21 décembre 2017

Toulouse, l’appel des mineurs isolés étrangers


Occuper un bâtiment, « c’est le seul moyen pour nous de survivre » : l’appel des mineurs isolés étrangers

35 mineurs isolés étrangers vivent au 75 rue glacière à Toulouse, dans un hôtel abandonné. Une procédure d’expulsion du bâtiment a été demandée par le propriétaire des lieux, Toulouse Métropole, et risque tout simplement de les remettre à la rue. Les mineurs isolés appellent au soutien de la population toulousaine, l’audience ayant lieu au Tribunal d’Instance de Toulouse le vendredi 22 décembre à 9h.

Lire sur Iaata,  
La lettre des mineurs isolés étrangers face à la menace d’expulsion

2 mars 2014

Une marche antiraciste interdite par le pouvoir socialiste



La Feuille de chou |Déclaration de Sortir du Colonialisme / 2 mars 2014


Depuis 6 ans, l’Association Sortir du colonialisme” organise avec le soutien de dizaines d’organisations, une marche de clôture de la Semaine anticoloniale et antiraciste, déclarée en préfecture conformément à la législation.

Or cette année pour la première fois, la préfecture nous signifie le refus de notre parcours allant de République à Ménilmontant en passant par Belleville, au motif que des “casseurs” l’infiltreraient (syndrome NDDL!)​.​
Nous tentons alors de négocier un 2nd parcours qui irait en direction de Barbès pour arriver devant l’église St Bernard, et nous nous heurtons à un second refus sous prétexte de trouble à l’ordre public​.

​Pour la première fois une interdiction nous a donc été notifiée​ par la préfecture de police ​qui veut par la pression ​nous impos​er​ un rassemblement statique Place de la République.

Alors que nous nous apprêtions malgré tout​ à partir en manifestation pacifique, un déploiement policier ​hallucin​ant et totalement disproportionné​ a bloqué le cortège, ​l’a empêché de quitter la place de la République refoulé sur le terre plein central pour l’encercl​er, ​interdisant toute possibilité de sortie de ce périmètre jusqu’à 17 heures. Une sorte de camp de rétention provisoire à ciel ouvert a donc retenu en otage des centaines de manifestant​-e-​s en plein Paris !Même sous la présidence de Chirac et de Sarkozy, de telles pratiques d’intimidation et de répression contre nos initiatives ne s’étaient jamais produites. L’association « Sortir du colonialisme” et les organisations signataires appelant à la manifestation du 1er mars dénoncent cet abus d’autorité d’un pouvoir qui se prétend socialiste et bafoue l’exercice du droit constitutionnel de manifester. Après la véritable provocation du week-end dernier à Nantes, transformée en citadelle assiégée par les forces de l’ordre, Manuel Valls entend intimider et museler tous ceux qui refusent de courber l’échine devant la politique du gouvernement.
​C’est ce même ministre de l’intérieur qui, ​depuis des mois , fait preuve d’une grande complaisance envers les forces réactionnaires et fascistes ​qui ​occupent la rue en toute impunité et sécurité​, et défilent le bras tendu.

Nous dénonçons avec fermeté la politique colonialiste de la France, fer de lance de la défense des intérêts de la Françafrique, son soutien aux régime israélien, marocain, tur​c​ et autres qui maintiennent une domination coloniale sur les peuples palestinien, sahraoui, kurde.Nous dénonçons le​ maintien du système colonial en Kanaky, aux Antilles et partout ailleurs.Nous entendons poursuivre nos mobilisations malgré la répression et les intimidations, et appelons toutes les forces démocratiques à défendre notre droit inaliénable à la liberté d’expression. Nous nous réservons le droit de porter plainte contre cet atteinte inqualifiable contre le droit non négociable​ de manifester.
Notre combat continue.


17 octobre 2013

Valls doit démissionner (vidéo)



Manuel Valls fait honte à la République... par lepartidegauche

21 janvier 2013

Que fait la police? Le changement n'est pas pour maintenant




quefaitlapolicelogo QUE FAIT LA POLICE ? – Chronique anti-autoritaire de Maurice Rajsfus – 15 janvier 2013



Apprendre à compter les manifestants
La police de la République est de nouveau sous contrôle d’un ministre socialiste. Alléluia ! Ce qui, pourtant, ne modifie en rein les mauvaises habitudes en matière de comptage des manifestants, lors des grandes démonstrations populaires. Ainsi, le 16 décembre 2012, à l’occasion du rassemblement parisien, en soutien au mariage pour tous, il était possible d’apprendre, quelques jours plus tard, que les services de la préfecture de police de Paris estimaient à environ 50.000 le nombre de manifestants, alors que les organisateurs avançaient le chiffre de 150.000. La vérité se situait peut-être entre les deux. On se croirait revenu au bon temps de Nicolas Sarkozy et de Claude Guéant.

Rétention administrative
La solidarité envers les sans-papiers, enfermés dans les centres de rétention administrative (CRA), déjà soumis à de nombreuses contraintes, risque d’être encore plus surveillée. Jusqu’en 2008, seule la CIMADE avait accès auprès des parias, mais Nicolas Sarkozy et son ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, avaient pris la décision de fractionner les aides possibles, juridictionnelles particulièrement, entre cinq associations. Ce qui avait pour résultat pervers de disperser les informations issues de ces lieux de non-droit placés sous la surveillance vigilante des geôliers de la police aux frontières.
Il semble que Manuel Valls a décidé de limiter plus encore les capacités d’intervention des associations qui font œuvre de solidarité. Comme si les personnes « retenues » pouvaient être considérées tels d’authentiques criminels. Chaque année, et ce rythme ne semble pas avoir diminué depuis le mois de mai 2012, plus de 50.000 étrangers en situation irrégulière sont enfermés dans l’un des 25 CRA, avec la quasi-certitude de risquer l’expulsion. Sous l’égide de Manuel Valls, d’autres contraintes apparaissent. Par exemple : les associations de soutien aux sans-papiers seraient bientôt soumises à une « obligation de discrétion ». En fait, une véritable obligation de réserve. C’est ainsi que des propos critiques sur les CRA ou certaines informations livrées à la presse seraient passibles d’une sanction financière pour les contrevenants. Pour la CIMADE cela constitue un véritable muselage des associations agréées. Côté ministère de l’Intérieur, on invoque : « L’obligation générale de neutralité prévue dans les contrats publics, qui vise à ne pas insulter l’administration. » Rien moins que cela ! En fait, ce qui insulte surtout les droits de l’homme c’est surtout c’est la volonté d’enfermer massivement des étrangers sans-papiers dont le seul crime est d’avoir cherché une terre d’asile qui serait la plus accueillante possible. Une question essentielle doit être posée à Manuel Valls : les policiers de la PAF chargés de surveiller les « retenus » sont-ils aussi affectueux qu’au temps de Claude Guéant ?


