16 janvier 2021

Comment Macron va baisser nos retraites

 Le mois prochain, le gouvernement présentera les grandes lignes de son projet de « réforme » des retraites. Engageons dès aujourd’hui la contre-offensive avec Christophe Ramaux, pour comprendre la nouvelle régression qui s’annonce. La bataille pour les retraites est lancée, et c’est aussi une guerre des idées. 

Et maintenant, les retraites ! Après la casse du code du travail et de la SNCF, la suppression des cotisations salariales et de l’impôt de solidarité sur la fortune, la prochaine grande régression sociale que nous propose Emmanuel Macron consiste à « réformer », une nouvelle fois, notre système de retraites. Ou plutôt, à l’affaiblir, afin de préparer l’entrée des compagnies d’assurance privées. Vous savez comment privatiser un service public ? « First, defund it. » (« d’abord, arrêtez de le financer », Noam Chomsky)  ..

Suite sur Là-bas si j'y suis

14 janvier 2021

François Ruffin Lettre de soutien à Alessandro di Giuseppe, membre des déboulonneurs de Lille

 


"Dans nos rues, qui a le droit de s’exprimer : la pub ou les citoyens ?"
 

Lettre de soutien à Alessandro di Giuseppe, membre des déboulonneurs de Lille, qui passe en comparution immédiate demain pour avoir tagué des panneaux publicitaires.


Monsieur le Juge, Madame la Juge,
Je vous écris cette lettre, non seulement par sympathie pour Alessandro di Giuseppe, mais surtout pour la cause qu’il défend. Dans mon journal Fakir (garanti sans encart publicitaire !), puis dans mon activité de député, j’ai traité de nombreuses fois la question de la publicité. Jusqu’à déposer, en novembre 2019, une proposition de loi « pour le droit d’uriner en paix ». Pourquoi ? Parce que la publicité nous envahit, jusque dans les toilettes. Depuis 2015, au moins 2 500 écrans publicitaires ont colonisé 1 200 urinoirs, dans vingt cinq villes françaises.
C’est vrai pour les urinoirs, mais aussi pour les journaux, la télévision, la radio. C’est vrai, aussi, pour les rues de nos villes, les couloirs de nos métros, les abribus et les bus eux-mêmes. La publicité est partout, tout le temps, dès le plus jeune âge. En un an, un enfant voit entre 5000 et 20 000 messages publicitaires.

Je n’y irai pas par quatre chemins : la publicité est nuisible. Nuisible à notre santé, d’abord. Un tiers des enfants obèses ne l’auraient pas été en l’absence de publicité télévisée pour des aliments de mauvaise qualité nutritionnelle, c’est-à-dire excessivement gras ou sucrés. La pollution lumineuse peut également être évoquée. Les écrans numériques, à base de DEL, émettent une lumière particulière, dans la partie bleue du spectre. D’après l’Anses elle même, « la lumière bleue est reconnue pour ses effets néfastes et dangereux sur la rétine, résultant d’un stress oxydatif cellulaire. ». 

Nuisible à la planète, ensuite. D’une part, directement : un écran de 2 m² consomme au moins 7 000 KWh/an. Soit la consommation d’un couple avec enfant. Une gabegie tellement évidente que, dans ses analyses prévisionnelles, le distributeur d’électricité RTE parle de consommations « superflues »… À la fabrication, ce n’est pas mieux : l’ADEME estime qu’il faut 7 tonnes de matériaux rien que pour un écran de 1 m², et au moins 550 kg de CO². Et indirectement, naturellement. En nous incitant, matraquant, à acheter toujours plus de nouvelles voitures, à rendre notre téléphone démodé à l’instant où en sort un nouveau, à prendre l’avion plus régulièrement, à nous pousser à consommer consommer consommer, et donc à produire toujours plus, avec les effets désastreux sur la pollution, la consommation d’énergie, de matériaux ; bref, la consommation de la planète pour satisfaire ces désirs artificiellement créés.

