5 mai 2020

Privatisation et vente de la France à la découpe : le Mobilier National maintenant.

Qu’est-ce que c’est encore que cette histoire ? Lorsque l’on s’informe sur les raisons du numéro de Paris-Match orné de la photo/provocation de Brigitte Macron annonçant « qu’elle s’engage pour les hôpitaux », on apprend la chose suivante :

« Lutte contre le Coronavirus : la France va vendre du mobilier national contre le Covid 19. Une vente aux enchères de meubles issus des collections publiques aura lieu en septembre au profit de la fondation hôpitaux de France présidée par Brigitte Macron. »

Pardon ?

Décodage :
  • « La France » ? Qui donc ? Quelle autorité publique a pris cette décision ?  
  •   Le mobilier national appartient à l’État, et par conséquent à la Nation. Il est inaliénable. Si l’on souhaite le vendre il faut auparavant (..)

  

30 mai 2018

Scandale de la privatisation des barrages : une retenue sur le bon sens


Le gouvernement a donc annoncé la privatisation des 150 plus grands barrages hydrauliques de France. Cela fait plus de 10 ans que la Commission européenne fait pression sur Paris pour en finir avec la gestion publique du secteur hydroélectrique, sans succès. Avec Macron, Bruxelles est rapidement satisfaite. Cette décision est pourtant lourde de conséquences, tant pour la bonne gestion du réseau électrique national et la facture du consommateur que pour la sécurité du territoire.

Lire sur Le vent se lève ..
 

4 février 2018

SCOOP - LINKY : la preuve de la tromperie organisée par Enedis et soutenue par l'Etat

 

L'injustifiable génocide des compteurs électromécaniques, organisé par les dirigeants d'Enedis et soutenu par N. Hulot
   

Source, Stéphane Lhomme, Refus Linky 


Nous le répétons inlassablement : tous les prétextes avancés pour justifier le programme totalitaire d'installation forcée de compteurs Linky sont complètement mensongers. Par exemple, il est totalement faux que ce programme soit "imposé par l'Europe", même la Commission européenne reconnait que sadirective est purement indicative.

Il est tout aussi mensonger de prétendre que les compteurs communicants sont indispensables pour piloter les réseaux électriques à l'heure des énergies intermittentes (éolien, solaire, etc) : l'industrie européenne de l'électricité, réunie en congrès à Vilnius, a fait savoir que "les compteurs communicants sont superflus".

Ne nous attardons pas sur d'autres plaisanteries d'Enedis qui prétend par exemple installer les Linky... "pour que les clients aient des factures précises". D'abord nous sommes des usagers et non des "clients", et de plus nous pouvons depuis longtemps avoir des factures parfaitement précises sans l'ombre d'un Linky, et ce même chez EDF... maison mère d'Enedis !

Mais la plus grosse tromperie d'Enedis, hélas reprises très souvent telle quelle (sans la moindre investigation) dans de nombreux articles ou reportages, consiste à prétendre que le Linky permettrait de faire des économies d'énergie, ce qui serait bon pour l'environnement et pour notre porte-monnaie. A nouveau, c'est totalement mensonger.

Un capteur installé sur un bon vieux compteur
électromécanique, pour ceux qui veulent avoir
de jolies courbes de consommation... sans
changer de compteur et donc sans Linky !
Pourtant, Enedis maintient ses allégations en avançant que le Linky permet enfin au "client" de suivre sa consommation en consultant de jolies courbes sur Internet. Avec toutefois un décalage de 24 heures ce qui, selon les experts, rend totalement illusoire l’efficacité du dispositif. Et ce d'autant que, pour faire réellement des économies, il existe des solutions beaucoup plus efficaces (par exemple faire diagnostiquer son logement et ses équipements) que de consulter béatement des courbes.

Ceci dit, bien que déjà parfaitement informés de la politique généralisée de mensonges mise en oeuvre par la direction d'Enedis, quelle n'a pas été notre surprise en découvrant (cf la photo en début d'article) que les adeptes des courbes de consommation peuvent parfaitement être satisfaits... en gardant leur bon vieux compteur électromécanique !

Attention, il ne s'agit absolument pas pour nous de faire de la publicité pour le fournisseur "Greenyellow" qui appartient à un groupe d'hypermarchés (un modèle totalement antisocial et antiécologique) et qui, par ailleurs, ne s'oppose absolument pas au programme Linky.

Mais force est de constater qu'il est parfaitement possible d'installer, sur le compteur électromécanique, un petit appareil qui enregistre les variations de consommation et qui permet, qui plus est en temps réel (et non avec un délai de 24 heures comme avec Linky), de satisfaire les usagers désireux de se pâmer devant de jolies courbes de consommation.

C'est une preuve accablante de la tromperie généralisée organisée par la direction d'Enedis qui n'en finit plus de bafouer les valeurs du service public et dont un des objectifs réels est de procéder au véritable "génocide" des compteurs électromécaniques qui ont le "tort" de ne pas nous surfacturer, de ne pas nous espionner, de ne pas faire dysfonctionner nos appareils, et de durer jusqu'à 70 ans pour certains !

