16 septembre 2013

11/9, Pearl Harbor, quid de la vérité ?



Agoravox | Massimo Mazzucco | 14 septembre 2013

« 11/9 : Le Nouveau Pearl Harbor » - Questions du réalisateur Massimo Mazzucco aux débunkers (1/3)


Aujourd’hui, 11 septembre 2013, nous publions ce qui sera probablement le chapitre final du débat sur le 11/9. Il s’agit des « 50 questions aux défenseurs de la version officielle » posées dans le documentaire qui vient tout juste de sortir : « 11-Septembre : Le nouveau Pearl Harbor ». [NdT – Seule la 1ère partie est disponible en français pour l’instant, les deux autres suivront bientôt]

Pourquoi est-ce que j’utilise l’expression « chapitre final » ? Parce que la méthode des questions est la seule qui permette de décider de manière définitive et incontestable si la version officielle tient debout ou non. « Vous dites que la version officielle tient debout ? Très bien, alors expliquez-nous ceci, ceci et cela. » C’est le moyen le plus simple et direct pour éviter les innombrables artifices dialectiques auxquels les « débunkers » ont désormais recours, depuis des années, pour ne pas avoir à affronter la réalité des faits.

Comme vous le verrez, il n’y aura aucun débunker qui essaiera de se confronter honnêtement à ces 50 questions. Ils s’accrocheront à tout et n’importe quoi, chercheront à invalider les questions en amont, à en réfuter d’une manière ou d’une autre le sens ou le bien-fondé, car c’est pour eux la seule manière de ne pas s’enfoncer davantage.

Si la question commence par « étant donné que pour avoir un effondrement symétrique, il est nécessaire de saper l’ensemble de la structure porteuse… », eux diront « ce n’est pas vrai que l’effondrement a été symétrique. Voyez ici, l’édifice s’incline légèrement sur le côté… », comme si cela faisait la moindre différence. Ils s’attacheront aux mots, pinailleront sur les virgules, feront semblant de ne pas comprendre le sens profond de la question, de façon à ne pas avoir à affronter le problème.

Une personne honnête intellectuellement, face à une telle question, dirait ceci : « Oui, d’accord, la chute n’est peut-être pas exactement symétrique au sens strict, mais le problème de la défaillance simultanée reste entier. Le feu seul ne peut pas avoir fait cela. » Au lieu de ça, le débunker invétéré dira : « ce n’est pas vrai que c’est symétrique, comme le fait croire Mazzucco, et donc je n’ai pas à répondre. » Comme si le problème cessait tout à coup d’exister. Et vous verrez qu’après avoir réussi à lancer ce petit jeu sur 2 ou 3 questions, il tenteront de généraliser la stratégie à tout le reste, pour éviter de répondre à toutes ces questions d’un seul coup.

Que le spectacle commence !

Massimo Mazzucco



11-Septembre : Le Nouveau Pearl Harbor (1/3) par ReOpen911


QUESTIONS AUX "DÉBUNKERS"


LA DÉFENSE AÉRIENNE


1. Le fait de savoir que des attentats étaient imminents et qu’ils impliquaient le détournement de plusieurs avions de ligne, sans toutefois connaitre ni le lieu ni la date, constituait une bonne raison pour renforcer les défenses aériennes et pour mettre en état d’alerte plus de chasseurs que d’habitude sur tout le territoire. Pourquoi alors organiser autant d’exercices le même jour, tout en ne laissant que 4 avions de chasse en alerte pour défendre justement la partie du pays la plus susceptible d’être attaquée ?

2. Une fois que le général Eberhart s’est rendu compte que le pays était attaqué par des avions de ligne détournés, à 9 h 03, pourquoi n’a-t-il pas immédiatement suspendu les exercices militaires et rappelé tous les chasseurs à leur base ?

3. Pourquoi le général Myers n’a-t-il pas ordonné à Eberhart de le faire, après avoir fait le point au téléphone avec lui sur les attaques en cours ?

