11 septembre 2017
11 septembre
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Thèmes : 11 septembre , Allende , capitalisme , Chili , CIA , crimes contre l'humanité , Etasunis , impérialisme
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest16 décembre 2015
« La DGSE a facilité le convoyage de la bombe utilisée au Bd Amirouche »
Algérie Patriotique
Jean-Loup Izambert : Ces attaques ne sont qu’un petit échantillon du drame que vivent chaque jour les citoyens syriens, irakiens, palestiniens et des pays du Maghreb comme l’ont surtout vécu les Algériens dans les années noires de 1990. Elles sont le fait de groupes de la même mouvance idéologique que ceux que les dirigeants occidentaux, tout particulièrement étasuniens, anglais et français, protègent depuis la fin des années quatre-vingt. Ces groupes sont tous, d’une manière ou d’une autre, en rapport avec les services occidentaux des mêmes pays, principalement étasuniens. Dès 1945, les services étasuniens ont utilisé les Frères musulmans contre les pays socialistes. Puis, à la fin des années quatre-vingt, les Anglais et les Français ont collaboré avec la CIA, les services pakistanais et saoudiens pour renverser la jeune République laïque afghane. En 1982, le président François Mitterrand a fait sélectionner et exfiltrer d’Afghanistan des chefs de groupes criminels par la DGSE (...)
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Thèmes : Afghanistan , al-nostra , Algérie , Bataclan , CIA , DGSE , géostratégie , guerre occident-monde arabe , Libye , Sarko , Syrie , terrorisme , Tunisie
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest13 février 2015
Yémen: l'enfant de 13 ans qui cauchemardait des "machines de la mort" d'Obama à été tué dans une attaque de drones
"Je les vois tous les jours et ça nous fait peur. Beaucoup d'enfants de cette région font des cauchemars à cause de ça et certains ont des problèmes mentaux. Ils ont transformé cette région en un enfer, c'est tout le temps l'horreur, jour et nuit, on rêve de ça en dormant".
"Ils nous disent que ces drones viennent d'Arabie saoudite ou du Yémen et que les Etats-Unis les envoient pour tuer des terroristes, mais ils tuent des innocents. Nous ne savons pas pourquoi ils nous tuent. A leurs yeux, nous ne méritons pas de vivre comme les autres personnes du monde et nous n'avons pas de sentiments ou d'émotions, nous ne pleurons pas et nous ne sentons pas la douleur comme les autres êtres humains".
suite sur Big Browser ...
Lire l'article et voir le reportage vidéo (en anglais) sur le Guardian ...
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Thèmes : CIA , drones , guerre occident-monde arabe , Obama , Yémen
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest21 octobre 2014
Nouveau canular sur le Boeing MH17
Tous les médias reprennent la nouvelle parue dans Der Spiegel, selon laquelle les services secrets allemands détiendraient les preuves que ce sont les “séparatistes russophones” qui auraient abattu le Vol MH17 de Malaysia Airlines au-dessus de l’espace aérien contrôlé par les autorités ukrainiennes.
Cela fait trois mois que les enquêteurs (tous occidentaux) gardent le silence sur l’assassinat de 297 personnes.Et pourtant nous savons qu’à ce moment-là, au-dessus de l’Ukraine, un satellite-espion américain photographiait tout ce qui se passait.
Nous savons qu’il y avait deux avions-AWACS qui surveillaient électroniquement toute la zone.
Nous savons que les boites noires ont été retrouvées par les « rebelles » du Donbass qui les ont mises à disposition.
Nous savons qu’il existe un enregistrement des conversations entre l’équipage et la tour de contrôle de Dnepropetrovsk (mais leur contenu n’a pas été divulgué).
Nous avons découvert qu’un directoire de quatre pays (la Belgique, la Hollande, l’Australie et l’Ukraine) a le monopole de l’information [sur cette enquête] et qu’il peut interdire la publication [des conclusions].
Mais voilà le dernier canular organisé, repris immédiatement par tous les journaux télévisés aujourd’hui, et demain par toute la presse. Un cas d’école. Tous les grands médias taisent l’évidence, à savoir, que les Occidentaux ont les informations, mais ne les diffusent pas. Ils valident immédiatement les soi-disant « indiscrétions » d’un service secret qui n’est rien d’autre qu’une succursale de la CIA. Tout cela au moment où justement en Allemagne, le best-seller le plus vendu actuellement est un livre d’un journaliste [repenti], Udo Ulfkotte, sur le [scandale] des journalistes à la solde de la CIA.
Les assassins se couvrent mutuellement. Les journalistes italiens [et français – NdT] ceux qui sont de mèche, sont complices de ces assassins.
Giulietto Chiesa
Lundi 20 octobre 2014
Source Megachip
Traduction IlFattoQuotidiano.fr
Adresse de cet article : http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/nouveau-canular-sur-le-boeing-mh17-158339
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Thèmes : CIA , médias , Russie , Ukraine
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest12 août 2014
Etes-vous prêt pour une guerre nucléaire?
La crise provoquée par les accusations portées par Washington et l’Union Européenne contre la Russie, lui attribuant la responsabilité d’avoir abattu le vol MH17, a rapproché le monde d’une guerre mondiale comme jamais auparavant depuis la crise des missiles cubains en 1962. Mais aujourd’hui, la situation est peut-être plus dangereuse encore. Il y a cinquante ans, le gouvernement Kennedy – redoutant que des erreurs de jugement de part ou d’autre puissent déclencher un échange de tirs nucléaires – avait cherché à maintenir ouvertes les voies de communication et à éviter de diaboliser les dirigeants soviétiques.