En effet, il est facile de voir que la durée de vie réelle des compteurscommunicants est terriblement courte : 5 à 7 ans, beaucoup moins les 15 à 20 ans allégués par Enedis, et immensément moins que les 40 ou 50 ans, parfois 70 ans de durée de vie des compteurs électromécaniques.

Pour essayer de justifier ce scandale écologique (et économique), Enedis et l'affligeant Nicolas Hulot assurent que les compteurs électromécaniques seront recyclés : encore heureux ! Mais on ne doit recycler que des appareils cassés, pas 35 millions de ces merveilleux compteurs en parfait état de marche !

Le mouvement populaire de refus des compteurs Linky se démultiplie partout en France, c'est très encourageant, mais il y a une urgence absolue : nous devons sauver nos compteurs actuels de cette destruction organisée par les indignes dirigeants d'Enedis et couverte par l'imposteur Nicolas Hulot.
  

19 mai 2014

Danger imminent sur les barrages hydroélectriques



AUX FOUS ! François et ses complices veulent vendre NOS BARRAGES au privé !

Pendant qu’on nous enfume avec quelques ségolènitudes, son ancien jules et ses comparses bradent les bijoux de famille de la France. Vous avez aimé le bradage des autoroutes, vous allez adorer le bradage des barrages hydroélectriques !

Car c’est de cela dont il s’agit. Le gouvernement Hollande-Valls prépare en loucedé la vente au privé des barrages hydroélectriques. Valls l’a promis à la Commission européenne toujours avide de privatisations. L’aveu est dissimulé dans le « programme national de réforme » que le gouvernement a envoyé le mercredi 7 mai à la Commission européenne. (Delphine Batho, ministre "remerciée", a dénoncé ces manoeuvres dans une tribune du journel "Les echos" de même que J.L.Mélenchon dans son blog.)

Oh ! il faut chercher, ce n’est pas explicite, mais c’est clairement dit. A la page 16 il est écrit : « Enfin, un renouvellement par mise en concurrence des concessions d’exploitation des installations hydroélectriques sera privilégié. A la page 48 : « S’agissant de l’exploitation des installations hydroélectriques, le renouvellement des concessions par mise en concurrence sera privilégié. Le périmètre des lots de barrages et le calendrier et les modalités selon lesquels ces lots seront concédés, notamment les modalités de participation des personnes publiques aux entités concessionnaires, sont à l’étude. » Et à la page 95 « Renouvellement après mise en concurrence des concessions hydroélectriques. - En cours - Renouvellement progressif par mise en concurrence des concessions d'installations hydroélectriques. »

Eh ! Les ceusses d’entre nous qui habitent en aval de ces barrages, tenez-vous aux branches, priez si vous êtes croyants ou déménagez ! Parce que vous croyez que les fonds privés veulent produire de l’électricité propre ou des flots d’argent avec ces barrages ? Vous faites confiance au privé pour entretenir et investir dans l’équipement des barrages ? Comme d’hab, l’intérêt général est sacrifié pour faire des pipes aux idéologues de l’Europe ultralibérale. Et cela avant même des élections européennes qui peuvent changer la donne. Non mais à quoi vous jouez, camarades Hollande et Valls ?

L’argument de la pression de la commission européenne, c’est de la bola : L'Allemagne n'a pas hésité, elle, à prendre des mesures fortes en la matière et à les faire accepter à Bruxelles, pourquoi la France n'essaie-t-elle même pas ? Nous avons pourtant là, à portée de main, une énergie made in France (Oh ! Montebourg ! On ne t’entend pas !) qui pourrait être mobilisée pour soutenir vraiment les industries exposées à la concurrence internationale.

L'hydroélectricité, c'est une grande histoire française, celle de la « houille blanche » et de l'industrialisation des vallées de montagne. Des ouvrages pharaoniques qui redonnaient de la fierté et de la confiance en leur pays à tous ces Français qui sortaient de cinq années de malheur, de destruction et de honte. Ceux qui on des cheveux blancs et un peu de bide se souviennent de la fierté nationale des mises en eaux des barrages de Génissiat, de Donzère, de Serre-Ponçon, de Tigne, de Bort-les-Orgues, de Naussac, etc. Actuellement, ces ouvrages sont parmi les piliers de la politique énergétique de la France. Les ouvrages hydroélectriques représentent 20 % de la puissance installée du mix électrique, ce qui est considérable. C'est 12 % de l'électricité des Français et 20 % de la production nationale d'énergie renouvelable ! C'est aussi 66 % de la capacité de pointe, c'est-à-dire un moyen de production flexible, disponible presque instantanément pour faire face à l'évolution structurelle de la consommation électrique. Et c’est tout cela que Hollande et ses nuisibles veulent brader au privé !

