18 octobre 2016

Grèce : François Hollande et sa fausse légende


Dans le livre de confidences paru la semaine dernière, François Hollande se dresse un portrait de "sauveur de la Grèce". La réalité pourrait être différente.

Derrière le bruit médiatique qui s'est concentré depuis la sortie du livre de « confidences » du président de la République sur les « gaffes » de l'hôte de l'Elysée et ses «erreurs de communication », il convient de ne pas oublier que l'essentiel de l'ouvrage vise bien à construire l'image d'un président en action, dans toute la splendeur et l'étendu de son pouvoir. Nulle part cet effort n'est si visible que dans les pages consacrées à la politique étrangère, et en particulier à la troisième crise grecque du premier semestre 2015.(...)
 
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1 août 2015

Accusé de trahir son pays,Yanis Varoufakis répond. Et c’est cinglant. C’est à la UNE…



Accusations de trahison: ce qui se cache derrière ces étranges allégations.

Cette tentative surprenante de me faire accuser de trahison pour avoir conspiré afin de pousser la Grèce hors de l’Eurozone, est le reflet de quelque chose de bien plus vaste.

Elle reflète un effort acharné à délégitimer notre négociation de 5 mois (du 25 janvier au 5 juillet) avec une Troika furieuse que nous ayons eu l’audace de douter ouvertement de la sagesse et l’efficacité de son plan raté pour la Grèce.

Le but de mes pseudo-procureurs est de faire passer notre attitude rebelle lors des négociations pour une aberration, une erreur, ou mieux encore, (...)

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29 juillet 2015

L’armée israélienne pourra s’entrainer librement en Grèce



"Alexis Tsipras que l’on présente comme le damné de la terre, en tout cas de celle d’Europe, n’a pas que des ennemis. Pendant que son premier ministre ferraillait avec Angela Merkel, Panos Kammenos, le patron de la Défense, signait un accord de coopérations avec Israël. (...) "

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16 juillet 2015

Alexis Tsipras rejoint la coalition Nouvelle démocratie/Pasok


Brèves du Yéti

Record battu ! Le 3e memorandum, adopté à la Vouli (parlement grec) par une écrasante majorité de 229 députés sur 300 sans même que soit discuté le contenu de l‘“accord”, bat à plate couture les memorandums 1 et 2 (cf. illustration ci-dessus).
 
Détails du vote :
229 pour : Nouvelle Démocratie, Pasok (parti socialiste grec), To Potami (centre pro-européen), Anel (droite en principe eurosceptique) et 110 Syriza.
64 “oxi” : KKE (parti communiste grec), Aube dorée (extrême droite) et 32 “frondeurs” Syriza (dont Yanis Varoufakis et Zoe Konstantopoulou, présidente de la Vouli).
6 abstentions : Syriza.
1 absent : Syriza.
 
Alexis Tsipras, mis en minorité au Comité central de Syriza où le texte d’accord avait été rejeté mercredi après-midi par 117 voix sur 201, dépourvu de sa majorité initiale à la Vouli, rejoint donc de fait l’ex-coalition Samaras (Nouvelle Démocratie/Pasok) après avoir enflammé son auditoire par quelques mots très forts :
« Je ne crois pas que ces accords profiteront à l’économie… Les choix étaient précis : accepter un accord avec lequel je suis en désaccord ou la faillite désordonnée… Je vois la lumière au bout du tunnel. »

Six mois de “résistance” et puis s’en va. Dans la rue, retour à la case départ : police anti-émeutes, échauffourées sporadiques, cocktails Molotov, arrestations musclées…
 

11 juillet 2015

"La rue grecque est sous le choc"


“Voilà… c’était alors cela le ‘NON’ du peuple ? Quelle honte ! En plus, les mesures du mémorandum seront encore plus lourdes à supporter et payer. Tsípras est terminé… il a fait comme tous les autres salauds”, réaction de Maria employé supposée petite car paupérisée par… essence, samedi matin à Méthana, dans le Golfe Saronique.

