2 novembre 2020

Dans le Lot, un projet agrivoltaïque divise Montcuq-en-Quercy-Blanc

 

Photosol a imaginé à quoi ressemblerait la ferme agrivoltaïque, avec et sans haies (ici sans haies).
 

La société Photosol veut installer plus de 2.000 tables photovoltaïques sur 66 hectares de terre agricoles dans le Lot. Un projet qui soulève l’opposition de ceux qui y voient une atteinte au paysage, mais qui remporte l’adhésion des paysans propriétaires des parcelles ainsi reconverties...

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22 avril 2020

Le Jour de la Terre a 50 ans

Plus de 100 000 personnes participent au premier Jour de la Terre, le 22 avril 1970, à New York.
Photo : Radio-Canada


Le 22 avril 1970, un premier Jour de la Terre était organisé à New York afin de sensibiliser les autorités et la population aux enjeux écologiques de la planète. Nos archives témoignent des préoccupations environnementales qui ont animé les militants et les manifestants au cours des cinq dernières décennies.

Le premier Jour de la Terre

C’est à deux Américains, le sénateur Gaylord Nelson et Denis Hayes, un étudiant en droit à l'Université Harvard, que l’on doit l'idée d'organiser une journée de célébration de la nature et de la Terre.(..)

Cette article, qui contient également des documents vidéo d'archives (en Français), et retrace cet évènement du Jour de la Terre de 1970 à 2019, est à découvrir sur Radio Canada.
  
 

2 mai 2018

Alsace, 42 000 tonnes de déchets hautement toxiques menacent la nappe phréatique



42 000 tonnes de déchets toxiques sont stockés à 500 mètres sous Terre sous la plus grande nappe phréatique d'Europe.

Stocamine : va-t-il falloir exhumer 42 000 tonnes de déchets hautement toxiques enfouis à 500 mètres sous terre en Alsace ?


A 200 kilomètres de Bure, un autre centre de stockage souterrain de déchets toxiques fait polémique. Il s’agit de Stocamine, en Alsace. 42 000 tonnes de déchets contenant de l’arsenic, de l’amiante ou encore du cyanure sont enfouis à 500 mètres sous Terre dans une mine de sel. Voués à un confinement définitif, le gouvernement vient d’ouvrir une brèche qui pourrait aboutir à leur déstockage complet. En ligne de mire, la préservation de la plus grande nappe phréatique d’Europe....


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12 novembre 2017

Quelques documentaires sur des catastrophes écologiques occultées (par Nicolas Casaux)


La plupart des mili­tants écolo­gistes se sont un jour ou l’autre heur­tés, lors d’une discus­sion ou d’un débat sur les problèmes envi­ron­ne­men­taux, à un (ou des) indi­vidu(s) parti­cu­liè­re­ment scep­tique(s) et/ou techno-reli­gieux (ceux qui croient ferme­ment que le déve­lop­pe­ment tech­no­lo­gique nous permet­tra toujours de résoudre les problèmes qu’il engendre perpé­tuel­le­ment).

La défo­res­ta­tion massive ? On replan­tera des “forêts”, traduc­tion : des plan­ta­tions, des mono­cul­tures, non pas des forêts, et en espé­rant qu’il reste des sols sur lesquels les plan­ter...

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6 novembre 2017

Data pesticides, une carte interactive de la qualité de l'eau du robinet



Visualisez les teneurs en pesticides et leur évolution de 2007 à 2014, dans les eaux souterraines qui alimentent vos robinets.


Accéder à la carte...
 

18 octobre 2017

« Génocide silencieux » et « fraude scientifique » : l'accablant documentaire sur le glyphosate


En octobre 2016, un « faux tribunal » constitué de vrais juges condamnait Monsanto pour les ravages sur l’homme et l’environnement qu’est fortement soupçonné de causer son herbicide à base de glyphosate, le Roundup. La journaliste Marie-Monique Robin a enquêté en amont du procès et accumulé les indices contre Monsanto. Son documentaire, Le Roundup face à ses juges, ouvertement à charge, est accablant, non seulement pour le glyphosate, mais aussi pour la firme américaine, qui semble prête à tout pour sauver son herbicide. À voir sur Arte, mardi 17 octobre à 20h55.

