2 mars 2019

Cybersécurité : nous attaquons la surveillance de masse - La Quadrature du Net


Nous venons de saisir le Conseil d’État contre la loi de programmation militaire (LPM) 2019 au côté d’un fournisseur d’accès associatif, Franciliens.net, et de la Fédération des fournisseurs d’accès associatifs (FFDN) . Pour la première fois, le droit français a autorisé le gouvernement à analyser de façon automatisée le contenu de nos communications. Voilà comment nous nous y opposons.

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23 juillet 2016

État d'urgence : surenchère dans la surveillance de masse


(...) La députée Isabelle Attard prononçait ces mots dans l’hémicycle :
Nous assistons, depuis la nuit de jeudi à vendredi, à une surenchère sécuritaire jamais vue. C’est à celui qui proposera le plus de mois d’état d’urgence, jusqu’à l’état d’urgence permanent. Le plus d’armes, le plus de guerre, le plus de surveillance de masse, le plus de prison, le plus d’enfermement préventif, le plus de camps d’internement.
Le compte rendu des débats indique qu’à cette phrase, « plusieurs députés du groupe Les Républicains » lui rétorquèrent : « Et alors ? » (...)

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Source :

La députée écolo Attard propose de considérer comme "apologie du terrorisme" certaines pratiques politiques "véreuses"

1 mai 2015

La vie est complexe, le « rien à cacher » est simpliste - Loi Renseignement

enfant masqué


 30 avril 2015

Nous sommes famille d’accueil.

Madame est assistante familiale pour être précis. C’est un métier très riche, difficile parfois, moi qui suis une vraie e-pipelette j’ai souvent envie de partager sur le sujet. Mais c’est hors de question. Nous vivons dans le secret, la confidentialité, nous avons des choses à cacher.

Nous nous occupons de petits, parfois des nourrissons de quelques jours, nés sous X. Ces enfants ont une histoire qui n’appartient qu’à eux et qu’il s’agit de préserver au maximum, pour toujours. C’est ce qu’on appelle le droit à la vie privée. Cette vie démarre sur un secret, une mère qui a le droit de donner la vie et d’en couper le cordon familial. Dans les années qui viennent, ce genre de secrets de famille seront de plus en plus numérisés et donc de plus en plus difficiles à maîtriser. Le temps où le dossier personnel si lourd de sens prenait la poussière bien à l’abri au fond des archives d’un Conseil Général est révolu.

Les équipes travaillent dans le soucis constant de cette confidentialité, mais nos usages numériques impliquent toujours plus de traces. Correspondances par courriers électroniques, photos numériques pour l’album personnel de l’enfant, rapports de suivi et j’en passe, l’empreinte de la vie de l’enfant et de ses parents est de plus en plus disponible pour qui aurait un accès général à nos interconnexions.

Une écoute systématique des petits et grands secrets de tous implique nécessairement la dispersion de notre intimité. Pour beaucoup qui vivent dans le confort d’une vie épargnée, ça ne semble pas si grave. Pourtant même chez qui répète souvent n’avoir « rien à cacher », peu j’imagine iraient donner leurs mots de passe de leurs comptes mail, facebook, banquaire ou fiscal au commissariat voisin, peu accepteraient sans doute l’installation de micros et de caméras chez eux jusque dans leurs toilettes ou leur douche.(...)

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28 avril 2015

Loi Renseignement : quand Cazeneuve s'appuie sur une jurisprudence qui lui donne tort


Pour défendre son projet de loi Renseignement et la collecte massive de données de connexion, Bernard Cazeneuve s'appuie sur deux arrêts de jurisprudence, l'un de la Cour de justice de l'union européenne, l'autre de la Cour européenne des droits de l'homme. Mais ces deux arrêts ne disent pas ce que veut y voir le ministre de l'Intérieur, voire disent exactement le contraire ce qu'il dit y lire !
 
Suite sur Numerama ...
  

19 avril 2015

Comment je me suis radicalisé sur #Internet


Par JCFrogBlog4, le 19 avril 2015

Je suis un gentil garçon, très poli.

Issu des classes moyennes, j’ai vécu dans le confort économique entouré de parents aimants. De bonnes études qui me firent ingénieur et me promettaient une vie sans risque. Viscéralement rebelle, je n’ai jamais supporté l’adhésion au moindre groupe, mais je votais PS croyant que c’était un parti de gauche, un truc humaniste malgré tout. Je fus longtemps un ouiouiste convaincu que n’importe quelle Europe vaudrait toujours mieux que la désunion, parce que passionné et obnubilé par le cataclysme de la 2eme guerre mondiale il me semblait que nous avions touché le fond, que mieux informés nous ferions toujours mieux, que nous étions sauvés des moustachus tyranniques, que nous étions sevrés.