4. Et pourquoi la Commission sur le 11-Septembre n’a-t-elle pas posé aux deux généraux ces questions pourtant fondamentales ?

L’AFFAIRE MINETA


5. Le Secret Service savait que l’avion approchait pendant les 30 dernières minutes, ils le suivaient au radar, et avaient les moyens de l’abattre, et ils auraient dû le faire pour protéger la capitale. Mais ils ne l’ont pas fait. Pourquoi ?

6. Concernant l’échange entre Dick Cheney et le jeune homme, pouvez-vous proposer une autre explication que celle d’un ordre de ne pas abattre l’avion, alors qu’il approchait de la zone protégée de Washington ?

LES PIRATES DE L’AIR

7. Marwan al-Sheikki n’avait jamais piloté de jet de toute sa vie, sans parler de gros avion de ligne. Comment a-t-il pu effectuer une montée de 3000 pieds/minute puis une descente vertigineuse de 10 000 pieds par minute, tout en conservant le contrôle de l’avion ? Et pourquoi aurait-il pris tous ces risques inutiles, y compris celui de percuter d’autres avions en vol, plutôt que d’engager le pilote automatique et de le laisser l’emmener vers sa cible ?

8. Ziad Jarrad n’avait jamais piloté de jet de toute sa vie, sans parler de gros avions de ligne, et n’avait que très peu d’expérience sur petit avion de tourisme. Comment a-t-il pu effectuer une descente « si rapide que l’ordinateur ne parvenait pas à le suivre », tout en gardant le contrôle de l’appareil, et pourquoi aurait-il pris de tels risques, y compris celui de percuter d’autres avions, plutôt que de voler en toute sécurité avec le pilote automatique vers la cible choisie au préalable ?

9. Comment un pilote amateur [Hani Hanjour] que tous estimaient incapable de faire décoller un simple Cessna 150, qui avait du mal à comprendre les principes de base de l’aviation », et qui ne s’était jamais assis aux commandes d’un Boeing 757 a-t-il pu tout d’un coup se révéler capable de piloter un avion d’une telle dimension, en le faisant voler à de telles vitesses ?

10. Et même si l’on part de l’hypothèse qu’il a réussi à atteindre Washington avec le pilote automatique, pourquoi donc l’aurait-il débranché et aurait-il choisi de piloter manuellement pendant 8 longues minutes, en effectuant une manœuvre parfaitement inutile qui a) augmentait considérablement le risque de s’écraser au sol, b) augmentait le risque d’être intercepté, c) lui faisait à nouveau perdre de vue sa cible, d) le contraignait à une approche bien plus difficile au raz du sol, e) réduisait sa cible à une infime ligne de ciment, et f) limitait les éventuels dégâts à la seule façade alors qu’il pouvait les maximiser et les rendre bien plus spectaculaires en faisant plonger l’avion sur les toits du Pentagone ?

11. Même si quelqu’un avait prévu un attentat contre le Pentagone, il aurait très certainement imaginé un avion tombant du ciel sur les toits du bâtiment. Comment pouvait-on suggérer de se tenir éloigné de l’anneau externe, à moins de savoir à l’avance ce qui allait se passer ?

12. Pourquoi ne nous a-t-on jamais montré une seule image des supposés pirates de l’air dans les différentes parties de l’aéroport le matin du 11-Septembre ?

13. Et puisque l’aéroport Dulles de Washington disposait de caméras de surveillance aux postes de contrôle, pourquoi n’a-t-on pas rendu publiques les images correctement horodatées des 5 terroristes embarquant sur le Vol 77 le matin du 11-Septembre ?

LES VITESSES IMPROBABLES


14. Pouvez-vous nous prouver qu’un Boeing 767 équipé de ses moteurs habituels est capable de voler pendant 2 minutes à plus de 900 km/h à basse altitude sans subir de dommages structurels ?

