte-parole de la Confédération européenne des Syndicats (ETUC), Emanuela Bonacina, a dit au World Socialist Web Site que son organisation n’avait aucun plan d’action pour défendre les travailleurs des ferries grecs ou pour s’opposer aux assauts lancés contre les droits démocratiques en Grèce. Cette question n’avait même pas fait l’objet de discussions. Une réponse tout aussi méprisante a été donnée par le service de presse de la Fédération des syndicats allemands (Deutscher Gewerkschaftsbund, DGB).

La Fédération internationale des ouvriers du Transport (ITF), dont le PNO est un membre, a limité sa réponse à l’envoi d’une note de protestation à l’adresse de Samaras. Son porte-parole, Sam Dawson, a dit au WSWS : « Le PNO nous a demandé d’intervenir directement auprès du gouvernement, ce que nous avons fait. S’ils ont besoin de davantage d’aide, ils savent qu’ils peuvent compter sur l’ITF. »

En Grèce, c’est à l’aide d’une poignée d’actions symboliques que les syndicats cherchent à contenir la colère des travailleurs à l’égard des agissements du gouvernement. Après la répression, le mois dernier, de la grève des travailleurs du métro, ils ont organisé quelques petites actions de solidarité auxquelles ils ont rapidement mis fin pour ne pas mettre en péril le gouvernement. Les actions entreprises mercredi étaient du même type.

Les syndicats jouissent du soutien crucial de groupes pseudo-gauches tels SYRIZA et le Parti communiste grec (KKE). Le président de SYRIZA, Alexis Tsipras, s’est rendu dernièrement à Berlin et à Washington pour rassurer les gouvernements américain et allemand que son parti ne représentait nullement un danger et pour garantir le remboursement de la dette grecque. Tsipras a, à plusieurs reprises, souligné que SYRIZA n’avait aucune intention de renverser le gouvernement ni de contraindre Samaras à démissionner.

La présidente du KKE, Aleka Papariga, a défilé en tête de la manifestation au Pirée en appelant à la solidarité avec les travailleurs des ferries. Dans le même temps, la propre fédération syndicale du KKE, le PAME, qui jouit de la plus forte représentation au sein du PNO, a joué un rôle primordial dans l’annulation de la grève.

Christoph Dreier


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20 janvier 2012

Syrie: Les bandes armées sèment le chaos

DESOBEISSANCE CIVILE | vendredi 20 janvier 2012 | par Nadia Khost

Syrie: témoignage d'une femme de lettre

Résister aux milices armées soutenues par l’étranger est une question de survie pour le peuple syrien
Témoignage d’une femme de lettre syrienne sur ce qui se passe dans son pays





    Victime de milices islamistes violentes qui terrorisent les gens, la population syrienne craint ces opposants armés qui sèment la peur et le chaos. L’écrivaine syrienne Nadia Khost — auteur de nombreux ouvrages d’essais et de nouvelles portant sur l’histoire, l’architecture, la conservation et la protection du patrimoine de la Civilisation Arabe — vit à Damas. Ce qu’elle nous dit ici, sur ce qui se passe véritablement en Syrie, doit être pris très au sérieux. Son témoignage ne correspond en rien à la version des faits qui nous est rapportée par de prétendus « grands reporters » français.


Il n’y a plus de fioul à Alep… les vendeurs ne peuvent que crier leur détresse aux observateurs délégués par la Ligue Arabe : « Nous sommes des travailleurs démunis, les bandes armées coupent les routes, volent le fioul, dérobent ou détruisent nos véhicules… quand ils ne nous tuent pas ! ». Telles sont les vraies raisons de la pénurie qui empêche actuellement les pauvres gens de gagner leur vie.

 
Les bandes armées sévissent là où elles peuvent… Les observateurs écoutent les témoignages des blessés, entendent les pleurs des enfants réclamant leurs pères kidnappés, constatent les blessures portées post mortem, notent les identités, les récits, les lieux, les horaires…

Pendant ce temps, les télévisions syriennes filment à distance et restituent des images d’horreurs, de massacres, que les Syriens ne pouvaient imaginer se produire sur leur sol. Des images qu’ils n’ont jamais connues au cours de leur histoire contemporaine : cadavres mutilés, membres coupés, cœurs arrachés, corps brûlés et manifestement torturés.