Genre humain à lire sur Greek crisis ...

 

Tout ça pour ça : après le OXI du peuple, le NAI massif des élus grecs (Brèves du Yéti)


Brèves du Yéti | 11 juillet 2015

Aprés le OXI du peuple, le NAI massif des élus (“coalition” Syriza+ND+Pasok…). Et l’abstention des “frondeurs” (dont Varoufakis), on connaît ça…

Au final ], 251 députés sur 300 auront voté NAI à la liste des dernières propositions accordées aux créanciers par le gouvernement Tsipras. Dix se seront courageusement abstenus. Deux élus Syriza seulement auront choisi le OXI. On notera quelques “absences” opportunes, dont celle de Yanis Varoufakis. Costas Lapavitsas, député abstentionniste de l’aile gauche de Syriza, a lâché cette formule lapidaire :
« Nous ne sommes pas prêts à la rupture. »
Rideau. Fin de l’illusion Syriza. Mais certains parleront encore de « stratégie » ou pour se consoler de petite graine semée malgré l’échec avoué…
 

5 juillet 2015

Référendum grec : nette victoire du « non »

OXI ( Al Faraby ) http://assawra.blogspot.fr/2015/07/oxi.html 
0xi ! Le non l’emporte à 60,49% sur 20% des bulletins dépouillés, selon le ministère de l’Intérieur, une heure et demi après la clôture du scrutin. Dès la fermeture des bureaux de vote à 19h (18h heure française), deux sondages par téléphone annonçaient que le « non » au plan des créanciers l’emporterait au référendum initié par le gouvernement grec d’Alexis Tsipras, portant sur l’acceptation ou non par les électeurs de la dernière proposition de réformes formulée par les créanciers du pays (BCE, UE, FMI). 

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27 juin 2015

Le discours de Tsipras au peuple grec


SYRIZA Paris, le 27 juin 2015


Allocution du premier ministre A. Tsipras au peuple grec. Le choix au peuple souverain. #Référendum


Nous avons livré un combat dans des conditions d’asphyxie financière inouïes pour aboutir à un accord viable qui mènerait à terme le mandat que nous avons reçu du peuple. Or on nous a demandé d’appliquer les politiques mémorandaires comme l’avaient fait nos prédécesseurs. Après cinq mois de négociations, nos partenaires en sont venus à nous poser un ultimatum, ce qui contrevient aux principes de l’UE et sape la relance de la société et de l’économie grecque. Ces propositions violent absolument les acquis européens. Leur but est l’humiliation de tout un peuple, et elles manifestent avant tout l’obsession du FMI pour une politique d’extrême austérité. L’objectif aujourd’hui est de mettre fin à la crise grecque de la dette publique. Notre responsabilité dans l’affirmation de la démocratie et de la souveraineté nationale est historique en ce jour, et cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum en nous fondant sur la volonté du peuple grec. J’ai proposé au conseil des ministres l’organisation d’un référendum, et cette proposition a été adoptée à l’unanimité.
La question qui sera posée au référendum dimanche prochain sera de savoir si nous acceptons ou rejetons la proposition des institutions européennes. Je demanderai une prolongation du programme de quelques jours afin que le peuple grec prenne sa décision.

Je vous invite à prendre cette décision souverainement et avec la fierté que nous enseigne l’histoire de la Grèce. La Grèce, qui a vu naître la démocratie, doit envoyer un message de démocratie retentissant. Je m’engage à en respecter le résultat quel qu’il soit. La Grèce est et restera une partie indissoluble de l’Europe. Mais une Europe sans démocratie est une Europe qui a perdu sa boussole. L’Europe est la maison commune de nos peuples, une maison qui n’a ni propriétaires ni locataires. La Grèce est une partie indissoluble de l’Europe, et je vous invite toutes et tous à prendre, dans un même élan national, les décisions qui concernent notre peuple.