Mais enfin, et surtout, la publicité est nuisible à notre imaginaire. Elle est le carburant qui fait tourner la roue dans laquelle on nous enferme tels des hamsters : travailler-consommer-produire. Elle est l’horizon qu’on nous propose, pour nous inciter à continuer à courir, au mépris de tous les autres. Elle restreint notre existence à une dimension unique, celle du consommateur. Lutter contre la publicité, c’est dégager de l’espace pour un « autre chose », un autre moteur, à nos existences.Voilà pourquoi s’en prendre aux publicités est justifié : pour notre santé, pour notre planète, pour notre spiritualité.

Mais je crois, pour finir, que ce procès pose un autre sujet : dans nos rues, qui a le droit de s’exprimer ? Car qu’est reproché, fondamentalement, à Alessandro di Giuseppe et ses camarades ? D’utiliser leur liberté d’expression, mais pas comme il faut. Les pubs, elles, peuvent s’inviter partout, en achetant leur ticket d’entrée dans nos villes. Leurs entreprises achètent ces espaces à l’infini. Di Giuseppe et ses camarades, eux, n’ont pas cet argent. Dans cet espace public qu’on privatise, le citoyen, le manifestant, est relégué au second rang. La liberté d’expression, dans nos rues, est donc à géométrie variable du porte-monnaie. Ce qui devrait nous appartenir à tous, l’espace public, est privatisé. Privatisé, il devient intouchable. Cette tendance, orwellienne, je la conteste, moi, avec des mots. Et je remercie Alessandro et les autres, armés de leurs seuls courage et petits graffitis, de le faire avec des actes.

Parlementairement,
Francois Ruffin, député de la Somme

Source :  https://www.reddit.com/r/Ruffin/comments/kx2j8a/dans_nos_rues_qui_a_le_droit_de_sexprimer_la_pub/

3 décembre 2020

La crise du coronavirus vue par Franck Lepage et Cie - Interdit d'interdire


Interdit d'interdire - La crise du coronavirus vue par Franck Lepage et Cie 

 Frédéric Taddeï reçoit #FranckLepage, militant de l'éducation populaire, Katia Lang, enseignante, et Philippe Merlant, journaliste.

 

13 mai 2020

Le gouvernement contraint les hôpitaux à abandonner vos données chez Microsoft


Appel

Un arrêté publié le 21 avril oblige les hôpitaux à intensifier l’envoi de vos données chez Microsoft.

Contrairement à l’avis de nombreux acteurs - Commission National Informatique et Libertés, Ordre National des Médecins, Conseil National des Barreaux, hôpitaux - le gouvernement français s’appuie sur le géant américain Microsoft pour stocker l’ensemble des données de santé. Nous appelons à la constitution d’un écosystème universitaire, médiatique, juridique, associatif et politique pour réaffirmer les valeurs d’autonomie et des “communs” et, pour faire naître un large débat de société.


Microsoft récolte vos données de santé

La plate-forme nationale des données de santé ou Health Data Hub (HDH) est en cours de déploiement. Le HDH est un guichet unique d’accès à l’ensemble des données de santé pour développer l’intelligence artificielle appliquée à la santé. Ces données sont celles de tous les citoyens français et concernent l’ensemble des systèmes informatisés : hôpitaux, pharmacies, dossiers médicaux (..)

Suite.. et texte à signer ici : 

28 avril 2020

DESTRUCTION DE L’HÔPITAL : COMMENT EN EST-ON ARRIVÉ LÀ ?




« Management », « rentabilité », « productivité » : comment en sommes-nous arrivés à employer ces mots au sein des hôpitaux publics français ? C’est le résultat de décennies de réformes de « réorganisation », de « restructuration » des établissements de santé, désormais incapables de soigner correctement tous les citoyens. 

Dans un épisode inédit, en collaboration avec Les Économistes Atterrés, Le Vent Se Lève revient sur trente ans de politiques néolibérales, qui ont lentement broyé les hôpitaux et le personnel soignant.

📌 Écrit par Nathalie Coutinet, Jean-Paul Domin, Salomé Saqué.
📌 Réalisation par Salomé Saqué.
📌 Montage Raphaël Martin.
 

