11 mars 2022

S’IL EST RÉÉLU : IL N’AURA PLUS AUCUNE LIMITE

 Description du film d’horreur qui nous attend probablement

Ce n’est pas un programme, c’est un film d’horreur. Une liste de sévices. Une série d’actes de torture. Imaginer que les sondages qui donnent Macron à 30% puissent avoir raison fait froid dans le dos. Pour voter pour ça, il faut être soit profondément débile, soit masochiste, soit milliardaire. Macron ne fera même pas campagne, il jouit de la guerre en Ukraine pour se faire réélire sans débat. Mais il annonce d’ores et déjà son plan de bataille :

Suite sur Nantes Révoltée..

 

19 novembre 2020

NOTES SUR L’ETAT DE PESTE, MICHEL FOUCAULT

  « Cet espace clos découpé, surveillé en tous ses points, où les individus sont insérés en une place fixe, où les moindres mouvements sont contrôlés, où tous les événements sont enregistrés, ou un travail ininterrompu d’écriture relie le centre et la périphérie, où le pouvoir s’exerce sans partage, selon une figure hiérarchique continue, où chaque individu est constamment repéré, examiné et distribués entre les vivants, les malades et les morts – tout cela constitue un modèle compact du dispositif disciplinaire. A la peste répond l’ordre ; il a pour fonction de débrouiller... "

Suite et vidéo  sur Nantes révoltés

 

 

7 novembre 2020

Sécurité globale : la police fait la loi

 

 

La loi « sécurité globale » a été adoptée hier en commission des lois de l’Assemblée nationale (relire notre première analyse de la loi). Un premier constat s’impose aux personnes qui ont suivi l’examen du texte : une ambiance singulière, lugubre et fuyante. Un silence de plomb rompu seulement par divers éclats de rires du groupe LREM, incongrus et parfaitement indécents compte tenu de la gravité du texte examiné. Certains diront qu’il faut écrire la loi d’une main tremblante. Alors tremblons.

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17 mai 2020

Répression à Millau, ce pays est-il entré en dictature ?


Alors que le pouvoir politico-financier incite les gens à se rendre en masse dans les gares et les grandes surfaces et qu'il a réouvert les écoles, ailleurs il envoie ses robocops pour disperser le moindre rassemblement citoyen pacifique.


Le Poing | par maximefr | 16 mai 2020

Millau : une assemblée de lutte place de la Capelle évacuée par la police | Vidéo

 

Vendredi 15 mai une vingtaine de gilets jaunes, intermittents du spectacle, et syndicalistes de la ville de Millau se retrouvaient place de la Capelle. L’objectif : tenir une assemblée de lutte pour discuter de la nécessaire réaction populaire à la situation sociale et aux mesures gouvernementales.
Vingt personnes, c’est dix de trop pour la Préfecture : cinq voitures de police déboulent, vingt hommes prêts à mettre leurs casques en sortent ! Stupéfaites, les personnes rassemblées se verront dans l’obligation d’évacuer les lieux. Pas sans que quelques uns d’entre eux n’écopent d’une amende !
Ils se sont promis de revenir toutes les semaines, et de ne pas abandonner leur droit de rassemblement et de manifestation !


Sur le même sujet:


12 avril 2020

Covid-19 : l’attaque des drones


À l’heure de la crise sanitaire, la France bascule dans un État policier. Et c’est l’occasion pour les forces de sécurité de déployer massivement leurs derniers gadgets sécuritaires. À travers le pays, la police déploie des drones pour contrôler l’application du confinement. Non seulement pour diffuser par haut-parleurs les directives du gouvernement, mais aussi pour surveiller la population, en orientant les patrouilles au sol et même en filmant celles et ceux qui leur échapperaient pour mieux les sanctionner après.

Ce déploiement inédit ressemble à une gigantesque opération de communication des autorités, qui mettent ainsi en avant leur arsenal technologique. Cette crise est instrumentalisée pour banaliser l’utilisation d’un outil de surveillance pourtant extrêmement attentatoire à nos libertés. Et le tout dans un cadre juridique flou, voire inexistant. L’État profite ainsi de l’état de sidération pour imposer ses technologies policières.