Il y a longtemps que les gros consortiums privés louchent avec gourmandise l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques françaises. Il y a longtemps que leurs lobbies dépensent des montagnes de pognon pour arriver à leurs fins : mettre leurs sales pattes sur ce savoureux gâteau national. Parce qu’elles savent que les barrages - grâce aux investissements accomplis par des générations de bâtisseurs et avec l’argent des contribuables – sont très rentables : l’excédent brut des concessions est de 2,5 milliards par an. Ce qu'on appelle la « rente hydroélectrique » est d'au moins 1,25 milliard d'euros par an. En voilà de la belle et bonne thune à se mettre dans les fouilles !

Et ce n'est pas tout. L'électricité produite par les barrages est de loin la moins chère. De 20 à 30 euros le mégawatheure, soit nettement plus compétitive que le prix de l'électricité nucléaire historique. Cet avantage profite aujourd'hui à tous les consommateurs d'électricité puisqu'il intervient dans le calcul des coûts de production d'EDF. Mais la mise en concurrence des barrages se traduira obligatoirement par une hausse du prix de l’électricité pour nous, les consommateurs finaux ! Oh ! Ci-devant camarade François, tu crois que c’est pour ça qu’on t’a élu ?

Pourtant la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale a refusé la mise en concurrence à l’unanimité parce que contraire aux intérêts fondamentaux de la nation. Mais cause à mon cul… Pour faire plaisir à Barroso et obtenir quelques accommodements sur les déficits, on brade… Par-dessus les citoyens, par-dessus leurs représentants élus. François, Sarko, mêmes méthodes. Ségo, elle, propose de mettre en place des Sociétés d’économies mixtes (SEM) pour que l’Etat garde la main. Les SEM, ancêtres f(u)ameuses des Partenariats public privé c’est : responsabilité et pertes pour le public, bénéfices pour le privé…

Citoyens, allons-nous sans broncher livrer aux marchés et à la dictature du profit à court terme une part essentielle de notre souveraineté énergétique ?

Sextidi 26 floréal 222
 

2 mai 2014

L'eau en Quercy Blanc cherche repreneur



Le Lot en Action n°81 | avril 2014

L'épineuse question de l'eau

 L'eau est le premier élément essentiel à la vie. C'est pourquoi elle attire les convoitises des multinationales, Véolia, Suez, et Séché (Saur) pour sa distribution, Nestlé pour sa mise en bouteille, mais elle ne doit pas être une marchandise. Nous relatons régulièrement dans nos colonnes les informations concernant la gestion de l'eau et de plus en plus de citoyens s'emparent de cette question. Nous donnons ci-dessous la parole à Paco, un des membres de l'équipe du journal, qui souhaite réagir sur l'épineuse question de l'eau qui se pose sur sa commune. Vous trouverez également, dans l'encadré ci-dessous, une précision concernant le Syded du Lot, qui a été doté d'une compétence concernant l'eau, et s'adresse à toute les communes du département. 
Blubloux

La question épineuse du prix de l'eau et du traitement des eaux usées, lorsqu'on l'aborde ici ou là avec les usagers, qu'ils résident vers Montcuq ou à Cahors fait grincer des dents à plus d'un. D'autant qu'en arrière-plan, la griffe bleue de la SAUR est là pour nous rappeler que notre bien commun aquifère passe en grande partie par les buses du marché privé et de leurs actionnaires.

Une enquête nationale sur le prix de l'eau réalisée en 2011 a révélé que la facture de l'eau et assainissement dans le département, en gros dépasse de 50 % la moyenne nationale et de 55 % en Quercy blanc. Par exemple, une personne (vivant seule), ayant consommé 34m3, devra s'acquitter d'une facture annuelle, (eau + assainissement collectif, tarif 2013) de 373€. Ce qui pose une autre question : comment font les victimes de la crise pour parvenir à payer leur flotte à un tel prix ? D'autant que la facturation n'encourage pas l'économie d'eau : moins vous en dépensez, plus le m3 est cher.

A la demande de quelques habitants de St-Matré excédés et désireux de comprendre où le bât blesse, une réunion s'est tenue au village le 28 mars en présence de son maire Christian Bessières et de Didier Boutard, président du Syndicat des eaux du Quercy Blanc

Certains, pour avoir fureté sur le net, avaient eu connaissance que le dernier contrat d'affermage liant le Syndicat des eaux à la SAUR prenait fin le 31-12-2013. Qu'en est-il aujourd'hui, en avons-nous repris pour 15 ans fermes ?

Selon Monsieur Boutard, le contrat n'a été prorogé que de 2 ans. Ouf, on respire! 2014/15 est ainsi la fenêtre dans laquelle, le champ des possibles s'ouvre entre négociations et appels d'offres en direction des marchands d'eau. Il ajoute qu'un retour en régie n'est pas exclu de ces négociations, mais... difficilement envisageable, que le réseau d'adduction, long de 1000 km est coûteux, car vétuste et en cours de remplacement. Par le fait également que cette mutation nécessiterait l'embauche d'un personnel compétent, qu'il faudrait s'équiper en bâtiments techniques et administratifs, etc.

Qu'en est-il ailleurs ?