24 avril 2020

Revue de presse : Vendredi 24 Avril - Des inspecteurs, un décret et des "bonnes nouvelles"




La Macronie nous prépare doucement le retour au travail. Souriez camarades, les jours heureux arrivent ! 
 

13 avril 2020

Revue de Presse Spéciale : Les 10 infos à connaitre avant d'écouter Macron



Le Canard Réfractaire
Revue de presse spéciale ! On a rassemblé ce qu'on a déjà discuté dans les 16 dernières vidéos pour bien se préparer à l'intervention de Macron ! Tout ce qui est dit est sourcé, bien sûr.
  

 

30 mars 2020

Le film « Barrages, l’eau sous haute tension » en accès libre



Le film documentaire « Barrages, l’eau sous haute tension », de Nicolas Ubelmann, informe sur les risques de la privatisation programmée des barrages français et la menace que cette privatisation ferait peser sur l’approvisionnement en électricité du pays, mais aussi sur l’eau. Privé de diffusion en salles par la pandémie de Covid-19, le film est en accès libre.

 

3 avril 2018

Réforme de la SNCF: un cas d’école


Le projet de réforme de la SNCF constitue un magnifique cas d’école, à tout point de vue. Il permet d’expliciter les divers positionnements politiques, les différentes conceptions économiques, et cristallise les enjeux idéologiques et sociétaux. Une occasion rêvée de se livrer à un examen approfondi, avec en ligne de mire cette question : faut-il sauver le soldat SNCF ?

Lire sur Politicoboy ...
  

2 avril 2018

Scandale d’état, comment Macron a vendu Alstom aux américains …


(5 février 2017) Scandale d’état sur la vente de ce fleuron industriel français, E. Macron aurait participé directement à la mort d’Alstom, Patrick Kron PDG du groupe Alstom n’aurait pas averti le gouvernement de la vente à Général électrique, A.Montebourg sort alors ...

21 mars 2018

Grève du 22 mars : la carte des mobilisations


Pour défendre un service public de qualité, notamment dans le secteur ferroviaire, sept syndicats appellent à une mobilisation massive ce jeudi 22 mars. Des grèves et des mobilisations sont prévues partout en France. Douze partis et mouvements politiques de gauche ont également lancé un appel commun. Résumé de leurs revendications et carte des mobilisations.

Voir sur Bastamag ..
 

14 novembre 2016

La détention des migrants dans l’Union européenne : un business florissant


La détention des migrants dans l’Union européenne : un business florissant
 
Sous-traitance et privatisation de l’enfermement des étrangers
 
Lire et télécharger le dossier sur migreurope
 

3 juillet 2016

Quand Michel Rocard dévoilait le scandale de la dette (vidéo)



Version longue: http://www.youtube.com/watch?v=oJMtgT...
 

26 avril 2015

L’Essence même de la France


Quartiers libres | 24 avril 2015

Valls continue de vendre son pack sécuritaire et n’en finit plus de démontrer que le parti au pouvoir n’a pas d’autre programme que de protéger les classes favorisées en proposant de sacrifier une partie des classes populaires. Plus le temps passe et plus la différence avec le FN s’amoindrit. Une France policée et policière qui attaque tout ce qui peut lui rappeler que l’accumulation de richesses, y compris la sienne, se fait toujours grâce au pillage. Valls a décidé comme ses prédécesseurs que lutter contre les pauvres est plus profitable que lutter contre la pauvreté. Pour être efficace dans la mission de conservation des privilèges, il faut diviser les pauvres. Il y a ceux qui font partie de l’histoire de France et les autres, qu’on désigne sans les nommer.

