AMAZON, c’est à la fois «le meilleur des mondes» d’Aldous Huxley et «1984» de Georges Orwell. L’aboutissement d’un capitalisme scientiste et autoritaire qui soumet l’humanité à l’intelligence artificielle, obéissant à la «caste des Alphas».
Ce n’est pas de la science-fiction. AMAZON, composante des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), c’est la réalité d’une multinationale qui réduit l’ensemble des vivants à du matériel...
Un arrêté publié le 21 avril oblige les hôpitaux à intensifier l’envoi de vos données chez Microsoft.
Contrairement à l’avis de nombreux acteurs - Commission National Informatique et Libertés, Ordre National des Médecins, Conseil National des Barreaux, hôpitaux - le gouvernement français s’appuie sur le géant américain Microsoft pour stocker l’ensemble des données de santé. Nous appelons à la constitution d’un écosystème universitaire, médiatique, juridique, associatif et politique pour réaffirmer les valeurs d’autonomie et des “communs” et, pour faire naître un large débat de société.
Microsoft récolte vos données de santé
La plate-forme nationale des données de santé ou Health Data Hub
(HDH) est en cours de déploiement. Le HDH est un guichet unique d’accès
à l’ensemble des données de santé pour développer l’intelligence
artificielle appliquée à la santé.
Ces données sont celles de tous les citoyens français et concernent
l’ensemble des systèmes informatisés : hôpitaux, pharmacies, dossiers
médicaux (..)
« On nous demande contre quelques euros de vous fliquer » (Karim Khelfaoui, médecin généraliste et régulateur au Samu 13)
55€ pour un patient covid19 avec les données de sa famille. 2€ en plus pour obtenir les contacts au delà de la cellule familiale et 4€ si les informations permettent de joindre ces contacts supplémentaires. Bienvenue dans le fichage à la tâche qui sera demandé aux médecins après le confinement !
Mais cela n’est que la 1ère étape. Après, place aux brigades sanitaires : des salariés de l’Assurance Maladie qui auront accès à vos données médicales. Bye bye le secret médical ! Ces petits soldats seront chargés de faire la traque aux potentiels malades et d’enquêter en procédant par exemple à des interrogatoires téléphoniques.
3e étape : les Big Data ! Deux fichiers nationaux sont prévus. Le « Sidep » recensera les données biologiques des personnes positives au covid. Tandis que le « contact tracing » listera les personnes ayant côtoyées le malade. Toutes les personnes figurant dans ces fichiers seront « invitées » par les brigades sanitaires à se confiner.
Ces données sont prévues pour être gardées 1 an et seront disponibles à tout un tas de personnes en dehors du médecin. Une aubaine pour les GAFAM qui attendaient impatiemment de parfaire leur business du traçage grâce à la santé ! Ainsi, en France, Microsoft compte bien s’emparer d’une part du gâteau.
La firme propose ainsi son Health Data Hub au gouvernement. Une interface entre producteurs de données : nous, et utilisateurs de données : par exemple des chercheurs. Et demain qui sait… des entreprises privées, des assurances ou des mutuelles ! Une bonne raison de penser qu’après un an, il y aura une suite à ce qui sera sans aucun doute devenu un marché.
Nous voilà bien. Nous sommes la société qui aura inventé des applications de tracing dans la poche, qui aura transformé les médecins et l’assurance maladie en agent de la Stasi mais qui aura envoyé au front des soignants avec des masques périmés et laissé crever ses vieux loin des leurs dans des salles de réanimation ou dans des Ehpad moroses gérés par des fonds de pension cotés en bourse.
Credits: Karim Khelfaoui (médecin généraliste et régulateur au Samu 13)
Alain Damasio est écrivain de science-fiction. Son dernier roman, Les Furtifs, a été publié en avril 2019 aux éditions La Volte.
Reporterre — Êtes-vous en colère avec ce qui se passe en ce moment ?
Alain Damasio— Clairement, je suis en colère, mais pas contre la pandémie elle-même. Je perçois et vis ce virus comme complètement naturel. Je suis en colère contre la façon dont notre gouvernement gère cette crise d’une façon pathétiquement verticale, centralisée et ultrasécuritaire, en faisant assumer à la population son incompétence crasse. Sur les trois axes clés de la lutte, à savoir les tests, les masques et les lits, la Macronerie a totalement échoué (..)