Puis vint le referendum, 2005, le choc. Les français rejettent clairement l’Europe, les cons. J’étais colère. Mais qu’est ce qu’ils ont dans la tête ces râleurs professionnels, jamais contents, inconscients des enjeux de l’Histoire, incapables de se soumettre au consensus nécessaire? Bref, ils n’avaient pas voté comme moi.

Moins de trois ans plus tard, l’Assemblée nationale et le Sénat adoptent largement le traité européen de Lisbonne.

Là il se passe quelque chose.

Je devrais être content, je ne le suis pas. J’essaye de m’auto convaincre des arguments pourris comme quoi les français ont élus un type qui avait dit qu’il passerait cette constitution, mais non, ça ne passe pas, je me rends bien compte qu’on s’assoit sur la Démocratie dont on cite si souvent le nom dans tous les discours, au point que ça en devient louche.

Alors je relis sous un angle un peu plus ouvert mes internets. Sur tous les plans. Démocratie réelle, libertés individuelles, vie privée, transparence, anonymat, nombreux sont ceux que je lisais avec beaucoup d’intérêt, que je trouvais passionnants, pertinents, mais souvent un peu trop « paranos ».
Internet va alors me bousiller. A force de lire, de partager, de me documenter, de m’ouvrir réellement, d’accepter mes erreurs, je change: j’ai envie d’approfondir. Je me rééduque. Pas que j’ai été aussi naïf que je le laisse paraître au début de cet article, mais je découvre l’ampleur de la trahison. Je vogue dans des sphères d’hommes et de femmes qui réfléchissent, qui construisent des alternatives, qui me convainquent, que je convaincs aussi parfois, et surtout des gens qui n’ont rien à vendre, personne à séduire, aucun pouvoir à conquérir. Un monde horizontal.

Le constat de l’urgence s’y étale loin des coupables média de masse, que ce soit la crise écologique, la corruption de nos institutions, l’incompétence des décideurs, la résistance au changement, l’arrogance crasse d’un système qui n’a pour seule réponse à nos objections diverses que des accusations minables parce que systématiques de populisme, de conspirationnisme, regroupant dans un seul sac toutes les contradictions, quelles que soient leurs intentions ou leur sérieux.

Plus le temps passe, moins j’arrive à jouer le jeu d’avant la connexion. Je deviens à moitié fou. Je n’arrive plus à supporter l’idée que la connaissance et la culture puissent être objet de commerce, que nous soyons politiquement représentés comme des enfants, que je n’aie comme seul intérêt personnel que de trouver un job nuisible au commun. Je suis plus que jamais utopiste, intolérant au « réalisme » qui nous jette dans le mur.

Je suis toujours aussi gentil. Toujours aussi pacifique et humaniste, mais plus radical que jamais.

La faute à Internet.

source :  http://jcfrog.com/blog/comment-je-me-suis-radicalise-sur-internet/
 

29 janvier 2015

Démocratie, internet et libertés: le monde d'Orwell c'est maintenant (vidéo)


Cette conférence s'adresse plutôt à un public d'initiés, professionnels de la communication et du web, hackers, informaticiens, journalistes ... , toutefois le spectateur lambda (dont je suis) y découvrira à quel point le peu de liberté et de démocratie qu'il nous reste est menacé de disparition à brève échéance. Le web en effet, demeure aujourd'hui l'un des derniers espaces d'information qui n'est pas sous contrôle des pouvoirs financiers, politiques et des médias à la botte.

Cependant la technologie est désormais suffisamment évoluée pour permettre en France ce filtrage d'internet tant désiré par l'oligarchie, tandis qu'en parallèle nos gouvernements successifs mettent en place un arsenal législatif de plus en plus contraignant, visant à faire taire la liberté d'expression.

Ce n'est plus qu'une question de temps. L'heure de la surveillance et de la manipulation arrive. Accrochez-vous, c'est du lourd!



Fabrice Epelboin :
Après une enfance passée entre la France et les États-Unis, il commence comme éditeur au début des années 1990 et participe à la réalisation de l'un des premiers cédéroms français, pour le compte de la Réunion des musées nationaux (Milia d'Or en 94).
Planneur stratégique il a notamment travaillé sur des sites d'eCommerce, d'eTrading et d'eBanking ainsi que sur les sites web de différents ministères et a été notamment distingué parmi les meilleurs bloggeurs de l'année par le magazine Challenges.
Fabrice est également fondateur de plusieurs entreprise dont le site Prizzo.com, le cabinet Yades, le média Tunisien Fhimt.com ainsi que l'Association Tunisienne des Libertés Numériques (ONG), OWNI. Parallèlement, il exerce une activité de conseil stratégique auprès d'investisseurs, de business angels et de grands annonceurs.
Fabrice est aujourd'hui journaliste chez Reflets.info.
http://Reflets.info

Voir aussi: 
La France confirme à l'ONU l'extension de la censure sans juge
  

28 janvier 2015

La France confirme à l'ONU l'extension de la censure sans juge

 
Numerama | par Guillaume Champeau, le 23 janvier 2015

La France confirme à l'ONU l'extension de la censure sans juge


Alors que Manuel Valls n'en avait pas dit un mot mercredi lors de la présentation du nouveau plan de lutte contre le terrorisme, Harlem Désir a confirmé jeudi à l'ONU que la France mettrait en place "à brève échéance" le blocage de sites racistes et antisémites sur simple ordonnance de l'Etat, sans contradictoire ni vérification judiciaire de l'illégalité des sites bloqués. Une exception qui devient la norme.