Traduction:Vassiliki Papadaki


 

24 février 2015

Grèce, l'échec de Syriza


Au lendemain de l’accord trouvé entre la Grèce et l’Union européenne, prolongeant le programme d’aide en échange de la poursuite des réformes structurelles, le gouvernement grec se retrouve dans l’impasse. L’espoir d’un changement n’aura duré qu’un mois pour les partisans de la fin de l’austérité. Stathis Kouvelakis, membre du comité central de Syriza et professeur de philosophie politique au King’s College de Londres, répond à nos questions.
 
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30 janvier 2015

Juncker dit « non » à la Grèce et menace la France


ColibrInfo | jeudi 29 janvier 2015

Le président de la commission européenne adresse une fin de non recevoir au gouvernement grec conduit par Alexis Tsipras. Sur l’annulation de la dette, Jean-Claude Juncker, oppose à la Grèce un « non » catégorique :

Les déclarations qui suivent sont éclairantes.

« Athènes a accepté deux plans d’ajustement, elle doit s’y sentir tenue. Il n’est pas question de supprimer la dette grecque. Les autres pays européens ne l’accepteront pas. »

« Dire qu’un monde nouveau a vu le jour après le scrutin de dimanche n’est pas vrai. Nous respectons le suffrage universel en Grèce, mais la Grèce doit aussi respecter les autres, les opinions publiques et les parlementaires du reste de l’Europe. Des arrangements sont possibles, mais ils n’altèreront pas fondamentalement ce qui est en place. »

Puis plus précis : « Dire que tout va changer parce qu’il y a un nouveau gouvernement à Athènes, c’est prendre ses désirs pour des réalités »

Et de conclure : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. ». Ça a le mérite d’être clair. Peu importe le choix des peuples donc, l’UE s’en moque. Citoyens européens, la démocratie est définitivement enterrée.

Sur la France, ses déclarations ne sont pas mal non plus :

« Nous voudrions voir la France renforcer ses réformes, en nombre comme en intensité. » Selon lui, « la France souffre d’un manque de réformes dites structurelles, de réformes qui portent sur l’essentiel (…). Elle doit soigneusement examiner les faiblesses de son droit du travail ». Menaçant lorsqu’il réaffirme qu’« il n’y a pas d’autre remèdes que de la consolidation budgétaire » et n’exclut pas de sanctionner la France si son déficit n’est pas réduit : « Un pays ne peut pas échapper aux sanctions s’il ne respecte pas les règles. »

Cette attitude intransigeante surprend de la part de l’ex Premier ministre du Luxembourg, qui autorisait des dizaines de multinationales à s’affranchir des législations fiscales des pays membres de l’UE quand il était aux affaires.

D’après un article de Politis.

Voir en ligne,  http://colibrinfo.blog4ever.com/juncker-dit-non-a-la-grece-et-menace-la-france

26 janvier 2015

Un autre défi pour Syriza : stopper le saccage écologique de la Grèce

24-01-2015
En Grèce, le parti Syriza est bien parti pour gagner les élections de dimanche. Mais si ce mouvement est prêt à rompre avec la politique néo-libérale, il n’a pas vraiment intégré l’écologie dans son programme. Toutes les luttes écologiques en Grèce en attendent cependant du mieux.

La semaine dernière, Alexis Tsipras a fait le choix de se confronter à ses jeunes électeurs via une interview sur Twitter. Ses promesses : mettre en place un système fiscal plus juste, améliorer le système de santé, combattre la corruption. Mais presque pas un mot d’environnement ou d’écologie.

« On avait placé beaucoup d’espoir dans cet événement sur Twitter, regrette Dimitris Ibrahim, directeur de campagne chez Greenpeace Grèce. Mais on n’a pu lire que des remarques générales et aucun engagement concret. »
A lire sur Reporterre ...
 