C’est une succession de témoignages à vous glacer le sang. En Argentine, la caméra de Marie-Monique Robin suit des chercheurs à la rencontre de populations vivant à proximité de champs aspergés d’herbicides..




 

4 mars 2017

Défendre le vivant ou défendre la civilisation ?

À propos de savoir ce que l’on veut (par Nicolas Casaux)


Le 21 février 2017, le site web Reporterre a publié une tribune qu’Hervé Kempf (le fondateur du site, ancien journaliste du Monde) m’avait proposé d’écrire, qui traitait de la promotion et du développement des énergies soi-disant « renouvelables ». J’y présentais, en 6 points principaux, et plus ou moins détaillés — en une version largement tronquée, d’environ 5000 signes, ainsi qu’ils l’exigeaient, tandis que la version complète était publiée sur notre site — en quoi leur déploiement pose problème, et ne résout pas la crise écologique qu’il contribue à aggraver. 


Cyril Dion, fondateur des Colibris, et réalisateur du film documentaire « Demain », était censé me répondre dans une tribune publiée le lendemain. 

Malheureusement, son texte ne répondait pas au mien, ni aux 6 points que je soulevais — à l’exception d’un seul, loin d’être le plus important. Décevant mais pas étonnant. 

J’ai demandé un droit de réponse, qui m’a été accordé. Seulement, parce que ma réponse ne tient pas en 5000 signes et parce que je crois qu’il est absurde d’obéir aux restrictions qui se basent sur la présomption selon laquelle les gens ne lisent pas les articles trop longs, et parce que la problématique mérite plus de profondeur qu’un argumentaire superficiel (façon ONU, avec son guide « à l’attention des paresseux qui veulent sauver la planète »), et parce que je voulais être libre d’écrire ce que je pense, je préfère la publier ici, sur le site de notre collectif. 


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La FNSEA veut faire disparaître les petits cours d’eau de nos cartes



Alors que l’État cartographie les cours d’eau du pays, la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire, a mobilisé ses troupes pour en faire déclasser le maximum. Enjeu : échapper aux règles sur la lutte contre la pollution. Deuxième volet de l’enquête de Reporterre.


Cet article est le deuxième de l’enquête que Reporterre consacre à la définition de la carte de France des cours d’eau. Vous pouvez lire, ou relire, le premier ici : « Quand le gouvernement et la FNSEA redessinent la carte des cours d’eau ».

17 octobre 2016

A La Haye, des victimes du monde entier ont accusé Monsanto


Samedi 15 octobre et dimanche, à La Haye, un tribunal citoyen a examiné les crimes de Monsanto. Enfants malformés, agriculteurs malades ou ruinés, eaux polluées et sols détruits... Vingt-quatre témoins se sont confiés sur le calvaire né de leur rencontre avec le géant des OGM et des pesticides.

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1 février 2016

Les dix casseroles de Vinci, bétonneur de Notre-Dame-des-Landes



Il est le deuxième groupe de BTP au monde. Et champion français du béton, concessionnaire d’autoroutes, de parkings, de stades, d’aéroports. Il veut saccager la zone humide de Notre-Dame-des-Landes. Mais Vinci, c’est aussi une liste, non exhaustive, de dossiers destructeurs de l’environnement. Et de juteux arrangements financiers. (...)
 
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25 janvier 2016

Notre-Dame-des-landes L'Etat choisit de passer en force! Rassemblement à Cahors


Verdict des procès en expropriation contre les habitants historiques de #NDDL : L'Etat choisit de passer en force!!