Jeudi matin, l'Assemblée générale de l'ONU tenait à New York une réunion plénière informelle exceptionnelle, à l'initiative de Bernard-Henri Lévy, sur la question de la montée des violences antisémites dans le monde. La réunion avait été programmée avant les attentats commis en France, mais a nécessairement gagné en importance par l'assassinat de quatre otages juifs détenus dans l'épicerie de Vincennes par Amedy Coulibaly.

A cette occasion, le secrétaire d'état aux affaires européennes, Harlem Désir, a prononcé un discours dans lequel il a confirmé les pistes avancées la semaine dernière par la ministre de la Justice Christiane Taubira, qui n'ont pourtant pas été évoquées mercredi lors de la conférence de presse de Manuel Valls. En particulier, Harlem Désir a confirmé qu'à "brève échéance", la France mettrait en oeuvre "la possibilité d’un blocage administratif des sites internet et des messages à caractère raciste et antisémite".

Ce blocage administratif, qui se matérialise par un ordre du ministère de l'intérieur non soumis au contrôle d'un juge, fut d'abord prévu pour les seuls contenus pédopornographiques. Dès 2008, il y a sept ans, Numerama avait mis en garde contre l'ouverture de la boîte de Pandore, en prévenant que la lutte nécessaire contre la pédophilie, que le blocage n'aide en rien, ne serait qu'un moyen de légitimer un processus qui serait ensuite étendu à d'autres types de contenus. L'histoire du fichier des empreintes génétiques (FNAEG) qui compte aujourd'hui plus de 2,5 millions d'enregistrements l'avait déjà démontré.

METTRE DES BARRIÈRES SUR INTERNET

Dessin, Carlos Latuff
Nos craintes se sont vérifiées l'an dernier avec l'adoption d'une loi contre le terrorisme qui adopte le mécanisme du blocage extrajudiciaire à l'encontre des sites de propagande terroriste, dont la liste à bloquer sera établie par le gouvernement, sans contrôle d'un juge. Et donc, selon Harlem Désir et Christiane Taubira, il sera très bientôt étendu à des sites racistes et antisémites, avec la forte tentation de bloquer également des sites très critiques contre le sionisme et Israël, sans qu'un juge ne puisse s'y opposer (sauf recours ultérieur une fois la mesure déjà appliquée).

A l'ONU, Harlem Désir a déclaré que l'antisémitisme "est toujours là, présent, avec son cortège de préjugés, de haine et de violence, parfois comme la résurgence d’un vieil antisémitisme qui remonte du fond des siècles, mais aussi, désormais, sous des formes nouvelles, se répandant sans barrière sur internet et les réseaux sociaux, à l’abri de l’anonymat ou non, prenant parfois prétexte du conflit israélo-palestinien ou s’appuyant sur le dévoiement fanatique de l’islam ancien ou nouveau."
 
RENDRE RESPONSABLES LES INTERMÉDIAIRES

Selon Les Echos, le secrétaire d'état a expliqué en marge de son discours qu'il fallait étendre la responsabilité pénale des intermédiaires tels que les réseaux sociaux. "Nous devons limiter la dissémination de ces messages. Nous devons établir un cadre légal afin que ces plate-formes sur internet, les grandes compagnies qui gèrent les réseaux sociaux, soient appelées à agir de manière responsable", a-t-il demandé. Il sollicite la convocation d'une conférence internationale dédiée à ce sujet.

Déjà en novembre dernier, le Conseil de Sécurité de l'ONU avait demandé un renforcement de la lutte contre la propagande terroriste sur Internet, en laissant entendre que les plateformes qui seraient trop ouvertes à la liberté d'expression pourraient être accusées de terrorisme par complicité. Le Conseil avait par ailleurs demandé à l'ensemble des 192 membres de l'ONU "d'agir de façon coopérative pour empêcher les terroristes de recruter, pour contrer leur propagande et leur incitation extrémistes violentes sur Internet et les médias sociaux, y compris en développant des contre-récits efficaces".