Christophe Castaner a la mémoire courte. C’est sans doute la raison pour laquelle il n’a pas hésité, la semaine dernière, à expliquer que, si le gouvernement français..

 

9 avril 2020

L’urgence c’est la santé, la solidarité, pas la 5G, ni de nous pister


Dans le cadre de l’état d’urgence « sanitaire », le gouvernement a établi une ordonnance qui permet, pendant toute sa durée, l’installation d’antennes 5G sans aucune autorisation (ni de l’ANFR ni des mairies ni des régies ou syndic d’immeubles !). Dans le même temps, il a mis en place un Comité d’Analyse, de Recherche et d’Expertise (CARE) dont le principal objectif est d’élaborer des dispositifs de traçage numérique qui, on peut le craindre, survivront à l’urgence.

 

9 avril 2018

La Zad et la guerre civile mondiale


L’offensive du gouvernement contre la Zad vise à détruire la possibilité de vies alternatives. Et s’inscrit dans une tendance mondiale des classes dirigeantes néo-libérales à imposer un pouvoir fort.

2.500 gendarmes mobiles, des véhicules blindés, des hélicoptères, des camions, des bétaillères... ainsi que quelques centaines de CRS à Nantes et à Rennes, pour couvrir l’arrière... la France sera lundi 9 avril en guerre. Contre qui ? Contre quelques deux cents personnes, vivant dans un paysage de bocage où ils font du pain, de la bière, du maraîchage, et bricolent, discutent, lisent, vont et viennent. L’appareil militaire de la France, qui intervient au Mali, en Syrie, en Irak - sans que le Parlement en débatte, contrairement à ce que prescrit l’article 35 de la Constitution -, s’apprête donc à se déployer sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes... 

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Communiqué - les expulsions ont commencé, la zad appelle à se mobiliser

Lundi 9 avril 2018


Communiqué - les expulsions ont commencé, la zad appelle à se mobiliser 
https://zad.nadir.org/spip.php?article5332

Conjurée des années durant par le mouvement, une nouvelle tentatives d’expulsions sur la zad de Notre dame des landes a commencé. Dès 3h du matin, l’opération s’est déployée dans toute sa brutalité : interminables files de fourgons bleu marine, chars blindés, lacrymos, premiers blessés et premières arrestations. Les gendarmes ont annoncé que les journalistes étaient strictement interdits "sur tout le dispositif" et leur ont bloqué l’accès au site. Ils ont affirmée que la prise d’images de presse était prohibée et que les médias devraient se contenter de celle fournies par la gendarmerie.

Ces expulsions confirment la prétention du gouvernement à rétablir le droit tout en s’asseyant grossièrement dessus. La préfecture n’a même pas daigné laisser la possibilité aux habitants de la zad d’avoir accès aux bases minimales du droit au logement, en l’occurence des procédures nominatives et contradictoires en cas de volonté d’expulsion. Les habitants de la plupart des lieux de la zad s’étaient pourtant nommés et identifiés à plusieurs reprises au cours des dernières années.

Le double jeu lamentable de la préfecture s’affiche aujourd’hui dans toute son hypocrisie : l’annonce de la recherche d’une évolution "sereine et apaisée de la situation" tout en envoyant 2500 policiers ici raser des habitats. On nous annonce un tri qui va s’opérer selon des catégories qui sont de pures fictions qui ne répondent un rien d’autre qu’aux besoins du story telling répressif dans lequel le gouvernement s’est enfermé. Il n’y pas ici de radicaux d’un côté et de paysans de l’autre mais un ensemble de façons entremêlées de partager ce territoire. Contrairement à ce qu’affirme Gérard Collomb, personne ne s’est d’ailleurs régularisé individuellement ces dernières semaines au dépend des autres. L’ensemble du mouvement a proposé un cadre de convention collective pour l’ensemble des habitants et projets.

Mais le gouvernement ne pouvait pas simplement admettre que le projet d’aéroport était inutile, il fallait absolument qu’il se venge de ceux qui l’avaient forcé à cet abandon. La terre se meurt, les formes économiques les plus brutales atrophient nos vies, et partout des personnes aspirent à sortir cet état de fait. Elles étaient 30 000 le 10 février à s’engager à soutenir l’avenir de la zad. Mais Le message politique du gouvernement est ce matin très clair : il ne devra être laissé aucune possibilité à des espaces d’expérimentation.