- 8 des 11 familles ont 2 mois par partir de leur logement (soit jusqu'au 26 mars)
- 3 familles sont donc expulsables immédiatement; ainsi que toutes les exploitations agricoles
- aucune astreinte financière

Suite  à cette décision  du tribunal qui demande l'évacuation  des occupants  de la  ZAD  dans les deux mois  qui  suivent, le Collectif Testet 46 appelle  à un rassemblement  mercredi 27 janvier, devant  la mairie de  Cahors,  à partir  de  17h30,  nous prolongerons  la  soirée sur le parvis de la mairie par un pique-nique militant. Contact : testet46[at]lists.riseup.net


Dès aujourd'hui préparez-vous également pour la grande manifestation nationale le 27 février  (+ de détails bientôt).
Et consultez régulièrement http://zad.nadir.org/ - http://www.acipa-ndl.fr/

18 janvier 2016

La biodiversité de Notre-Dame-des-Landes est la mieux documentée de France



PROTÉGÉS. Pendant trois ans, plus d’une cinquantaine de spécialistes des vertébrés et des invertébrés, des plantes et des arbres ont arpenté les 1200 hectares de prairies et champs qui pourraient disparaître sous l’emprise du projet aéroportuaire de Nantes (Loire-Atlantique). "Les visites mensuelles sur le terrain ont remplacé les explorations thématiques par espèce", raconte François de Beaulieu, porte-parole du Collectif des naturalistes en lutte. Le but des naturalistes était évidemment de donner de nouveaux arguments de protection de la biodiversité aux opposants au projet.
 
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25 avril 2015

Contre le compteur Linky, mobilisation


Dans ce monde d’Orwell qu'on nous prépare à vitesse accélérée, il faudra également se farcir le sinistre compteur Linky, un autre ami qui nous veut du bien. Du moins si nous ne faisons rien pour nous y opposer tant qu'il en est encore temps. 

 Appel à mobilisation contre le compteur Linky

Source : Association Robin des toits, par mail-liste
 
La loi de transition énergétique, qui sera votée « avant l'été 2015 », prévoit de rendre obligatoire le Linky, un nouveau compteur électrique qui émet des radiofréquences, sous peine d'amende de 1.500 euros.

Les radiofréquences qu'émet le Linky sont classées « cancérogènes possibles » depuis le 31 mai 2011 par le Centre international de recherche sur le cancer, qui dépend de l'OMS.
 
Après l'installation d'un compteur Linky, tous les appareils électriques ré-émettent ces radiofréquences sur une distance de 2,50 mètres.

(voir la vidéo de mesures réalisée par l'association Next-up, en ligne sur http://www.santepublique-editions.fr/loi-de-transition-energetique-linky-3-mois-de-sursis-pour-les-victimes-c.html#videonext).

Si la loi de transition énergétique est adoptée en l'état par les députés et les sénateurs lors de son deuxième examen « avant l'été 2015 », personne ne pourra échapper aux radiofréquences.

De plus, le système Linky prévoit que des « opérateurs d'effacement » éteindront à distance nos appareils électriques pour lisser les « pointes » de consommation. Mais cette non-consommation ne diminuera pas nos factures, ce sont les « opérateurs d'effacement » (des sociétés privées) qui s'en mettront « plein les poches » selon l'expression toute crue utilisée en séance par un sénateur UMP le 18 février 2015.

La presse reste muette sur le sujet alors que 2.500 journalistes ont reçu par mail, entre le 3 février et le 3 mars 2015, des informations détaillées sur les raisons supplémentaires de ne pas déployer 35 millions de compteurs Linky en France :
  • l'augmentation des cas d'électro-hypersensibilité
  • la surveillance, à distance et en temps réel, de l'activité des occupants des logements
  • l'augmentation de 10 à 20 % de la consommation mesurée (et facturée), car le compteur Linky mesure la consommation réelle des appareils électriques munis de moteur, comme le lave-linge, l'aspirateur, les robots ménagers, l'outillage pour le bricolage, les ventilateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur, les appareils munis de tranformateurs et/ou de batteries rechargeables 
  • téléphone portable, ordinateur fixe et portable, imprimante, scanner, hifi, etc. (Tous les appareils électriques sont munis de moteurs, à l'exception de ceux qui produisent de la chaleur au moyen d'une résistance : radiateur, ballon d'eau chaude, four, plaque de cuisson, grille-pain, bouilloire, fer à repasser.)
Quant aux ampoules basse consommation fluocompactes, dont le Cosinus Phi est de 0,5, leur consommation mesurée (et facturée) va doubler. De plus, il faut savoir qu'après avoir été rendues obligatoires, ces ampoules sont d'ores et déjà interdites au niveau mondial à l'horizon 2020 par la Convention de Minimata, signée le 19 janvier 2013 à Genève par 140 Etats dont la France, en raison de leur teneur en mercure.