Voir en ligne :  http://www.numerama.com/magazine/31980-la-france-confirme-a-l-onu-l-extension-de-la-censure-sans-juge.html

 

22 janvier 2015

Neutralité du Net : les États membres et la Commission en passe de trahir le vote des eurodéputés !


La quadrature du net | 22 janvier 2015

Paris, 22 janvier 2015 — Le 20 janvier dernier, La Quadrature du Net a co-signé une lettre ouverte [pdf] avec d'autres associations européennes appelant à nouveau les États Membres de l'Union européenne à adopter des règles claires et strictes pour la protection de la neutralité du Net. Malheureusement, un document de négociation montre qu'au même moment, ces derniers faisaient un pas de plus vers la fin de l'Internet libre. Il est temps que le Parlement européen se ressaisisse du dossier afin de défendre une vraie protection de la neutralité du Net contre les stratégies oligopolistiques des grands acteurs de l'Internet soutenues par les gouvernements nationaux.

neutralité du réseauMalgré certaines lacunes, le vote du Parlement européen d'avril dernier était un signe fort en faveur des droits et intérêts des citoyens européens pour la neutralité du Net. Il proposait un compromis équilibré fondé sur une définition rigoureuse de ce principe fondateur d'Internet. Les dispositions adoptées permettaient également aux opérateurs de développer des offres d'accès innovantes (« services spécialisés ») tout en rappelant le principe de non-discrimination afin de protéger à la fois la liberté de choix des utilisateurs, la concurrence entre les fournisseurs de services et d'applications et l'innovation portée par les nouveaux entrants.

Au moment même où la société civile appelait le Conseil de l'Union à protéger la neutralité du Net, ce dernier étudiait un document de négociation montrant qu'il s'apprête à autoriser d'inacceptables atteintes à la neutralité du Net, en écartant définitivement le vote du Parlement européen d'avril 2014. En effet, le document de négociation préconise d'autoriser à nouveau les fournisseurs d'accès ou de services à passer des accords commerciaux avec les fournisseurs de contenus ou les utilisateurs d'Internet pour « garantir une qualité de service minimale », remettant ainsi en cause le principe de non discrimination, qui était inscrit dans le texte voté par le Parlement en avril 2014. Les États membres ont également envisagé d'interdire les discriminations tarifaires (les offres d'accès avec une tarification préférentielle pour certains services, par exemple celles réservant un accès illimité uniquement à certains services comme YouTube ou Facebook1), mais ils ont malheureusement renoncé devant les réticences de certains2.


Les intérêts à court terme des grands opérateurs télécoms et des géants de l'Internet ne doivent pas dicter les politiques publiques. Aujourd'hui, face aux manœuvres des gouvernements nationaux et du commissaire européen Günther Oettinger, il est temps que le Parlement européen élu en mai dernier se saisisse du dossier et fasse preuve de fermeté pour défendre les avancées du printemps dernier.

Alors qu'aux États-Unis se tient une mobilisation sans précédent en faveur de la neutralité du Net et que Barack Obama a récemment appelé à une protection ferme de ce principe, les membres du Parlement européen doivent jouer leur rôle dans ce débat international, et faire en sorte que l'Europe montre la voie législative qui permettra de protéger l'Internet libre.

La Quadrature du Net appelle donc les députés européens à intervenir urgemment dans le débat en cours pour réaffirmer leur attachement aux compromis du printemps dernier, en s'opposant aux visées oligopolistiques des grands opérateurs et des géants du Web et à la complicité coupable de la Commission et des États membres.
1. Voir par exemple : http://www.nextinpact.com/news/80826-tout-pc-inpact-en-illimite-chez-sfr-avenir-dun-net-sans-neutralite.htm

2.  Le texte indique ainsi : « "A proposal to include a ban on positive price discrimination across the European Union was put forward, gaining support of several Member States. At the same time, other Member States objected, leading the Presidency to conclude that an explicit proposal to ban positive price discrimination cannot gain the necessary support. »
    

2 décembre 2013

La grande coalition allemande: un gouvernement d’austérité sociale et de militarisme




Mondialisation | Par Christoph Dreier | 29 novembre 2013

Plus de deux mois après les élections fédérales, les dirigeants chrétiens-démocrates (CDU/CSU) et sociaux-démocrates (SPD) sont parvenus à négocier une grande coalition. L’accord ouvre la voie partout en Europe à de violentes attaques sociales, à la militarisation de la politique étrangère allemande et à des atteintes aux droits démocratiques.

La direction du CDU et les adhérents du SPD doivent, avant toute signature définitive de l’accord, l’approuver par un vote. L’issue du vote des membres du SPD reste incertaine vu que nombreux fonctionnaires de rang moyen ou inférieur du parti craignent qu’une implication dans une grande coalition puisse signifier une perte de voix aux élections ultérieures.