Le fait est que partout où les communes repassent en régie, le prix de l'eau baisse considérablement, que sa qualité s'améliore. Dans les Landes, où vient d'être gagnée par le Conseil Général une bataille juridique contre le privé (*), « ..c’est surtout la création du Sydec, le Syndicat mixte départemental d’équipement des communes, qui a modifié la donne. Doté de moyens humains et techniques étoffés, il apporte une expertise comparable à celle des grandes entreprises. Soit il joue un rôle de conseil auprès des syndicats intercommunaux désireux de reprendre le contrôle de leurs tuyaux, soit il assume carrément la gestion des régies. Tête pensante du système, il concentre des compétences et un savoir-faire qui sécurisent des élus ruraux souvent effrayés par la difficulté de la tâche. Résultat : plus de la moitié des communes du département sont aujourd’hui en régie. Et le public n’en finit pas de gagner du terrain. » source

Il y a lieu de souligner par ailleurs qu'une structure nationale, le réseau France Eau publique : a été créé (2011) afin d'apporter un soutien technique et administratif aux collectivités et élus locaux qui souhaitent revenir en gestion publique.

Face à cette révolution, on ne peut que se demander ce qui empêcherait que le Lot se dirigeât lui aussi vers une gestion plus globale de ses ressources en eau. A cela, les élus rétorquent qu'une centralisation accrue serait la cause d'un éloignement des décisions.

Quant à nous, nous répondons que tout doit être mis en œuvre pour garantir une gestion durable et solidaire de ce bien commun vital et non-marchandisable qu'est l'eau.
Paco

*  L'eau n'est pas une marchandise LEA N°80 p20

Voir aussi sur le LEA n°81: Le SYDED du Lot notre sauveur?
par Blubloux  



12 avril 2013

Lot: de l'atrazine dans l'eau du robinet





Le Préfet boit-il de l'eau ?



Le Lot en Action n°69 (29 mars), par Bluboux. Mis en ligne le 12 avril 2013.


Dérogations aux normes de qualité de l’eau potable dans le Lot


Le problème des polluants dangereux persiste à la fois sur la Dordogne et le Lot, avec les répercussions sanitaires connues sur la consommation de poisson et les réseaux d'adduction en eau potable.

Pour la Dordogne le problème des PCB reste d’actualité dans la mesure où, après avoir prévenu du danger, le préfet ne tient pas le public informé de la suite des opérations : Y a-t-il eu une analyse des alluvions dans le secteur lotois pour doser le degré de pollution ? Quelles actions dans la recherche de solutions ont été mises en place ? Rappelons que des stations de pompage pour l'eau potable puisent dans la Dordogne et sont connectées au réseau départemental...

Pour le Lot une pollution à l’atrazine, substance désormais interdite mais à action rémanente pendant plusieurs décennies, a été signalée par France Libertés.

Elle concerne dans notre département les communes de Lacapelle-Cabanac, Mauroux, Sérignac, Soturac et Touzac. Pour ces communes, des dérogations sur les normes de qualité de l'eau potable ont été prises, ce qui signifie que l'État rend « provisoirement » légal le dépassement de ces normes et que « logiquement » des mesures devraient être mises en place afin de réduire la pollution. Ces mesures éventuelles concernent directement les agriculteurs puisque l'atrazine est la substance active de nombreux pesticides. Mais à en juger par la promptitude de notre Préfet à qualifier le moindre citoyen soucieux de la protection de l'environnement et de la santé publique de « Taliban écolo », on ne peut que légitimement mettre en doute l'efficacité des mesures qui seront effectivement mises en place, si tant est qu'elles voient le jour...

Si vous souhaitez avoir plus d'informations sur ce sujet, contactez le GADEL (Groupement Associatif de Défense de l'Environnement du Lot) :

05.65.30.98.28 / gadel46@free.fr

Pour consulter la carte des dérogations, sur le site de France Libertés (www.france-libertes.org) :

http://goo.gl/G1j65

20 mars 2013

Grèce : lettre ouverte au peuple français après la visite de F. Hollande [SaveGreekWater]


 

Par Okeanos |20 mars 2013 

Après la visite de François Hollande en Grèce qui en dit long sur la vision de la "solidarité" de la France à l'égard de la Grèce pour le président français (lire ou relire "François Hollande à Athènes : les affaires sont les affaires"), l'initiative pour la non privatisation de l'eau en Grèce propose cette lettre ouverte destinée au peuple français. Encore une fois, OkeaNews partage l'initiative de SaveGreekWater.

Le texte est disponible sur le site de SaveGreekWater et une pétition pour lutter contre la privatisation de l'eau en Grèce est toujours en ligne ici.



« Les tyrans ont toujours quelque ombre de vertu. Ils soutiennent les lois avant de les abattre. » Voltaire, Catilina, acte I, scène 5.

Français, nos frères !

Le 19 février 2013, votre président, François Hollande, s’est rendu dans notre capitale Athènes. « Notre message envers la Grèce est un message d’amitié profonde, de soutien, de confiance et de croissance » : voilà ce qu’a dit votre président. Avant d’appeler les entreprises françaises à investir… dans la terre et l’eau.