Ainsi, le 8 janvier, nous avons tous partagé le malheur et la tristesse d’un groupe d’habitants de la ville de Homs à peine éclairés par les bougies encore allumées et qui, en pleine veillée funèbre en hommage à leurs victimes, se sont vus attaqués par des bandes armées faisant sur leur passage de nouvelles victimes…des morts et des blessés. Toujours à Homs, le 10 janvier nous avons déploré un ingénieur assassiné, son collègue blessé, un enseignant kidnappé. Finalement, ces bandes assassines en sont arrivées à interdire la fréquentation des établissements scolaires dont environ un millier de bâtiments sont désormais en ruines !

Par conséquent, le problème actuel en Syrie n’a rien à voir avec ce qu’affirment les médias occidentaux ; à savoir, un conflit entre une opposition politique qui demande des réformes et un gouvernement qui les refuse. Le problème en Syrie est celui de bandes armées et de groupes de criminels qui sèment le chaos en s’attaquant à une société habituée depuis des décennies à vivre en sécurité. Lorsqu’une infirmière déclare aux observateurs envoyés par la Ligue arabe : « Alors qu’avant nous rentrions chez nous à une heure du matin en toute confiance, à présent nous n’osons plus sortir à la tombée de la nuit », elle résume une réalité inédite en Syrie.

En effet, l’un des buts de l’assassinat de soldats et de policiers est justement la généralisation du chaos. Ce même chaos que Georges Bush a installé en Irak avec comme conséquence prévisible, le démantèlement de l’État et la domination de gangs violents. Dans sa guerre contre la Syrie, l’Occident a adopté ce même projet. La preuve en est que lorsque le gouvernement syrien a annoncé une amnistie générale pour tous ceux qui déposeraient leurs armes, Madame Clinton a interpellé les rebelles en ces termes : « ne rendez pas vos armes ! ».

Toute personne qui voudrait honnêtement s’enquérir de la vérité ne pourrait nier que des tueurs, et d’ignobles criminels, sont utilisés pour répandre la terreur dans le but d’exécuter un projet politique visant l’autorité de l’État, la partition de la Syrie et par là, l’anéantissement de l’un des bastions de la résistance au projet sioniste. En cas de doute, souvenons-nous toujours du projet de l’Organisation Sioniste mondiale : « La désintégration de la Syrie et de l’Irak en provinces ethniquement ou religieusement homogènes… est l’une des priorités d’Israël… le premier pas vers ce but passe par la dissolution de leurs armées ».

Ce but a été atteint en Irak où l’une des premières décisions de Paul Bremer [administrateur civil de l’Irak-2003- Ndt] a consisté à dissoudre l’armée irakienne. C’est aussi ce qui a été prévu pour la Syrie où l’armée est la cible des attaques des bandes armées. Plus de mille soldats et officiers syriens ont été tués ; et pendant que des médias occidentaux et arabes appellent nos soldats à la désertion des officiers ont déclaré dans nos journaux et sont venus nous dire à la télévision syrienne qu’ils avaient été kidnappés, filmés et torturés de manière à fournir les faux témoignages de désertion diffusés par Al-Jazira.

Les méthodes les plus viles sont utilisées pour faire plier le peuple syrien. Ainsi, dans la banlieue de Damas, les bandes armées ont imposé la fermeture des boutiques dans les quartiers de Harasta et de Darayya, sous prétexte de faire respecter ce qu’ils ont présenté comme une consigne de « grève générale », tout en avertissant que celui qui n’obéirait pas serait tué, ou verrait ses enfants kidnappés et tués ! A Deraa, un homme qui a osé refuser a été tué et sa femme a été blessée. A Homs, un commerçant m’a confié qu’après des dizaines d’ordres reçus par téléphone, il a été obligé de fermer boutique.

Après ce genre de mises en scène, les « spécialistes en communication », en collusion avec ces bandes armées, filment les commerces fermés, envoient leurs images à la chaine qatari Al-Jazira qui s’empresse d’annoncer que le peuple syrien a répondu à l’appel à la grève générale, ou encore que les villes ont été vidées de leurs habitants par crainte du régime ! Une autre fois, trois jeunes frères ont été tués dans le seul but de discréditer le service de sécurité syrien et l’armée.

Les Syriens sont douloureusement consternés quand ils entendent ces criminels raconter leurs crimes comme on raconterait une histoire banale et reconnaitre, sans états d’âme, avoir touché de l’argent pour abattre un manifestant. Tout cela pour offrir aux médias occidentaux la confirmation de leur version falsifiée disant que les services de sécurité tuent des manifestants pacifiques !