Ceux qui ont négocié la coalition ont cherché à masquer en quelque sorte les grands axes de l’accord. Les belles phrases et les termes tarabiscotés sont une tentative de présenter les guerres, les attaques sociales et la surveillance de l’Etat comme de la stabilité, de la croissance et de la sécurité.

Cela a été soutenu par de nombreux médias qui ont décrit l’accord comme étant un « virage à gauche » (Die Zeit) ou ont prêté à la coalition un « grand cœur » (Frankfurter Allgemeine Zeitung). Le président du SPD, Sigmar Gabriel, a même affirmé que l’accord de coalition avait été rédigé « pour les petites gens qui travaillent dur. »

Le contraire est le cas. Lors de la conférence de presse des dirigeants des partis, la chancelière Angela Merkel avait déclaré qu’il n’y aurait pas d’augmentation des impôts pour les riches ou les grandes entreprises. De plus, l’accord de coalition exclut toute contraction de nouvelles dettes après 2015 et s’engage à un « strict » respect du plafond de la dette et du pacte fiscal européen. D’ici la fin de la prochaine législature, le gouvernement veut faire baisser le niveau de la dette publique de 81 à moins de 70 pour cent du PIB.

Le SPD et le CDU/CSU ont clairement fait savoir qu’ils voulaient poursuivre et intensifier les brutales mesures d’austérité non seulement en Allemagne mais à travers toute l’Europe. Tous les pays de la zone euro doivent s’assurer d’une « compétitivité au moyen de réformes structurelles, » d’« une consolidation fiscale durable » ou d’« une stabilité financière », répète-t-on sans cesse dans l’accord.

Pour ce faire, « une coordination meilleure et plus contraignante de leur politique économique » est nécessaire pour s’assurer que « les pays de la zone euro conviennent de réformes contractuelles contraignantes et imposables au niveau européen. » Le « contrôle de la planification budgétaire nationale par le Commission de l’UE » devant être élargie de façon à en faire un « instrument efficace. »

Une responsabilité commune pour les dettes, qui faciliterait aux pays malades d’obtenir des prêts des marchés financiers, est cependant exclue de manière expresse et réitérée. Dans le passé, le SPD avait réclamé ce genre de mesures. Maintenant, il est dit qu’une « mutualisation des dettes » serait incompatible avec une « prise de responsabilité »

Au lieu de cela, la grande coalition ne veut accorder des prêts d’urgence aux pays endettés que s’ils s’engagent à pratiquer des attaques sociales d’envergure historique. Les prêts d’urgence ne sont possibles « qu’en échange d’un respect de conditions strictes ou de l’application des réformes et de mesures de consolidation budgétaire, » stipule l’accord.

Dans le même temps, le CDU/CSU et le SPD veulent élargir l’UE en tant qu’alliance militaire sous la direction de l’Allemagne. L’UE requiert « plus que jamais, une discussion stratégique » sur ce qu’elle veut atteindre par des moyens civils et militaires. Elle pourrait jouer un rôle dans des « pays tiers » pour établir et influencer le système judiciaire et la police.

De plus, le nouveau gouvernement fédéral souhaite renforcer l’importance de l’Allemagne au sein de l’OTAN. La « coopération de défense » doit être étendue et l’Allemagne doit participer à l’acquisition et au maintien de systèmes d’armement. L’accord de coalition soutient tout particulièrement l’établissement d’un système commun de défense antimissile de l’OTAN.

L’accord appelle au « renforcement d’une coopération inter-institutions » pour soutenir une « politique étrangère et sécuritaire efficace, pour le succès de laquelle des instruments civils et militaires doivent se compléter mutuellement. »

Le document stipule que l’Allemagne doit « contribuer à façonner l’ordre mondial » et doit être guidée par les « intérêts de notre pays. » Un chapitre entier de l’accord est consacré à « la sécurité de l’approvisionnement en matières premières… Une action spécifique est nécessaire pour éviter un éventuel impact négatif sur la valeur ajoutée en Allemagne. »

De tels intérêts de grande puissance n’avaient jamais été formulés aussi clairement auparavant dans aucun accord de coalition.

Cette résurgence du militarisme allemand et les attaques sociales généralisées prévues par la coalition ne peuvent être imposées face à l’opposition de la population par des moyens démocratiques. Et donc, le CDU/CSU et le SPD projettent une massive extension de l’appareil d’Etat et des restrictions supplémentaires des droits démocratiques.

L’Office fédéral de protection de la constitution (Verfassungsschutz, VS – comme sont appelés les services secrets allemands) doit assumer une « fonction de service central » par rapport aux instances de l’Etat. Sa « capacité en matière d’analyse technique » doit être améliorée. De plus, la capacité de la police fédérale doit être modernisée en la dotant de nouveaux pouvoirs en matière de « surveillance des télécommunications. » L’Office fédéral de la sécurité des technologies de l’information (Bundesamt für Sicherheit in der Informationstechnik, BSI) qui opère déjà en tant qu’agence officieuse de renseignement, doit être élargi, tout comme le centre de cyberdéfense (Cyber-Abwehrzentrum).