15. Pouvez-vous expliquer comment des pilotes amateurs qui n’ont jamais volé sur un jet de leur vie peuvent réussir à garder le contrôle d’un avion volant plus de 300 km/h au-dessus de sa Vitesse Maximale Opérationnelle (VMO) ?

16. Et pourquoi des terroristes, déjà bien heureux d’être arrivés en vue de leur cible, voudraient-ils compromettre toute l’opération en soumettant l’avion à un stress tel qu’il pourrait le faire s’écraser au sol avant d’avoir terminé leur mission ?

APPELS TÉLÉPHONIQUES DEPUIS LES PORTABLES


17. Étant donné les limites du système de téléphonie cellulaire en 2001, pouvez-vous démontrer que les appels des passagers effectués avec leurs téléphones portables et mentionnés dans les rapports du FBI pouvaient être effectués à haute altitude aux vitesses indiquées et pour les durées précisées pour chacun d’entre eux ?

18. Étant donné que les téléphones de bord sont alimentés par le système électrique de l’avion, comment une ligne peut-elle rester connectée 45 minutes après la désintégration complète de l’appareil au sol ?


Publié sur Luogocummune.net le 11 septembre 2013

Traduit par GV
 
url de cet article, http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/11-9-le-nouveau-pearl-harbor-140886





15 septembre 2013

De Hiroshima à la Syrie, le nom de l’ennemi dont Washington n’ose pas parler



J. Pilger :

Cette fois, c’est la Syrie. La dernière fois c’était l’Irak. Obama a choisi d’accepter l’ensemble du Pentagone issu de l’ère Bush : guerres et crimes de guerre inclus.

Sur mon mur est affiché la première page du Daily Express datée du 5 Septembre 1945 avec les mots : « Ceci est un avertissement au monde entier. » 
 

8 août 2012

L’ombre d’Hiroshima

Le Grand Soir | 7 août 2012 | par Noam Chomsky

Peintures au fusain, Robert Longo

L’ombre d’Hiroshima (Truth Out)

L’anniversaire d’Hiroshima, le 6 août, devrait être une jour d’amère réflexion, non seulement sur les terribles évènements de ce jour de 1945 mais aussi sur ce qu’ils nous ont révélé : à savoir que les êtres humains, dans leur effort incessant pour augmenter leurs capacités destructives ont finalement trouvé un moyen de s’approcher de la limite ultime.

Cette année, les cérémonies de commémoration ont un sens particulier. Elles ont lieu peu avant le 50ième anniversaire du "moment le plus dangereux de l’histoire de l’humanité" comme l’a dit Arthur M. Schlesinger Jr., historien et conseiller de John F. Kennedy, en parlant de la crise des missiles de Cuba. 
(lire la suite...)

11 juin 2012

Les 3 réacteurs en fusion de Fukushima Daichi

Source image : Mémoire Online
AIPRI | Dimanche 10 juin 2012


Les 3 réacteurs en fusion de Fukushima Daichi contenaient ensemble 257 tonnes de combustible nucléaire enrichi à 3,7% en uranium 235 et subdivisées en 1496 assemblages d'environ 172 kg chacun. Le réacteur n°3 contenait également 32 assemblages MOX enrichis à 6% de Pu239. Au moment de l'accident autour de 6,19 tonnes de ces 257 tonnes de combustible avaient été fissionnées, à peu près 3 fois Tchernobyl. Les piscines de stockage de ces réacteurs comportaient en outre au moins 239 tonnes de carburant éteint et 31 t. de carburant neuf. D'une puissance globale de 2028 Mwé, ces réacteurs fissionnaient en une journée 6,272 kg de matière à savoir autant qu'une bombe atomique de 110 kt ne fissionne. Autrement dit à eux seuls ces 3 réacteurs de Fukushima Daichi produisaient 8 Hiroshima de déchets par jour et détenaient en stock 7752 Hiroshima en tout.

Ref. Radionuclide Release to Stagnant Water in Fukushima n°1 Nuclear Power Plant. Kenji NISHIHARA, Isao YAMAGISHI, Kenichiro YASUDA, Kenichiro ISHIMORI, Kiwamu TANAKA, Takehiko KUNO, Satoshi INADA, Yuichi GOTOH, 2012.