Cette cruauté et cette sauvagerie est contraire à toutes les traditions syriennes d’amour, de solidarité, de pardon, et de tolérance de ses concitoyens.

Pour le peuple syrien, ce n’est donc plus une question d’opposition politique, mais une question d’existence ! C’est ce qui explique l’ampleur des manifestations spontanées à Damas au soirde la décision de la Ligue Arabe de suspendre la Syrie en tant qu’État membre. C’est ce qui explique également les manifestations spontanées dans toute la Syrie suite à la grande explosion de Kafarsouseh [1] .

Tenant compte de ces réalités, celui qui comprend l’Histoire ne peut pas ne pas comprendre que c’est le peuple syrien qui est en train de sauver son pays. Sa voix est désormais plus forte que celle des politiciens. Les femmes qu’elles soient voilées ou non, les jeunes, les vieux, les enfants… tous expriment avec passion leur refus de l’ingérence sous toutes ses formes, condamnent le rôle du Qatar, critiquent la Ligue Arabe, sans épargner Sarkozy, Clinton et Obama.

Aujourd’hui, il est indéniable qu’il y a un peuple syrien dont la conscience politique est aiguisée. Un peuple qui sait qu’il affronte des forces expansionnistes américano-sionistes qui organisent contre lui une guerre diplomatique, militaire, économique et médiatique. Une guerre dirigée par la France et à laquelle participent la Turquie et les pays du Golfe menés par le Qatar. Une guerre dont l’outil militaire est l’organisation d’Al-Qaïda et l’outil politique, quelques opposants syriens de l’extérieur !

Et ce peuple conteste la politique économique, la corruption, et les responsables de pays dont il a été un protectorat. Ce peuple a développé un sens aigu du danger et a parfaitement compris que l’Occident n’intervient certainement pas pour l’avènement de la démocratie et l’avancement des réformes, mais plutôt pour briser la volonté syrienne opposée aux projets occidentaux et sionistes.

Ce peuple magnifique se dresse telle une épée dans une bataille décisive. Il ne cesse de réinventer ses messages en réponse au projet de partition américano-européo-sioniste qui voudrait mettre à profit sa mosaïque ethnique et religieuse, pour arriver à le diviser. Division qu’il refuse ! Ainsi, les kurdes et arabes, réunis en congrès national, ont rejeté à l’unisson toute intervention étrangère. Les musulmans et les chrétiens ont prié main dans la main dans les mêmes églises, des délégations de femmes musulmanes se sont déplacées pour rendre visite au Patriarche maronite du Liban et se porter garantes de la protection des chrétiens d’Orient.

Nous n’ignorons pas que toutes sortes de pressions continueront à s’abattre sur nous pour briser notre volonté, notre dignité, et notre fierté de Syriens. Les sanctions économiques et les bandes armées font partie de ces pressions. Bandes armées qui, pour rendre la vie encore plus pénible à notre peuple, coupent la route aux camions de fioul ; font exploser les pipelines et les conduites de gaz qui alimentent les centrales électriques ; brûlent les établissements publics, les mairies et les postes de police, attaquent les transports de ravitaillement chargés de sucre et de riz à destination des différentes régions du pays, font sauter les chemins de fer…

Du coup, l’électricité est rationnée et ce sont donc les pauvres et la classe moyenne qui souffrent le plus de l’inflation qui en résulte. Pour autant, cette souffrance ne rapproche pas les Syriens patriotes de ces opposants qui soutiennent le projet occidental expansionniste et appellent à des sanctions contre la Syrie. Au contraire, leur souffrance renforce leur sentence : « Un tel comportement est celui d’un traitre responsable du sang versé et de l’atteinte à la sécurité de la patrie ! ».

Est-il difficile de comprendre que les meurtres, les assassinats de professeurs d’universités et d’ingénieurs, les rapts d’enfants, les viols, visent aussi à briser la vie économique, sociale et culturelle ?
De fait, les crimes des milices armées ont paralysé l’activité culturelle dont tous les centres se sont vidés, même ceux des villages les plus reculés. Les galeries d’art et les musées sont désertés, bien qu’en Syrie le tarif des billets d’entrée aux théâtres et concerts reste symbolique.

