26 mars 2023

Sainte-Soline : ils veulent nous tuer

 


Le gouvernement Macron est prêt à tuer pour un trou en terre battue recouvert de plastique, creusé au milieu d’un champ. Il l’a prouvé une fois de plus ce samedi 25 mars à Sainte-Soline.

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30 mars 2020

Le film « Barrages, l’eau sous haute tension » en accès libre



Le film documentaire « Barrages, l’eau sous haute tension », de Nicolas Ubelmann, informe sur les risques de la privatisation programmée des barrages français et la menace que cette privatisation ferait peser sur l’approvisionnement en électricité du pays, mais aussi sur l’eau. Privé de diffusion en salles par la pandémie de Covid-19, le film est en accès libre.

 

6 mars 2020

Une lutte pour la vie


La situation est critique pour la planète, mais aussi pour ceux qui la défendent. Les premiers grands écolos et révolutionnaires d’aujourd’hui sont les peuples qui résistent un peu partout contre l’extraction minière ou les projets d’utilisation des ressources naturelles, à commencer par la base : l’eau, par exemple. [1] Ces peuples résistent pour répondre à un intérêt on ne peut plus basique : se maintenir en vie. Ils sont ainsi aux premières lignes pour se confronter au « Grand Capital » et à l’éventail des techniques de répression que ce dernier a su inventer au cours de son histoire.
Cela ne date bien sûr pas d’hier, mais tant que cela dure, on ne l’écrira jamais assez : le Capitalisme se fiche bien si ses bénéfices ont pour conséquence la mort et la destruction de la nature, de l’humanité tout entière ou pour le moment « seulement » de certains groupes d’humains (pauvres et racialisés de préférence). Rien que pour cette raison, ce système n’est plus viable. Ces peuples en survie l’ont bien compris et sont le fer de lance de la résistance anticapitaliste pour la vie. Ils luttent pour l’autonomie de leur territoire, et ils se confrontent donc directement aux intérêts des grandes multinationales à caractère impérialiste et..

 

30 mai 2018

Scandale de la privatisation des barrages : une retenue sur le bon sens


Le gouvernement a donc annoncé la privatisation des 150 plus grands barrages hydrauliques de France. Cela fait plus de 10 ans que la Commission européenne fait pression sur Paris pour en finir avec la gestion publique du secteur hydroélectrique, sans succès. Avec Macron, Bruxelles est rapidement satisfaite. Cette décision est pourtant lourde de conséquences, tant pour la bonne gestion du réseau électrique national et la facture du consommateur que pour la sécurité du territoire.

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20 mars 2018

Pourquoi le Gabon a retiré à Veolia le marché de l’eau et de l’électricité


L’annonce a fait l’effet d’une bombe. Vendredi 16 février 2018, l’Etat Gabonais a mis fin à la convention de concession qui le liait à la SEEG, la Société d’énergie et d’eau du Gabon, filiale au Gabon de l’entreprise française Veolia, et qui avait été renouvelée pour cinq ans en mars 2017. L’annonce a été faite par voie de communiqué du ministre de l’eau et de l’énergie, M. Patrick Eyogo Edzang, qui exerce la tutelle sur ce secteur.

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19 décembre 2016

Eau rage, eau des espoirs ! (vidéo #Datagueule)


Qu'elle soit liquide, solide ou gazeuse, l'eau est partout autour de nous. Dans les fleuves qui traversent nos villes et irriguent nos champs, dans les nappes phréatiques qui alimentent nos robinets, dans les glaciers qui nourrissent les fleuves ou dans les nuages qui arrosent la terre et régénèrent les nappes phréatiques. Son cycle ininterrompu berce la vie sur Terre depuis des millénaires. Une présence si évidente qui ne doit pas nous faire oublier sa profonde fragilité.

Source, plus d'info:
https://www.youtube.com/watch?v=wH9dMNWjL2s

 

21 mai 2014

Un référendum sur le droit à l’eau interdit en Grèce



Le 18 mai, Thessalonique, dont l’agglomération dépasse un million d’habitants, devait voter pour ou contre la privatisation de son eau. Ce référendum populaire consultatif devait se tenir en même temps que les élections locales. Son organisation était soutenue par onze maires de l’agglomération, dont celui de Thessalonique. Qu’importe ! Le gouvernement grec du conservateur Antònis Samaràs a déclaré la consultation illégale.