Sans-papiers : régularisations en trompe-l’œil
Le 28 novembre 2012, Manuel Valls présentait en Conseil des ministres une circulaire assouplissant, soi disant, les conditions de l’accès au permis de séjour en France. Voire. En effet, les mauvaises manières policières et préfectorales ne font que subsister. Malgré le changement de régime, peu de choses sont susceptibles de changer par rapport au statut que les sans-papiers connaissaient déjà sous Nicolas Sarkozy et ses fidèles ministres de l’Intérieur. Ce texte, présenté dans « un esprit de responsabilité et d’apaisement (sic) » avec pour objectif de « guider les préfets dans leur pouvoir d’appréciation et de limitation des disparités », relève de la plus grande hypocrisie. En effet, notre ministre de l’Intérieur prévenait immédiatement, en creux : « Il n’y aura pas de grand soir ! », faisant ainsi allusion aux régularisations en grand nombre décidées par François Mitterrand, de 1981 à 1983, comme par Lionel Jospin, en 1997 et 1998.
Le texte de la circulaire rédigée par les services de Manuel Valls, entré en vigueur le 3 décembre 2012, est plutôt rigoureux, et ses avancées plutôt rares. Tout d’abord, les demandeurs de régularisation devront justifier d’une présence d’au moins cinq ans sur le territoire national, etv ayant un enfant scolarisé depuis au moins trois ans. Qu’il me soit permis de noter que ces conditions n’auraient pas permis à mon père, arrivé en France en 1923, et à ma mère, qui l’avait rejoint en 1924, d’être régularisés, car ma sœur, née en 1925, et moi, arrivé sur le sol national en 1928, n’étions pas scolarisés depuis trois ans. Il est vrai qu’en ces temps-là, le droit du sol suffisait pour devenir Français. Autre temps autres mœurs…
Il ne semble pas que dans les préfectures, les hauts fonctionnaires d’autorité ont oublié la rigueur imposée lorsque les Hortefeux ou Guéant tenaient les manettes de la pureté ethnique. Les consignes transmises aux policiers consistaient fréquemment à faire interpeller, aux fins d’enfermement, dans un centre de rétention administrative, les possibles ayant droit, avant que ceux-ci aient eu le temps de faire appel à la justice contre une expulsion en urgence. Déjà, Manuel Valls a prévenu : il ne faut pas se bercer d’illusions. La possible « évolution » ne pourrait concerner que 6.000 à 7.000 étrangers en situation irrégulière. Ce qui limite les « avancées » de ce texte, reposant surtout sur la volonté des patrons de ces sans-papiers ayant employé ces parias sans les avoir déclarés. Quant aux mineurs, entrés sur le territoire français après l’âge de seize ans, leurs difficultés seraient toujours aussi grandes pour être régularisés.
Suite à un débat au parlement, durant les prochaines semaines, et à un projet de loi prévu sur les titres de séjour, déposé au cours du second semestre 2013, il serait peut-être possible d’y voir plus clair. Pourtant, comme le soulignait Le Monde, daté du 29 novembre, malgré quelques avancées, celles-ci ne seront pas juridiquement opposables, en cas de litige devant un tribunal.


Un peu d’histoire
S’il est un ministre de l’Intérieur social-démocrate qui a marqué lourdement son époque, c’est bien Gustav Noske, cet homme d’ordre qui, après la défaite de l’Allemagne impériale, en novembre 1918, va constituer des « brigades de fer » pour combattre l’insurrection des ouvriers et des soldats – particulièrement à Berlin. En 1919, chargé de la défense nationale et du maintien de l’ordre, Noske arrive à Berlin et déclare, lors de sa prise de fonction : « Einer muss den Bluthund verden. » (L’un de nous doit devenir le chien sanguinaire). Ce qu’en langage clair, il était possible de traduire par : « Il faut que l’un de nous fasse office de bourreau ! » Déjà, en novembre 1918, dans les jours qui avaient précédé l’armistice du 11 novembre, Noske, avec ses hommes de main, avait maté ma révolte des marins rouges de la mer Baltique. C’est sous les ordres de ce « socialiste » que sera organisé l’écrasement des militants spartakistes à Berlin. Avec une véritable chasse à l’homme organisée dans la capitale allemande. C’est ainsi que, dans la nuit du 18 au 16 janvier 1919, les dirigeants spartakistes Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, seront assassinés par la soldatesque aux ordres de Noske. En 1920, sa tache sordide achevée, l’homme fort de l’Allemagne se retirait de la vie politique active, laissant la porte ouverte aux factions militaires revanchardes, comme aux charlatans politiques. On connaît la suite…

Déontologie policière : le retour
Le 18 mars 1986, le ministre socialiste de l’Intérieur, Pierre Joxe, édictait un Code de déontologie de la police. Plein de bonnes intentions, cette bible des bonnes manières policières prétendait améliorer aussi bien le comportement de nos gardiens de la paix que la protection des citoyens. On a dû bien rire, alors dans les commissariats de police, à la lecture de l’article 10 de ce Code, qui se voulait fondateur : « Toute personne appréhendée est placée sous la responsabilité et la protection de la police ; elle ne doit subir, de la part des fonctionnaires de police, ou de tiers, aucune violence, ni aucun traitement dégradant… »
Hélas ! la gauche venait de perdre les élections législatives, et il ne fallait pas trop compter sur Charles Pasqua, arrivé place Beauvau, pour faire appliquer, à la lettre, ce Code censé représenter une avancée républicaine et démocratique. Quelques mois plus tard, le 6 décembre 1986, les « voltigeurs » de la police assassinaient, il n’y a pas d’autre mot, l’étudiant algérien Malik Oussekine, au terme d’une manifestation paisible, au quartier latin. Au cours du quart de siècle écoulé, il n’a pas été possible de constater que ce Code de déontologie, dont chaque fonctionnaire doit avoir un extrait dans sa poche, a été réellement respecté. Bien au contraire, les contrôles d’identité avec des personnes colorées comme victimes, se sont multipliées, avec, évidemment les inévitables bavures à la clé.
Vingt six ans plus tard, Manuel Valls juge nécessaire de mettre en œuvre un nouveau Code de déontologie de la police. Sans doute parce que les bonnes intentions programmées en 1986 n’ont surtout servi que de vitrine humaniste à l’institution policière. Principale avancée de la nouvelle version : « Les contrôles d’identité ne devront plus se fonder sur aucune caractéristique physique ou signe distinctif, sauf dans les cas où ils seraient motivés par un signalement précis. » La deuxième partie de cette proposition remettant immédiatement en cause le premier corps de phrase. En effet, un jeune maghrébin ne pourra échapper au regard inquisiteur du serviteur de l’ordre lancé à la chasse aux sans-papiers, lorsque la consigne impérative est toujours de faire du chiffre.
La bonne volonté apparente de Manuel Valls prendra toute sa signification lorsque sera supprimé un texte scélérat sur le contrôle d’identité (Article 78-I du Code de procédure pénale), qui « s’effectue dans le respect de la vie individuelle, avec vigilance, courtoisie et dans les conditions fixées par la loi… » Fort bien, mais le même texte « permet de contrôler toute personne, quel que soit son comportement ». Si cet article du Code de procédure pénale n’est pas abrogé, les promesses du ministre de l’Intérieur ne peuvent être crédibles. Il n’en reste pas moins qu’il nous faudrait prendre au mot l’hôte de la place Beauvau, lorsqu’il affirme que les contrôles d’identité devront désormais être pratiqués « dans le respect de la dignité de la personne ». Il en va ainsi de la palpation, dite de sécurité, qui devait être réservée – ne riez pas – aux cas que les policiers ou gendarmes « jugent nécessaires à la garantie de leur sécurité ou de celle d’autrui. » A noter que la sécurité des forces de l’ordre est prioritaire sur celle des citoyens. Par ailleurs, il paraît que le nouveau Code interdit le tutoiement. A ce niveau de courtoisie, nos policiers se devront de faire un gros effort pour ne plus se livrer à cette transgression qui leur permet d’affirmer leur supériorité. Comme le futur Code doit être soumis à des discussions avec les syndicats de policiers, il y a fort à parier que les échanges seront rudes.
Il n’en reste pas moins que si le Défenseur des droits, Dominique Baudis, salue les avancées promises, il juge l’effort insuffisant. Particulièrement au travers de sa volonté exprimée de voir introduire « un devoir de loyauté dans la rédaction des procès-verbaux », sans doute parce que c’est encore loin d’être le cas. Par ailleurs, comme le Défenseur des droits doute de la volonté du ministre de l’Intérieur à faire respecter certaines réformes, il ne manque pas de lui rappeler qu’il est en mesure de lui « recommander de procéder aux modifications législatives ou réglementaires qui lui apparaissent utiles… » En principe, ce nouveau Code devrait être mis en application au cours du premier trimestre 2013. Attendons pour voir ce qu’il en sera dans les faits…


