9 septembre 2026

ZACHARY FOSTER BRISE L’OMERTA

 

Il a grandi dans le sionisme. L’étude de l’histoire de la Palestine l’a conduit à rompre avec cette idéologie. Aujourd’hui, Zachary Foster explique pourquoi. Historien juif américain, docteur en études proche-orientales de l’université de Princeton et fondateur de Palestine Nexus, il échange avec Félix Marquardt et Alexis Poulin sur ce que les récits dominants occultent : l’histoire des expulsions, la colonisation et les discriminations subies par les Palestiniens, y compris ceux qui possèdent la citoyenneté israélienne. Logement, terres, école, santé, liberté de circulation : que signifie l’égalité des droits lorsqu’on regarde les conditions de vie concrètes ? 

De retour de Cisjordanie et d’Israël, Foster confronte le discours sur la « démocratie israélienne » à ses observations et à son travail d’historien. Il revient aussi sur son propre parcours : pourquoi peut-il envisager de s’installer en Israël quand des Palestiniens issus de familles originaires du pays se voient refuser cette possibilité ? Un témoignage personnel qui éclaire sa rupture avec le sionisme.

Voir en ligne  https://www.youtube.com/watch?v=7X_b9SabQ8I

16 février 2026

L’invention médiatique de 2026 : le «néo-nazisme non-violent»

 

  Notre époque est décidément marquée par le règne de la confusion, du faux et de l’inversion. Depuis trois jours, l’intégralité des médias et de la classe politique nous impose un récit unilatéral qui s’avère plus mensonger à chaque heure qui passe.

 Quentin Deranque, décédé à Lyon, est présenté comme un «jeune choriste et philosophe chrétien», qualifié de «non-violent», qui aurait été «lynché» voire «poignardé par les antifas». Il serait même tombé dans un «guet-apens» selon le récit imaginaire de France Info, le Nouvel Obs et CNews. Non seulement cette version est largement mise à mal – il semble s’agir d’une bagarre opposant une vingtaine d’activistes d’extrême droite à une vingtaine d’antifascistes qui aurait très mal tournée – mais le profil de Quentin se précise.

Suite sur Contre Attaque .. 

20 juin 2024

Macron à Oradour : voyage au bout de l'abject

Sébastien Fontenelle

Quelques heures après avoir offert au Rassemblement national la plus spectaculaire victoire électorale de son histoire et dissous l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron, très content de lui, a fait, à Oradour-sur-Glane, village martyr anéanti par les Waffen SS, une déclaration stupéfiante de brutalité et d’indécence.

suite sur Blast ..


17 avril 2022

Face à la menace d'extrême-droite, entretien avec Thomas Portes


 L'Insoumission
| 15 avril 2022

Les agressions et les violences d’extrême-droite explosent dans le pays. L’extrême-droite s’entraîne à tirer sur des caricatures de juifs, de noirs, de musulmans. L’extrême-droite menace de mort un candidat à la présidentielle, une députée, des journalistes, des syndicalistes. L'extrême-droite dessine une cible sur la tête d’Anne Frank. L'extrême-droite fournit des tutos expliquant comment se procurer des armes. Et l'extrême-droite passe à l'action : agression de la manifestation Nous Toutes à Paris à coup de ceintures et de poteaux métalliques, passage à tabac ultra violent des militants pacifiques de SOS Racisme au meeting d'Éric Zemmour ce dimanche 5 décembre 2021, etc. 
 
En partenariat avec l’Observatoire de l’extrême-droite, l'insoumission a fait une carte listant ces agressions en France depuis le début de l’année. Constat : les groupuscules d’extrême-droites sont en roue libre dans le pays. 
 
L'insoumission a donc reçu Thomas Portes, président de l'Observatoire de l'extrême-droite, dans un entretien filmé de 58 minutes pour prendre le temps de préciser cette menace d’extrême-droite : parler de ses différents groupuscules, la sociologie de ses militants, décortiquer son idéologie, le « grand remplacement », la « re-migration », le virilisme, son anti-Républicanisme, son histoire, caractériser la menace terroriste, la menace envers les journalistes, comment on vit quand on est menacé, pour caractériser la zemmourisation médiatique, politique, les liens de l'extrême droite avec le champ médiatique et la bourgeoisie, mais aussi penser la bataille culturelle et la riposte antifasciste. Entretien réalisé par Pierre Joigneaux.


29 décembre 2015

Giorgio Agamben : « De l’Etat de droit à l’Etat de sécurité »


On ne comprend pas l’enjeu véritable de la prolongation de l’état d’urgence [jusqu’à la fin février] en France, si on ne le situe pas dans le contexte d’une transformation radicale du modèle étatique qui nous est familier. Il faut avant tout démentir le propos des femmes et hommes politiques irresponsables, selon lesquels l’état d’urgence serait un bouclier pour la démocratie.