C’est la « Troïka » – FMI, Banque centrale européenne et Commission européenne – qui exige de la Grèce de privatiser la gestion de l’eau dans les deux plus grandes villes du pays, Athènes et Thessalonique. L’entreprise qui gère la distribution de l’eau à Thessalonique (EYATH) est déjà une société anonyme. Elle reste cependant contrôlée par l’Etat à 51%, qui doit donc vendre sa participation. Plusieurs municipalités de l’agglomération ont proposé de racheter les parts de l’État grec. En vain. Un collectif de syndicats et de citoyens ont tenté de participé à l’appel d’offre, via un réseau de coopératives d’usagers : chaque habitant de la ville aurait acquis une part du service de l’eau, pour un montant de 136 euros par logement connecté au réseau. D’où le nom donné à cette mobilisation, « l’initiative 136 ». L’appui d’« investisseurs éthiques » internationaux et des acteurs de la finance solidaire pour aider les résidents à acquérir leur part était même envisagé. En vain. (...)

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2 mai 2014

L'eau en Quercy Blanc cherche repreneur



Le Lot en Action n°81 | avril 2014

L'épineuse question de l'eau

 L'eau est le premier élément essentiel à la vie. C'est pourquoi elle attire les convoitises des multinationales, Véolia, Suez, et Séché (Saur) pour sa distribution, Nestlé pour sa mise en bouteille, mais elle ne doit pas être une marchandise. Nous relatons régulièrement dans nos colonnes les informations concernant la gestion de l'eau et de plus en plus de citoyens s'emparent de cette question. Nous donnons ci-dessous la parole à Paco, un des membres de l'équipe du journal, qui souhaite réagir sur l'épineuse question de l'eau qui se pose sur sa commune. Vous trouverez également, dans l'encadré ci-dessous, une précision concernant le Syded du Lot, qui a été doté d'une compétence concernant l'eau, et s'adresse à toute les communes du département. 
Blubloux

La question épineuse du prix de l'eau et du traitement des eaux usées, lorsqu'on l'aborde ici ou là avec les usagers, qu'ils résident vers Montcuq ou à Cahors fait grincer des dents à plus d'un. D'autant qu'en arrière-plan, la griffe bleue de la SAUR est là pour nous rappeler que notre bien commun aquifère passe en grande partie par les buses du marché privé et de leurs actionnaires.

Une enquête nationale sur le prix de l'eau réalisée en 2011 a révélé que la facture de l'eau et assainissement dans le département, en gros dépasse de 50 % la moyenne nationale et de 55 % en Quercy blanc. Par exemple, une personne (vivant seule), ayant consommé 34m3, devra s'acquitter d'une facture annuelle, (eau + assainissement collectif, tarif 2013) de 373€. Ce qui pose une autre question : comment font les victimes de la crise pour parvenir à payer leur flotte à un tel prix ? D'autant que la facturation n'encourage pas l'économie d'eau : moins vous en dépensez, plus le m3 est cher.

A la demande de quelques habitants de St-Matré excédés et désireux de comprendre où le bât blesse, une réunion s'est tenue au village le 28 mars en présence de son maire Christian Bessières et de Didier Boutard, président du Syndicat des eaux du Quercy Blanc

Certains, pour avoir fureté sur le net, avaient eu connaissance que le dernier contrat d'affermage liant le Syndicat des eaux à la SAUR prenait fin le 31-12-2013. Qu'en est-il aujourd'hui, en avons-nous repris pour 15 ans fermes ?

Selon Monsieur Boutard, le contrat n'a été prorogé que de 2 ans. Ouf, on respire! 2014/15 est ainsi la fenêtre dans laquelle, le champ des possibles s'ouvre entre négociations et appels d'offres en direction des marchands d'eau. Il ajoute qu'un retour en régie n'est pas exclu de ces négociations, mais... difficilement envisageable, que le réseau d'adduction, long de 1000 km est coûteux, car vétuste et en cours de remplacement. Par le fait également que cette mutation nécessiterait l'embauche d'un personnel compétent, qu'il faudrait s'équiper en bâtiments techniques et administratifs, etc.

Qu'en est-il ailleurs ?