Armement de base
Lorsque nos policiers et gendarmes mobiles partent en opération, le sentiment est fort qu’ils sont lancés sur le sentier de la guerre. Avec le retour des socialistes « aux affaires », comme disait De Gaulle, et l’arrivée de Manuel Valls au ministre de l’Intérieur, en mai 2012, l’arsenal des forces de l’ordre n’a nullement été revu à la baisse. Les armes prétendument non-létales, comme le flash-ball (et sa version gomme cogne) et le taser à impulsion électrique, sont toujours considérées comme défensives pour les chevaliers du guet. Tout comme sont toujours à l’honneur les différents gaz lacrymogènes, les grenades assourdissantes et les grenades dites de désencerclement. Lesquelles sont trop souvent « balancées » à tir tendu et non en l’air. Il est vrai qu’aucun détail n’est superflu pour protéger l’ordre public, même si nos policiers et gendarmes mobiles négligent les interdits en vigueur : c’est ainsi qu’il est interdit de faire usage des flash-ball et des taser, à moins de sept mètres. Où irions-nous s’il fallait équiper nos défenseurs de l’ordre public d’une chaîne d’arpenteur ?


La jugulaire et la calotte
Il faut lire les journaux jusque dans les recoins. Ainsi, dans Le Monde, daté du 28 décembre 2012, il était possible de trouver, dans la page « Météo et Jeux », un intéressant courrier de lecteur, sous le titre « Valls recule à petits pas », une excellente analyse de la loi de 1905 sur la séparation de l’église et de l’Etat : « Manuel Valls s’est rendu le 22 septembre 2012 à une béatification à Troyes, et le 21 octobre à une canonisation, à Rome. De deux choses l’une. Ou bien le ministre de l’Intérieur entendait reconnaître le culte des nouveaux promus, et la croyance qu’on y exprime (leur habilitation à obtenir des grâces en faveur des mortels) ; il a alors enfreint l’article 2 de la loi de 1905, qui stipule que La République ne reconnaît aucun culte. Ou bien a-t-il voulu honorer une organisation intervenant parmi d’autres dans le débat public, puis, en étant tout à fait étranger, parmi d’autres ; dans cette hypothèse, il y a eu détournement du libre exercice des cultes que la République garantit, et discriminatoire, contraire à l’égalité de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race ou de religion, proclamée par l’article I de la Constitution. Quoiqu’il en soit, , Manuel Valls est le premier ministre chargé des cultes à assister à une béatification. C’est un petit pas, mais en arrière. » Il fallait bien que cela soit dit…


Adresse de cet article, http://quefaitlapolice.samizdat.net/?p=402

30 septembre 2011

Traque des Roms à Lyon : l'horreur

Les moutons enragés | 30 septembre 2011


Marche contre la traque des Roms à Lyon…

A quoi sert le budget « immigration », s’il n’aide pas cette population spécifique??. Les hommes ont des droits, et nous sommes, soit disant « le pays des droits de l’homme »…Drôle de façon de le montrer…..  

Familles traquées, jetées à la rue...


Insoutenable : RESISTONS !!!

En une semaine, la préfecture a expulsé 650 Roms des lieux de vie qu’ils avaient construits. Familles avec femmes enceintes, enfants et bébés ont été pourchassés dans toute l’agglomération jour et nuit pendant deux jours. Empêchés de s’asseoir, de se reposer, dans l’impossibilité de manger ou de boire, ils ont erré à la recherche d’un endroit où s’installer.

Cette traque systématique a été organisée sous la direction de la préfecture avec la participation de toutes les polices, gendarmerie, police nationale, police municipale et même des sociétés de sécurité privées.

C’est l’application zélée de la politique gouvernementale et des nouvelles lois. Les populations Roms sont persécutées, discriminées en Roumanie, en Bulgarie et ailleurs. Ici, elles sont écrasées, les lois leur interdisent de travailler, de séjourner plus de trois mois.

Jean-François Carenco, préfet du Rhône, UMP notoire, traque les ROMs à Lyon

Les terrains où ils construisent des habitats précaires sont volontairement rendus insalubres par le refus de ramassage des ordures, par le refus d’accès à l’eau potable, par exemple. Le harcèlement, l’expulsion et la destruction périodique de leurs lieux de vie, empêchent de fait la scolarisation des enfants, l’accès aux soins et bien sûr d’avoir un toit, même précaire.

Tout cela est insupportable, ne laissons pas faire.

MARCHE contre la traque des Rroms

Samedi 1er octobre à 14 h

Place Bellecour à Lyon

Merci de venir avec un baluchon sur le dos ou au bout d’un bâton,

Il suffit d’un foulard, un tissu noué aux quatre coins autour d’un oreiller.