Quand Valls déclare : « Vouloir s’en prendre à une église, c’est s’en prendre à un symbole de la France, c’est l’essence même de la France qu’on a sans doute voulu viser », il pèse ses mots en bon communiquant.
Il est le symbole de l’hypocrisie de l’actuel gouvernement qui s’est couché devant la finance et n’a de cesse de mépriser voire persécuter les plus humbles. Chasse au Roms, acharnement sur les sans papiers, trahisons des ouvriers des hauts fourneaux, lutte contre le racisme qui s’apparente à une institutionnalisation des discriminations raciales. En bas de l’échelle, les mêmes. Nous, les habitants des quartiers.
Quand ça parle de l’essence d’un pays, c’est clair : on met sur la touche ce qui n’appartient pas à cette « essence ». On valorise le groupe majoritaire et on peut ensuite punir ce qui ne veut pas s’assimiler.
Valls et son gouvernement partage la même vision que celle de l’UDI, l’UMP et le FN : la France est blanche et chrétienne et seuls ceux qui veulent faire du clientélisme auront droit aux miettes.

Chacun sa vision de ce qu’est « l’essence même de la France ».
valls-medef

Si les églises sont l’essence même de la France pour Valls et les libéraux et conservateurs qui veulent être élus, pour les classes populaires l’essence même de la France, c’est autre chose.
L’essence même de la France elle arrive dans la pompe à carburant parce que la France pille depuis plusieurs centaines d’années d’autres territoires. Même du temps du bon roi « Louis ce que tu veux » ça pillait, ça pratiquait le servage et la déportation à fond de cale.

code-noir1
code-noir2

L’essence même de la France, le carburant arrive depuis le Congo, le Gabon, l’Algérie. Sans parler des essences rares et des « matières premières ». Pour construire les routes, les raffineries, les stations-services et les voitures que « l’essence même de la France » a siphonné aux populations locales après les avoir civilisé à coup de lattes, il a fallu faire venir en métropole la main d’œuvre qui n’est pas assimilable par essence et qui mérite donc toujours plus de coups de pieds dans la bouche.

Pour ces populations, ce qui fait « l’essence même de la France» ce n’est pas ses églises ou son climat et la douceur de ses terroirs. Ce qui fait qu’on vient en France c’est qu’en France il y a eu des mouvements de luttes sociales qui ont permis d’arracher des droits. De la guerre des farines (le carburant de l’ancien régime), qui aboutit à la Révolution Française en passant par le mouvement ouvrier qui a obtenu par le rapport de force l’assurance chômage, la sécurité sociale, de meilleurs logements et d’autres redistributions des richesses pour l’intérêts commun des populations, pour les gens des quartiers l’essence de la France c’est juste un peu plus de justice sociale qu’ailleurs dans le monde.

Pour Valls et les autres, ceux qui travaillent à la privatisation du bien commun, l’essence de la France c’est le temps des cathédrales.

La France carbure au sang et à la sueur des pauvres, c’est un moyen polluant de produire et c’est pour cacher les origines de la fumée que Valls oppose à une vision idéalisée AOC de la France, celle des tronches qu’il accuse de dénaturer le paysage.

Source : https://quartierslibres.wordpress.com/2015/04/24/lessence-meme-de-la-france/#more-9201
   

9 février 2015

Les autoroutes, ou la chronique d’un suspense insoutenable…


Les carnets de Pierre Deruelle, 8 février 2015

Chronique d’un suspense insoutenable… et d’un soulagement !

C’est un peu long à expliquer, comme toutes les angoisses existentielles profondes, désolé par avance, je sais qu’aujourd’hui il est préférable que tout aille vite. Mais quand même.

Pour ce qui est d’aller vite, donc, en France, la plus grande partie des presque 8000km de réseau autoroutier appartiennent à Eiffage ou Vinci, les tronçons restants allant à quelques autres sociétés (Adelac, Albea, Alicorne, Alis, Atlandes, ATMB, SFTRF, SMTPC…) qui se partagent les miettes du gâteau en bitume.

Depuis 2002, l’État s’est désengagé progressivement des sociétés public/privé de gestion des autoroutes alors que celles-ci devenaient justement rentables. Faire faire du bénéfice à l’État avec des biens financés par l’État, quelle idée saugrenue, vous en conviendrez ! Il était bien normal que des infrastructures routières financées par les citoyens, les impôts directs ou indirects, l’argent public donc, rapportent finalement à des sociétés privées. Sur ce point, depuis 2002, PS et UMP sont sur la même longueur d’onde, et tous ceux qui n’ont point les mains sur le volant se les frottent gaiement.