Aujourd’hui en revanche, la CIA dirige une campagne de propagande incendiaire contre la Russie et son président, Vladimir Poutine, une campagne qui semble déterminée à provoquer une confrontation militaire directe avec un pays qui dispose du deuxième plus grand arsenal nucléaire du monde. Il n’y a aucun doute que la CIA est en train de mobiliser toutes les ressources et tous les moyens dont elle dispose – au sein des gouvernements, des médias et parmi les universitaires – dans une campagne savamment orchestrée et destinée à empoisonner l’opinion publique avec de l’hystérie anti-russe.
Pour le moment, il n’y a rien qui constitue, même de loin, une explication définitive de la chaîne des événements ayant conduit à la destruction du vol MH17. En dépit de toute l’énorme technologie de surveillance à leur service et qu’elles financent à hauteur de milliards de dollars par an, les agences de renseignement américaines n’ont pas fourni le moindre élément concret de preuve pour étayer les accusations de responsabilité lancées contre la Russie.
Mais si les circonstances physiques entourant la destruction du vol MH17 demeurent inconnues, les objectifs politiques pour lesquels cette tragédie est exploitée eux, ne sont devenus que trop clairs.
Depuis le début de la semaine, les trois magazines d’information à grand tirage les plus influents des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et d’Allemagne – Time, The Economist et Der Spiegel – publient des articles figurant en couverture qui associent de folles accusations à l’adresse de Vladimir Poutine à l’exigence d’une épreuve de force définitive avec la Russie.
La caractéristique la plus frappante et la plus évidente de ces articles est qu’ils sont quasi identiques. La CIA en a écrit le scénario. Ils recourent tous aux mêmes insultes et aux mêmes inventions. Ils dénoncent le « tissu de mensonges » de Poutine. Le président russe est dépeint comme un assassin de masse « dépravé. »
Comment le président russe doit-il comprendre l’emploi d’un tel langage dans les magazines d’information les plus influents? Il est la cible de la même campagne de dénigrement que celle qui a déjà visé Slobodan Milosevic en Serbie, Saddam Hussein en Irak, Mouammar Kadhafi en Libye et Bachar al-Assad en Syrie. Poutine n’est pas sans connaître l’aboutissement de ces campagnes de propagande. La Serbie fut soumise politiquement par les bombes et Milosevic fut embarqué à La Haye où il mourut mystérieusement en prison. L’Irak fut envahi et Hussein exécuté. La Libye fut également envahie et Kadhafi – au grand amusement de Hillary Clinton – fut sauvagement torturé et lynché. Quant à Assad, les Etats-Unis ont organisé contre lui une insurrection sanglante qui a causé la mort de plus de 100.000 Syriens.
Dans ces conditions, on pourrait difficilement accuser Poutine de paranoïa s’il en concluait que les Etats-Unis et leurs alliés européens veulent sa mort. Par conséquent, faut-il se demander, quel impact pourrait avoir ces soupçons bien fondés sur sa propre ligne de conduite au fur et à mesure que la confrontation s’intensifie ?
Dans les trois articles de couverture, les gouvernements d’Europe de l’Ouest et des Etats-Unis sont pris à partie pour ne pas s’attaquer à Poutine et à la Russie. Les trois magazines adoptent un ton impatient et fâché face à ce qu’ils jugent être une agressivité insuffisante. Ils affirment tous que le temps de la discussion est terminé. Der Spiegel a déclaré « L’épave du vol MH17 est aussi l’épave de la diplomatie. »
Comment faut-il interpréter cette déclaration? Si la diplomatie a échoué, cela ne peut que signifier que la guerre est imminente.
Dans son article « En Russie, un crime sans châtiment, » Time s’en prend à Obama pour avoir demandé à Poutine de contribuer à l’enquête sur le crash au lieu de proférer immédiatement contre la Russie des menaces de guerre. Il écrit, « C’était la crise en résumé : la moindre des choses que Poutine pouvait faire était le maximum qu’Obama pouvait exiger. Le président américain n’a pas annoncé de dates butoires, n’a pas tracé de lignes rouges et pas lancé de menaces. »
L’invocation de « dates butoires », de « lignes rouges » et de « menaces » est le langage de la guerre. Comment interpréter ces mots autrement.?
Time attaque l’Italie et la France et même le gouvernement Obama et la population américaine pour ne pas soutenir une agression contre la Russie : « Poutine n’a pas beaucoup de soucis à se faire en considérant les forces qu’on lui oppose. Obama, en tant que chef d’une nation lasse de la guerre, a exclu toutes les options militaires, dont la fourniture d’armes à l’Ukraine. » Il est clair que Time veut mettre l’option militaire sur la table.
Dans son article de tête intitulé « Un tissu de mensonges », The Economist suit le même script et accuse l’Occident d’être indécis. « Les Allemands et les Italiens affirment qu’ils veulent maintenir ouverte la voie de la diplomatie, en partie parce que des sanctions mineraient leurs intérets commerciaux. La Grande-Bretagne appelle à des sanctions mais est réticente quand il s’agit de nuire aux affaires rentables de la City de Londres avec la Russie. L’Amérique a un discours musclé mais n’a rien fait de nouveau. »
Cette campagne médiatique coordonnée est déjà en train de produire l’effet désiré. Mardi, l’administration Obama et l’Union européenne ont annoncé qu’ils s’étaient mis d’accord sur une nouvelle série de sanctions, plus agressives. On interprète ces mesures comme des mesures de transition vers ce que l’éditorialiste du Financial Times Wolfgang Munchau décrit comme « La bombe atomique de la guerre financière ». L’article de Munchau a été publié non seulement dans le Financial Times mais encore dans Der Spiegel.