Enfants rroms, traqués, déscolarisés, Réagissons



Signataires : AEDH ; ARAC ; ASET69 ; attac69 ; C.L.A.S.S.E.S. ; Cdafal69 ; CGTEducation ; Cimade ; CSF69 ; Ecologie, Solidarité, Citoyenneté Tassinla Demi-Lune ; EELV69 ; FASE 69 ; Fondation Abbé Pierre ; FSU ; Gauche Unitaire ; Les Alternatifs 69 ; LICRA ; Ligue des Droits de l’Homme 69 ; Lutte Ouvrière ; MJS ; Mouvement de la Paix ; MRAP Rhône ; NPA ; PCF ; Planning Familial 69 ; RESF ; RESOVIGI ; Solidaires Rhône ; SOS RACISME 69 ; UJFP ; UNEF

SOURCE partagé avec sauve-la-terre

PETITION

28 juillet 2011

Pourquoi je porte plainte contre la fachosphère




Pierre Henry, le directeur général de l'association France terre d'asile, vient de déposer plainte contre X. En cause : des menaces de mort postées sur le site Fdesouche.com, ainsi que des commentaires qu'il juge diffamatoires et insultants.

Cette fois c’en était trop.

J’ai longtemps supporté d’être maltraité par les sites d’extrême-droite, insulté à cause de l’action articulée autour de valeurs humanistes et universelles que l’organisation que je dirige, France terre d’asile, mène en faveur des migrants. L’immigration est un thème qui déclenche les passions - surtout quand il est délibérément et faussement associé à l’islam et à l’insécurité - et je savais que tenter le dialogue ou la pédagogie avec des individus fermement chevillés à leur xénophobie serait improductif.

Alors je laissais passer. Jusqu’à ce que l’audace des extrémistes du net atteigne des sommets d’infamie avec des attaques visant Stéphane Hessel - parrain de l’un de nos centres pour demandeurs mineurs étrangers isolés - et certains de mes collaborateurs aux noms à consonance maghrébine.

Jusqu’à ce qu’une déferlante de haine et de violence suive l’une de mes interviews : me voilà, entre autres gracieusetés, "méritant "une balle" ou encore la pendaison "au bout d’une corde de piano accroché à un réverbère". Cette fois la coupe était pleine, suffisamment pour avoir envie de dire stop à la haine.
J’ai donc porté plainte. Contre X. Contre la "fachosphère" et son représentant le plus actif, le site François de souche.
Ce site est un modèle dans le genre radical avec figurants "courageux" sous plumes anonymes qui écrivent sans tabous et se relayent la haine en cherchant l’escalade. Ces X, hors la loi républicaine, hors la démocratie, répandent en toute impunité sur la toile leurs propos haineux qui finissent par se banaliser. Et ce, dans un contexte politique qui l’autorise.

Ces conversations du net ressemblent à celles qui sévissaient dans les "café du commerce" des années soixante-dix, quand une partie de la France s’affichait raciste avec ses "ratonnades" et ses "Dupont Lajoie" capables de "torturer un arabe pour se distraire", de le passer par la fenêtre d’un train, de l’incendier dans son logement, de mener des expéditions punitives en meute contre les immigrés.

Nous aimons à penser que cette époque est révolue. Gardons-nous de tout idéalisme. Les défilés racistes, antisémites, se tiennent aujourd’hui sur les forums, bras tendus droits vers la haine et celui qui le tend n’a ni nom ni visage jusqu’au moment ou de virtuel, le crime devient bien réel.
Déposée, la plainte doit maintenant être instruite pour que l’on sache vraiment au nom du bien public qui se cache derrière le site François de souche.

L’intérêt général le commande pour tenter de stopper la déferlante xénophobe et raciste qui s’abat sur l’Europe. L’alternative commence d’abord par la maîtrise des mots et des représentations.
Pierre Henry

Le Plus, le 26/07/2011


17 juillet 2011

Pour garder les yeux ouverts

par Guy M, L'escalier qui bibliothèque


"Regarde de tous tes yeux, regarde !"
Jules Verne, Michel Strogoff, 1876.


Je me souviens que Georges Perec aimait cette citation.

Et cela m'est revenu en regardant cette vidéo, réalisée à la demande de l'association augenauf de Zurich.

On pourrait lui donner le titre très perecquien de

"Tentative de reconstitution de la préparation d'une expulsion",

et le parti-pris de la mise en scène d'éviter tout pathos en se concentrant uniquement sur les gestes techniques dans un décor minimal situe peut-être ces images dans le domaine de l'infraordinaire.

Ce qui ne les empêche pas d'être parfaitement glaçantes.

L'option d'intégration étant désactivée, il faut regarder la vidéo sur YouTube.
Cliquez sur la capture d'écran pour y accéder.

L'association augenauf précise que cette reconstitution a été réalisée à partir des témoignages de personnes expulsées selon cette procédure par les autorités suisses, complétés par l'étude du matériel documentaire utilisé pour la formation des personnels de la police suisse.

Enfin, augenauf rappelle que le 17 mars 2010, Joseph Ndukaku Chiakwa est mort ficelé sur une telle chaise, tandis que 16 autres personnes, ligotées comme lui, attendaient d'être placées dans le même avion que lui, en partance pour Lagos, au Nigeria.

11 novembre 2010

Depuis nos écrans, manifestons ensemble pour empêcher la loi Besson de passer !

En ces jours où le bruit des pas de millions de manifestants n'arrive pas jusqu'aux oreilles de nos parlementaires, La Cimade vous invite à participer à une manifestation virtuelle contre le projet de loi sur l'immigration, pour faire du bruit à travers le web !

Le projet de loi Besson a été adopté à l'Assemblée le 12 octobre dernier après des débats polémiques et précipités. Ce projet de loi, déjà effacé des mémoires médiatiques, réduit considérablement les droits des étrangers en France.

Mais il est encore temps d'agir !
Ce texte, aux relents xénophobes, doit encore être discuté au Sénat où, on l'espère, les élus sauront donner plus de dignité aux débats.

Pour faire part aux sénateurs de notre préoccupation et de notre vigilance, La Cimade organise donc une manifestation virtuelle de l'Assemblée nationale jusqu'au Sénat. De novembre à janvier, cette marche virtuelle empruntera le chemin des écoliers pour rencontrer ceux et celles qui verront leur vies bousculées par ce nouveau projet de loi : travailleurs sans papiers, étrangers malades, couples franco-étrangers, étrangers enfermés en centre de rétention, etc.

À chacune des six étapes, soit tous les quinze jours environ, vous recevrez un mail vous invitant à participer à une action pour sensibiliser vos voisins, vos collègues et surtout les sénateurs et les sénatrices qui discuteront le texte...

Peu importe la date, il n'est pas trop tard ! Vous pouvez rejoindre le cortège à tout moment. Plus nous serons nombreux, plus les sénateurs seront sensibles aux atrocités de ce texte, et plus ils s 'y opposeront !

> Pour rejoindre la manifestation rendez vous sur le site de la campagne pourquellenepassepas.

> Retrouvez y aussi plus d'information sur ce projet de loi!

4 septembre 2010

Une indécence majeure

Afin de dire notre désaccord avec la politique de haine, de racisme et de stigmatisation qui a cours aujourdh'ui en France, la Maison des Passages et Patrick Chamoiseau font circuler cette affiche.
 Télécharger l'affiche

Et vous propose de la faire parvenir à la Présidence de la République au format carte postale 
en savoir +

La Maison des passages


Rassemblement à Cahors, 11h devant la mairie, ce samedi !