Notre colère est ce matin profonde face au lamentable gâchis que représente la destruction engagée des maisons et espaces de vie que nous avons construits ici. Notre émotion est grande à l’idée que l’expérience collective de la zad soit mise en danger par le déferlement policier. La zad ne disparaîtra pas pour autant. Nous habitons ici, nous sommes enraciné.e. s à ce bocage, nous ne partirons pas. Nous saluons le courage des personnes qui nous ont déjà rejoint.e.s sur le terrain et ont répondu aux appels. En 2012, l’arrogance écrasante de l’Etat a fini par se retourner contre lui. Dans un contexte de montée des grèves, manifestations, occupations dans tout le pays, gageons que l’expulsion de Notre Dame des Landes deviendra un nouveau moteur de révolte qui se diffuse. Cette opération de destruction se retournera contre ses auteurs.

Nous appelons toutes celles et ceux qui peuvent nous rejoindre dès maintenant ou dans les prochains jours à venir sur la zad. Plus de 80 rassemblements sont d’ores et déjà prévus partout en france ce soir, à Nantes et Rennes à 18h entre autres. La réponse face à ces expulsions se trouvera aussi dans la durée. Une manifestation est appelée à Nantes ce samedi et une convergence sur la zad ce week-end.
 

ZAD, des blindés contre des jardiniers

 
L’intervention militaire sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes a commencé 

  
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18 décembre 2017

Les Antifas sans cagoule

Ils frappent partout, mais semblent venir de nulle part. Ils dénoncent un «fascisme» omniprésent et fantasmé. Ils n’ont aucune existence juridique mais bénéficient d’incroyables indulgences judiciaires. Qui sont-ils?

Les Antifas se plaisent à revêtir le noir, toujours encapuchonnés et masqués comme les Black Blocks, dont ils sont l’avatar. Comme on le sait, la dénomination Schwarzer Block fut imaginée dans les années 1980 par la police de Berlin-Ouest pour désigner les Autonomes de Kreuzberg. Ce quartier jouxtant le «Mur» faisait encore partie du secteur d’occupation US jusqu’en 1990. Autrement dit, les Black Blocks sont nés dans un territoire sous contrôle militaire américain.
C’est important, car au même moment apparaissait aux États-Unis, plus exactement à Minneapolis (Minnesota) l’Anti-Racist Action Network...

  

7 décembre 2017

À Calais, les assos organisent des rondes pour protéger les migrants des violences policières


Depuis près de deux mois, plusieurs associations organisent des rondes de nuit pour protéger les migrants des violences policières et recueillir leurs témoignages. Ils en ont collecté une soixantaine. 

Calais (62) - « One more there », indique Toni dans un hochement de tête. Cramponnée à son volant, la petite brune annonce à John (1) l’emplacement d’un camion de CRS qui campe ce soir sur le Belgium Parking, une station-service bien connue des exilés qui veulent passer en Angleterre. Ce soir, les 2 bénévoles dénombrent 4 fourgonnettes de police dans ce petit périmètre, cerné de grilles surmontées de fils barbelés. Une zone occupée seulement par une forêt de semi-remorques et son lot de routiers à demi assoupis. « Je ne sais pas si tu as remarqué mais il n’y a personne ce soir », lance John à notre encontre.
Depuis deux mois, John et Toni découchent presque tous les soirs. Comme une vingtaine de militants, les deux jeunes gens veillent jours et nuits sur les quelques 500 exilés..

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La famille Bernanos réagit à l'arrestation d'Antonin

Le 5 décembre, à 6h00, la police a fait violemment irruption dans l'appartement de la mère d'Antonin Bernanos, détruisant la porte à coups de bélier. Un acte extrêmement brutal, qui l'a conduit le soir-même à Fleury Mérogis, en exécution du délibéré rendu le 11 octobre, et qui court-circuite les démarches d'aménagement de peine auxquelles il avait droit dans ce même délibéré. 

Hier, à 6h00, la police judiciaire du XVIIe arrondissement a défoncé la porte de l’appartement de la mère d’Antonin Bernanos, sans présentation ni sommation..