Ces privatisations auront notamment permis d’augmenter les tarifs des péages en moyenne de 1,97% par an entre 2006 et 2013. Les citoyens ont payé pour la construction de ces autoroutes, quoi de plus logique que de les faire payer encore plus cher pour avoir le droit de les emprunter !

L’autorité de la concurrence française s’est penchée sur le sujet, et a constaté en 2014 avec un large sourire, que l’ensemble des sociétés autoroutières sont « très rentables », entre 20% et 24%, suivant les sociétés, une fois qu’on a déduit les investissements, les frais financiers et les impôts. Les actionnaires peuvent souffler. Car vous ne vous en rendez certainement pas compte, mais le prix du plein d’un Falcon 8X de chez Dassault, ce n’est pas exactement le prix du plein de votre Dacia.

Ces 7 principales sociétés ont ainsi engrangé un bénéfice net cumulé de 1,8 milliard d’euros en 2013. Jusque là, vous me direz, pas de quoi s’alarmer pour elles. C’est une affaire qui roule, vous en conviendrez, même si on peut toujours accélérer !

Mais voilà, il a fallu que Ségolène Royal, la bolchévique du Poitou, mette son grain de sel dans l’histoire, et commence à parler récemment de “gel des tarifs en 2015”. Bon certes, pas de quoi déclencher une grève du CAC40, mais tout de même ! Les sept concessionnaires historiques ont distribué 14,6 milliards d’euros de dividendes depuis 2006 à leurs actionnaires, il ne faudrait surtout pas les freiner sur cette lancée. Tu pars en vrille, Ségolène !

D’autant qu’à l’aube du XXIème siècle, quand Pôle Emploi te dit qu’il faut être “mobile”, “flexible”, prêt à “faire des bornes” pour travailler, et que les actionnaires se frottent opportunément les mains, ce n’est pas vraiment le moment de jeter du sable dans les rouages de la machine à cash.

C’est là qu’à commencé mon angoisse existentielle. Je me suis dit : “mais merde, les pauvres, comment ils vont faire pour engranger des milliards de bénéfices si on gèle les tarifs ?”. Je n’en dormais plus la nuit.

La journée, je passais à un maximum de péage, jetant par la fenêtre des billets de 50€, en signe de solidarité. Je tombais parfois volontairement en panne, histoire de leur signer un chèque de 184,26 € TTC pour être dépanné.

La situation était désespérée. Il fallait intervenir.

Je commençais alors à me pencher sur la rédaction d’un projet de taxe carbone sur les véhicules des particuliers, taxe qui pourrait être directement collectée et encaissée par les sociétés autoroutières, pour compenser les émissions de carbone de leurs Falcon.

Envoyer le tout au ministère de la stalinienne du marais poitevin, ou au sémillant Rothschildien décomplexé Emmanuel Macron ? Le dilemme était cruel. Je restais prostré.

Et puis voilà, le soulagement est ENFIN arrivé ce matin, en ouvrant le JDD. Je ne vous dit pas comment je me suis senti enfin déchargé d’un fardeau immense.

Vraiment, merci François.
JDD Hollande autoroutes
Capture d'écran de 2015-02-08 15:00:14
  
voir en ligne :www.pierrederuelle.com/les-autoroutes-ou-la-chronique-dun-suspense-insoutenable/

30 janvier 2015

La Zad urbaine de Marseille évacuée


Ce vendredi matin, la police a délogé les riverains, militants écolos et « zadistes » qui occupaient depuis une semaine le parc Michel-Lévy dans le VIe arrondissement de Marseille.