A travers une combinaison de menaces militaires et de strangulation économique, les Etats-Unis et l’UE se sont mis à déstabiliser la Russie. Comme le montrent clairement leurs références constantes aux oligarques russes, ils espèrent que les sanctions financières vont encourager la constitution d’un complot visant à renverser ou même à assassiner Poutine. Un régime envisagé ainsi par Washington transformerait la Russie en un protectorat néo-colonial, entièrement subordonné à l’impérialisme américain sur le plan politique, économique et militaire.
Bien sûr, si Poutine changeait de cours et se conformait aux exigences américaines, la campagne médiatique ferait les ajustements nécessaires. Les événements peuvent cependant prendre une direction qu’aucun scénario de la CIA n’aura prévue.
L’irresponsabilité d’une politique de déstabilisation de la Russie, une puissance contrôlant le second en importance des arsenaux nucléaires du monde, est effarante. Dans une situation où les forces militaires de toute l’Europe de l’est et de la région de la Mer Noire sont en alerte et où des forces ukrainiennes et russes échangent des tirs d’artillerie de part et d’autre de leurs frontières, la possibilité d’une erreur de jugement devient de jour en jour plus grande.
Quel que soient les résultats à court terme du cours suivi par les Etats-Unis et les pouvoirs impérialistes européens, à long terme il mène inexorablement à la guerre, avec les conséquences cataclysmiques que cela implique. Le plus grand danger pour la classe ouvrière est que des décisions sont prises dans les coulisses, la masse des gens n’étant pas, pour la plus grande partie, consciente des dangers auquels la population mondiale est confrontée.
Il y aura cent ans cette semaine que la Première Guerre mondiale fut déclenchée par de petites cabales de ministres, de monarques et d’intérets économiques de toute l’Europe et dont la décision de tout miser sur une victoire dans la guerre a conduit à de nombreux millions de morts. Aujourd’hui, des forces similaires mettent en marche une dynamique menant à une conflagration qui pourrait aboutir à la destruction de la planète.
Il n’y a aucun moyen d’arrêter ce mouvement vers la guerre si ce n’est par une intervention politique consciente de la classe ouvrière. Quiconque croit qu’une guerre nucléaire est impossible parce que les gouvernements modernes, à l’opposé de ceux au pouvoir en 1914, ne prendraient pas le risque d’une catastrophe, se fait des illusions. Les régimes existant aujourd’hui sont peut-être encore plus irresponsables que ceux de l’époque. Assaillis par des problèmes économiques et sociaux pour lesquels ils n’ont pas de solution progressiste, ils sont de plus en plus enclins à voir la guerre comme un risque valant la peine d’être encouru.
C’est pourquoi le Comité international de la Quatrième internationale insiste sur l’urgence de construire maintenant un mouvement anti-guerre, anti-impérialiste et anti-capitaliste de la classe ouvrière.
(Article original paru le 30 juillet 2014)
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Thèmes : CIA , Etazunis , guerre nucléaire , Poutine , propagande , Russie
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest10 septembre 2013
Un certain 11 septembre, le plus terrible de tous
9 septembre 2013
Un certain 11 septembre, le plus terrible de tous
Le renversement d’Allende, raconté par Washington
La répression fit 3 800 morts ou disparus (évaluation minimale) et plus de 37 000 torturés. Des centaines de milliers de Chiliens furent contraints à l’exil. Une aube noire se leva sur le Chili de Pinochet.
Le 11 septembre 2001, l’attentat contre le World Trade Center à New-York fit 2992 morts (en comptant les 19 pirates de l’air) selon les chiffres officiels du rapport de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis. Il s’ensuivit une aube noire pour l’Afghanistan et l’Irak où périrent des centaines de milliers de citoyens, hommes, femmes enfants.
Socialiste, Salvador Allende était un des fondateurs du PS chilien. C’est la raison pour laquelle le parti solférinien pleure à chaudes larmes tous les 11 septembre, à chaque anniversaire de l’écroulement des tours jumelles.
Le Grand Soir.
Allende était un marxiste, convaincu qu’on pouvait arriver au gouvernement par la voie pacifique et à partir de là, renverser les structures de l’Etat au bénéfice des majorités pauvres. Il disait que pour arriver à un tel but, on devait nationaliser les grandes industries, celles qui étaient aux mains des Etats-Unis, en priorité, car c’étaient elles qui exploitaient les ressources stratégiques. Ces idées, et d’autres idéaux sociaux, le rendirent indésirable aux yeux de Washington : il pouvait devenir un exemple pour les peuples d’autres nations latino-américaines.
Afin de lui barrer la route, des millions de dollars furent distribués aux partis politiques du centre et de droite afin qu’ils fassent leur propagande. Au moment d’élire le candidat à la présidence, Washington se décida à appuyer Eduardo Frei du parti démocrate chrétien, et imposa aux autres partis qu’il avait financés, de s’aligner sur cet homme politique. Au total, l’opération coûta quelque vingt millions de dollars, une somme si importante pour l’époque qu’on peut seulement la comparer avec ce qui avait été dépensé dans les élections étasuniennes. En effet, Washington n’investit pas seulement sur le candidat Frei, mais aussi sur toute une campagne stratégique de propagande anticommuniste à long terme.