Indirectement accessible ici. https://www.jstage.jst.go.jp/browse

Un article sur lequel nous reviendrons et qui outre a enfin dévoilé le taux d’enrichissement (3,7%) et de combustion moyen des 3 centrales explosées (23,57 GwJ/t) nous signale que les eaux qui baignent ces centrales contiennent 43 kg de Cesium 137 (1,39E17 Bq) sur les 216 kg des 3 coeurs… 20% du cesium a fui dans l’eau. C’est la plus flagrante preuve que les cuves des réacteurs ne sont plus que des passoires, probablement vides ou presque maintenant. Incontinent vessels.

PS. Nous doutons que le réacteur n°3 ne fusse chargé qu'avec 32 assemblages au MOX (autour de 330 kg de Pu239).

26 mars 2012

Message d’Hiroshima à l’attention des Japonais et de tous les peuples du monde



Blog de Fukushima | lundi 26 mars 2012


 

Hiroshima et Fukushima.
Comment ne pas relier les deux évènements ? La fission de l’atome, la pluie noire, le césium, la contamination interne, la maladie, l’exclusion, la souffrance.

Voici le témoignage d’une survivante d’Hiroshima, Bun Hashizume, traduit par Pierre Régnier. Dans les moments les plus critiques, elle a toujours gardé la foi en l’humanité et en la bonté de chacun, trouvant les ressources qui lui ont permis de surmonter l’insurmontable.

Une leçon de vie et d’espoir pour tous les Japonais touchés par la catastrophe de Fukushima.


Témoignage de Hashizume Bun, survivante d’Hiroshima

29 mars 2011

« Je suis une « atomisée » rescapée du bombardement d’Hiroshima. J’habite à Tôkyô. J’ai 80 ans.
Le 11 mars 2011, lorsqu’a eu lieu le Grand Tremblement de Terre du Nord-Est du Japon suivi de la catastrophe nucléaire de Fukushima, j’étais en train d’écrire un livre sur le bombardement atomique survenu soixante-six ans auparavant et sur la vie de la population civile d’Hiroshima avant et après le bombardement. J’avais déjà rédigé la majeure partie de cet ouvrage, mais accablée par la douleur que provoqua en moi l’accident nucléaire de la centrale nucléaire de Fukushima, j’ai voulu finir la rédaction du dernier chapitre sur le lieu même du bombardement atomique, à Hiroshima, ma ville natale.

Tard le soir, en foulant le sol d’Hiroshima, je sentais un lourd fardeau peser sur mes épaules et, pendant un temps, je ne pouvais plus mettre un pied devant l’autre. A chaque fois que je revenais à Hiroshima, j’avais pour habitude de commencer par me rendre à pied au mémorial pour les morts situé dans le Parc de la Paix et de discuter avec les membres de ma famille qui se trouvent là, ainsi qu’avec mes amis, ou de simples connaissances, et avec tous ceux qui sont morts ce jour-là dans une horreur qui dépasse l’entendement. Mais cette fois-ci, plutôt que de prier, je leur ai demandé :

Donnez-moi encore pour un temps la santé,
Donnez-moi de la force,
Dites-moi ce que je peux faire, guidez-moi s’il vous plaît.

Ce jour-là, j’ai été atomisée à 1,5 kilomètre de l’hypocentre de la bombe. J’ai été très gravement blessée et j’ai frôlé la mort mais j’ai pu survivre grâce à l’aide de trois personnes qui m’ont sauvé la vie.
Lorsque nous vivions dans les baraques, je souffrais de maladies fulgurantes dues à la radioactivité telles que, par exemple, de fortes fièvres, des saignements de nez et des gencives, de terribles diarrhées et vomissements, des taches pourpres sur tout le corps ou la perte des cheveux. Pourtant, là encore miraculeusement j’ai pu survivre. Cependant par la suite et jusqu’à aujourd’hui, j’ai souffert de nombreuses maladies et il n’est pas un seul jour où j’ai été en bonne santé.