Le SPD et le CDU sont également d’accord pour la réintroduction de l’obligation pour les fournisseurs de services Internet (FSI) de conserver les données ; obligation qui avait été annulée par la Cour suprême en 2010. Les FSI seront tenus de retenir les données de connexion de tous leurs clients, qu’il y ait un soupçon fondé ou non à leur encontre, de stocker ces données pendant trois mois et, au besoin, de les transmettre aux divers organismes d’Etat. Cette loi « sera une des premières que nous ferons voter », a dit Merkel lors de la conférence de presse.

La grande coalition projette aussi de restreindre les droits des associations non enregistrées. Il sera plus facile d’interdire des clubs et des organisations semblables, et les interdictions auront une incidence plus grande.

Les partenaires de la coalition ont cherché à dissimuler leur programme réactionnaire derrière quelques feuilles de vigne sociales. Le CDU par exemple, a proposé d’introduire une « retraite pour les mères. » Celle-ci se limiterait à une petite augmentation de 26 euros par enfant pour les parents qui ont élevé des enfants nés avant 1992. Ceci signifie que ceux qui sont concernés reçoivent tout de même 26 euros de moins que les mères et pères nés plus tard. En outre, cette mesure dépendra de la disponibilité des fonds.

Le salaire minimum légal réclamé par le SPD a dès le départ été tellement faible qu’il n’aura que peu d’impact pour la plupart des gens, par contre il fera économiser beaucoup d’argent aux régimes d’assurance sociale. Les employeurs seront autorisés jusqu’en 2017 à verser moins que le salaire minimum de 8,50 euros l’heure en concluant à cet effet des conventions collectives avec les syndicats. Par la suite, seuls les soi-disant petits boulots (« mini jobs ») pourront être payés à un taux inférieur. Le salaire minimum servira à tirer vers le bas le niveau général des salaires.

Les syndicats et les partis d’opposition se sont en grande partie rangés derrière l’accord de coalition. Lors de la conférence de presse Gabriel, le dirigeant du SPD, a souligné que l’ensemble du contrat avait été convenu avec les syndicats.

Les Verts ont fustigé l’accord de coalition par la droite en parlant de dépenses excessives liées à la retraite pour les mères. « Dans le but de protéger les soi-disant projets prioritaires, une discussion sur une dette additionnelle ou une taxe est préprogrammée, » a dit Anton Hofreiter, le chef du groupe parlementaire du parti des Verts.

La présidente du parti La Gauche, [Die Linke – l’homologue du Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon] Katja Kipping, a minimisé le caractère brutal de la grande coalition en disant qu’elle représentait un « bouchon » pour ce qui était de « la justice sociale et des réformes. »

Le vice-président du groupe parlementaire de Die Linke, Dietmar Bartsch, a précisé : « J’avais souhaité que la grande coalition traite tous les grands problèmes. Il ne s’agit là que de gestion et non pas d’une action en vue de l’avenir. »

Au cours de ces dernières semaines, Die Linke n’a eu de cesse de proposer la formation d’un gouvernement de coalition avec le SPD et les Verts.
 Christoph Dreier

Article original, WSWS, paru le 28 novembre 2013

3 avril 2013

Les utilisateurs et utilisatrices de Facebook, des balances qui s’ignorent ?



Par Nadir (1)| octobre 2012

Il faut qu’on parle de Facebook


Depuis plusieurs années, nous faisons fonctionner des serveurs et maintenons des infrastructures de communication pour les mouvements sociaux. Nous avons fait de notre mieux pour assurer la sécurité de nos serveurs et nous avons résisté — par divers moyens — aux requêtes des autorités nous demandant de fournir des données personnelles.

En bref, nous essayons de rendre possible des formes de communication émancipatrices au sein de l’Internet capitaliste.

Nous avons toujours considéré Internet comme un outil pour nos luttes et en même temps comme un terrain politique contesté, et nous avons agi en conséquence. Nous pensions que la plus grande partie du mouvement social l’envisageait de la même manière. Mais comme de plus en plus de militant·e·s « utilisent » Facebook (ou sont utilisé·e·s par Facebook), nous n’en sommes plus si sûr·e·s. Au contraire, notre travail politique nous a paru à côté de la plaque et épuisant. Les communications chiffrées avec des serveurs autonomes ne sont plus perçues comme émancipatrices mais plutôt comme pénibles.