La Commission du Sénat dit : « De nombreux supports furent exploités : presse, radio, films, tracts, dépliants, envois postaux, banderoles, peintures murales. » La Commission reconnaît que par l’intermédiaire de ses partis et de diverses organisations sociales, la CIA réalisa « une campagne alarmiste », dans laquelle la principale cible furent les femmes, à qui l’on affirmait que les soviétiques et les cubains viendraient enlever leurs enfants. Des affiches distribuées massivement montraient des enfants portant la marque de la faucille et du marteau estampillée sur le front. La tradition religieuse aussi fut exploitée au maximum afin d’inspirer la crainte du « communisme athée et impie ».
L’opération psychologique fonctionna au-delà de toutes les espérances : Frei obtint 56% du vote populaire, Allende 39%. Selon la Commission du Sénat, la CIA affirmait que « la campagne d’effroi anticommuniste avait été la plus efficace de toutes les activités entreprises. »
Ce fut une opération psychologique, avec les caractéristiques d’une guerre, dont la base était les plans appliqués au Guatemala et ayant amené au renversement du président Jacobo Arbenz, en juin 1954[3]. Une opération qui, au Chili, ne fut pas démantelée avec le triomphe de Frei car, malgré tout, le nombre de voix remportées par Allende fut élevé. Et le vaincu avait toutes les intentions de se représenter aux futures élections.
Dans ses Mémoires, William “Bill” Colby[4], chef de la CIA de 1973 à 1976, raconte que lors de l’élection présidentielle de 1970 au Chili « la CIA se vit enjoindre de diriger tous ses efforts contre le marxiste Allende, contre la candidature duquel elle fut chargée d’organiser une vaste campagne de propagande.” ». Selon cet ancien patron de la CIA, l’opération s’appelait « Deuxième Voie ».
Henry Kissinger, alors conseiller à la Sécurité Nationale du président Richard Nixon, déclara pendant une réunion du Conseil national de sécurité sur le Chili, le 27 juin 1970 : « Je ne vois pas pourquoi nous devrions rester sans rien faire pendant qu’un pays sombre dans le communisme à cause de l’irresponsabilité de son peuple. » [5] Ce qui signifie que la décision souveraine d’un peuple ne serait pas valable si elle n’était pas en concordance avec les intérêts étasuniens. Lors de cette même réunion, on décida de rajouter 300 000 dollars à l’opération de propagande qui était déjà menée.
Selon la Commission Church, Richard Helms, promu patron de la CIA en 1966, envoya deux officiers qu’il connaissait depuis les premiers préparatifs d’invasion de Cuba. Ceux-ci, spécialistes de la guerre psychologique et de la désinformation avaient fait partie des plus hauts responsables des opérations au Guatemala : David Atlee Phillips, et David Sánchez Morales, de retour d’Indochine. La désinformation continuait de faire partie des activités principales contre le candidat Allende. La Commission du Sénat dit qu’un des mots d’ordre de la campagne était : « La victoire d’Allende signifie la violence et la répression stalinienne. »
Mais le 4 septembre 1970, Salvador Allende remporta les élections. Colby rapporte que « Nixon entra dans une grande fureur. Il était convaincu que la victoire d’Allende faisait passer le Chili dans le camp de la révolution castriste et anti-américaine, et que le reste de l’Amérique Latine ne tarderait pas à suivre. » L’ancien patron de la CIA se rappelle que le président convoqua Helms, « et il lui ordonna très clairement d’empêcher Allende de prendre ses fonctions. » Nixon chargea Kissinger de lui communiquer un suivi précis du complot.
Il restait une possibilité d’éviter qu’Allende prenne le pouvoir. Le Congrès chilien devait se réunir le 24 octobre pour choisir entre Allende et Jorge Alessandri, du Parti conservateur, arrivé en deuxième position, car Allende n’avait pas obtenu la majorité absolue. C’est qu’une partie de la gauche s’était divisée, non seulement à cause de la campagne médiatique, mais aussi du fait de l’argent que la CIA avait réussi à injecter dans quelques groupes.
Exécutant l’ordre, Helms envoya « un groupe de travail » qui se livra « à une activité frénétique » pendant six semaines, relata Colby. Atlee Phillips et Sánchez Morales étaient toujours hauts responsables du nouveau complot. Les dollars affluèrent massivement, mais dans une nouvelle direction maintenant. On essaya d’acheter le vote de certains congressistes pour qu’ils se prononcent contre sa victoire. Mais cela ne donna aucun résultat : Allende fut nommé président du Chili.
Washington plaça donc son plus grand espoir dans les Forces armées, mais tout dépendait de leur Commandant en chef, le général René Schneider. Là, la CIA rencontra un problème, car ce militaire avait clairement indiqué que son institution respecterait la Constitution. Et Colby reconnaît avec un naturel effrayant : « C’était l’homme à abattre. En désespoir de cause, on organisa donc contre lui une tentative d’enlèvement qui tourna mal : il fut blessé en tentant de résister à ses agresseurs. » Selon la Commission Church, ce jour même, le 22 octobre, très tôt dans la matinée, la CIA avait remis à des conspirateurs chiliens, des mitraillettes et des munitions « stérilisées », dénommées ainsi car, en cas d’enquête, leur origine serait impossible à déterminer. Trois jours après, René Schneider succomba à ses blessures. Immédiatement, Nixon envoya un message cynique à son homologue chilien : « Je voudrais vous faire part de ma douleur devant cet acte répugnant. »
Le 3 novembre 1970, Allende prit ses fonctions de président. Une stratégie de déstabilisation du nouveau gouvernement fut alors à l’étude, et la Direction de l’Hémisphère Occidental de la CIA était chargée de la mettre en oeuvre. En 1972, Ted Shackley, officier très expérimenté en opérations clandestines en devint le directeur. Il nomma son homme-lige Tom Clines chargé des opérations de la CIA au Chili, pour travailler spécifiquement sur le « cas Allende ». Celui-ci avait sous sa responsabilité ses vieux collègues Sánchez Morales et Atlee Phillips.