Parmi toutes les maladies, un des maux les plus pénibles est le « chancellement des atomisés ». Cette maladie se manifeste par un état d’épuisement difficilement supportable.
Plusieurs fois j’ai imploré le médecin « Docteur, ne serait-ce qu’une journée ou même une heure, faites-moi me sentir fraîche et légère. » Mais cela ne s’est jamais réalisé. En allant me coucher le soir, je priais Dieu, « Faites que je ne me réveille pas demain matin. »

Toutes ces maladies étaient dues à l’irradiation interne. Toutes les substances contaminées par la radioactivité que nous avions ingérées, notamment l’eau que nous avions bue, la nourriture ou l’air, ces substances continuent sans cesse leur réaction à l’intérieur même de l’organisme et bouleversent les gènes. Cela se poursuit jusqu’à la mort.
Finalement, récemment on en parle dans les médias : le césium qui détruit les fibres musculaires serait à l’origine du « chancellement des atomisés », et c’est ici, à Hiroshima, que je l’ai appris tout dernièrement.
Ceux qui ce jour-là étaient sous la pluie noire, ceux qui sont entrés dans la ville pour venir secourir les victimes ou chercher des proches, mais pas seulement les victimes de la bombe, tous les atomisés victimes des essais nucléaires, des accidents des centrales, tous ceux-là sont victimes d’irradiations internes.

L’irradiation interne a toujours été sciemment dissimulée. Maintenant, du fait de l’accident de la centrale de Fukushima, enfin, on voit apparaître le terme « irradiation interne », mais on ne voit quasiment aucune explication précise de ce dont il s’agit.
Sans doute parce qu’alors il ne serait plus possible de continuer à développer l’exploitation des centrales nucléaires.

« L’énergie nucléaire est une énergie propre », « l’énergie rêvée » entendait-on à une époque mais, après les accidents des centrales de Tchernobyl et de Three Mile Island, on l’entendait un peu moins.
Cependant, ces dernières années, beaucoup de pays dans le monde se sont remis à la course à la construction de centrales nucléaires. On a appelé cela « la Renaissance des centrales nucléaires ». Voyant cette évolution, j’ai alerté sur le fait qu’inévitablement, dans un futur pas bien lointain, il y aurait quelque part sur terre un accident dans une centrale nucléaire.
Cela se produit actuellement dans mon pays et qui plus est, chaque seconde, il y a des fuites ininterrompues de substances radioactives très concentrées. Il n’y a pas de moyen pour stopper cela de façon sûre et l’on ne peut prévoir quand cette situation critique prendra fin.
Au Japon, pays de petite superficie et situé en zone sismique, il y a plus de 50 réacteurs nucléaires. De plus, ils sont regroupés et établis sur des plaques produisant de nombreux tremblements de terre, régions à faible population.
Par ailleurs, à Fukushima, dans la centrale numéro 1 de Fukushima, il y a six réacteurs qui forment une chaîne s’enfonçant dans la spirale du danger. En outre, à la centrale numéro 2 de Fukushima, il y a aussi quatre réacteurs qui ont subi des dommages. Après le grand tremblement de terre du Nord-Est, le 15 mars, il y a eu un grand tremblement de terre à Shizuoka. On dit que, dans première moitié de ce siècle, se produira inévitablement Le Grand Tremblement de Terre du Tôkai et de la Baie de Suruga. C’est là que se trouve l’une des centrales majeures qu’est celle de Hamaoka.
Sur la zone très sismique de la côte de la Mer du Japon, les centrales nucléaires sont nombreuses, en particulier dans la préfecture du Fukui que l’on appelle « le Ginza des centrales nucléaires » (en référence au quartier très animé et dense de Ginza à Tôkyô).