Disneyland

Nous n’avions simplement pas réalisé que, après des coups de speed dans la rue ou des longues discussions collectives, de nombreux militant·e·s semblent ressentir l’envie d’en bavarder sur Facebook ; de parler à loisir de tout et avec tout le monde. Nous n’avions pas réalisé que, même pour les mouvements sociaux, Facebook est la plus douce des tentations. Que des militant·e·s comme le reste du monde s’amusent à suivre le flux subtil de cette exploitation qui n’a l’air de faire de mal à personne — et à laquelle, pour une fois, il n’est pas nécessaire de résister. La mauvaise conscience dont souffrent de nombreuses personnes parce qu’elles savent ou imaginent les conséquences dramatiques de l’utilisation de Facebook ne semble pas les pousser à agir en conséquence.

S’agit-il vraiment d’ignorance ?

Pour résumer le problème, en utilisant Facebook, les militant·e·s ne rendent pas seulement leurs communications, leurs opinions, leurs « j’aime », etc. transparents et prêts à être analysés. Au contraire — et nous considérons cela encore plus lourd de conséquences — illes exposent des structures et des individu·e·s qui n’ont peu ou pas à voir avec Facebook. La capacité de Facebook de fouiller le réseau pour trouver des relations, des similarités, etc. est difficile à appréhender pour la plupart des gens. Le bavardage sur Facebook rend transparentes certaines structures politiques pour les autorités et les entreprises. Il peut être analysé, trié et agrégé non seulement pour obtenir des informations précises à propos des relations sociales, des personnes clés, etc. mais aussi, à partir des habitudes, pour faire des prédictions. Après les téléphones portables, Facebook est la technologie de surveillance la plus subtile, la moins chère et la meilleure qui soit.

Les utilisateurs et utilisatrices de Facebook, des balances qui s’ignorent ?

Il semble que nous nous soyons trompé·e·s sur les intentions des militant·e·s. Nous pensions qu’illes voulaient prolonger nos luttes sur Internet et utiliser Internet pour servir nos luttes politiques. C’est — encore maintenant — notre point de vue. C’est pourquoi pour nous les utilisatrices et utilisateurs de Facebook sont un vrai danger pour nos luttes. Et plus particulièrement les militant·e·s qui produisent sur Facebook (souvent sans savoir ce qu’illes font) des informations dont se servent de plus en plus souvent les forces de l’ordre. Nous pourrions presque aller jusqu’à accuser ces militant·e·s de collaboration. Mais nous n’en sommes pas encore tout à fait là. Nous avons toujours espoir que ces personnes se rendent compte que Facebook est un ennemi politique et que celles et ceux qui utilisent Facebook ne font que le rendre de plus en plus puissant. Les militant·e·s qui utilisent Facebook nourrissent la machine et ce faisant révèlent nos structures — sans que ce soit nécessaire, sans décision de justice, sans aucune pression.

Notre point de vue

Nous sommes conscient·e·s du fait que nous parlons « d’en haut ». Pour nous, qui travaillons depuis des années — et parfois gagnons notre vie — avec Internet et les ordinateurs, l’administration système, la programmation, la cryptographie et bien d’autres choses, Facebook apparaît comme un ennemi naturel. Et comme nous considérons aussi notre activité comme politique, cela vient s’ajouter à notre analyse du modèle économique de Facebook, où les « users » deviennent un produit, tout en étant en même temps transformé·e·s en consommateur. Dans le jargon on appelle ça « la génération de la demande ». Nous savons qu’Internet n’est pas pour tout le monde un sujet politique aussi enthousiasmant que pour nous. Mais le fait que des militant·e·s autorisent ce cheval de Troie nommé Facebook à faire partie de leur vie quotidienne, est moins un signe d’ignorance que d’irresponsabilité.

Nous vous pressons tou·te·s : fermez vos comptes Facebook ! Vous mettez les autres en danger ! Prenez position contre ce monstre de données !

Et aussi : abandonnez Yahoo! Mail et consorts. Arrêtons Google ! Contre la rétention de données ! Pour la neutralité du net ! Liberté pour Bradley Manning ! Longue vie à la décentralisation !

Mort au capitalisme ! Aussi — et surtout — sur Internet ! Contre l’exploitation et l’oppression ! Aussi — et surtout — sur Internet !

Prenez la tête à vos camarades. Montrez leur qu’en nourrissant Facebook, illes ont vraiment choisi d’être du mauvais côté !

nadir, 10/2012

(1) Nadir is a publications platform, a communication network and an information system for the german speaking radical left. Therefore almost every content on this site in in german language. Our machines are rather language-agnostic though, and we do speak english. (source)

Nadir est aussi l'un des hébergeurs des sites de la ZAD NDDL.

22 janvier 2013

Nouvelles menaces sur la neutralité du Net (communiqué d’Acrimed)


ACRIMED | le 21 janvier 2013

 Assez tergiversé !

L’association Acrimed (Action-Critique-Médias), observatoire des médias, s’insurge contre les tergiversations du gouvernement qui ne s’est toujours pas engagé clairement à inscrire dans la loi le principe de la neutralité du Net*.