Tout ce qu'il faut savoir est en ligne sur le site http://www.santepublique-editions.fr

Voici des idées d'actions à mettre en oeuvre avant l'été 2015 afin de faire pression sur le gouvernement et sur le parlement pour qu'ils renoncent au déploiement du compteur Linky (le mode d'emploi détaillé de chaque action est en ligne sur le site http://www.santepublique-editions.fr)


Source : Asso Robin des toits, par mail-liste
   

19 avril 2015

L’ombre des essais nucléaires plane sur la contestation du gaz de schiste en Algérie



A In Salah, dix jours après les affrontements, le calme est revenu, mais la mobilisation contre le gaz de schiste se poursuit. La mobilisation est alimentée par le traumatisme des essais nucléaires français effectués naguère dans le Sahara. Ils ont laissé dans la région des séquelles sanitaires et environnementales durables.

- Alger, correspondance
Plus de dix jours après les affrontements du samedi 28 février et dimanche 1er mars, les informations qui parviennent d’In Salah confirment à la fois le retour au calme et la poursuite du mouvement de contestation contre l’utilisation de la fracturation hydraulique. (...)

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2 mars 2015

Xavier Beulin, l’homme aux mille bras


Au cœur d’Avril-Sofiproteol et de la FNSEA, un homme, Xavier Beulin. Indestructible, faiseur de ministres, lié au grand patronat, il applique la politique de l’industrialisation de l’agriculture française. Au prix de la disparition de dizaines de milliers d’exploitations agricoles et de la destruction de l’environnement.


C’est le symptôme le plus évident de sa puissance : d’« Agricultor » pour Libération à « Agrobusiness man » pour Le Monde, toute la presse nationale a tiré la caricature de cet « homme d’affaires [qui] détonne dans le milieu agricole » selon Le Point. Mais rien n’y fait. Xavier Beulin semble indestructible.

Cheveux gominés, chaîne en or, montre Breitling et villa en Tunisie, son train de vie n’est pas un mystère. M. Beulin n’est plus guère paysan, et il s’en fiche. Difficile de trouver un cliché de lui sur son tracteur ; et quand Reporterre lui propose en juillet dernier une rencontre sur son exploitation de 500 hectares dans le Loiret, il refuse. Son véritable lieu de travail est son bureau installé dans les beaux quartiers du 8e arrondissement de Paris, dans lequel il a de nouveau reçu le quotidien de l’écologie.

« Fossoyeur de l’agriculture », selon Marianne, il ne cache pas sa vision des choses : il n’y a d’autre choix possible que l’industrialisation de l’agriculture (...)

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6 février 2015

GMT/TAFTA : « Coopération réglementaire » : Une dérégulation qui ne dit pas son nom


Le huitième cycle de négociation du traité transatlantique TAFTA s’est ouvert ce lundi à Bruxelles.

Alors que les promoteurs du traité patinent face à l’opposition grandissante à l’arbitrage investisseur-État [1], c’est désormais sur la « coopération réglementaire » que planchent les négociateurs.

Sous ce doux nom de coopération se cache un vaste programme de dé-tricotage des normes sociales, environnementales, alimentaires et sanitaires avec les lobbies des multinationales aux commandes.

La Commission européenne a en effet repris quasiment mot pour mot les demandes de la chambre américaine de commerce et de Business Europe [2]. Étiquetage, autorisation de produits chimiques, règles prudentielles, sécurité automobile etc sont autant de domaines où les normes sont perçues comme des obstacles injustifiés au libre commerce. Et ce qui ne pourra pas être négocié dans le traité, encore trop sujet au regard public malgré l’opacité qui entoure les négociations, le sera par la suite : des groupes de travail sectoriels et un conseil de coopération réglementaire se chargeront de manière permanente d’analyser les législations actuelles et futures à l’aune de leur impact sur le commerce transatlantique, et ce avant même que les élu-es ne soient consultés (voir note CEO) et à l’abri de tout débat public.
 