En mars de l’année suivante, Bill Colby nommé sous-directeur des Opérations Spéciales de l’Agence redevint leur supérieur. Colby et Shakley, qui avaient été à la tête de la guerre sale en Indochine, se trouvaient de nouveau réunis pour en mener une autre.
Depuis 1972, cette équipe de la CIA menait l’opération de désinformation et de sabotage économique la plus perfectionnée que l’on ait connue jusqu’alors au monde. Colby reconnaîtra dans la presse de son pays que ce fut une « expérience de laboratoire sur l’efficacité de l’investissement financier lourd pour discréditer et renverser un gouvernement. » [6]
Et ce ne fut pas tout. Selon la Commission du Sénat étasunien, la CIA à Santiago, se consacra à recueillir toute l’information nécessaire en vue d’un éventuel coup d’Etat : « Listes de personnes à arrêter, infrastructures et personnel civils à protéger en priorité, installations gouvernementales à occuper, plans d’urgence prévus par le gouvernement en cas de soulèvement militaire. » [7] Information sensible, comme la dernière mentionnée, obtenue, selon l’ancien fonctionnaire du département d’Etat, William Blum, [8] grâce à « l’achat » de hauts fonctionnaires et de dirigeants politiques de l’Unité Populaire, la coalition de partis qui appuyaient Allende. A Washington, les employés de l’ambassade se plaignirent de la disparition de documents, non seulement au siège diplomatique, mais aussi à leurs propres domiciles. Leurs communications furent mises sous écoute. Un travail réalisé par la même équipe qui allait monter le cambriolage du Watergate. [9]
L’action contre Allende nécessitait une campagne internationale de diffamation et d’intrigues. Une bonne partie de celle-ci fut confiée à un novice en politique étrangère, presque un inconnu en politique, mais il s’agissait d’une vieille connaissance du président Nixon et des hommes de l’équipe de choc qui menaient l’opération : George H.W. Bush. Il réalisa cette tâche en tant qu’ambassadeur à l’ONU, fonction qu’il occupa à partir de février 1971. Lorsqu’il fut nommé à ce poste, personne ne voulut se rappeler que quelques mois plus tôt, en tant que représentant à la Chambre du Texas, il avait réussi à faire rétablir dans cet état la peine de mort pour les « homosexuels récidivistes ».
Le 11 septembre 1973, eut lieu le sanglant coup d’Etat mené par le général Augusto Pinochet contre le gouvernement du président Allende, et qui déchaîna une terrible répression. Même s’il avait quitté ses fonctions quelques jours avant, Ted Shackley fut l’homme clé du renversement. Son biographe affirme : “Salvador Allende mourut pendant le coup d’état. Quand la fumée se dissipa, le Général Augusto Pinochet, dirigeant de la Junte Militaire était installé au pouvoir comme dictateur, en partie grâce au travail ardu de Shackley […] ”.[10]
Quelques semaines plus tard, Henry Kissinger reçut le Prix Nobel de la Paix… Un an après ce fatidique 11 septembre, alors que la dictature continuait à plonger la nation dans un bain de sang, le président Gerald Ford déclara que les Etasuniens avaient agi « dans le meilleur intérêt des Chiliens, et certainement dans celui des Etats-Unis. » [11]
Quant à l’ancien président Nixon, voilà ce qu’il écrivait en 1980 : « Les détracteurs se braquent uniquement sur la répression politique au Chili, en ignorant les libertés qui sont le fruit d’une économie libre […] Plutôt que de réclamer la perfection immédiate au Chili, nous devrions encourager les progrès qu’il fait. » [12]
Hernando Calvo Ospina
(A quelques changements près, ce texte est un chapitre du livre L’Équipe de choc de la CIA, Le Temps des cerises, novembre 2009).
Notes :
[1] Commission spéciale présidée par le sénateur Frank Church : “Alleged Assassination Plots Involving foreign Leaders.” Washington, Novembre 1975.
[2] Cover Action in Chile, 1963-1973. The Select Committe to Study Governmental Operations with Respect to Intelligence Activities, US Senate. Washington, 18 décembre 1975.
[3] Le président étasunien Dwight David Eisenhower autorisa la CIA à renverser Arbenz en appliquant un plan intégral, inédit sur le continent, qui contenait des actions de guerre psychologique, mercenaire et paramilitaire, dont le nom de code fut PBSUCCESS. Nick Cullather, Secret History : the CIA Classified Accounts of its Operations in Guatemala, 1952-1954, Stanford University, 1999.
[4] Colby, William. 30 ans de C.I.A. Presses de la Renaissance. Paris, 1978.
[5] Newsweek , Washington, 23 septembre 1974.
[6] New York Times,8 septembre 1974.
[7] Cover Action in Chile, 1963-1973. Op. Cit.
[8] William Blum, Les guerres scélérates, Parangon, Paris, 2004.