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2 septembre 2017

Dans le collimateur du pouvoir


Il a 22 ans, et dix mois de prison au compteur. Dans l'affaire de la voiture de police brûlée, Quai de Valmy, en mai 2016, il a été désigné comme coupable - alors qu'aucune preuve formelle n'a pu être trouvée contre lui. Pourquoi c'est tombé sur lui ? Peut-être parce que les "notes blanches" du Renseignement l'identifiaient de longue date comme un militant antifasciste impliqué dans diverses mobilisations, dont celle contre la loi Travail.

Que ces notes blanches n'aient aucune valeur juridique, qu'elles consistent en des allégations largement fantaisistes et des appréciations souvent erronées, la chose a été prouvée, et pas plus tard que la veille de son arrestation. Juste avant l'incident de la voiture de police brûlée, Antonin Bernanos avait fait l'objet d'une interdiction de manifester, sur la base de ces notes blanches : lui et quelques autres, concernés par la même sanction préventive, avaient porté l'affaire devant le Tribunal Administratif. Leurs avocats ont démontré que ces "renseignements" relevaient d'affabulations rocambolesques ...
suite sur Arrêt sur image ..
 

19 juin 2017

Plusieurs organisations unies contre l'état d'urgence permanent voulu par Emmanuel Macron


Lors d'une conférence de presse, Action Droits des Musulmans, Amnesty International, Human Rights Watch, La Quadrature du Net, le Syndicat de la Magistrature ou encore la Ligue des droits de l’homme ont tous dénoncé l'avant-projet de loi annoncé par Emmanuel Macron visant la lutte contre le terrorisme et la sécurité publique.

Le texte, décortiqué ici, va offrir au pouvoir administratif, Intérieur et préfets en tête, le pouvoir d’organiser des perquisitions administratives même de nuit, où pourront être décidées notamment des saisies de l’ensemble des données informatiques. Ces autorités pourront encore définir des périmètres de protection où fouilles de bagages et véhicules outre des palpations seront autorisées, le tout déconnecté de toute infraction pénale, sans élément de preuve tangible. S’ajoutent la pose de bracelet électronique, toujours sur décision administrative....
 
Suite sur Next Inpact
 

21 mars 2017

Le journaliste indépendant Gaspard Glanz menacé de mort par des policiers

© Marin Driguez, Taranis News
Gaspard Glanz fait partie de l’équipe de Taranis News, un journal indépendant engagé spécialisé dans les reportages vidéos des mobilisations sociales. Il a ainsi particulièrement suivi les mobilisations contre la loi-travail, les actions dans la ZAD de Notre Dame des Landes ainsi que les mobilisations de soutiens aux migrants, que ce soit à Calais ou Vintimille. Journaliste de terrain, ses reportages couvrant des manifestations où la répression policière était très importante a rapidement fait de Taranis News un média alternatif de référence dans la couverture des manifs. Cependant, filmer les violences policières n’est pas de tout repos, et le journaliste est systématiquement harcelé en manifestation...
Lire la suite sur Révolution Permanente 

Voir aussi sur Taranis news :

AVALANCHE DE MENACES DE MORT DEPUIS UNE PAGE FACEBOOK PRO-POLICE 

7 février 2017

De Pantin à Aulnay, la BST 93 et ses crimes

copie d'écran

À Aubervilliers, à Pantin, à Aulnay-sous-Bois, tout le monde déteste la BST et personne n'oublie ses crimes. Derrière l'acronyme, il y a la police de proximité façon Sarkozy ; la « Brigade Spécialisée de Terrain ». Par « spécialisée » il faut comprendre habilitée à cogner fort, et par « terrain », les quartiers populaires, la banlieue, là où l'État déploie sans états d’âme le pire de sa violence supposée « légitime », là où s’expérimentent les plus détestables techniques de domination policière avant d’être déployées en centre-ville, par exemple lors des manifestations.

À Aubervilliers on connaît bien la BST et ses pratiques ultra-violentes, le Bondy Blog consacrait en 2014 déjà un article à cette police détestée des habitants. En décembre 2015, une famille est passée à tabac à Pantin ; deux enfants de 15 et 18 ans et leur mère. La scène est filmée par une voisine. Zahra Kraiker, la mère de famille, est furieuse ; « Regardez comment ils frappent. Je sépare mon fils parce qu'ils sont en train de le massacrer. On m'a gazé. On m'a mis au sol. » (...)