Suite de l'article sur le blog de R M Jennar ...
  

1 février 2015

Sivens : Gendarmes et miliciens collaborent contre les écologistes


extrait
[18h] Un communiqué de membres de la coordination des opposants et PG 81, Tarn 81. Pro-barrages et gendarmes : même combat ?
A lire pour prendre connaissance des circonstances rocambolesques dans lesquelles s’est tenu l’AG cet après midi…

[17h] Gaillac : alors que l’on attend les copains en train de déposer à la gendarmerie, 5 gros bras débarquent en véhicules, très excités, dont un armé d’une barre de fer. Brassard orange, sweat shirt noir à cagoule, avec logo « Brigade anti Pelluts* – Soutien aux gendarmes de Sivens ». C’est la milice. Ils nous provoquent. On essaie de discuter tant bien que mal, en se demandant qd les gendarmes (qui observent depuis l’accueil de la gendarmerie) vont intervenir. Finalement ils rappliquent alors qu’un copain se fait fracasser son appareil photo par un milicien …C’est nous les méchants apparemment, les gendarmes sont culs et chemises avec la milice. Ils escamotent la barre de fer et raccompagnent ces messieurs à leur véhicules. Hallucinant.
Du coup, on attend le copain journaliste qui dépose plainte à son tour !

* pelluts : (prononcer « pélutse » ) Sobriquet désignant les zadistes. Chevelus, hippies.
  

30 janvier 2015

La Zad urbaine de Marseille évacuée


Ce vendredi matin, la police a délogé les riverains, militants écolos et « zadistes » qui occupaient depuis une semaine le parc Michel-Lévy dans le VIe arrondissement de Marseille.

Ils étaient aux aguets ou renseignés en temps réel. Lorsque David Escalier, militant de Greenpeace, est descendu de son perchoir installé sur la fourche d’un micocoulier pour s’entretenir avec une journaliste de la Provence, une vingtaine de policiers en civil et plusieurs dizaines de CRS ont débarqué. « Ils sont arrivés par surprise, vite, et nous ont aussitôt sorti du parc. On a essayé d’escalader pour y revenir mais il y avait des flics en civil à l’intérieur et des CRS dehors qui ont chargé. C’était la sur-armada », témoigne Gérald, un militant du collectif Laisse béton « choqué de voir autant de moyens publics pour protéger un programme immobilier privé dans un ancien parc public. » Selon les personnes y ayant assisté, l’assaut a été brutal mais n’a donné lieu à aucune violence caractérisée et personne n’a été arrêté.
Suite sur Politis ..
 

26 janvier 2015

Un autre défi pour Syriza : stopper le saccage écologique de la Grèce

24-01-2015
En Grèce, le parti Syriza est bien parti pour gagner les élections de dimanche. Mais si ce mouvement est prêt à rompre avec la politique néo-libérale, il n’a pas vraiment intégré l’écologie dans son programme. Toutes les luttes écologiques en Grèce en attendent cependant du mieux.

La semaine dernière, Alexis Tsipras a fait le choix de se confronter à ses jeunes électeurs via une interview sur Twitter. Ses promesses : mettre en place un système fiscal plus juste, améliorer le système de santé, combattre la corruption. Mais presque pas un mot d’environnement ou d’écologie.

« On avait placé beaucoup d’espoir dans cet événement sur Twitter, regrette Dimitris Ibrahim, directeur de campagne chez Greenpeace Grèce. Mais on n’a pu lire que des remarques générales et aucun engagement concret. »
A lire sur Reporterre ...
 

18 janvier 2015

La "loi Macron" serait une catastrophe pour l'environnement


Par Marie Astier, Reporterre | vendredi 16 janvier 2015

Le préfet employé par un trust immobilier dicte la loi contre l’environnement


Pendant que tout le monde regarde ailleurs, le projet de loi dit Macron avance tranquillement à l’Assemblée nationale. Plusieurs de ses dispositions visent à affaiblir la réglementation protégeant l’environnement. En s’appuyant sur le travail d’un haut fonctionnaire employé par le troisième groupe mondial de l’immobilier commercial...