François Hollande et Antonis Samaras (Premier ministre grec) parlent « d’investissements » dans le domaine de la gestion des ressources en eau de la Grèce, ressources naturelles protégées par la Constitution grecque, qui n’appartiennent à personne d’entre nous, ni même au Premier ministre qui veut en faire commerce.

Nous connaissons très bien votre combat pour la protection des biens publics et sociaux et votre sensibilisation au sujet de la gestion de l’eau. Après des dizaines d’années de gestion privée de l’eau, et bien que Suez et Veolia, les deux grandes multinationales de l’eau, aient des intérêts français, les villes de Paris, Brest, Varages, Durance-Lubéron, Castres, Cherbourg, Toulouse et d’autres, se sont battues et ont obtenu que la gestion de l’eau redevienne publique. Ces villes ont agi ainsi après avoir vécu les conséquences de la commercialisation de l’eau, la montée vertigineuse des prix, l’accès inégal aux services hydrauliquesla baisse des investissements dans l’entretien du réseau, et les pratiques monopolistiques.

Même si en Grèce les citoyens ont oublié les temps lointains de 1925, quand l’eau d’Athènes était aux mains de l’entreprise américaine Ulen, nous les plus jeunes avons étudié et réfléchi à cette question, et nous partageons des inquiétudes similaires aux vôtres concernant la privatisation à venir des Compagnies des eaux ΕΥΑΘ et ΕΥΔΑΠ (compagnies de gestion de l’eau à Athènes et Thessalonique), et de nombreux autres services municipaux selon les bruits qui courent.

Notre inquiétude grandit et se transforme en colère quand nous lisons la réponse du commissaire européen Olli Rhen aux organisations de la société civile, qui confirme que la Commission européenne promeut à dessein la privatisation dans tous les pays qui bénéficient de plans de sauvetage. Bien que cela soit totalement contraire à la Directive de neutralité concernant la propriété ou la gestion privée ou publique des services de l’eau [1], mais aussi contraire au Protocole concernant les Services publics du Traité. Dans le même temps, la Commission et le gouvernement grec font semblant d’ignorer que la Commission elle-même effectue une recherche sur les pratiques monopolistiques de Suez, Veolia et Saur.

Dans notre pays qui se trouve au bord de la faillite et qui jour après jour perd une partie de sa souveraineté et de son indépendance, où les voix et protestations des citoyens contre le bradage colonialiste de ses ressources naturelles sont noyées sous le dogme de la « tolérance zéro », le gouvernement grec – qui a escamoté le vote des Grecs pour « renégocier » le mémorandum – considère qu’il est urgent de remplir ses caisses avec tout ce qui peut se vendre. Il semble qu’il vende non seulement son héritage, mais aussi une partie de son âme. Nous, les citoyens grecs, nous retournons, humiliés, aux temps du protectorat, obligés de privatiser notre eau – ce qui la rend chère et peu sûre.

Après l’impressionnant référendum italien pour l’eau, en 2011, le retour à la gestion publique dans de nombreuses villes françaisesla réglementation aux Pays-Bas en 2004 qui impose une gestion publique des services de l’eau, et la protection de l’eau par la constitution allemande, nous ne pouvons que nous demander : l’Union européenne nous considère-t-elle encore comme des Européens ? Et nous sommes tristes, justement parce que nous sommes Européens, non seulement pour nous, mais parce que nous allons devenir contre notre volonté le cheval de Troie de la marchandisation de l’eau partout en Europe. Nous savons que le peuple français ne s’enrichira pas de l’activité des multinationales françaises de l’eau, même si elle devait s’étendre jusqu’à la dernière de nos îles. C’est pourquoi nous vous invitons à vous tenir à nos côtés. Nous ne voulons pas de ces « investissements », qui signifient privatisation des gains et socialisation des coûts. Ce qui conduira notre pays à s’endetter jusqu’à la nuit des temps.
Nous voulons vous crier du fond de notre âme que la privatisation de l’eau, en Grèce, est une question qui concerne tous les Européens, qui depuis des années résistent vigoureusement à toute marchandisation des services de l’eau. C’est un pas en arrière dans notre combat pour les biens publics et pour la vie humaine. Pour nous tous, l’eau est plus qu’un bien commun, c’est le symbole de la justice et de la libertéun héritage collectif que nous avons le devoir de protéger, pour le transmettre libre et sûr à la génération future.

En conclusion, le destin de la Grèce est aussi le destin de l’Europe. Une Europe qui se comporte en oligarchie anti-démocratique, installant une féodalité du XXIe siècle d’un nouveau genre, où la prise de décision est réservée aux lobbies.
Français, nos frères, nous les citoyens grecs, nous vous demandons d’être à nos côtés dans le combat que nous menons pour une gestion démocratique de nos ressources en eau, face à une troïka (FMI, Banque mondiale, Commission européenne, ndlr), qui décide et ordonne, et un gouvernement grec, qui n’est qu’aliéné, parfois de bon gré, aux directives du mémorandum. L’heure est venue que nous donnions ensemble un nouveau souffle à la devise liberté-égalité-fraternité.