17 août 2010

« Poésie pour Sarkozy... »

28 février 2010

Journée sans immigrés: On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici !

 

Un clip réalisé par le collectif des cinéastes pour les sans-papiers

 Plus d'info: http://www.la-journee-sans-immigres.org/

23 février 2010

Manifeste du collectif "La journée sans immigrés"

 


FAISONS DU 1ER MARS UNE JOURNEE HISTORIQUE

Nous, femmes et hommes, de toutes croyances, de tous bords politiques, et de toutes couleurs de peaux, immigrés, descendants d’immigrés, citoyens conscients de l’apport essentiel de l’immigration à notre pays, en avons assez des propos indignes tenus par certains responsables politiques visant à stigmatiser ou criminaliser les immigrés et leurs descendants.

Rappelons qu’un immigré est celui qui est perçu comme tel par les autres au-delà même de ses origines. Nous voulons nous réapproprier et réhabiliter ce terme devenu péjoratif par la force de l’instrumentalisation politique.

Nous refusons les stéréotypes véhiculés qui menacent notre cohésion sociale. Nous refusons que les bienfaits passés, présents et futurs des immigrés qui ont toujours construit la France soient ainsi niés d’un trait. Et entendons par ailleurs qu’il nous appartient de les mettre en valeur.

Les immigrés et descendants d’immigrés ont manifesté à maintes reprises pour défendre leurs droits. Et en retour, ils n’ont reçu que mépris ! Aujourd’hui, puisqu’il est convenu que « la consommation est le moteur de la croissance », nous voulons agir sur ce levier pour marquer notre indignation.

Le 1er mars 2005 est entré en vigueur le «code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile» (CESEDA), plus communément appelé le code des étrangers. Cette loi symbolise une conception utilitariste de l’immigration, en d’autres termes, une immigration choisie sur critères économiques. Nous ne pouvions trouver de meilleur jour pour appeler à « une journée sans immigrés ». Nous, immigrés, descendants d’immigrés, citoyens conscients de l’apport de l’immigration à notre pays, sommes tous des consommateurs et nous participons quotidiennement à la croissance de notre pays.

Notre action citoyenne a pour objectif la mise en valeur de l’apport de chacun d’entre nous à la prospérité générale. Nous avons tous le pouvoir d’agir sur notre avenir alors, prenons-le !

LE 1ER MARS 2010 : AGISSONS EN CESSANT DE CONSOMMER ET/OU DE TRAVAILLER.

Durant 24 heures, participons à la non-activité économique dans les entreprises, dans les associations, dans la fonction publique, dans les écoles et les lycées, dans les universités, dans les hôpitaux, dans les associations, dans les commerces, dans l’industrie, dans le bâtiment, dans l’agriculture, dans les services, dans les médias, dans la politique…

POUR LA PREMIERE FOIS EN FRANCE, NOUS DECIDONS DE NE PAS PARTICIPER A LA VIE DE LA CITE. PAR CETTE ABSENCE, NOUS VOULONS MARQUER LA NECESSITE DE NOTRE PRESENCE.

Plus d'info: http://www.la-journee-sans-immigres.org/

8 juillet 2009

Appel à l'intelligence de chacun et à l'intelligence collective



Communiqués

Chers amis,


10% de la population en prison, autant dans les hôpitaux psychiatriques, ça fait beaucoup. C'est moins qu'aux Etats-Unis, mais c'est beaucoup trop d'autant que la plupart des enfermés sont des étrangers.
Ces dernières semaines particulièrement, j'ai été témoin de violences, violences policières, violences administratives et comme par hasard, à l'endroit d'immigrés.
Des injustices frappent aux vues et aux sus de tout le monde et les seuls qui s'arrêtent, ceux sont des étrangers. Les français semblent sourds, aveugles, muets à ce qui se passe sous leurs yeux. Il y a scission.
Pourtant, avril de cette année, Amnesty International (télécharger ici) et La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) (télécharger ici) rendaient chacun public un rapport qui dénonce la violence impunie que s'octroie la police Française, essentiellement à l'adresse des immigrés, et avec la complicité des magistrats. Et alors ?
Alors, voici la réponse que nous donne Sarkozy en juin : Hortefeux au ministère de l'intérieur ! Nous connaissons déjà son zèle pour les quotas d'expulsions.

Je connais des gens qui organisent des apéros, d'autres des pic-niques et chacune de leurs rencontres amène plus de monde, quand les réunions politiques se désertent de jours en jours.
Les associations de défense des droits des étrangers, la Cimade, le Gisti sont en train d'être démantelées par le gouvernement et nous laissons faire. Qui va maintenant nous renseigner sur nos droits ? Qui va prendre le relaie et défendre juridiquement les dossiers de nos frères notamment ceux des sans-papiers?

Lamine, 25 ans, décédé d'un arrêt cardiaque dans un fourgon de la police française. Le rapport : la police n'y est pour rien, c'est un arrêt cardiaque! Ils se jouent de nous. Avec la complicité des médecins.
Pour Lamine et les autres, justice et vérité doivent être rendues.
C'est grave, trop grave. Ils peuvent nous tuer sans autre forme de procès. Ils s'en tirent avec de la démagogie et des faux-semblants de justice, quand ce n'est pas la faute de la victime. Et ça passe. Nos vies ne valent donc rien que l'on se défense pas ?

Et une autre scission : celles des étrangers qui veulent faire leur vie ici, passer inaperçus, faire oublier d'où ils viennent et qui ferment eux aussi les yeux sur ce que leurs frères endurent. Où sont les immigrés double nationalité et les cartes de séjour? On ne les voit pas dans les partis politiques français, on ne les voit pas dans les luttes des sans-papiers.
Si nous laissons s'installer la division entre étrangers assimilés et étrangers clandestins, tout le monde le paiera. On le paie déjà : même les enfants d'immigrés nés en France ne sont pas regardés comme français, le délit de faciès arrête de bon père de famille ...
Même les étrangers entre eux sont divisés : les africains noirs, les africains blancs, les blancs, les jaunes...chacun pour soit!
Ne tolérons pas cette division, les juifs français, allemands, ont commis cette même erreur en 1939. Ceux qui avaient des papiers n'ont pas protégé ceux qui n'en avaient pas mais ils ont tous été envoyés à l'abattoir.

Alors voilà :
Nous ne faisons plus confiance aux partis politiques, nous ne faisons plus confiances aux syndicats, les élus nous ont lâchés, il y a trop de magouilles, chacun tire la couverture à soi, ils se servent de nous mais est-ce qu'on les arrête ? Est-ce qu'on le leur dit ? Non!
On ne fait que s'arracher entre nous, se bousculer jusqu'à ne même plus nous faire confiance.
Et que n'a t'on laissé passer ces trois dernières décennies:

*Des quotas d'immigration à l'immigration choisie,

*De la criminalisation de l'entraide et de la concertation,

*Des fichiers : d'associations, d'individus,

* Des prélèvements ADN...