Le fait est que partout où les communes repassent en régie, le prix de l'eau baisse considérablement, que sa qualité s'améliore. Dans les Landes, où vient d'être gagnée par le Conseil Général une bataille juridique contre le privé (*), « ..c’est surtout la création du Sydec, le Syndicat mixte départemental d’équipement des communes, qui a modifié la donne. Doté de moyens humains et techniques étoffés, il apporte une expertise comparable à celle des grandes entreprises. Soit il joue un rôle de conseil auprès des syndicats intercommunaux désireux de reprendre le contrôle de leurs tuyaux, soit il assume carrément la gestion des régies. Tête pensante du système, il concentre des compétences et un savoir-faire qui sécurisent des élus ruraux souvent effrayés par la difficulté de la tâche. Résultat : plus de la moitié des communes du département sont aujourd’hui en régie. Et le public n’en finit pas de gagner du terrain. » source

Il y a lieu de souligner par ailleurs qu'une structure nationale, le réseau France Eau publique : a été créé (2011) afin d'apporter un soutien technique et administratif aux collectivités et élus locaux qui souhaitent revenir en gestion publique.

Face à cette révolution, on ne peut que se demander ce qui empêcherait que le Lot se dirigeât lui aussi vers une gestion plus globale de ses ressources en eau. A cela, les élus rétorquent qu'une centralisation accrue serait la cause d'un éloignement des décisions.

Quant à nous, nous répondons que tout doit être mis en œuvre pour garantir une gestion durable et solidaire de ce bien commun vital et non-marchandisable qu'est l'eau.
Paco

*  L'eau n'est pas une marchandise LEA N°80 p20

Voir aussi sur le LEA n°81: Le SYDED du Lot notre sauveur?
par Blubloux  



27 octobre 2012

Mémorandum III

Comparé à d’autres synchronies européennes, le temps événementiel grec est indéniablement plus rapide, insoutenable, voire écrasant. Sa densité en événements catastrophiques qui s’accumulent invariablement jour après jour atteint les sommets de l’inimaginable, pourtant réalisé. Et déjà, à la décharge de notre seul temps restant, c'est-à-dire, ce présent répété sans cesse dans l’urgence imposée comme sur un champ de bataille, les déchets de l’inacceptable envahissent l’espace social et d’abord dans nos villes. Nul doute que la crise c’est aussi la consécration de la souillure. Après plus de deux ans de Troïkanisme, certains grecs prennent, certes un peu tard, la mesure de la guerre totale introduite par la dette souveraine. (...)



13 septembre 2011

L’Etat doit soutenir le Forum alternatif mondial de l’eau

par Cyber@cteurs

Les pouvoirs publics vont verser des dizaines de millions d’EUROS pour le prochain forum mondial de l’eau qui aura lieu à Marseille en mars 2012, sous la houlette de VEOLIA et de SUEZ qui veulent marchandiser l’eau partout dans le monde. Mais aucun financement n’est prévu pour le Forum alternatif organisé par le mouvement social et citoyen qui fait avancer le droit à l’eau pour tous !

forum mondial de l'eau
Le prochain Forum mondial de l’eau (FME), après celui d’Istanbul il y a deux ans, aura lieu à Marseille en mars 2012. Plus de 20 000 personnes de 150 pays son attendues à cette initiative du Conseil Mondial de l’Eau dont le siège est à Marseille et qui regroupe multinationales et Etats les plus puissants. Les principaux responsables de son organisation illustrent d’une façon caricaturale cette collusion : il s’agit d’un côté de M. Flajolet, spécialiste de l’eau à l’UMP, qui a été nommé commissaire politique de l’événement par la Ministre de l’Ecologie tandis que M. Loïc Fauchon, PDG de la Société des Eaux de Marseille (filiale de VEOLIA) préside le Conseil mondial de l’eau !

Ce dispositif extrêmement verrouillé ne laisse pas de place aux préoccupations de la société civile. C’est ce qui a conduit de nombreuses organisations en France et dans le monde à prendre l’initiative d’un Forum alternatif mondial de l’eau (FAME) qui aura lieu aussi à Marseille du 10 au 18 mars 2012.