Το εναντιούμενον τω δυναστεύοντι δήμος ωνόμασται. « 

On appelle démos (le peuple), ceux qui s’opposent au tyran. »
Thucydide (460-394 av. J.-C.).

 
source : OkeaNews 
Ce Travail est sous licence Creative Commons : Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 France (CC BY-NC-ND 3.0).

14 février 2010

Comment les libéraux font main basse sur vos retraites


Bernard Teper, économiste, membre du Conseil scientifique d’Attac et Secrétaire national de l’Union de familles laïques (Ufal), signe une remarquable contribution au débat sur l’avenir des retraites, obscurci par de noirs nuages gouvernementaux : "L’ensemble de la protection sociale est impacté par le processus de marchandisation et de privatisation de celle-ci. Pour des actionnaires, cela est compréhensible : la protection sociale est le premier budget humain (environ 540 milliards d’euros soit près de 30% du PIB et bien plus que le budget de l’Etat tous ministère confondus) qui jusqu’aux années 70 était largement dégagée des pressions capitalistes. (...) les attaques sont lancées sur toutes les composantes de la protection sociale (santé et assurance-maladie, famille, retraites, assurance-chômage, dépendance, etc.). L’attaque contre les retraites solidaires est donc une partie de l’ensemble du mouvement de prédation contre la protection sociale solidaire. 1995 a été la première année de l’accélération de ce processus. Depuis, la loi Fillon de 2003 a prévu des rendez-vous quadriennaux pour ajuster les principaux paramètres de l’équilibre des régimes, essentiellement la durée de cotisation. Cette loi s’appuie sur un premier dogme à savoir que tout gain d’espérance de vie devra se partager de la façon suivante : 2/3 pour l’allongement de la durée d’activité et 1/3 pour l’allongement de la période de retraite ! 2008 a confirmé le passage à 41 annuités et le Conseil d’orientation des retraites (COR) 2007 propose une future augmentation à 41,5 annuités à l’horizon 2020 ! Il est à noter que pour en arriver là, un deuxième dogme a fonctionné : il ne fallait pas, paraît-il, augmenter les cotisations patronales, par ce que cela rentrerait dans les prélèvements obligatoires ! Et puis le troisième dogme, implicite celui-là : on ne doit pas toucher à la répartition des richesses ! La déformation du partage de la valeur ajoutée des années 80 au profit des profits et donc au détriment des revenus du travail est considérée comme naturelle et donc ne doit pas être touchée ! Si on regarde le différentiel entre 1982 et 2007, le déport est de 9,3 points de PIB (environ 170 milliards d’euros) (...). Excusez du peu ! Et conformément à la ligne stratégique dévoilée par Denis Kessler dans la revue Challenges, cette attaque se fait par un patchwork de mesures qui semblent détachées l’une de l’autre mais qui, en fait, font partie d’un plan concerté bien que non explicité aux assurés sociaux." La suite de l’article est à lire sur le site de l’Ufal.

dkRappelons les propos exactement tenus en octobre 2007 dans Challenges par Denis Kessler, ancien vice-président exécutif du Medef, auquel Bernard Teper fait allusion : 
"Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme... A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! A l’époque se forge un pacte politique entre les gaullistes et les communistes. Ce programme est un compromis qui a permis aux premiers que la France ne devienne pas une démocratie populaire, et aux seconds d’obtenir des avancées - toujours qualifiées d’« historiques » - et de cristalliser dans des codes ou des statuts des positions politiques acquises. Ce compromis, forgé aune période très chaude et particulière de notre histoire contemporaine (où les chars russes étaient à deux étapes du Tour de France, comme aurait dit le Général), se traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l’importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d’être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc. Cette « architecture » singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d’un demi-siècle. Elle a même été renforcée en 1981, à contresens de l’histoire, par le programme commun. Pourtant, elle est à l’évidence complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de s’adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales. Elle se traduit par un décrochage de notre nation par rapport à pratiquement tous ses partenaires."

couvVoilà donc la grande idée des libéraux : au nom d’une soi-disant modernité, il faudrait jeter aux orties toute solidarité, censée être "dépassée" et "inefficace". Et ainsi faire place nette pour un monde idéal où les bénéfices des actionnaires ne connaîtraient pas de limite, sans se laisser embêter par les armées de prolétaires crevant de faim. Mais Kessler, PDG du groupe Scor (réassurance) et administrateur de BNP Paribas, Dexia, Bolloré, Dassault Aviation et INVESCO, prêche pour sa paroisse. Et l’on repense à la phrase citée dans La guerre des classes de François Ruffin (Fayard, 2008) : « La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter. » Warren Buffett, première fortune mondiale.
Allons-nous laisser faire ? 

article (plus que jamais d'actualité) paru dans Plume de presse le 18 septembre 2009

21 mars 2009

Campagne contre le Forum Mondial de l’eau et la privatisation de l’eau en Turquie

Source / auteur : Via Campesina







Face à l’exploitation d’un nombre croissant de ressources en eau qu’exigent chaque jour l’industrialisation extrême et la surproduction capitaliste, l’accès aux ressources d’eau est devenu une source importante de conflits politiques. Les états, les sociétés multinationales et les groupes d’intérêt privés ont établi le Conseil mondial de l’eau (WWC) afin de marchandiser et de commercialiser les ressources d’eau, et de maximiser les potentiels bénéfices. Comme on le sait, le Conseil mondial de l’eau est une institution intergouvernementale subventionnée et soutenue par des multinationales. Cependant, ce sont la Banque Mondiale et les monopoles de l’eau qui dominent le Conseil, et le Conseil fait en sorte d’assurer que la logique du bénéfice détermine l’avenir de l’eau.