C’est un simple article, qui pourrait à lui seul bouleverser le droit de l’environnement. Plus précisément, il s’agit de l’article 28 du projet de loi Macron.
Son objectif est une « modernisation du droit de l’environnement », dit le gouvernement dans l’exposé des motifs du projet de loi. Surtout, il voudrait réduire le délai d’obtention d’un permis de construire à moins de cinq mois, pour relancer les secteurs de l’immobilier et du bâtiment.

Une modernisation urgente, apparemment, puisque l’article prévoit qu’elle se fera par ordonnance. Le procédé autorise le gouvernement à écrire des lois sans passer par le Parlement.

Que contiendront ces ordonnances ? L’étude d’impact de la loi nous renseigne sur le sujet. Dans l’explication de l’article 28, il est précisé qu’il servira à mettre en œuvre, entre autres, les mesures conseillées par « la mission sur l’accélération des projets de construction. » Une mission « confiée au Préfet Jean-Pierre Duport », ajoute le texte.


L’ancien préfet travaille pour Unibail-Rodamco

Ce haut fonctionnaire a un CV bien fourni : il a été préfet de Seine-Saint-Denis puis de Paris, président de Réseau Ferré de France, directeur de cabinet de Chevènement quand il était à l’Intérieur, etc.


- Jean-Pierre Duport -

Surtout, fort de cette expérience dans l’urbanisme public, il est désormais conseiller spécial du Président d’Unibail-Rodamco.


Cette entreprise est le « premier groupe européen côté d’immobilier commercial », indique-t-elle sur son site internet. C’est aussi le troisième groupe mondial du secteur : il gère des centres commerciaux, des centres des congrès et des immeubles de bureau.

Parmi les projets en développement, on trouve la rénovation du forum des Halles à Paris, ou, tiens, le projet de centre commercial de Val Tolosa, dont Reporterre vous a déjà parlé. Les opposants à Val Tolosa ont même été invités lors de notre rencontre sur les grands projets inutiles.
 


Celui qui va être le principal inspirateur de la réforme du droit de l’environnement est donc salarié de l’un des principaux promoteurs et gérant d’immobilier commercial en Europe. Un exemple de plus des conflits d’intérêt qui infestent la haute fonction publique, et rappelle, entre autres, l’exemple du préfet Hagelsteen devenu employé de luxe chez Vinci.

La participation du public supprimée ?

Les promoteurs immobiliers ont bien fait en recrutant M. Duport. Car l’article 28 du projet de loi Macron pourrait effectivement leur simplifier la vie. Concrètement, il pourrait par exemple aboutir à ce que, pour certains projets immobiliers, il ne soit plus possible de faire appel une fois d’un décision du tribunal administratif. Par ailleurs, pour les permis de construire, en cas de recours, le dossier serait transmis au préfet alors qu’actuellement c’est le maire qui prend les décisions.

Mais surtout, le processus des enquêtes publiques serait modifié... « Dans certains cas, la participation du public pourrait être tout bonnement supprimée », craint l’avocat Arnaud Gossement, qui a consacré plusieurs articles de son blog à l’article 28. La consultation publique pourrait notamment être limitée « quand le projet est déclaré d’intérêt public », explique l’avocat.

Mais surtout, ce qui met le juriste en colère, c’est que « cette réforme n’est pas née au ministère de l’Ecologie, elle est née à Matignon, quand Manuel Valls est arrivé. (…) Elle est totalement démagogique, elle dit aux constructeurs échaudés par la loi ALUR [loi Duflot – pour l’accès au logement et un urbanisme rénové - NDLR] ’vous voyez on va faire quelque chose’. Sauf que le gouvernement oublie que 85 % du droit de l’environnement est fait par l’Union européenne. »

Les députés n’ont pas pu lire le rapport... qui fonde le projet de loi

Outre le contenu de la réforme, la procédure choisie par le gouvernement fait aussi grincer des dents. Le procédé des ordonnances pose un vrai « problème démocratique », déplore Arnaud Gossement. Car le rapport de M. Duport n’a pas été encore rendu. Certains le croient prévu pour avril, d’autres pour mars. Ce qui est certain, c’est qu’il sortira après l’examen du projet de loi par les parlementaires, qui a déjà commencé en commission et devrait se poursuivre fin janvier en séance publique.