Nous sommes des lâches et des imbéciles, incapables de préserver nos droits et nos libertés. Incapables de protéger les nôtres. Des minables.
Va-t-on attendre d'être complètement coincés pour réagir ? Va-t-on attendre qu'il y ait plus de morts et de blessés ? Une déclaration de guerre peut-être ?
Où es passé notre dignité ?

Je crie, je hurle cette déception de la nature humaine, cette souffrance que l'on inflige à ceux qui ne peuvent pas se défendre, que je n'ai pas la force et les moyens de défendre. Et mes cris et d'autres cris comme les miens se perdent dans la nature parce que nous ne crions pas ensemble, parce que nous n'avons pas de porte-voix, pas de représentants, pas d'échos... rien, une voix toute fluette.

Alors j'interpelle les intellectuels. Où sont-ils les intellectuels qui défendent la dignité du pauvre, qui désignent l'injustice et la combatte sur le terrain, qui donnent leurs savoirs, leur idées et leurs voies, qui nous protègent et se battent avec nous ? Qui pour nous éclairer dans ce brouillard ?
Pourquoi sont-ils seuls, chacun dans leur coin ? La plupart sont déjà morts et il en reste si peu à continuer le combat et je les interpelle, Badiou, Chomsky, Morin et les autres ..., travaillez ensemble, travaillons ensemble ! Il y a urgence.
Il y a eu les Marx, Fanon, Sartre, le Parti communiste... Ils se sont levés pour la dignité du pauvre, la justice, la liberté, il y avait une voix et une voie, un langage, des représentants et ce qu'ils voulaient ce n'était pas devenir comme les riches, d'avoir, d'être, de vivre comme les riches, ça non alors ! Ils combattaient l'accumulation des biens personnels, du pouvoir personnel au détriment des plus faibles, de ceux qui se font avoir, de ceux qui en crèvent.
A cette époque là il y avait des classes, aujourd'hui nous n'avons plus aucune classe! Et celui qui ne peut pas devenir riche est condamné à l'exclusion, dissout dans une masse gigantesque, mondiale, qui crie mais ne sait pas parler, qui se débat mais ne sait pas se battre.
Nous sommes des imbéciles qui creusons nos propres cercueils !
L'Europe est en train de cracher sur la pensée universelle qu'elle a fait naître. Les lumières, les droits de l'Homme, l'égalité, la liberté, la fraternité... Elle crache sur son propre passé et ses plus belles idées. Et si nous qui y croyons encore nous ne les portons pas, la tête haute, qui va les porter ?

Comme tout le monde aujourd'hui, je suis fatiguée de me tromper. Je ne supporte plus les déceptions des élans de conviction qui se dissoudent à force de mesquineries et de bêtises.
J'attends de nous que nous soyons à la hauteur. Et je commence par inviter tout un chacun à pratiquer un enseignement que je dois à mon papa Bamba Gueye Lindor :

*Si tu vois une injustice, ne la laisses pas passer,

*Si tu vois quelqu'un mentir, tricher, ne le laisses pas faire,

*Si tu vois quelqu'un qui se bat pour ses droits, pour sa vie, encourages le de toutes tes forces

J'en appelle à ce que nous arrêtions de tricher les uns avec les autres,
J'en appelle au partage, à la franchise, à l'honnêteté dans nos forces et nos faiblesses, à l'entraide et à la solidarité pour de vrai, en actes.
Nos besoins sont énormes. Ce n'est pas le RSA qui nous sortira de là. Nous devons être ensemble, soutenir l'autre sans attendre de lui un retour immédiat, ne soyons pas comme les libéraux qui ne prêtent qu'aux riches! La richesse c'est l'individu, c'est le collectif, les savoirs, c'est la vie, comment avons nous pu oublier cela!

Aujourd'hui aussi, je veux répondre à ceux qui me demandent ce que je fais parmi les Damnés de la Terre, si je comprends ce combat, si je connais Franz Fanon... Si vous me le demandez, si vous vous le demandez, c'est parce que ma peau est blanche.
Alors je vous réponds une bonne fois pour toutes :
Mes grands-parents sont arrivés en France à la fin des années 30, ils étaient sans-papiers.
L'une de mes grand-mères a survécu à plus de deux ans d'Auschwitz et il n y a pas loin des camps de rétention aux camps de la mort.
Les Damnés de la Terre ne sont pas noirs. Ceux sont des hommes, des femmes, des enfants qui sont en train de se faire écraser.

Alors j'en appelle à l'intelligence de chacun, et à l'intelligence collective, à la force, la conviction et la générosité de chacun :
Nous devons nous organiser, créer des liens qui n'existent pas, nous renforcer parce que nous avons à nous confronter face à face, « d'Hommes à Hommes », à ceux qui nous tuent.
Nous connaissons nos faiblesses, faisons-en une force! Créons nos partis, entrons dans les partis, parlons à nos élus, exigeons d'eux, investissons l'espace, invectivons les policiers qui frappent, protégeons nous les uns les uns autres, ne nous laissons plus faire, ne nous laissons plus seuls!

Pour finir, je tiens à dire que je n'accepterai jamais que le continent le plus riche du monde en matières premières reste le continent où les personnes sont les plus pauvres du monde. Tant que nous acceptons cela, tant que nous supportons même cela, nous supporterons notre propre misère.

Luttons ici, luttons là-bas, partout où l'injustice frappe. Et luttons de toutes nos forces parce que personne ne se battra pour nous et nous avons déjà trop laissé passer.



Yaël FRYDMAN, le 3 juillet 2009
source: Les Damnés de la Terre

29 juin 2009

ILS FONT LA GUERRE AUX SANS-PAPIERS !


Le 24 juin restera comme un jour noir dans l’histoire du mouvement des sans-papiers en France mais surtout dans l’histoire du syndicalisme français.

C’est hier en effet que les travailleurs sans-papiers isolés qui occupaient depuis bientôt 14 mois une partie des locaux de la Bourse du travail, 85 rue Charlot, à Paris, pour mener une action d’ensemble visant à obtenir leur régularisation à partir d’un « lieu ami », ont été expulsés.

Cinq jours après le communiqué de la CGT précisant que la Bourse du travail devait être « libérée », voilà donc la chose faite, et de la manière la plus violente.

Une centaine peut-être de membres du service d’ordre de la CGT, sur le coup de midi, profitant du fait que la majeure partie d’entre nous étaient partis à notre manifestation hebdomadaire du mercredi, ont subitement envahi la cour, cagoulés ou masqués, matraquant les hommes et gazant tous les présents, femmes et enfants. Des personnes ont dû être hospitalisés et le petit Mohamed, la mascotte de la Bourse occupée, bien connu de tout le monde, et une femme, viennent seulement de sortir, après 24 heures d’hôpital.

La densité des gaz était telle que Sissoko, notre coordinateur, accouru aux cris, est tombé évanoui dans la cour et ce sont les femmes, réfugiées entre-temps à l’intérieur, qui sont ressorties pour l’y transporter à la force des bras.