Depuis plusieurs
semaines déjà, un terme barbare et auparavant inconnu du grand public
est sur toutes les lèvres dans les pays confinés : le contact tracing. Ayant
pour objectif d’enrayer le Covid-19, cette solution de traçage
permettrait de savoir qui a été en contact avec des personnes testées
positives au virus pour prévenir rapidement les potentiels futurs
contaminés. Pour mettre en œuvre le contact tracing, nul besoin
de puces futuristes ou de bracelets électroniques. La solution est déjà
là, dans le creux des mains et des poches de centaines de millions de
personnes : le smartphone.
Pour
ceux qui n’auraient pas tous les éléments en tête, un petit
récapitulatif s’impose. Cela permettra de mieux comprendre la révolution
technologique et idéologique...
Quand Aral Balkan conçoit pas des applications et logiciels via son organisation sans but lucratif Ind.ie, il tire à boulets rouges sur les géants de la tech. Son combat : défendre le droit à la vie privée sur le net.
Vous avez sans doute remarqué que lorsque les médias grand public évoquent les entreprises dominantes du numérique on entend « les GAFA » et on a tendance à oublier le M de Microsoft. Et pourtant…On sait depuis longtemps à quel point Microsoft piste ses utilisateurs, mais des mesures précises faisaient défaut. Le bref article que Framalang vous propose évoque les données d’une analyse approfondie de tout ce que Windows 10 envoie vers ses serveurs pratiquement à l’insu de ses utilisateurs…
La publicité pollue nos écrans, nos pensées et nous impose une vision stéréotypée de la société.
Elle ralentit l'affichage des autres contenus et consomme de l'énergie inutilement.
Elle rend dépendants la presse, les créatrices et créateurs, vidant nos médias de leur diversité.
Elle surveille toutes nos actions en ligne pour déceler nos faiblesses et nous pousser à surconsommer.
Pour ton esprit, ta planète, ta culture et ta vie privée, bloque la pub sur Internet.
Et pour ceux de tes copin·es, passe le bloqueur à tes voisin·es. (..)
Nothing To Hide est un film documentaire dédié à la question de la surveillance de masse et à son acceptation dans la population. Vous pensez ne rien avoir à cacher ?...
NOTHING TO HIDE (86 min) interroge la vaste acceptation de la surveillance au sein de la population par l’argument « je n’ai rien à cacher ». A travers cinq protagonistes et une vingtaine d’intervenants (lanceurs d’alerte, hackers, juges, sociologues, victimes de la surveillance) le documentaire explore les implications d’une telle rhétorique à l’époque du tout-numérique et interroge ce modèle de société que nous contribuons chaque jour à façonner.
"Nothing to hide, nothing to fear" ou "Je ne risque rien, je n'ai rien à cacher" est le leitmotiv distillé généralement par les pouvoirs en place et largement relayé par les médias classiques, cependant :
« Dire que la vie privée ne vous intéresse pas parce que vous n'avez "rien à cacher", c'est comme dire que la liberté d'expression est inutile, parce que vous n'avez "rien à dire". »Edward Snowden
La logique du "rien à cacher" à l’ère du Big Data n’a encore jamais été interrogée. Éluder cette question nous empêche pourtant de répondre à une autre : quelle société sommes-nous en train de construire pour nous et les générations à venir ?
Ce film documentaire a été réalisé et produit par deux journalistes, l’un français, Marc Meillassoux, et l’autre allemand, Mihaela Gladovic. Quant à son financement, il a été possible grâce à une souscription en ligne à laquelle plus de 400 internautes ont participé.
Facebook s’est allié avec un think tank financé par des fabricants d’armes, des branches de l’armée des USA et des pétromonarchies du Golfe pour « sauvegarder son processus démocratique ». Ce qui revient à embaucher des pyromanes pour diriger les pompiers.