Dans ces conditions, comment imaginer que des Syriens puissent s’autoriser de telles activités alors que des cérémonies funèbres pleurent les nombreuses victimes tombées dans plus d’une région, et que même les églises se sont interdites les célébrations coutumières de Noël et du Nouvel An ? Comment s’intéresser à la culture alors que des bandes armées infligent au pays d’importantes pertes économiques en brûlant ses instituts, en faisant exploser ses oléoducs et gazoducs, en paralysant son réseau commercial et social par les barrages de l’horreur sur la route internationale entre Damas et Alep ? Alep, où un habitant qui a vu son usine incendiée, deux fois de suite, est mort de chagrin !

C’est ainsi que l’on brise la vie des citoyens. C’est ainsi que chacun, chez soi, ne parle plus que des événements tandis que les sujets d’ordre culturel deviennent inopportuns !

C’est pour toutes ces raisons que les habitants demandent la protection de l’armée. Mais la Ligue Arabe persiste à exiger son retrait des villes alors qu’il est évident que les forces de sécurité intérieure ne disposent pas des moyens susceptibles de lutter contre les opérations terroristes. L’État syrien n’avait aucune raison de les armer à outrance puisqu’il est clair que l’ennemi vient d’Israël, et non pas du peuple syrien.

Il était impératif que l’armée intervienne. D’ailleurs, une fois qu’elle a dû se retirer, les bandes armées s’en sont données à cœur joie. La maman du petit Sari Saoud tombé sous leurs balles à Homs n’a rien dit d’autre en hurlant sa douleur : « Si l’armée avait été présente, mon fils ne serait pas mort ! ». C’est donc parce que l’armée s’est retirée que ces gangs peuvent passer d’une banlieue de Damas à une autre (de Moadamieh à Doumar, Qudsaya), appuyant furieusement sur leurs gâchettes crachant balles et roquettes pour obliger les habitants à se calfeutrer chez eux avant même la tombée de la nuit.

Il faut que le monde sache que ce sont ces criminels que la « communauté internationale » protège et que les médias clientélistes occidentaux et arabes, tels qu’Al-Jazira et Al-Arabia, ont choisi de défendre !
Ces bandes armées ne sont pas tombées du ciel ! C’est le néo-libéralisme et l’économie de marché adoptée ces dix dernières années qui les ont marginalisées. Tout un système parrainé par des corrompus qui ont pillé le secteur public, couvert la contrebande d’armes vers la Syrie, exacerbé les ressentiments d’injustice sociale et économique d’une classe pauvre ; elle-même négligée par une classe politique qui n’a pas pris les décisions nécessaires pour redresser la situation en misant sur l’éducation et la culture. Ce faisant, elle a abandonné certains des ces marginaux aux contrebandiers et aux prêcheurs des mosquées wahhabites qui les ont intégrés dans leurs groupes armés.

C’est donc sur cette frange de la population embrigadée par de notoires obscurantistes que se fondent les espoirs de ceux qui appellent à une intervention étrangère !

Bien avant ces événements sanglants et ce qu’il a été convenu de désigner par « le printemps arabe », les ouvriers, paysans, écrivains…, ont discuté de la situation politique et économique au sein de leurs congrès respectifs et ont réclamé les réformes nécessaires. À cette époque, nous n’avons pas entendu les voix de ceux qui exigent aujourd’hui la chute du régime !?

Nous disons donc que c’est nous, Syriens de l’intérieur, qui avons demandé à changer notre réalité et que c’est plutôt l’Occident colonialiste, dont le but est de vaincre notre résistance, qui ne veut pas de nos réformes ! De ce fait, nous nous devons de défendre notre patrie avant tout le reste ; le peuple syrien refusant nettement et clairement la tutelle étrangère qu’elle soit arabe ou occidentale.

Sarkozy et Clinton peuvent répéter à l’envi : « Al-Assad doit démissionner ! », le peuple syrien leur répond : « C’est à nous de choisir notre président, pas à vous ! ».

Telle est la transition qualitative majeure vécue par le peuple syrien qui, après avoir livré son sort aux partis politiques avant les événements, envahit toutes les places publiques, retrouve sa voix et sa langue, exprime sa volonté et, en bref, s’adresse à l’Occident colonialiste en lui disant : « Dégage ! ».

Ce peuple syrien qui manifeste ne le fait ni sur ordre de ses autorités, ni sur ordre d’un quelconque parti politique. Il s’implique dans cette vie politique en des moments décisifs pour son pays, et contre la partition il brandit sa cohésion. Une cohésion soutenue passionnément par les femmes. En effet, qu’elles aient une activité professionnelle ou non, elles sont désormais nombreuses à s’avancer devant les caméras de télévision pour exprimer leurs opinions sur la situation.