24 janvier 2015

Greek crisis: Podemos

Alexis Tsípras et Pablo Iglesias, Athènes, le 22 janvier

Par Panagiotis Grigoriou sur Greek crisis | vendredi 23 janvier 2015

Notre petite radio était plus rouge que jamais. Et nous, assis en cercle, plus d’une quarantaine de personnes dans un petit studio, (nous) avons accueilli jeudi 22 janvier à la Radio 105,5 “Sto Kókkino - Au Rouge”, Pablo Manuel Iglesias Turrión de Podemos et de tout cœur surtout. L’histoire émouvante en direct, tandis qu’au même moment, les petits navrants s’en vont déjà. Vassílis Kikílias, ministre de l’Ordre public a fait le tour des bureaux dans son ministère vendredi 23 janvier faisant ses adieux.

Inutile de reproduire en longueur ce que l’on sait déjà du reportage: “Le vent d’un changement démocratique souffle sur l’Europe, s’exclame Pablo Iglesias. Jusqu‘à la victoire, SYRIZA Podemos, nous vaincrons ! Selon Pablo Iglesias, le succès de SYRIZA s’explique par un besoin de souveraineté nationale. Les Grecs en ont assez de voir leur politique dictée par l’extérieur”. Étranges moments vraiment, lorsque les... énormes médias font semblant de découvrir les propos forts et les évidences alors que jusque là, seuls certains “extrémistes” comme nous en faisions l’écho.

L’interview accordée la radio 105,5 a duré environ 25 minutes et elle a commencé en musique, sous le “Canto General”, poème épique en quinze chants du poète chilien Pablo Neruda, publié en 1950 à Mexico, dont Míkis Theodorakis a fait un oratorio. “Nous envisageons aussi le changement à travers la musique” a dit Pablo Iglesias. “En Espagne nous avons tous chanté: ‘Cambia todo’ qui signifie: En chantant, tout change”.


Neruda & Θεοδωράκης - La United Fruit Co... par Naisbit

Pour nous, Samaras et Rajoy sont ces piètres... versions d’Angela Merkel et dont les politiques suivies, ont aggravé le chômage, l'austérité et la dette. Pour inverser cette situation nous avons besoin d’une grande réaction de la part des citoyens. Nous disons pour l’instant ‘oui’ à l'euro puisqu’il est inévitable, mais non pas, à la manière dont fonctionne en ce moment la zone euro”, a déclaré Pablo Iglesias.

 S’adressant aux électeurs plus âgés, il a déclaré: “Les personnes âgées ne devraient pas succomber à la peur. Ils devraient au contraire inciter leurs enfants et leurs petits-enfants à voter en faveur du changement. Suite aux élections dimanche, les Grecs auront enfin un Premier ministre grec et non pas un valet de Merkel. SYRIZA, PODEMOS et le Sinn Féin en Irlande, sont la promesse d’avenir possible pour la majorité des peuples en Europe. Cette promesse cependant, doit être en même temps soutenue par un grand mouvement populaire d’en bas”.

Il se concrétise alors quelque chose, quelque part, entre Athènes et Madrid... en passant par Bruxelles. En studio jeudi après-midi, nous avons commenté la dernière décision de la BCE, de manière disons positive, tandis que de son côté, Jacques Sapir remarque que “l’annonce qu’il vient de faire le jeudi 22 janvier restera dans les annales. La Banque Centrale Européenne s’est donc converti à ‘l’assouplissement’, ce que l’on appelle le ‘quantitative easing’ (ou QE pour les initiés. Mais, il s’agit d’une mesure désespérée. Rien ne prouve qu’elle donne les résultats espérés. Elle soulève par ailleurs de nombreuses questions. En un sens, on peut y voir aussi, et c’est là peut-être le point le plus important, l’amorce d’une reconnaissance que la zone Euro ne fonctionne plus et qu’il convient d’en préparer la dissolution”. L’avenir alors se fera tôt ou tard.