[9] Le Watergate était l’immeuble où se trouvaient les bureaux du Parti démocrate. En toute illégalité, le président Nixon ordonne en 1972 qu’elles soient placées sous écoute. Face aux preuves et au scandale qui éclate, le président doit démissionner en août 1974. Victor Marchetti et John Marks, La CIA et le culte du renseignement. Ed. Robert Laffont, Paris, 1975.
[10] David Corn, Blond Ghost, Ted Shackley and the CIA’s Crusades, Simon & Schuster. New York, 1994.
[11] New York Times. 17 septembre 1974.
[12] Nixon, Richard. La vraie guerre, Albin Michel, Paris, 1980.
Voir en ligne, http://www.legrandsoir.info/le-renversement-d-allende-raconte-par-washington.html
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Thèmes : Allende , Chili , CIA , Etazunis , impérialisme , Irak
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États-Unis. La CIA a aidé Saddam Hussein à gazer l’armée iranienne
Coup de tonnerre aux États-Unis, selon le très sérieux magazine américain Foreign Policy, la CIA a aidé Saddam Hussein à effectuer des attaques chimiques contre l’Iran, en 1988.
Alors que les esprits s’échauffent sur la question syrienne, le magazine Foreign Policy assure que la CIA, la célèbre agence de renseignement américain, a soutenu Saddam Hussein lorsque le dictateur a utilisé son stock d’armes chimiques contre les troupes iraniennes, pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988) (...)
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Thèmes : armes chimiques , CIA , Etazunis , guerre occident-monde arabe , Irak
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Comment les Etasunis ont propagé le djihad en Afghanistan
Les droits des femmes sont de plus en plus utilisés comme instrument de propagande favorisant des desseins impériaux.
Les chefs d’État occidentaux, les représentants de l’ONU et les porte-paroles militaires font invariablement l’éloge de la dimension humanitaire de l’invasion de l’Afghanistan d’octobre 2001, menée par les États-Unis et l’OTAN, laquelle aurait pour but de combattre les fondamentalistes religieux, d’aider les petites filles à aller à l’école et de libérer les femmes soumises au joug des talibans.
La logique d’une telle dimension humanitaire de la guerre d’Afghanistan est contestable. N’oublions pas qu’Al-Qaïda et les talibans ont été appuyés par les États-Unis dès le début de la guerre soviéto-afghane, et ce dans le cadre d’une opération clandestine de la CIA. (...)
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Thèmes : Afghanistan , CIA , droit des femmes , guerre occident-monde arabe , islam , propagande , Syrie
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest7 mars 2013
La révolution ne sera pas télévisée
Documentaire diffusé sur Arte en 2004, réalisé par Kim Bartley et Donnacha O’Briain.
En avril 2002, alors que deux réalisatrices irlandaises préparent un documentaire sur Hugo Chavez, elles vivent en direct du palais présidentiel le coup d’État conduit par les propriétaires de chaînes privées, les cadres des compagnies pétrolières et une poignée de dirigeants militaires soutenus par les USA, l’Espagne, la Colombie et le Salvador.
Source: Au bout de la route
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Thèmes : Amérique du sud Vénezuela , Chavez , CIA , vidéo
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Syrie, Reporter sans Frontières, Al Qaïda, CIA ...
Resistance71 Blog | 28 février 2013
Ingérence occidentale en Syrie: le photographe français tué en Syrie, financé par la NED (CIA) via son employeur Reporter sans Frontières…
Dans cet article Cartalucci pense également que la seule solution pour stopper cette pourriture institutionnelle est de boycotter les institutions et de créer un contre-pouvoir autogestionnaire, en tout cas des entités de démocratie directe non représentative.
L’idée fait de plus en plus son chemin, l’oligarchie flippe et devant une poussée autogestionnaire qu’elle doit éviter à tout prix, elle tente de ranimer la flamme du communisme autoritaire d’état, qu’elle finance et contrôle tout autant. Nous écrivons un article à suivre sur ce sujet. La résurgence dans les merdias et les mentions faites tous azimuts au « communisme » (comprenons marxiste) et des tentatives timides pour l’heure de réhabilitation de Staline, ne sont pas du tout un fait du hasard… C’est une nouvelle manipulation pour détourner l’attention de la montée de l’idée du contre-pouvoir autogestionnaire, qui, contrairement au « communisme » marxiste et toutes ses variantes que l’oligarchie peut contrôler, serait une véritable catastrophe, car tout commencerait à lui échapper… inéluctablement et sans espoir de retour.
Le chemin autogestionnaire est la voie et la voix des peuples. Nous devons y arriver, Cartalucci le sent bien lui aussi, comme beaucoup d’autres.
– Résistance 71 –
Le photographe français décédé en Syrie était financé par le ministère des affaires étrangères américain et était intégré avec Al Qaïda
Tony Cartalucci
Le 25 Février 2013
url de l’article original:
http://landdestroyer.blogspot.co.uk/2013/02/dead-french-photographer-was-state.html
~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~
Comme indication supplémentaire de la nature dépravée de la campagne occidentale contre la Syrie et la nature tout aussi dépravée de ses institutions, méthodes et fausses-ONG, justifiant une tendance croissante d’éjecter les “journalistes” occidentaux et les ONG d’un nombre toujours croissant de nations, il a été révélé qu’un photographe français, récemment tué en Syrie, était intégré avec les militants terroristes à Idlib dans le nord de la Syrie et travaillait pour le compte de “Reporters sans Frontières”, financés par la National Endowmnent for Democracy (NED, NdT: officine de la CIA).