Sur le fond, l’échec des solutions promues par le Forum mondial de l’eau est patent partout, aussi bien en France que dans le monde. Le précédent FME a manqué l’occasion historique de se prononcer et d’agir en faveur du droit humain à l’eau, reconnu depuis par l’Assemblée générale des Nations Unies. Et le prochain FME promet de ne pas faire mieux ! Pour M. Flajolet, les pays qui comptent, ce sont ceux qui considèrent l’eau sous un statut économique. La guerre économique, voilà tout ce que M. Flajolet comprend de l’accès à l’eau et à l’assainissement dans le monde !

Pour la société civile qui s’est mobilisée pour la reconnaissance de l’eau comme un droit humain, il y a donc un fort enjeu et une forte légitimité à rechercher des solutions alternatives concrètes, à proposer pour cela un cadre de réflexion et d’élaboration pour que celles-ci émergent ou soient confortées lorsqu’elles ont déjà été expérimentées. Lorsque les peuples sont consultés, comme ce fut le cas récemment en Italie, ils se prononcent toujours en faveur du bien commun et du droit humain et non pas pour les solutions marchandes mises en avant par le CME. Ce sont des chemins qu’il convient de favoriser par l’émergence d’une parole qui ne sera pas contrainte dans un cadre officiel et plus ou moins cadenassé.
En tant qu’associations, syndicats, citoyens (et contribuables !) nous demandons un soutien financier pour le FAME. Cette demande ne s’adresse ni au Comité d’un Forum dont nous contestons la légitimité, ni à la Fondation VEOLIA, mais bien aux pouvoirs publics de notre pays, et en particulier à Mme la Ministre de l’Ecologie, du développement durable, des transports et du logement. En d’autres temps, le Président Chirac avait su prendre ses responsabilités républicaines en apportant le soutien de l’Etat à des initiatives du même genre. Nous estimons avoir droit au financement public pour l'organisation de ce Forum alternatif, d'autant que le forum officiel bénéficie très largement de celui-ci (près de 40 millions d’euros au total). Il y a un minimum d'équité à respecter.
Pétition 

1 avril 2011

Bushmen: We just want to go home. Please help us.


Par Survival


Le gouvernement botswanais prive les Bushmen de la réserve du Kalahari central, au Botswana, de leur unique source d’eau indispensable à leur survie.
Sans ce puits d’eau, ils luttent quotidiennement pour survivre sur leurs terres.

Les Bushmen représentent une population d’environ 100 000 personnes dispersées dans plusieurs Etats africains : le Botswana, la Namibie, l’Afrique du Sud et l’Angola où ils vivent depuis des dizaines de milliers d’années.
Carte du territoire des Bushmen, Botswana
La Réserve naturelle de gibier du Kalahari central est située au cœur du Botswana; elle avait été créée pour protéger le territoire ancestral des 5 000 Bushmen gana, gwi et tsila et de leurs voisins, les Bakgalagadi, ainsi que les animaux sauvages dont ils dépendent.
Au début des années 1980, on découvrit d’importants gisements de diamants dans la réserve. Peu de temps après, des représentants du gouvernement se rendirent dans la réserve et annoncèrent aux Bushmen qu’ils devaient partir en raison de la présence de ces gisements sur leur territoire.
Trois vagues d’expulsion eurent lieu en 1997, en 2002 et en 2005 au cours desquelles la plupart des Bushmen furent chassés de la réserve. Leurs huttes furent démantelées, leur école et leur poste de santé furent fermés, leurs sources d’eau détruites.
Ils vivent actuellement dans des camps de relocalisation situés en dehors de la réserve. Rarement autorisés à chasser, ils sont arrêtés et battus lorsqu’ils sont pris sur le fait et sont devenus dépendants des rations alimentaires distribuées par le gouvernement. Beaucoup d’entre eux sont confrontés à l’alcoolisme, l’ennui, la dépression et à des maladies telles que la tuberculose ou le SIDA.
S’ils ne retournent pas sur leurs terres ancestrales, leur culture et leur mode de vie uniques seront détruits et ils disparaîtront.
Ne faisant aucun cas du verdict de la Haute Cour rendu en 2006 qui leur permettait de retourner dans la réserve, le gouvernement s’efforce par tous les moyens de rendre leur retour difficile. Il a ainsi :
condamné leur unique source d’eau ;
refusé de leur délivrer des permis de chasse (malgré le verdict de la Haute Cour du Botswana qui avait jugé ce refus illégal) ;
arrêté plus de 50 Bushmen pour avoir chassé afin de nourrir leurs familles,
interdit aux Bushmen de rapatrier leurs troupeaux de chèvres dans la réserve.
Cette politique vise à intimider et terroriser les Bushmen afin qu’ils ne quittent pas les camps de relocalisation et à rendre la vie impossible à ceux qui ont choisi de retourner sur leur territoire ancestral.