Si Facebook souhaitait réellement « protéger la démocratie et les élections », il rassemblerait une large coalition d’experts et d’activistes issus des différents pays et cultures où il est présent. Au lieu de quoi, le géant des réseaux sociaux fait sous-traiter le travail par une officine de propagande de l’OTAN...
La télémétrie envoie vos données cryptées (sensible ou
pas) à Microsoft toutes les cinq minutes à l’adresse ssw.live.com sur le
port 80. Bloquer l’adresse ssw.live.com revient à bloquer Windows
Update. Windows Update ne pouvant pas être désactivé signifie que
Microsoft peut : • Lancez le logiciel sur votre ordinateur sans votre consentement.
• Obtenir des données de votre ordinateur sans votre consentement.
• Supprimer les logiciels et les fichiers de votre ordinateur sans votre consentement. Cela qualifie pleinement Windows 10 comme un botnet, qui est un type
de malware, et la mise à jour anniversaire (Redstone 1) fait encore
pire. Mais pour ceux qui s’intéressent un peu au sujet des données
personnelles, ce n’est qu’un acteur de plus qui collecte des tas d’infos
sur nous. Un de plus et qui le fait de manière totalement décomplexée
sans se cacher et avec l’accord de la CNIL...
Qu’ont en commun l’OTAN, les sous-traitants militaires privés, les énormes fabricants d’armes, les marchands de vin, la NSA, Trump, les milliardaires anglais, les oligarques russes et l’industrie du pétrole ? Le réseau social le plus important au monde.
Boudé il y a quelques années par les milieux militants, les réseaux sociaux et particulièrement Facebook sont aujourd’hui utilisés sans aucune retenue ni questionnement. Facebook c’est peut-être pratique pour sa fluidité, ses buzz, son côté populaire, bien que cette impression soit largement surestimée. Mais en tant que militant.e.s, activistes ou révolutionnaires il est grand temps de questionner notre usage exclusif ou notre dépendance aux réseaux sociaux. C’est ce que propose cet article.
L’ami Gee continue à nous dessiner les frasques des GAFAM et passe un
peu de temps, cette fois-ci, à expliquer les danger des appareils
connectés qui « écoutent »… une énième raison d’essayer d’organiser une
autre société où, peut-être, les humains s’écouteraient entre eux au
lieu de se faire volontairement espionner par des boîtes noires....
Le constat est sévère. Pour le fondateur The Pirate Bay, l'idée d'un Internet décentralisé est perdue.
C’est un regard désabusé que porte Peter Sunde lorsqu’on lui demande son point de vue sur la trajectoire qu’Internet a pris depuis dix ou quinze ans. Pour celui qui a été pendant longtemps la voix et le visage de The Pirate Bay, avant de passer à autre chose, « tout est allé de travers ». Et la raison principale à ses yeux est qu’il n’a pas été possible de résister ou de voir venir la centralisation d’Internet.
« Je dirais que nous, en tant que peuple, avons un peu perdu Internet au profit de la société capitaliste […]. Nous avons eu cette petite ouverture pour un Internet décentralisé mais nous l’avons perdue en étant naïfs », a-t-il déploré lors d’une présentation ayant eu lieu dans une conférence hongroise, la Brain Bar Budapest, dans des propos rapportés par The Next Web...
Après Framinetest (qui montre que les libristes ont déjà répondu à l’édition « éducation » de Minecraft/Microsoft), Framemo (le petit outil pratique pour collaborer sur des idées), les mises à jour de Framacarte, Framacalc, Framapad, Framapic, Framasphère, Framemo, et d’autres… on aurait pu croire que notre été était déjà bien rempli.
Mais non. Il nous fallait fêter ces deux ans avec de nouveaux services. OK. Chiche ! (...)
Une série de médias sociaux, dont
Google, Facebook, Twitter et YouTube, ainsi que le géant des logiciels
Microsoft, ont signé fin mai le code de conduite de la Commission européenne, dans lequel ils s’engagent à bloquer ou supprimer dans les 24 heures les messages qui incitent à la violence et à la haine.
L’hégémonie des Gafa, acronyme de Google, Apple, Facebook et Amazon,
inquiète l’Europe. Mais quels sont précisément les caractéristiques de
ces acteurs ? Réponse en 10 faits et chiffres.