Pour le juriste, cela revient à demander aux parlementaires de voter un texte dont ils ne connaissent même pas le contenu : « Le gouvernement veut un chèque en blanc pour traduire le rapport Duport en mesures juridiques. » Le procédé pourrait même être anticonstitutionnel. « Les ordonnances sont normalement réservées à des domaines techniques et doivent être très précises », poursuit-il. Or l’article 28, au contraire, ratisse large.

La député socialiste Sabine Buis s’insurge elle aussi de la méthode choisie par le gouvernement. Elle a déposé un amendement demandant la suppression de cet article du projet de loi. « On ne peut pas s’asseoir sur la démocratie ! Je suis gênée de savoir qu’il n’y aura pas de débat parlementaire alors que ceux qui prennent les coups sur le terrain, dans ces projets, ce sont les élus », insiste la représentante du département de l’Ardèche.

« J’étais vraiment contente quand j’ai entendu le discours du Président de la République à la conférence environnementale, se rappelle-t-elle. Il disait que le chantier sur la démocratie participative est fondamental. Je déplore qu’il ait fallut le drame de Sivens pour s’en rendre compte, mais j’ai cru qu’ils avaient enfin saisi l’importance du sujet. Et là, je me rends compte qu’il n’y aura pas de chantier. Ils considèrent qu’il est réglé simplement avec cet article 28... »
 
 
L’élue se doute qu’elle n’arrivera pas à faire supprimer cet article 28 lors des discussions en commission, commencées lundi 12 janvier et qui doivent se terminer dimanche. Pour apaiser la critique, le gouvernement a préféré négocier un amendement dit « de repli » : « Il propose que les ordonnances soient rédigées par le Conseil national de la transition énergétique ». Ce conseil doit être consulté sur les projets de loi concernant l’environnement ou l’énergie. « Mais ce n’est pas du tout leur job d’écrire des textes de loi », conteste la députée.

« Ils ont réunit le conseil en urgence il y a quelques jours, confirme Arnaud Gossement, mais en réalité c’est le rapport Duport qui sera pris en modèle. »

Sabine Buis attend donc la discussion en séance publique, à partir du 26 janvier, pour contester à nouveau l’article. Car selon elle, « l’erreur commise par ce projet de loi c’est de croire que l’on fera plus de croissance en s’asseyant sur l’environnement et la démocratie. »

ON ATTEND L’EXPLICATION DE MATIGNON

La société Unibail n’a pas répondu à nos questions.

Quant au service de communication du Premier ministre, il nous promet par courriel une réponse : "Bonjour, Nous accusons réception de votre demande. Nous ne manquerons pas de revenir vers vous dans les meilleurs délais. Bien cordialement. Service Communication. Cabinet du Premier ministre".

UN SOCIALISTE... QUI CACHE SON NOUVEL EMPLOYEUR

Le 24 janvier prochain, l’Institut Tribune Socialiste, qui s’inscrit dans la lignée du PSU (Parti socialiste unifié, qui était, dans les années 1970, un parti à gauche du PS de l’époque, qui était alors beaucoup plus à gauche qu’il ne l’est aujourd’hui), cet institut, donc, organise une journée de réflexion sur la démocratie :
 

Très bien. La journée est animée par Marie-Christine Blandin, sénatrice écologiste et personne très estimable, et rassemble des personnes tout aussi estimables. Et puis, également, M. Duport :

- 


Dont la présentation n’indique pas qu’il est présentement employé par Unibail-Rodamco. Cela serait pourtant un éclairage fort utile pour les auditeurs. Qui pourraient ainsi réfléchir concrètement à la différence entre démocratie et oligarchie...


Source : Marie Astier pour Reporterre : http://www.reporterre.net/Le-prefet-employe-par-un-trust

 

 

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