Ils étaient aux aguets ou renseignés en temps réel. Lorsque David Escalier, militant de Greenpeace, est descendu de son perchoir installé sur la fourche d’un micocoulier pour s’entretenir avec une journaliste de la Provence, une vingtaine de policiers en civil et plusieurs dizaines de CRS ont débarqué. « Ils sont arrivés par surprise, vite, et nous ont aussitôt sorti du parc. On a essayé d’escalader pour y revenir mais il y avait des flics en civil à l’intérieur et des CRS dehors qui ont chargé. C’était la sur-armada », témoigne Gérald, un militant du collectif Laisse béton « choqué de voir autant de moyens publics pour protéger un programme immobilier privé dans un ancien parc public. » Selon les personnes y ayant assisté, l’assaut a été brutal mais n’a donné lieu à aucune violence caractérisée et personne n’a été arrêté.
Suite sur Politis ..
 

26 janvier 2015

Réformes structurelles : le retour du 19e siècle


Le patronat, dans tous les pays qui ont connu des luttes et des conquêtes sociales, et avec lui, bien entendu, la droite, mais aussi la social-démocratie, tous invoquent en toutes circonstances la nécessité de « réformes structurelles». Et, avec eux, la plupart des journalistes qui ne sont pas au service du devoir d’informer mais qui sont devenus les acteurs quotidiens de la mise en condition des peuples, les chiens de garde d’un système qui accroît les inégalités, génère de la pauvreté.

Ce qui se cache derrière cette formule, c’est tout simplement la volonté de détruire les acquis démocratiques et sociaux qui furent le résultat de dizaines d’années de luttes quand ceux qui se réclamaient du socialisme se battaient pour cet idéal. (...)

 

19 juin 2014

VALLS se prend pour Mme Thatcher



Le Grand Soir | 18 juin 2014 | par Jean Ortiz


Camarades cheminots, Monsieur VALLS se prend pour Mme Thatcher


M. Valls ne gère pas mal le conflit avec les cheminots. Il applique la "stratégie Thatcher", la dame "qui en avait" (la "dame de fer") contre l’ennemi principal de tous les gérants loyaux du capitalisme : la classe ouvrière et les syndicats de lutte des classes.

La brute est entrée dans l’histoire comme celle qui écrasa la grève des mineurs de 1984-1985 (3 morts, 20.000 blessés), cassa les reins au syndicat, qui ferma les puits de mines pas assez "rentables" pour le capital qui n’en a jamais assez, qui vécut une tendre amitié avec Pinochet en cage dorée à Londres à l’initiative du juge Garzon (déchu depuis par le PP-PSOE) et qui fut une pionnière de néo-libéralisme, religion pratiquée par M.M Valls et Hollande. Thatcher voulait rayer de la carte, à tout jamais, toute perspective "socialiste". Une seule alternative, un seul horizon indépassable : le néosocio-ultralibéralisme.

Valls-Hollande-Thatcher même combat ?

Plus loin, en 1948, lors de la grande grève minière française contre l’Etat-patron, les diminutions de salaire (décrets du socialiste Lacoste) un ministre socialiste vraiment très moche, anticipait Thatcher en s’acharnant contre une profession qui venait de "relever la France". Jules MOCH s’était juré (et ses amis socialistes et radicaux avec lui) de se servir de la longue grève minière de 1948 pour briser l’ennemi juré : la CGT, et mettre en avant un syndicalisme enfin "raisonnable", un troupeau syndical dont le patronat serait le berger. Une répression terrible et "de gauche" s’abattit sur les puits, les bassins et les corons envahis par l’armée, les tanks, les CRS, les Gardes mobiles ; les mineurs se battent, résistent, au prix de morts, de centaines de blessés et d’arrestations, de militants assassinés.

Jules MOCH, ministre socialiste de l’Intérieur, déchaîne à dessein une violentissime campagne anti-cégétiste, anti-communiste, délirante, mensongère, ignoble, dans un contexte politique favorable de "guerre froide". Et les mineurs ne bénéficièrent pas de toute la solidarité qu’ils étaient en droit d’attendre.

Le matamore caricatural de Matignon 2014 n’a rien inventé, avec ses postures menaçantes, sa com’ anti-grévistes. "La gauche peut mourir" crie le fossoyeur. La ficelle est trop grosse M.Valls. Je te hais. Avec des "socialistes" comme toi, on n’a pas besoin de droite.