À la population du Japon,
Est-ce une bonne chose que le Japon, victime des bombes atomiques soit devenu le pays coupable d’une telle émission de radioactivité ?
Il n’y a plus de temps à perdre. Agissons pour que soient arrêtées les centrales actuellement en activité.
Aux populations du monde entier, je vous en prie, apportez-nous votre soutien.
Demandons haut et fort que sur la Terre, naturellement, il n’y ait plus de construction de centrales nucléaires, mais aussi que l’on stoppe toutes les centrales en activité et que soient reclassés les réacteurs nucléaires.

En tant qu’atomisée de la bombe, j’ai lutté contre le nucléaire au Japon et à l’étranger. Cela parce qu’il y a la menace que la vie sur Terre soit détruite, non seulement par les bombes atomiques ou les bombes à hydrogène, mais aussi par les centrales nucléaires.
Même lors de leur fonctionnement ordinaire, les centrales nucléaires rejettent de petites quantités de particules radioactives qui contaminent la mer, l’air et le sol. La dangerosité de ces rejets de particules radioactives en faibles quantités est occultée.

Il n’y a pas que l’être humain qui ait reçu la vie sur Terre. N’est-il pas indécent que l’être humain, pour son propre bénéfice, sacrifie les autres espèces vivantes ?
Ouvrir la voie vers une vie en harmonie avec la nature ne devrait-il pas être la sagesse humaine ?
Par ailleurs, nous qui vivons entre le 20ème et le 21ème siècle, nous ne nous sommes vus confier qu’un court laps de temps dans la longue histoire de l’humanité. Est-ce que nous ne sommes pas simplement supposés passer le relais entre nos aïeux et les générations à venir ?

Nous, les atomisés des bombardements ainsi que les atomisés des accidents des centrales nucléaires et des essais nucléaires, avons souffert toute notre vie ; de même, les atomisés de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima souffriront désormais sans cesse.
On voit tous les jours dans les médias les gens endurer des conditions de vie difficiles dans les camps de réfugiés.
Et en voyant des nourrissons innocents et des enfants ne pas perdre leur vitalité même dans de telles conditions, j’ai le cœur meurtri mais j’y vois en même temps un espoir.
La radioactivité est particulièrement nocive pour les enfants et empêche leur croissance.


La radioactivité ne connaît pas les frontières.
Pour secourir les enfants qui sont l’avenir,
Tous ensemble, dans le monde entier,
Donnons-nous la main et levons-nous contre le nucléaire »


source : http://autreinfo.free.fr/Fukushima.htm


Qui est Hashizume Bun ?

Madame Hashizume Fumiko, Hashizume Bun de son nom de plume, est née à Hiroshima en 1931. A quatorze ans, elle se trouvait à moins d’un kilomètre et demi de l’hypocentre de l’explosion atomique, le 6 août 1945, à 8 h 15. Gravement blessée, elle a survécu miraculeusement non seulement à ses blessures mais aussi à la famine et aux maladies qui s'ensuivirent. Durant plusieurs décennies, comme la plupart des hibakusha (survivants des bombardements atomique), elle ne parvenait pas à évoquer le sujet, se refusant à se remémorer les événements. Elle est finalement parvenue à décrire l'horreur et les conditions extrêmes de la survie après le bombardement en écrivant un livre.

A l’âge de 76 ans, elle a engagé toute son énergie pour témoigner à travers le monde du drame humain qu'elle et les siens ont vécu. Elle a notamment fait de nombreuses conférences en Europe, en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon.

Elle est l'auteur de divers ouvrages en japonais, notamment des recueils de poésie.

Son autobiographie, témoignage de ce qu'ont vécu les habitants d'Hiroshima, est disponible en langue française : « Le jour où le soleil est tombé - J'avais 14 ans à Hiroshima », 2007, Ed. Cénacle de France, 219 p.
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En savoir plus
Autour du témoignage d’Hashizume Bun, survivante d’Hiroshima


Photo entête : lumières d'espoir devant le mémorial d'Hiroshima
(AP Photo/Katsumi Kasahara)

 

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