De la naissance jusqu’à la mort, la vie des animaux d’élevage est placée sous le sceau de la cruauté. Sélectionnés génétiquement pour produire plus, vaches, poulets et porcs sont mutilés, enfermés dans des cages individuelles ou entassés dans des enclos, sans lumière ni possibilité de mouvement, avant d’être tués à la chaîne. Comment en est-on arrivé là ?
Les expertises scientifiques les plus récentes préconisent une réduction drastique – allant de 50 à 90 % – de notre consommation actuelle de produits d’origine animale, dans l'objectif de lutter contre le réchauffement climatique. Sont listés sur cette page les rapports et articles scientifiques de référence sur le sujet.
Ce mardi 26 janvier 2021 commence l'examen à l'Assemblée nationale du
projet de loi de lutte contre la maltraitance animale. Un projet de loi
qui, dans une totale hypocrisie, n'aborde jamais les questions liées à
l'élevage intensif. C'est précisément ce que dénonce Jean-Luc Mélenchon
dans cette vidéo où il énumère les amendements déposés par la France
insoumise et jugés irrecevables ou refusés en commission.
Le
député insoumis explique ainsi qu'à l'heure où se pose la question des
zoonoses, ces maladies qui passent des humains aux animaux et des
animaux aux humains, il faut se poser la question des élevages
concentrationnaires d'animaux. Il détaille les objets de maltraitance
que fait subir ce mode d'élevage : transport dans des conditions atroce,
élevage en batterie avec des zones de vie minuscules pour les poules,
broyage vivant des poussins, castration à vif des porcelets,
électronarcose (électrocution des poulets)...
Jean-Luc Mélenchon
explique pourquoi la maltraitance que nous faisons subir aux animaux
pose une question morale compte tenu du fait que notre humanité doit
nous amener à un principe de responsabilité. Puisque la biodiversité est
une et indivisible et que nous sommes en mesure de comprendre que les
animaux sont des êtres sensibles et doués de conscience, alors nous
devons questionner les raisons qui font que nous leur faisons subir une
telle maltraitance. Et interroger, par exemple, notre consommation de
viande.
Aujourd’hui, 75% des terres agricoles dans le monde servent à élever du
bétail (c’est-à-dire à nourrir des bêtes qui serviront, ensuite, à nous
nourrir). Notre mode de vie carnivore, réservé à une poignée de
privilégiés, exerce une pression telle sur notre planète qu’il
déstabilise les écosystèmes : destruction de la biodiversité et
déforestation, émissions de gaz à effet de serre et changements
climatiques, pollution des cours d’eau, mainmise des multinationales au
détriment des petits agriculteurs, mais aussi souvent cruauté animale et
impacts néfastes sur la santé humaine. Ici, une ferme d’élevage à
Estancia Bahia, au Brésil. Crédits : Greenpeace
La production de viande et de produits laitiers émet plus
d’azote que la Terre ne peut en supporter : en effet, la quantité de
pollution azotée émise uniquement par le biais de l’élevage mondial est
bien supérieure à ce que la Terre peut supporter. Les scientifiques
suggèrent un changement d’alimentation : nous devrions consommer moins
de produits d’origine animale.
À la fin de cette vidéo, déjà plus de 23 000 animaux auront été tués dans les abattoirs français. Des millions d’autres subiront le même sort aujourd’hui et chaque jour suivant, dans l’unique but de remplir des assiettes.
Historiquement, les grandes tragédies telles que la pandémie actuelle ont souvent apporté des changements importants. Alors des scientifiques cherchent à comprendre, la consommation d’animaux semble bien être en cause.
Le coronavirus à l’origine de l’actuelle pandémie provient
indiscutablement de la consommation d’animaux. C’est ce qui a conduit la
Chine, le 26 février, à interdire tout transport ou commerce d’animaux
sauvages destinés à l’alimentation. D’ailleurs, selon une équipe de
chercheurs menée par la biologiste Laura Kurpiers, 75 % des maladies
infectieuses émergentes auraient une origine..
Un porcelet en souffrance dans un élevage de Quimper.L214
Élevage en cage, broyage des poussins, castration à vif… les députés ne sont pas contre !
L’Assemblée nationale a voté contre la plupart des amendements instaurant davantage de protection pour les animaux, malgré les scandales à répétition comme ceux révélés par l’association L214.
Le
bien être animal ne semble pas être une priorité pour la majorité. Le
projet de loi agriculture et alimentation est actuellement en débat à
l’Assemblée nationale ...