Jules Moch s’adressa lui aussi sur un ton dramatique aux Français à l’automne 1948, lors de l’émission radio "les Français parlent aux Français"(rien que çà !), afin d’annoncer le débarquement des syndicats combatifs, et de traumatiser le clampin de base pris en otage par les soviets, les mineurs, les terroristes, la Kominform, l’Armée rouge, les destructeurs, les agents de l’étranger...

M.M Valls et Hollande ont bien appris l’histoire. Pour les cheminots : l’intransigeance, la trique, la haine de classe, le mépris, les tentatives d’humiliation. Pour le Medef : les "inflations", comme aurait dit la regrettée Rachida.
Camarades cheminots : quelle que soit l’issue de ce bras de fer inégal, vous sortirez du conflit la tête haute. Vous avez lutté par délégation pour nous tous...même si beaucoup n’ont pas été à la hauteur de ce que vous attendiez.

Vous avez tenu le discours et l’engagement que devraient tenir tous ceux qui se réclament de la gauche, de la lutte des classes, de la transformation sociale.

Vous avez porté très haut des valeurs , une vision du monde, qui est la seule alternative pour ne pas sombrer dans la barbarie. Qui se souviendra dans quelques années des petits politiciens qui se couchent devant le Medef, les Etats-Unis, la "Troïka", avant même qu’on ne le leur demande ?

Nous sommes tous des cheminots !
 
Jean Ortiz, Maître de conférences, Université de Pau.
voir en ligne,
 

16 juin 2014

Cheminots suèdois et français: même combat



Le blog de Thierry Gras | 14 juin 2014

privatisation du rail ?



Les Médias n'en parlent pas, mais pendant que les cheminots Français sont en grève, en Suède les cheminots entament leur deuxième semaine de grève ... contre l'opérateur français Véolia !

Face au désastre de la privatisation sauvage du rail en Grande-Bretagne, la Suède est montrée en modèle au sein de l'Union européenne d'une « libéralisation contrôlée ». La grève actuelle montre bien qu'on a affaire à un mythe, éclairant en ces temps de « réforme ferroviaire » en France.

On va avoir droit dans la presse aux poncifs sur la « culture du conflit » en France, idéologique et particulariste, face aux mythifiés pays nordiques où règne une « culture du compromis », empreinte de pragmatisme et d'intérêt général.

Manque de chance, au moment où le mouvement se construit en France contre la réforme ferroviaire, la Suède connaît une grève dans le secteur du rail qui paralyse déjà depuis deux semaines toute la partie méridionale du réseau et menace désormais de s'étendre à tout le pays.


De la casse des Chemins de fer suédois, à l'ouverture à la concurrence puis la privatisation: un avertissement 

Le système ferroviaire suédois est semi-privatisé.Tout a commencé en 1988 par la séparation de l'infrastructure confiée à BV (Rail national suédois) et maintenu dans le giron public, et un opérateur SJ (Chemins de fer suédois) public, fragmenté en 2001 en sept entreprises, une partie d'entre elles privatisées depuis. Il a fallu néanmoins attendre 2010 pour que le gouvernement décide de mettre fin au monopole public de SJ sur le transfert de passagers intérieur.

Depuis 2010 : une série d'opérateurs privés ont fait leur apparition, comme la Deutsche Bahn allemande dans les lignes du nord ou le luxembourgeois CFL pour le fret à partir du Goteborg.
Toutefois, le principal investisseur reste le français Veolia qui s'est emparé en quelques années de plusieurs lignes de trains inter-régionaux (ex : Stockholm-Goteborg), des lignes trans-frontalières avec la Norvège ainsi que la majeure partie du réseau méridional suédois.