Alors que de nombreux pays l’ont fait et que, en France même, de multiples rapports et recommandations (notamment parlementaires) l’ont préconisé, la ministre Fleur Pellerin s’en remet aux délibérations de la Commission Nationale du Numérique (CNNum) reconstituée par décision du 18 janvier 2013.

Une décision sans dérobades ni équivoques est d’autant plus pressante que dans une tribune publiée dans Libération le 16 janvier 20013, Neelie Kroes, commissaire européenne chargée de la stratégie numérique, s’est déclarée favorable à l’autorisation accordée aux fournisseur d’accès à Internet (FAI) de proposer des offres différenciées : en clair un traitement inégalitaire de l’accès à Internet en fonction du tarif des abonnements.

Une telle autorisation, sous couvert de favoriser le libre choix des internautes, signifierait la fin de la neutralité du net, pulvérisée pour le plus grand profit des FAI : ce profit dont l’Europe libérale étend l’emprise dans tous les secteurs et particulièrement dans l’univers des médias.

Acrimed, le 21 janvier 2013.

* C’est-à-dire la garantie de l’égalité de traitement de tous les flux sur Internet (et donc l’absence de toute discrimination ou traitement inégalitaire de l’information transmise sur le réseau, qu’il s’agisse de la source, de la destination ou du contenu).
 
 

11 mai 2012

La veille du second tour le gouvernement a osé !

Numerama | Jeudi 10 Mai 2012

Délit de visite de sites terroristes : le texte déposé in extremis


Deux jours avant le second tour de l'élection présidentielle, le gouvernement a déposé un projet de loi renforçant la prévention et la répression du terrorisme. Le texte contient en particulier des mesures destinées à réprimer la visite régulière de sites web prônant le terrorisme.


Sur le fil. Alors que le second tour de l'élection présidentielle s'est déroulé le 6 mai dernier, le gouvernement a fait enregistrer deux jours avant au Sénat un projet de loi renforçant la prévention et la répression du terrorisme. Le texte, né des suites de l'affaire Mohammed Merah, vise en particulier à sanctionner pénalement ceux visitant de manière régulière et sans motif légitime des sites web prônant le terrorisme.

Le dépôt du texte à la Présidence du Sénat, remarqué par le journaliste Pierre Alonso, souligne le travers du gouvernement sortant consistant à modifier la législation dès qu'un fait divers, aussi tragique soit-il, se retrouve dans l'actualité. C'est ainsi que Nicolas Sarkozy, quelques heures à peine après la mise hors d'état de nuire du tueur, a réclamé la pénalisation de la consultation de sites web à visée terroriste.

Comme prévu lors de l'analyse du texte par le Conseil national du numérique, le projet de loi sanctionne de deux ans de prison et 30 000 euros d'amende "le fait de consulter de façon habituelle un service de communication au public en ligne mettant à disposition des messages soit provoquant directement à des actes de terrorisme, soit faisant l'apologie de ces actes".

Le gouvernement a toutefois prévu une exception "lorsque la consultation résulte de l'exercice normal d'une profession ayant pour objet d'informer le public, intervient dans le cadre de recherches scientifiques ou est réalisée afin de servir de preuve en justice". Seront ainsi épargnés les journalistes, les enquêteurs, les sociologues et le personnel judiciaire, considérés comme ayant un "motif légitime" à s'y rendre.

Ceux n'ayant pas un motif légitime seront punis s'ils visitent de façon un peu trop régulière ces espaces, "car le fait de consulter de façon intensive de tels sites, représentant des actes barbares comme des décapitations ou des égorgements, ne saurait être justifié par l'exercice de la liberté de communication", peut-on lire dans l'exposé des motifs. Cela met plutôt "en évidence un très fort risque d'auto-radicalisation".

Rappelons néanmoins qu'il n'est point besoin de sites web pour entrer dans une spirale d'auto-radicalisation. Les services de renseignement français savaient par exemple que Mohammed Merah ne consultait pas de sites web extrémistes et cela ne l'a pas empêché de mettre en œuvre sa funeste entreprise.

En marge du dépôt du projet de loi, rappelons l'existence d'une étude d'impact précisant l'état de la législation dans d'autres pays (notamment aux États-Unis, au Canada et en Europe), les lacunes juridiques potentielles et les obstacles techniques éventuels.

"La consultation de sites internet est déterminable soit par les logs (c'est-à-dire l'historique) des connexions demandées vers le site (chez le client et son FAI), soit par les logs des connexions reçues sur le site (le serveur abritant le site)".

"À défaut de captation de données « en direct », une telle infraction de consultation sera déterminable en demandant les données conservées par le FAI pendant un an ou en réalisant une perquisition chez la personne soupçonnée ou en effectuant une réquisition auprès du serveur".

 

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