Nous nous sommes barricadés dans la grande salle, et la police est alors intervenue, appelée par des gens du voisinage inquiets à cause des grands cris et de la fumée des lacrymogènes.

Dans un premier temps, le commissaire a veillé à empêcher notre affrontement avec le service d’ordre de la CGT. Celle-ci a appelé la Ville de Paris, propriétaire de l’immeuble, qui a immédiatement (ce qui prouve qu’elle était d’accord) réquisitionné la police. Le commissaire nous a alors imposé l’évacuation des locaux, exigeant même, d’après les instructions reçues, notre départ immédiat sans récupération de nos affaires (ce qui, par le passé, s’est souvent soldé par la perte d’effets et documents personnels).

Nous nous sommes opposés et, appelés par nous, nos camarades partis en manifestation sont rentrés. Le rapport de forces a été en quelque manière rétabli, une partie ayant pu même rentrer dans la grande salle par l’accès du boulevard du Temple, contrôlé par nous. Le commissaire a alors accepté de nous faire récupérer toutes nos affaires. Cette opération était terminée un peu après 19 heures.

Depuis, nous sommes campés sur le trottoir du boulevard du Temple à plusieurs centaines (une liste de 600 sans-papiers présents a été dressée hier soir) et attendons que les maires du troisième et deuxième (qui s’y sont engagés) nous trouvent un lieu apte à nous héberger et surtout où nous puissions, sans être dispersés, poursuivre notre action pour obtenir la régularisation de nous tous. Nous sommes dans l’attente d’un rendez-vous que nous a promis le ministère de l’immigration pour discuter les critères de notre régularisation. C’est maintenant le moment le plus mal venu pour affaiblir notre mouvement et, quant à nous, de baisser les bras.

La lutte continue !

Paris, le 25 juin 2009

CSP 75

source: Le Quotidien des Sans-papiers

Calais 27 juin, une armée de robocops face aux militants



compte rendu de la manif

La grande manifestation s’est plutôt bien passée, malgrè un dispositif policier ahurissant et un parcours de manif qui nous a fait passé dans des zones désertiques du port de Calais et de la commune de Blériot. Pour tout dire, nous avions a peine fait 100 mètres en dehors du camp, que chacun-e d’entre nous était fouillé individuellement. Nous avons ainsi attendu au moins demi-heure, le temps que les policiers ouvrent tous les sacs et confisquent les sweat shirt et les batons de nos drapeaux et banderoles, avec des vagues promesses de restituer ça plus tard. C’est bien évidemment illégal (enfin, en temps normal).

Aujourd’hui nous avons vu : des centaines de CRS armès de leurs "bétaillères" à chaque carrefour, un hélicoptère bourdonnant en permanence au-dessus de notre tête, des gardes mobiles, des flics en civil dans notre cortège, la police montée, des flics en bateau, des flics postés aux fenêtres et sur le toit des immeubles HLM, et jusque dans les jardins des maisons etc. etc.

Ce fut ainsi quelque peu cahotique pour rejoindre le lieu de la manifestation : nous avons bien marché 1H30 jusqu’au phare, puisque ce sont des dizaines de CRS qui nous ont contraint, à chaque carrefour, à choisir les chemins qui évitaient le centre-ville, histoire que nous allions brayer avec les canards. Cela ne nous a cependant pas empêché de distribuer le journal du camp dès lors que notre route croisait celle de quelques maisons.

Arrivé-e-s au phare, nous formions bien entre 1500 et 2000 manifestant-es. Nous attendait notamment, un gros cortège CNT et une bonne mobilisation du NPA. Les quelques riverains qui nous regardaient défiler depuis leurs fenêtres s’affichaient sympathisant, certain-es d’entre eux nous filant de l’eau.

Mais l’impression dominante reste un constat d’impuissance face à un dispositif policier et médiatique qui, depuis le début du camp, invisibilise le contenu politique de nos actions pour ne focaliser les regards de l’opinion que sur un aspect sécuritaire monté de toutes pièces. Encore ce matin Nord Littoral titrait : "No Border, ça marche ou ça casse", avec en sous-titre "l’heure de vérité". Jamais telle opprobre n’aura à ce point été jetée apriori. Depuis mardi, les journalistes préparent médiatiquement les éventuelles interventions de flics. C’est bien simple : dès qu’il s’agit de mettre l’accent sur un supposé penchant prononcé pour la guerre de rue, nous sommes clairement des anarchistes, mais dès qu’il s’agit de décrire la réalité bon enfant du camp et sa dimension ouverte sur l’extérieure, nous redevenons d’innofensifs "altermondialistes".

En attendant, il y avait aujourd’hui autant de flics que de manifestant-es et une ville transformée en caserne... Pas d’arrestations et une prise de parole d’un Afghan à la fin de la manif. Avec la tension qui régnait hier soir sur le camp, c’est toujours ça de pris...

source: Indymedia Lille

29 mai 2009

Centres de rétention : Français – étrangers : enfin égaux devant la réduction des droits

La réforme de la rétention, engagée par le ministère de l’Immigration et qui sera effective le 2 juin prochain, va non seulement réduire les moyens de défense des étrangers retenus mais aussi priver chaque citoyen de son droit de regard dans ces lieux d’humiliation.

Au mois d’août 2008, le ministère de l’Immigration a, coup sur coup, publié un décret et un appel d’offres visant à modifier en profondeur l’intervention associative dans les centres de rétention. Désormais cette mission, exercée jusque là au niveau national, est éclatée en huit « lots » et partagée par six « prestataires ».

Ce morcellement géographique, en supprimant toute possibilité de vision globale pour la société civile, porte atteinte à son droit de savoir et de réagir. De plus, la mise en concurrence d’associations dont les principes de défense des droits des étrangers et du devoir de témoignage s’opposent parfois radicalement, ainsi que la dépendance financière des associations, risquent de diminuer davantage la vigilance citoyenne.

Mais le plus préoccupant reste encore la transformation de la mission d’aide à l’exercice des droits des étrangers en simple mission d’information.

Dès lors, on peut se demander pourquoi la présence d’un véritable contre-pouvoir dans ces zones sensibles, dont le rôle et l’intérêt ont été admis par l’ensemble des gouvernements depuis vingt-cinq ans, est remise en cause si ce n’est pour atteindre plus facilement des objectifs chiffrés.

Tous les citoyens sont invités à participer aux rassemblements prévus le 2 juin :

> Voir l'appel à mobilisation, les signataires de l'appel et la liste des rassemblements dans plus de 18 villes de France : cimade.org/2juin

source: la Cimade


1 mai 2009

La LDH appelle à participer aux manifestations intersyndicales du Premier Mai




La Ligue des droits de l’Homme appelle ses militants et sympathisants ainsi que tous les citoyens à participer nombreux aux cortège du 1er Mai dans les différentes villes de France, avec leur collectif de lutte et de mobilisation, leur syndicat ou leur association.