L'heure la plus grande c’est maintenant. “
Quotidien des Rédacteurs” du 23 janvier

Nos amis et analystes sur 105,5 expriment alors l’essentiel (23 janvier): “C’est une élection capitale. La Patrie et la Démocratie sont en danger. L’Europe cessera d’être un monstre ou sinon, elle cessera tout court d’exister. Nous disons Non, et définitivement non à cette Europe actuelle qui s’apparente à une piètre copie du 4ème Reich. Nos âmes et consciences sont fatiguées, extenuées par cette atrocité que nous vivons, d’ou ce changement en douceur, par le vote et sans trop de fracas dans les rues. Un gouvernement de Gauche, doit d’abord restaurer la dignité et le visage humain, le nôtre et celui de tous. Toutes nos luttes historiques depuis le temps de la dictature convergent alors ce dimanche. Le visage humain, rien que ce visage humain, déjà, par le retour des Conventions collectives et par l’arrêt des saisies de la résidence principale, cela, à titre d’exemple. Les gens aussi doivent changer, ne plus accepter l’immoralité, ni voter en faveur des escrocs sous prétexte d’en tirer quelques maigres avantages clientélistes, au détriment des concitoyens et évidemment d’eux-mêmes.”.

Le même soir, toute la sociologie de SYRIZA, autrement-dit, l’immensité de l’ex-classe moyenne a rempli la place Omónia (de la Concorde) lors du dernier grand meeting SYRIZA dans la capitale. Impossible alors de rejoindre certains amis comme lors du meeting de 2012. La foule était si dense. Autant que les attentes. “Ne nous trahissez pas, nous en avons assez des traitres de la patrie et de la société” criaient alors certains. Patientons alors jusqu’à dimanche.


La peur orchestrée par le camp rapproché du lugubre Samarás n’a pas fonctionné. Déjà à droite on commence par exiger sa... tête politique. Vendredi midi, l’hebdomadaire politique et satirique “To Pontíki” (ainsi que les autres medias), rapportent cette communication entre Gíkas Hardoúvelis, le banquier et ministre des Finances et Yannis Dragasákis, économiste SYRIZA et très probable prochain ministre des Finances en cas de victoire claire et nette de SYRIZA. D’après le reportage, dorénavant, toute correspondance entre le ministère et la Troïka pour ce qui est des positions grecques, incorporeront celles de SYRIZA en vue du prochain Eurogroupe lundi 26 janvier.

Étranges moments vraiment, et jeudi soir c’était également le moment du meeting du parti communiste (KKE) place de la Constitution, assez suivi, il faut dire. Étrange moment lorsqu’au slogan de SYRIZA “L'espoir est en route”, les cousins... éloignés du KKE (lequel rejette tout soutien à un probable gouvernement formé par le parti d’Alexis Tsípras) opposent alors le leur: “L'espoir est là”. Sur place, la sociologie plus populaire du KKE ne entretenait déjà plus l’élan du passé je dirais. Pour toute la Gauche en Grèce, l’absentéisme historique de son plus vieux parti relève alors du traumatisme... déjà dépassé.
 Le temps change et la pluie reviendra ce week-end en Grèce. Sur l’Internet grec on ironise aussi sur ces conditions météo, “elles entraveront enfin le chemin vers les urnes pour les vieux, électeurs traditionnels de la Nouvelle démocratie”.

Dans le Financial Times du 23 janvier, et par une lettre signée par dix-huit économistes de renommée internationale (parmi eux, Joseph Stiglitz), préconisent la réduction de la dette grecque en prolongeant la période de grâce. Ils soulignent que cela peut enfin fournir l'occasion d'un nouveau départ pour l'économie grecque. Ce n’est pas une politique de gauche, et c’est déjà un changement impensable sans SYRIZA, sans PODEMOS et sans le Sinn Féin.

Le voisin Chrístos et son épouse, tous deux au chômage, la voisine Georgía au chômage depuis une semaine, ainsi que mon (autre) cousin Kóstas, retrouvent enfin le sourire. “Tout le quartier vote SYRIZA et n'a plus peur. Basta.” Des quartiers sud aux quartiers ouest, en passant même par les quartiers nord plus aisés, SYRIZA triomphera. Nous pensons à nous, aux nôtres mais aussi à nos morts ou à nos émigrés. Notre petite Europe est plus colorée que jamais. Venceremos.

Voir en ligne : http://www.greekcrisis.fr/2015/01/Fr0399.html

 

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