Agissez maintenant pour aider les Bushmen! (clic)

21 mars 2009

Campagne contre le Forum Mondial de l’eau et la privatisation de l’eau en Turquie

Source / auteur : Via Campesina







Face à l’exploitation d’un nombre croissant de ressources en eau qu’exigent chaque jour l’industrialisation extrême et la surproduction capitaliste, l’accès aux ressources d’eau est devenu une source importante de conflits politiques. Les états, les sociétés multinationales et les groupes d’intérêt privés ont établi le Conseil mondial de l’eau (WWC) afin de marchandiser et de commercialiser les ressources d’eau, et de maximiser les potentiels bénéfices. Comme on le sait, le Conseil mondial de l’eau est une institution intergouvernementale subventionnée et soutenue par des multinationales. Cependant, ce sont la Banque Mondiale et les monopoles de l’eau qui dominent le Conseil, et le Conseil fait en sorte d’assurer que la logique du bénéfice détermine l’avenir de l’eau.

Le 5e Forum mondial de l’eau aura lieu les 16-22 mars à Istanbul.

À l’heure actuelle en Turquie, des législations prévoyant d’octroyer l’eau des fleuves, des lacs et des étangs aux corporations sont en cours de préparation. En d’autres termes, ceci signifie que les ressources en eau elles-mêmes pourront être transférées aux corporations, qui ne dirigeaient jusqu’à présent que les services d’approvisionnement en eau. Il s’agit là d’une nouvelle phase dans la privatisation de l’eau. Par conséquent, le 5e Forum mondial de l’eau qui va se tenir en Turquie est extrêmement crucial et devra permettre d’enrayer cette avancée des sociétés de l’eau.

Les Nations Unies et la Banque Mondiale considèrent l’eau comme un besoin plutôt que comme un droit. Il s’agit d’une différence cruciale. Dès lors que l’eau est définie comme un « besoin » plutôt que comme un « droit », il devient possible d’en faire une marchandise et de la soumettre au commerce. Un deuxième aspect de la politique globale de l’eau est que l’on propose une gestion de la demande plutôt qu’une gestion de l’approvisionnement dans la cadre de la gestion globale des ressources en eau. En d’autres termes, la privatisation de la gestion de l’eau potable, de l’eau domestique et de l’eau d’irrigation est ouverte à la discussion.

Parce qu’elle constitue un composant inséparable de la vie sociale, l’eau ne peut pas être laissée entre les mains de personnes ou d’institutions, encore moins entre celles des états capitalistes. Il faut reconnaître que l’eau appartient à la nature, dont l’humanité elle-même fait également partie. Par conséquent, nous exigeons que seules les personnes qui acceptent l’eau comme condition de base de la survie de tous les organismes vivants et non pas ces bureaucrates et/ou détenteurs d’intérêts privés qui prétendent que l’eau peut être utilisée pour l’accumulation de capital puissent déterminer comment et dans quelles circonstances l’eau peut être utilisée par l’homme, les animaux et les plantes.

Dans ce contexte, la Confédération des syndicats paysans turcs, Çiftçi-Sen, membre de Via Campesina, soutenue par plus de 100 autres mouvements d’opposition sociale défendant la reconnaissance du droit à l’eau, a formé une plate-forme intitulée « Non à la commercialisation de l’eau », afin de lutter contre le Forum mondial de l’eau. Pour nous opposer aux intérêts des corporations et démontrer la position des peuples sur la question, nous travaillons collectivement à l’organisation d’une manifestation massive le 15 mars à Istanbul, afin de protester contre le Forum mondial de l’eau. La manifestation s’accompagnera d’un ensemble d’activités qui auront lieu tout au long de la semaine (manifestations, discours, ateliers et panels) afin de jeter une ombre sur le WWC.

http://hns-info.net/
photo: CHINE Information

à lire aussi:

COMMUNIQUE DE FRANCE LIBERTES – FONDATION DANIELLE MITTERRAND

5ème FORUM MONDIAL DE L’EAU : UN DAVOS DE L’EAU ? NON MERCI

 

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