Le 5e Forum mondial de l’eau aura lieu les 16-22 mars à Istanbul.

À l’heure actuelle en Turquie, des législations prévoyant d’octroyer l’eau des fleuves, des lacs et des étangs aux corporations sont en cours de préparation. En d’autres termes, ceci signifie que les ressources en eau elles-mêmes pourront être transférées aux corporations, qui ne dirigeaient jusqu’à présent que les services d’approvisionnement en eau. Il s’agit là d’une nouvelle phase dans la privatisation de l’eau. Par conséquent, le 5e Forum mondial de l’eau qui va se tenir en Turquie est extrêmement crucial et devra permettre d’enrayer cette avancée des sociétés de l’eau.

Les Nations Unies et la Banque Mondiale considèrent l’eau comme un besoin plutôt que comme un droit. Il s’agit d’une différence cruciale. Dès lors que l’eau est définie comme un « besoin » plutôt que comme un « droit », il devient possible d’en faire une marchandise et de la soumettre au commerce. Un deuxième aspect de la politique globale de l’eau est que l’on propose une gestion de la demande plutôt qu’une gestion de l’approvisionnement dans la cadre de la gestion globale des ressources en eau. En d’autres termes, la privatisation de la gestion de l’eau potable, de l’eau domestique et de l’eau d’irrigation est ouverte à la discussion.

Parce qu’elle constitue un composant inséparable de la vie sociale, l’eau ne peut pas être laissée entre les mains de personnes ou d’institutions, encore moins entre celles des états capitalistes. Il faut reconnaître que l’eau appartient à la nature, dont l’humanité elle-même fait également partie. Par conséquent, nous exigeons que seules les personnes qui acceptent l’eau comme condition de base de la survie de tous les organismes vivants et non pas ces bureaucrates et/ou détenteurs d’intérêts privés qui prétendent que l’eau peut être utilisée pour l’accumulation de capital puissent déterminer comment et dans quelles circonstances l’eau peut être utilisée par l’homme, les animaux et les plantes.

Dans ce contexte, la Confédération des syndicats paysans turcs, Çiftçi-Sen, membre de Via Campesina, soutenue par plus de 100 autres mouvements d’opposition sociale défendant la reconnaissance du droit à l’eau, a formé une plate-forme intitulée « Non à la commercialisation de l’eau », afin de lutter contre le Forum mondial de l’eau. Pour nous opposer aux intérêts des corporations et démontrer la position des peuples sur la question, nous travaillons collectivement à l’organisation d’une manifestation massive le 15 mars à Istanbul, afin de protester contre le Forum mondial de l’eau. La manifestation s’accompagnera d’un ensemble d’activités qui auront lieu tout au long de la semaine (manifestations, discours, ateliers et panels) afin de jeter une ombre sur le WWC.

http://hns-info.net/
photo: CHINE Information

à lire aussi:

COMMUNIQUE DE FRANCE LIBERTES – FONDATION DANIELLE MITTERRAND

5ème FORUM MONDIAL DE L’EAU : UN DAVOS DE L’EAU ? NON MERCI

12 juin 2008

Contre le régime illégitime en Europe






Citoyens d’Europe Contre le Régime Illégitime : CECRI

Pour des Manifestations Obstinées Contre le Régime Illégitime Européen (MOCRIE), à date et heure fixes, partout en Europe.
Pour des protestations hebdomadaires, micro résistances durables contre tous les "traités constitutionnels".
Un seul objectif commun, original et fondamental, pour tous les citoyens européens :
Nous voulons des institutions honnêtes:
1) écrites par une Assemblée Constituante désintéressée
2) validées par référendum.


Trois personnes ont commencé à se réunir hier mercredi de 18h à 18h30, devant la mairie de Cahors. D'autres prévoient de les rejoindre à partir du mercredi 18 juin.
Soyons nombreux !!

Présentation du projet: http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2008/04/08/93-manifestations-obstinees

Un espace de discussion lotois a été ouvert sur les Forums de CECRI à cette adresse: 46000 Cahors.


Télecharger le tract format pdf

20 mai 2008

Sauvons nos retraites!