Suite du reportage sur Radical cinema
 

12 janvier 2017

Nouvelles violences policières contre des migrants : l'horreur !


10 janvier 2017
Hier soir les CRS, secondés par des équipes municipales, ont utilisé la violence pour détruire la trentaine de tentes des migrants refoulés par le centre humanitaire de la porte de la Chapelle. Leurs affaires ont fini dans les bennes de la Propreté de Paris. Appel à la population pour que cela cesse ! (Photos: Pierre Gautheron) 

Extrait : (...) Les CRS, extrêmement violents et hilares, pour la plupart masqués et matricules cachés, ont entouré le camp, matraques et gazeuzes à la main.
Sans aucune sommation, ils ont chargé : gazant et matraquant toutes les personnes sur leur passages, dont des femmes et des mineurs. Les mineurs, terrorisés, ont pris la fuite sans même avoir le temps de mettre leurs chaussures.(...)

Lire sur le blog La Chapelle en lutte 
 

17 novembre 2016

État d’urgence : sans retour ? (communiqué LDH)



Communiqué LDH

La LDH avait annoncé, passée la première période d’état d’urgence, que le renouvellement de celui-ci serait sans fin. De tout temps, sous tous les gouvernements et sous tous les régimes, les mesures d’exception sont comme une drogue pour les autorités : après y avoir goûté, elles ne peuvent plus s’en passer.

Soutenir qu’il est nécessaire de renouveler l’état d’urgence en raison de l’élection présidentielle et, probablement, des élections législatives qui suivent, c’est reconnaître un peu plus que l’exception devient la règle.

Si l’état d’urgence semble indolore à la grande majorité d’entre nous, ce n’est pas le cas des dizaines de personnes assignées à résidence, et qui ne bénéficient pas de la protection du juge judiciaire. Le prolonger, c’est prolonger la possibilité permanente d’effectuer des perquisitions dans des conditions qui ont été largement dénoncées, c’est donner un quasi blanc-seing aux pouvoirs publics pour interdire des manifestations et c’est, d’une manière générale, installer l’habitude de pouvoirs exceptionnels peu et mal contrôlés et qui sont utilisés à d’autres fins que celles annoncées.

Cela aboutit, enfin, à exacerber les tensions de toute nature, notamment en continuant à stigmatiser une partie de la population et en imposant aux forces de l’ordre des suggestions qui épuisent leurs capacités.

On est en droit de s’interroger sur l’utilité d’un état d’urgence destiné à lutter contre les actes de terrorisme, utilité dont le gouvernement n’apporte aucune justification.

La LDH appelle les parlementaires à prendre conscience qu’un tel renouvellement est une mesure dangereuse et démagogique, qui s’inscrit dans la remise en cause de l’Etat de droit.



Paris, le 16 novembre 2016

12 novembre 2016

À qui iront les clés de la ://Surveillance ?


Cory Doctorow, qui est Canadien, réagit ici à la situation nord-américaine, mais la surveillance étatique est planétaire et nous sommes en France assez lourdement pourvus en outils de surveillance générale pour éprouver quelques inquiétudes : que deviendront par exemple le fichier TES (voir ce billet de Korben) et l’État d’urgence indéfiniment prolongés que veut imposer M. Cazeneuve si un gouvernement autoritaire vient au pouvoir bientôt ?
 

23 juillet 2016

État d'urgence : surenchère dans la surveillance de masse


(...) La députée Isabelle Attard prononçait ces mots dans l’hémicycle :
Nous assistons, depuis la nuit de jeudi à vendredi, à une surenchère sécuritaire jamais vue. C’est à celui qui proposera le plus de mois d’état d’urgence, jusqu’à l’état d’urgence permanent. Le plus d’armes, le plus de guerre, le plus de surveillance de masse, le plus de prison, le plus d’enfermement préventif, le plus de camps d’internement.
Le compte rendu des débats indique qu’à cette phrase, « plusieurs députés du groupe Les Républicains » lui rétorquèrent : « Et alors ? » (...)

Lire l'article sur La Quadrature du net

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Source :

La députée écolo Attard propose de considérer comme "apologie du terrorisme" certaines pratiques politiques "véreuses"

 

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