Le quotidien britannique Daily Mail a révélé dans son article, « French photographer killed by flying shrapnel in Syria as rebels launch fresh offensive on police academy in Aleppo, » que:
“Un photographe français a été tué par des éclats de projectile en Syrie alors qu’il couvrait les opérations d’un groupe armé de l’opposition.”
Le gouvernement français a dit aujourd’hui qu’Olivier Voisin travaillait avec Reporters sans Frontières près de la ville d’Idlib au nord-ouest du pays.
Idlib en Syrie, ainsi que la vaste majorité du nord du pays, est notoirement gérée par Al Qaïda. En fait, un article récent du Washington Post a stipulé que le nord de la Syrie était sous domination d’Al Qaïda et que des nations occidentales ainsi que leurs partenaires arabes avaient décidé d’envoyer des armes de Daara depuis le sud de la Syrie. Bien entendu, Daara est aussi un nid d’activisme extrémiste depuis longtemps, incluant Al Qaïda et ce des années avant que la soi-disante “révolte” ne commence.
L’article du Post intitulé: « In Syria, new influx of weapons to rebels tilts the battle against Assad, » admet:
Une poussée d’avancée rebelle en Syrie est activée au moins en partie par l’afflux d’armement lourd dans un effort renouvelé de puissances extérieures à la Syrie, d’armer des modérés de l’ASL, d’après des officiels arabes et rebelles.
Les nouvelles armes, incluant des armes anti-chars et des fusils sans recul, ont été acheminées au travers de la frontière jordanienne dans la province de Daara ces dernières semaines afin de contrer l’influence grandissante des groupes extrémistes dans le nord de la Syrie en favorisant d’autres groupes modérés combattant dans le sud du pays, ont dit les officiels. Malgré un extrémisme rampant dans le nord, le photographe français Olivier Voisin s’est retrouvé parmi ces militants au milieu de ce qu’on nous dit être des “vagues de gains de terrain” par les rebelles. Apparemment, ces “gains” se font au prix de lourdes pertes.
L’organisation de Voisin, Reporters sans Frontières, est une fausse-ONG notoire qui joue un rôle pivot sur l’échiquier global, diminuant les nations ciblées par les intérêts financiers et entrepreneuriaux de l’occident, l’association travaille en tandem avec le ministère américain des affaires étrangères (State Department) et ses mandataires en Iran, en Chine, en Russie, au Soudan et partout où Wall Street et la City de Londres souhaitent planter leur drapeau. En 2008, Reporters sans Frontières a reçu de l’argent de la NED (, Reporters Without Borders received cash from) dont le bureau directeur représente le who’s who des néo-conservateurs va t’en guerre et des intérêts spéciaux des entreprises et de la finance.
Alors que ces intérêts constituent l’anti-thèse des “droits de l’Homme”, de la “liberté humaine” et de la “démocratie”, ces principes sont pourtant utilisés pour faire levier sur la sympathie du public et pour soutenir la subversion et les changements de régime dans les nations ciblées.
Reporters sans Frontières a aussi reçu de l’argent du Trust Sigrid Rausing, de la Fondation Overbrook et du « Center for a Free Cuba. » Du ministère US des affaires étrangères et basé à Washington DC. Notons que le trust Sigrid Rausing donne aussi des fonds à l’International Crisis Group (ICG), de concert avec BP, Chevron, Shell, Deutsche Bank Group et la Morgan Stanley Bank, ces entreprises aidant en partie le développement du modèle et en soutenant la violence qui a ultimement coûtée la vie de Voisin. De fait l’ICG a au sein de son comité directeur Kofi Annan, qui aida les militants de l’OTAN à gagner du temps pour réarmer et se déployer plus avant en Syrie, grâce à son “plan de paix” déloyal.
Et alors que le gouvernement syrien et le peuple de Syrie se battent contre les militants d’Al Qaïda, chouchoutés, armés et financés par les forces de l’OTAN, basés de manière admise en Turquie, côte à côte avec des batteries de missiles Patriot dispensés par les Etats-Unis, des agents de la CIA, ainsi que des forces spéciales commandos des armées françaises et britanniques, les médias à la botte occidentaux semblent n’être concernés que par la mort de Voisin ainsi que par des rapports non confirmés et vraisemblablement fabriqués par des militants, stipulant que la Syrie tire des missiles “Scud” sur Alep. De plus, des faits confirmés d’explosions de véhicules piégés portant toute la marque de fabrique d’Al Qaïda (NdT: c’est à dire de la CIA…), ont fait de nombreuses victimes civiles à Damas, ceci fut rapidement excusé, réfuté et enterré par les medias occidentaux propagandistes. De fait, les Etats-Unis bloquent une résolution de l’ONU qui condamnerait les attentats à la bombe les plus récents d’Al Qaïda à Damas, attentats qui ont ôtés la vie à plus de 50 personnes, comprenant de jeunes élèves syriens.
La fuite en avant dépravée de l’occident, de ses gouvernements, de ses institutions, médias, et de ses fausses-ONG, défigurent de manière constante tout concept potentiel de “loi internationale” et a laissé les peuples occidentaux avec une légitimité vacillante, qui va inévitablement impacter sur leurs vies et pas seulement sur la politique étrangère. Une politique étrangère criminelle n’est qu’un des symptômes d’une oligarchie corrompue, dominée par les intérêts entrepreneuriaux et financiers, qui ont kidnappés les institutions, les chartes et les contrats sociaux qui lient ensemble une société fonctionnelle. La solution est de boycotter et de finalement remplacer ces monopoles corporato-financiers en créant et en cultivant des entités locales qui servent directement les intérêts des peuples.