A l’appel de toutes les organisations syndicales, les manifestations unitaires du premier mai 2009 permettront aux salariés, et plus largement aux citoyens de montrer qu’ils restent fortement mobilisés non seulement contre les effets de la crise financière, mais aussi contre des politiques gouvernementales qui déstructurent toujours un peu plus le droit du travail, les libertés, la protection sociale et les services publics. Contre cette politique au canon dont le président de la République s’est fait le champion, ce qui est à l’ordre du jour est bien la recherche de convergences et la discussion d’alternatives sociales et solidaires.

Les manifestations de colère qui ont traversé les Antilles et la Réunion, les mobilisations multiples et durables que connaissent les champs de l’éducation et de la recherche, la multiplication des appels émanant de travailleurs intellectuels pour le respect de leur éthique professionnelle, dans une société où « vivre ensemble » se décline en termes d’intérêt général, souligne l’ampleur des attentes.

Comme le montre à l’évidence les traitements injustifiables et dégradants auxquels sont soumis dans notre pays les migrants, comme le montre les orientations d’une politique sécuritaire qui resserre toujours plus les mailles de son filet de contrôle, comme le révèle les conditions dans lesquelles vivent les personnes présentes dans les lieux de détention quel que soit leur statut, prison ou centre de rétention administrative, c’est bien une société de surveillance qui se profile à l’horizon.

Pour la LDH, il convient de se saisir de toutes les occasions qui permettent au contraire de promouvoir une société de solidarité. La ligue des droits de l’Homme appelle ses militants et sympathisants ainsi que tous les citoyens à participer nombreux aux cortèges du Premier mai dans les différentes villes de France, avec leur collectif de lutte et de mobilisation, leur syndicat ou leur association.

Paris, le 30 avril 2009
Ligue des Droits de L'homme

26 février 2009

Rue de la banque, Paris : brutalité policière mercredi 25 février 2009


Communiqué de la Fédération du DAL (association Droit Au Logement) : Nous dénonçons ces actes de brutalité contre des mères et des pères de familles qui veulent vivre dignement, dans un logement décent.

Rue de la banque : volte face du Ministère et brutalités policières. Nombreux CRS toujours en position autour des familles. 2 personnes, dont une des principales déléguée, ont été hospitalisées et 4 mères de familles sont légèrement blessées suite à l’intervention de la police, venue en grand nombre pour dégager la chaussée occupées par les familles en lutte du camp de la rue de la Banque, une heure plus tôt.

Lors de la réunion hier soir, où devait être signé l’engagement de relogement, les représentants de l’État ont opéré un volte face qui remet en cause l’accord de principe, établi le 13 février en présence du Directeur de Cabinet. Ce retournement est de nature à décrédibiliser les autres engagements. Les familles, le DAL et le CDSL ont décidé d’occuper la chaussée devant le 24 rue de la Banque, pour la signature d’un engagement au plus vite, conforme aux modalités définies ultérieurement.

Depuis 10 semaines, 4 réunions ont été mises sur pied, soit un délai moyen de 3 semaines entre chaque réunion, pendant que ces mères de familles ont affronté le froid tout l’hiver. Une fois de plus la force et la brutalité priment. Depuis le début de cette lutte, la répression est utilisée pour réduire le mouvement et décourager ces familles.

Plus d’info sur http://www.droitaulogement.org

18 février 2009

Lettre ouverte à Monsieur Eric Besson

Lettre ouverte à Monsieur Eric Besson, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire
Les "passeurs" ? Ce sont les consulats !

Les sans-papiers de la Bourse du travail occupée répondent à la proposition d’Eric Besson de régulariser ceux qui dénonceraient leurs passeurs.

Paris le 13 février 2009

Monsieur le ministre,

Nous nous adressons à vous suite à votre proposition de délation des passeurs de clandestins, en échange de la régularisation de leurs dénonciateurs. Votre offre est intéressante et nous désirons collaborer.

Nous, sans-papiers de la Bourse du travail occupée, sommes prêts à vous fournir les noms des passeurs qui nous ont permis de rentrer en France, mais aussi les lieux où ils sévissent quotidiennement, ainsi que tous les détails des transactions, ce qui vous permettra d’arrêter tous leurs complices.

Nous sommes fiers de contribuer à la chasse aux trafiquants d’êtres humains et à la régularisation de leurs victimes, nouvelle priorité de votre ministère.

Voici cette liste (non exhaustive bien sûr) : Consulat de France au Mali (Bamako), consulat de France au Maroc (Rabat), consulat de France au Sénégal (Dakar), consulat de France de Guinée (Conakry), consulat de France de Tunisie (Tunis), consulat de France d’Algérie (Alger), consulat de France de Bolivie (La Paz), consulat de France de Mauritanie (Nouakchott), consulat de France du Togo (Lomé), consulat de France de Sierra Leone (Freetown), consulat de France de Gambie (Banjul), consulat de France du Burkina Faso (Ouagadougou), consulat de France du Cameroun (Yaoundé), consulat de France de Côte-d’Ivoire (Yamoussoukro), consulat de France du Tchad (Ndjamena), consulat de France en Chine (Pékin).

Contre la délivrance de visas officiels, ceux-ci reçoivent des paiements réguliers.

Bien entendu, nous sommes persuadés que votre ministère ne saurait limiter sa traque aux passeurs qui ne sont que des petits maillons de la chaîne, c’est pourquoi nous attirons votre attention sur les gros poissons qui permettent à la filière de fonctionner. Le premier d’entre eux est l’ami déclaré du président de la République, Monsieur Martin Bouygues, qui emploie sur ses chantiers un nombre considérable de sans-papiers, ainsi que ses confrères entrepreneurs du BTP, des sociétés de sécurité, des entreprises de restauration, des agences d’intérim, des entreprises d’aide à la personne notamment.

Dans l’espoir que vous apprécierez notre effort de collaboration à votre courageuse politique de régularisation, et dans l’attente de nos cartes de résidents de dix ans, nous vous prions, monsieur le ministre, de recevoir nos salutations distinguées.

Les sans-papiers de la CSP 75 en lutte à la Bourse du travail occupée depuis le 2 mai 2008.

85, rue Charlot, Paris 3e. Contact : bourse.occupee@free.fr

source: le Quotidien des Sans-papiers

14 janvier 2009

Campagne SOS racisme





Mercredi 21 janvier 2009
lancement de la Campagne
"30000 expulsions par an c'est la honte"

Suite à l´annonce du nombre de ressortissants étrangers expulsés pour l´année 2008,
SOS - Racisme dénonce la politique du chiffre en matière d´expulsion en initiant une campagne d´interpellation de l´opinion publique :

Parce que l´application de cette politique chiffrée est cause d´une inadmissible régression des droits et source de vies détruites, SOS - Racisme appelle le gouvernement à mettre fin à sa politique du chiffre en matière d´expulsions.

Découvrez le premier clip de notre campagne :

"Un chiffre, un homme"
http://www.dailymotion.com/video/x80llr_un-chiffre-un-homme_news
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SOS-RACISME.org

 

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