Appel des syndicats pour une journée d'action nationale:

Tous ensemble le 22 mai
Pour l’avenir de nos retraites

Pour les organisations syndicales, le « rendez-vous de 2008 » sur les retraites, doit être l’occasion de consolider le système par répartition, seul à même d’assurer la solidarité indispensable entre générations et de répondre aux exigences de justice sociale. Fondamentalement, l’avenir des retraites est lié à la situation de l’emploi et des politiques économiques. Les organisations syndicales n’entendent cependant pas nier leurs différentes approches sur les réponses à apporter. Mais, face au blocage gouvernemental sur leurs principales propositions :
Garantie et niveau des retraites
Droit à la retraite à 60 ans
Durée des cotisations
Reconnaissance de la pénibilité
Financement à long terme
Réduction des inégalités entre les femmes et les hommes
Les organisations syndicales décident d’appeler à une journée nationale interprofessionnelle d’action et de manifestation le 22 mai 2008.

CAHORS

14H30 : Manifestation : Place de Gaulle

FIGEAC
15h00 : Manifestation : devant la sous-préfecture

17 avril 2008

NON au démantèlement des services publics!

A l'initiative de personnalités du monde associatif et syndical ainsi que de la société civile, un appel, soutenu par la Fondation Copernic, est lancé contre la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) :

"Nous assistons actuellement de fusion en restructuration, d’externalisation en privatisation et de flexibilité en précarité, à une vaste opération de destruction des fondements du Service public et de la Fonction publique. La « Révision générale des politiques publiques » (RGPP) est le plus récent développement de cette campagne dirigée par le gouvernement, encouragée par le patronat et menée par des cabinets privés. Elle s’attaque frontalement à l’ensemble de la Fonction publique d’État, Territoriale et Hospitalière. Comme déjà dans d’autres secteurs (Poste, EDF, télécommunications, transports…), cela signifie la détérioration organisée des services rendus au public, ouvrant la voie à la privatisation des activités les plus profitables, à la disparition de nombreuses autres."

Lire et signer l'Appel : http://service-public-notre-richesse.fr/.

Pour tout contact : contact@service-public-notre-richesse.fr

22 mars 2008

L'eau marchandisée

 La communauté internationale célèbre le 20 mars 2008, sous
l'égide de l'ONU, la 15ème « Journée mondiale de l'eau ».
L'absence d'accès à l'eau affecte 1,1 milliard d'êtres
humains ; l'absence de moyens sanitaires de base touche
2,6 milliards de personnes. Paradoxalement, alors que les
premières étapes de la marchandisation de ce bien commun ont
suscité de fortes mobilisations populaires sur les cinq
continents, le mouvement mondial de libéralisation des
marchés de l'eau, initié dans les années 1980, semble
s'accélérer.

La « libéralisation » des marchés de l'eau s'est au départ
fortement inspirée du « modèle français » : le
partenariat-public-privé (PPP). Un dogme s'affirmait avec
force : la puissance publique est défaillante ; le recours
au secteur privé est indispensable ; la bonne gouvernance
repose sur le trépied de fer -- dérégulation,
décentralisation, privatisation ; les services de l'eau ont
un coût, qui doit être payé intégralement par les usagers.

Dans ce cadre, les signatures de contrats avec des grandes
métropoles du Sud se succèdent à un rythme impressionnant.
Mais les conflits surgissent dès la moitié des années 1990,
quand les opérateurs privés entendent faire payer des
usagers fraîchement raccordés, qui n'ont ni la culture du
paiement d'un bien jusqu'alors largement subsidié par la
puissance publique, ni, le plus souvent, les moyens de
payer. De nombreuses luttes se succèdent sur les cinq
continents. La tenue des premiers grands forums
altermondialistes publicise le thème du refus de la
« marchandisation » de l'eau.


... Lire la suite de cet article inédit de Marc LAIMÉ :
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/
2008-03-19-La-marchandisation-de-l-eau

2 février 2008

Danielle Mitterrand dénonce !

.../...
Pendant que nos politiciens nous amusent avec des idées vagues, des images
de comédie et de boulevard ou nous effraient avec le chiffon rouge élimé
du danger migratoire, des enjeux démocratiques fondamentaux sont gravement
menacés en coulisse : Les conditions de notre survie, de notre dignité, de
notre citoyenneté réelles sont en train d’échapper totalement à notre
contrôle pour le plus grand profit d’une oligarchie que nous n’avons pas
élue et sur laquelle nous n’avons AUCUN contrôle. C’est cela qui devrait
être en couverture du Nouvel Observateur ou de l’Express et pas telle ou
telle starlette d’un jour.

Ne nous laissons pas impressionner par des explications alambiquées et
contradictoires, par des schémas économiques plus ou moins controuvées,
des arguments statistiques ou financiers facilement maquillées.

Ce qui est en jeu est très simple : la domination d’intérêts financiers
privés totalement incontrôlables sur tous les aspects de notre vie. L’eau
que vous buvez, les transports publics que vous emprunterez pour aller
vous promener ou travailler, le journal où vous croyiez lire des faits
objectifs, la nourriture que vous croyiez saine et sans tromperie, et
demain peut-être l’air que vous respirerez, seront entièrement aux mains
de gens qui n’ont AUCUN compte à vous rendre. »

Danielle Mitterrand

Texte complet sur desmotscratie.net

 

blogger templates