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Thèmes : CIA , contre-intox , Etazunis , médias , propagande , RSF , Syrie
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest11 septembre 2012
Tragique 11 septembre, mais n’en parlez pas, surtout ! (Théophraste R.)
BAB el Ouest | mardi 11 septembre 2012
Le 11 septembre 1973, le général Augusto Pinochet a lancé l’armée contre le le président élu, Salvador Allende.
Puis, Pinochet confia neuf tonnes d’or à la banque britannique HSBC, à Hong Kong pour assurer son avenir et celui de ses enfants. Plus tard, il fut embêté à Londres par un mandat d’arrêt international lancé par le juge espagnol Baltasar Garzón pour « génocide, tortures, terrorisme international et enlèvements ». Mais il put repartir, libre.
Chaque 11 septembre, la compassion mondiale fabriquée par les élites politiques et médiatiques survole sans s’y arrêter le palais de la Moneda à Santiago du Chili pour se poser lourdement sur un quartier de New-York d’où pleure l’encre des stylos, chevrotent d’émotion les voix radiophoniques et tremblotent les caméras dans une communion compassionnelle.
« Et hop ! Et hop ! qui ne dégouline pas n’est pas un démocrate. »
Théophraste R. ( Quelqu’un à des nouvelle de Julian Assange ?).
Adresse de cet article, http://bab007-babelouest.blogspot.fr/2012/09/tragique-11-septembre-mais-nen-parlez.html
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Thèmes : 11 septembre , Chili , CIA , démocratie , droits de l'homme , torture
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest15 mars 2012
Reporters Sans Frontières virée de l'UNESCO
C’est la deuxième fois en exactement quatre ans que RSF est sanctionnée par l’UNESCO pour son manque d’éthique.
L’institution prestigieuse des Nations Unies lui a avait déjà retiré le mercredi 12 mars 2008 le co-parrainage de la Journée pour la liberté d’Internet pour cause de « tentatives visant à disqualifier un certain nombre de pays ».
Le Conseil Exécutif de l’organisme international a validé ce 8 mars la décision du Comité sur les Associés Non Gouvernementaux qui a retiré à RSF son statut d’organisation associée.
Le Comité sur les Associés Non Gouvernementaux, un organe affilié au Conseil Exécutif de l’UNESCO, s’est réuni le 28 février dernier, pour étudier le reclassement des ONG qui collaborent avec l’UNESCO.
Au cours des débats de l’UNESCO, quelques pays ont dénoncé les méthodes controversées de travail employées par l’ONG « qui ne sont pas compatibles avec les valeurs de l’UNESCO dans le domaine du journalisme » et a décidé de l’exclure de la catégorie d’association.
La créature de Robert Menard
En 2008, quelques mois après une décision similaire, le fondateur de RSF, Robert Ménard, a renoncé à son poste de chef de l’ONG, qu’il détenait apparemment à vie, pour accepter un contrat millionnaire de l’Émirat du Qatar où il devait supposément créer un organisme en faveur des droits de la presse.
Il est aujourd’hui de retour en France où il est associé au parti d’extrême-droite, le Front National, des Le Pen.
Lorsqu’il était à la tête de RSF, Ménard a du publiquement reconnaître que son groupe recevait des subventions généreuses de l’Agence de Développement International (USAID), une façade de l’intelligence nord-américaine, à travers le Center for a Free Cuba, une créature de Freedom House, dirigée par l’agent de la CIA Frank Calzón.
Ménard a eu pendant des années accès aux fonds de l’agence nord-américaine pour l’ingérence, USAID, qui disposait l’année de sa "retraite" précipitée d’environ 45 millions de dollars pour mener son travail de propagande et d’espionnage contre Cuba, à travers un réseau de soi-disant ONG. Le bras droit de Calzón, Felipe Sixto, a avoué à la fin de l’année passée avoir volé un million et demi de dollars du budget du “Center”.
L’affiliation avec l’USAID et d’autres appuis occultes des EU explique l’ardeur de RSF à attaquer constamment les pays progressistes de l’Amérique Latine, parmi lesquels les pays de l’ALBA, contre qui il déclenche à intervalles régulières des campagne de diffamation aux côtés d’autres organismes de presse connus pour leur collaboration avec le Département d’État.
En février passé, RSF est intervenu dans le débat qui se développe à l’Équateur sur les droits de la presse pour appuyer le quotidien El Universo, condamné pour injures et mesonges grossiers contre le président Rafael Correa.
RSF a qualifié de « désastre » la décision de la Cour Nationale de Justice (CNJ) de l’Équateur qui a ratifié une sentence par « une injure calomnieuse » contre le porte-parole du quotidien de l’extrême-droite et de l’oligarchie.
De même, RSF attaque la Bolivie et en Venezuela, les pays dont la « grande presse » a été traditionnellement monopolisée par l’oligarchie nationale.
Désormais, RSF ne disposera pas d’un droit d’intervention et devra se limiter à « des consultations ».
Plus de 60 ONG collaborent avec l’UNESCO en tant qu’organisations associées.
Jean-Guy Allard
http://www.rebelion.org/noticia.php?id=146110
Publié par paco 0 commentaires
Thèmes : ALBA , Amérique du sud Bolivie , CIA , Cuba , Extrème-droite , médias , Quatar , RSF , UNESCO , Venezuela
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