Véolia, enfer des cheminots suédois : le règne du contrat « zéro heure »

Quelle conséquence de cette introduction de la concurrence pour les salariés ?
La réponse vient du mouvement de grève lancé ce lundi 2 juin sur la « ligne sud » (Södra Stambanan) reliant Malmo à Linkoping, la 4ème plus importante en taille du pays, paralysant le trafic pour 75 000 passagers.
La mobilisation est partie de 250 travailleurs, allant des contrôleurs aux conducteurs de train : ce qu'ils reprochaient à Veolia, d'avoir résilié leur contrat à temps plein, avec droits garantis pour les ré-embaucher par la suite en contrat « zéro heure ». Des contrats « zéro heure » qui, rappelons-le, permet à l'employeur de confier des tâches à la mission à un salarié, payé à la tâche … et bien sûr non-payé entre-temps, soumis à la volonté despotique de son patron.

 
La précarité ultime.

Le syndicat réputé combatif SEKO (Syndicat des services et communications) dénonce cette situation et pose deux revendications :
• limiter le nombre de travailleurs temporaires autorisés à être utilisés dans l'année (maximum de 40 000 h),

• qu'une année d'emploi temporaire conduise à un recrutement en contrat stable.


Vers un élargissement de la mobilisation

Ces revendications, pourtant modestes, ont pour l'instant reçu une fin de non-recevoir de la part de la confédération patronale ALMEGA et de l'entreprise française Veolia. Le mouvement va entrer désormais dans sa deuxième semaine de grève, il devrait s'étendre : « Nos négociateurs n'ont pas avancé, donc nous devons étendre l'action et faire monter la mobilisation » a confié le dirigeant syndical Erik Sandberg au journal suédois The Local. Des trains ont déjà cessé de circuler sur la ligne Malmo-Stockholm, le syndicat a annoncé son intention de lancer un mouvement de grève à Stockholm à partir du 20 juin, si il n'obtenait pas satisfaction, en pleine période de vacances estivales.
Le mouvement de grève qui impliquait à l'origine 250 salariés en touche à présent plus de 1 260. 70 % des Suédois favorables au retour au monopole public !Certes, le patronat, la presse locale essaient de monter les usagers contre les cheminots utilisant l'argument économique (« 2 millions de pertes par jour »)… et celui éculé de l'écologie (la pollution causée par la hausse du trafic sur le port d'Oresund, si!).

Toutefois, cette campagne médiatique que nous connaissons si bien en France ne semble pas marcher en Suède. Car, bien que l'expérience soit courte, la dégradation du service est déjà sensible depuis l'ouverture à la concurrence.

Le système ferroviaire suédois, réputé pour être un des plus efficaces, fiables, égalitaires d'Europe, semble se déliter dangereusement : retards de plus en plus fréquents, hausse des tarifs, sous-investissement, inégalités entre régions.
Ainsi, les compte-rendus mettent en avant le soutien apporté par les usagers de Malmo, principale ville du sud du pays frappée par la grève, aux travailleurs en lutte.

Un sondage récent dans le quotidien suédois Dagens Nyheter montre même le haut niveau de conscience de la population suédoise, dépassant les mots d'ordre du syndicat des transports.
En effet, 70 % des Suédois se déclarent favorables à la ré-introduction du monopole public sur les chemins de fer. Un camouflet pour les partisans zélés de la privatisation du rail !

Serait-ce tabou de dire que les « réformes ferroviaires » de libéralisation-privatisation ont conduit à des échecs, qu'elles unissent cheminots et usagers dans la volonté de retour au monopole public ?

Oyez braves gens, regardez le foot et laissez-nous privatiser complètement la SNCF !



A écouter les médias, la grève conduite par les cheminots est complètement irresponsable et les grévistes seraient ultra-minoritaires. Les chaînes d'infos en continu nous abreuvent de témoignages d'usagers excédés, de lycéens angoissés quant aux épreuves du bac qui débutent cette semaine ou encore de représentant de la CFDT fustigeant les grévistes « qui se trompent de combat ».
Mais malgré autant de temps d'antenne consacré à cette grève des cheminots, combien d'entre-vous connaissent les enjeux de la réforme que le gouvernement tente de faire passer en force ?

 

blogger templates