Les historiens savent parfaitement que c’est le contraire qui est vrai. L’état d’urgence est justement le dispositif par lequel les pouvoirs totalitaires se sont installés en Europe. Ainsi, dans les années qui ont précédé la prise du pouvoir par Hitler, les gouvernements sociaux-démocrates de Weimar avaient eu si souvent recours à l’état d’urgence (état d’exception, comme on le nomme en allemand), qu’on a pu dire que l’Allemagne avait déjà cessé, avant 1933, d’être une démocratie parlementaire.

Or le premier acte d’Hitler, après sa nomination, a été de proclamer un état d’urgence, qui n’a jamais été révoqué. (....)

Lire sur Le Monde.fr ...
 
 

28 janvier 2015

Auschwitz : L'ignoble affront fait à la mémoire

Photo Judith Gueyfier

Le blog de Djordje Kuzmanovic, 26 janvier 2015

Mardi 27 janvier sera commémoré le 70ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz.

C'est toujours une immense émotion de voir ces quelques vieillards, encore vaillants qui, vaille que vaille, fièrement, parfois les yeux humides, évoquent l'horreur absolue de la mort industrielle et le difficile retour à la vie.

Ce retour s'est fait dans la douleur des êtres chers perdus et aussi des fois avec la "culpabilité" de ceux qui ne comprennent pas pourquoi eux ont survécu et pas les autres.

Ce sera l’occasion de penser au massacre de ces millions de Juifs, de Tziganes, de Slaves, d'homosexuels et de prisonniers politiques, généralement communistes.

Plusieurs chefs d'Etat seront invités dans le cadre des commémorations officielles à Auschwitz, mais... pas Vladimir Poutine. La Russie n'est pas conviée.

Pourtant, le camp d'Auschwitz a été libéré par l'Armée Soviétique.
Mais cet aspect de l'Histoire semble avoir été oublié par certains. C'est une honte qui retombe sur les organisateurs, la Pologne et l'Union Européenne en particulier, et illustre la tragique dérive morale dans laquelle est plongée l'Europe officielle.
L'argument avancé pour ne pas inviter la Russie, mais inviter par contre l'Ukraine (sic!) est que le camp d'Auschwitz n'a pas été libéré par les Russes mais par... "Le Front Ukrainien". Soit ces organisateurs sont d'une bêtise crasse, soit ils sont d'une mauvaise fois sans égal. "Le Front Ukrainien" est le nom porté par une des lignes d'offensive de l'Armée Soviétique (comme il y avait "Le Front Biélorusse", "Le Front de la Baltique", "Le Front Volkov", "Le Front de la Vistule" etc.).
Le "Premier Front Ukrainien" était commandé par le général Ivan Koniev et composé de soldats soviétiques, donc de beaucoup de Russes, mais aussi d'Ukrainiens, de Kazakhs, de Géorgiens, d'Arméniens, etc., peuples composant l'URSS.

L'autre argument avancé par la fondation mémorielle d’Auschwitz est qu'aune invitation formelle n'a été envoyée. On peut en douter compte tenu de la présence annoncée de plusieurs chefs d'Etat - or, on a rarement vu un chef d'Etat, ne parlons pas de plusieurs en même temps, se rendre à une commémoration sans y avoir été conviés ; l'invitation est un élément basique du protocole dans ce genre de situation. L'argument avancé est d'autant plus honteux que le gouvernement russe a financé la fondation à hauteur d'un million de dollars afin de réaliser les investissements nécessaires à la préservation de ce lieu de mémoire.

La décision de ne pas inviter la Russie est politique. Elle s'inscrit dans le travail de révision historique sur la seconde guerre mondiale engagé depuis quelques années en Occident et initié aux Etats-Unis. Il s'agit d'un œuvre de récriture de l'Histoire dont l'objectif est d'atténuer, sinon d’effacer le rôle joué par l'Union Soviétique, par les Russe dans l'anéantissement du régime Troisième Reich. Déjà, bien des jeunes en France n'ont aucune idée du rôle qu'a pu joué l'Armée Soviétique ni les pertes et destructions endurées par les citoyens d'URSS. Or comment pourrait se faire un travail mémoriel sérieux, comment peut-il être transmis aux générations futures si on efface des tables de l'Histoire le pays qui a payé le plus lourd tribu dans la lutte contre les nazis ?

Alors que les Russes ont libéré la plus grandes parti des camps d’extermination et de concentration et aidé à préserver la mémoire de l'Holocauste et du génocide des Tziganes, comment pourraient-ils être jugés indignes d'être invités pour le 70ème anniversaire de la libération d'Auschwitz, symbole s'il en est de l'horreur nazie ?

Cet affront symbolique fort fait à la Russie n'a pour objectif que d'envenimer une situation géopolitique très tendue et dangereuse pour la paix en Europe.
La commémoration officielle sera d'autant plus tragiquement surprenante que l'Union Européenne, avec les Etats-Unis, se sont choisis en Ukraine des alliés se revendiquant ouvertement du nazisme, prônant, entre autres, le massacre des juifs et combattant en ce moment même des populations civiles d'Ukraine de l'est - le tout en arborant toute la panoplie de la symbolique nazie.

L'Union Européenne s'enfonce dans le sordide.

Heureusement, un souffle frais de liberté et de démocratie nous vient de Grèce.
 

 

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