Contre vents et marées, les Syriens condamnent le communautarisme sectaire à la base du projet qui vise à vider le pays de ses chrétiens. Les chrétiens parfaitement conscients du danger sont montés en première ligne pour prendre la défense de notre pays. Nous n’avons jamais su distinguer un chrétien d’un musulman, et il nous est difficile de classer nos amis sur des bases religieuses ou ethniques, car la Syrie est une terre d’Histoire et l’héritière de civilisations anciennes dont elle a thésaurisé les croyances et les confessions.

Ceci explique la réponse civilisée de son peuple au démantèlement ourdi par le projet de partition colonialiste. Les religieux musulmans et chrétiens se réunissent dans les églises et les salons pour prier ensemble. Le dignitaire musulman commence par la lecture d’un texte de l’Évangile que le prêtre chrétien termine par la lecture d’un verset du Coran. Leur dernière union dans la prière s’est déroulée le 9 janvier 2012 dans les salons de l’hôtel Dedeman en présence de journalistes occidentaux ; alors qu’au même moment était célébrée une messe en hommage aux âmes des martyrs, en l’Eglise de la Croix de Damas et en présence du Mufti de la République et des Évêques des églises.

Ceux qui projettent de vider la région de ses chrétiens n’ont pas pu ne pas recevoir ce message éloquent !

Que faire ?

La Syrie qui célèbre les fêtes musulmanes et chrétiennes, la Syrie qui a envoyé son armée pour protéger les chrétiens du Liban lors de la guerre civile puis a sacrifié dix mille de ses soldats pour le protéger de l’invasion israélienne, la Syrie qui a accueilli un million et demi d’Irakiens suite à l’invasion de l’Irak est aujourd’hui confrontée à une coalition armée et fait face à une Europe en perte de valeurs où des personnalités de la stature de Charles de Gaulle n’existent plus.

Elle endure une guerre à la fois médiatique, diplomatique et économique, prise entre la contrebande d’armes sophistiquées et des criminels infiltrés à partir de la Turquie et du Liban. Mais l’Histoire a enseigné à son peuple la patience devant l’adversité ; il reste convaincu qu’il remportera la victoire face à la coalition et au projet occidental et sioniste.

D’où notre conviction que, dans ce contexte particulier, prendre à cœur la défense du peuple syrien revient aussi à défendre la dignité, ce qu’il y a de noble en l’humanité. Et l’intelligence de chacun d’entre nous impunément bafouée par les médias internationaux.

Il est du devoir des hommes libres et des sages de ce monde de soutenir ce peuple en dénonçant les crimes couverts par les politiques et les médias de l’Occident colonialiste.

Nadia Khost
10 Janvier 2012
Traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

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12 novembre 2010

"L'autogestion au service des résistances"


SEMAINE DE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE (du 13 au 20 nov)
et dans le cadre de "Mémoires et Solidarités"  l'association ETM 46 propose:

Film-débat autour du livre "AUTOGESTION,hier,aujourd'hui,demain" paru aux éditions Syllepse.

à 17h: film

" The Take" en ARGENTINE des travailleurs  refusent la crise, occupent et autogèrent...
Réalisé par Avi Lewis, Naomi Klein
Avec Anoop Singh, plus

à 18h30: débat avec Gilbert Dalgalian, psycholinguiste,sciences de l'éducation,et   Claude KOWAL
syndicaliste, qui interviendra sur l'autogestion en Algérie, crise et autogestion. Deux des auteurs de ce livre collectif.

SAMEDI 13 NOVEMBRE salle de la Bourse du travail, PLace Rousseau, CAHORS.
                                               
Entrée libre  suivie d'un repas autogéré

 ETM 46 avec le partenariat de : ATTAC 46, Lot en Action, Libraithèque "le Droit à la Paresse", MJC Cahors, Antenne-d-oc,Mouvement de la Jeunesse Socialiste,
Sud-éducation46/Solidaires, Parti Socialiste 46, Parti de Gauche 46, Nouveau Parti Anticapitaliste 46, ...

tous contacts: 06 20 38 24 79         www.lasemaine.org           
Mois de l' Economie Solidaire www.lemois-ess.org


1 octobre 2010

Liste des manifestations du Samedi 2 Octobre 2010 - maj du 01/10

 

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