16 mai 2016

Une majorité de sénateurs dit non à l’interdiction totale des insecticides néonicotinoïdes, dits « tueurs d’abeilles »

Mais qui sont les sénaTUEURS d’abeilles ?




LA FRANCE ENTIERE DOIT LE SAVOIR

Stop aux « sénaTUEURS d’abeilles » !
 
170 288 protecteurs d'abeilles demandent l'interdiction des insecticides néonicotinoïdes "tueurs d'abeilles" !

Suite: Cyberaction initiée par Agir pour l'environnement ..

15 mai 2016

Les eurodéputés contaminés au glyphosate : le dépistage qui dérange.


Mr mondialisation | 15 mai 2016

Le 18 et 19 mai prochain, les États membres de l’UE sont appelés à statuer sur le renouvellement de l’autorisation de la commercialisation du glyphosate pour les dix prochaines années. Ironie du sort, un test urinaire réalisé sur les députés qui voteront cette règlementation révèle qu’ils transportent en eux, comme la plupart des citoyens européens, des traces significatives de glyphosate, en quantité particulièrement élevée…

Le glyphosate n’a pas fini de faire couler l’encre ni de couler dans nos veines. Soupçonné depuis plusieurs années d’être cancérogène, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), organe de l’OMS, avait placé le principe actif (présent notamment dans le fameux herbicide RoundUp) en mars 2015 dans la catégorie des cancérogènes probables. Suite à cette annonce choc, de grands discours furent prononcés par certaines figures politiques sans qu’aucune décision contraignante ne soit réellement prise. Le glyphosate est donc resté le premier herbicide chimique à être utilisé dans les campagnes européennes sans que personne ne s’en indigne davantage, croissance oblige.
 

Coup de théâtre en novembre 2015 quand l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) va s’opposer de front à l’Organisation Mondiale de la santé (OMS) en déclarant le glyphosate « non cancérigène » sur base d’une lecture des données relativement controversée. Selon ses détracteurs, la méthodologie utilisée par l’EFSA (soupçonnée d’entretenir des conflits d’intérêts avec des industriels comme Monsanto) serait déconnectée du monde réel. L’institution a en effet décidé d’analyser le glyphosate au niveau moléculaire là où l’OMS réalise des tests en présence des adjuvants nécessaires pour constituer l’herbicide.

Depuis, le débat s’est tassé dans les médias alors qu’une date fatidique approche. Les eurodéputés s’apprêtent en effet à voter favorablement ou non sur une nouvelle autorisation de commercialisation de dix années de la fameuse molécule controversée. Une décision qui impactera inévitablement la vie de millions de personnes. En effet, uniquement en France, 200.000 agriculteurs et 3 millions de jardiniers l’utilisent chaque année. En 2013, les Amis de la Terre ont démontré la présence de glyphosate dans l’organisme de 44% des personnes testées. Une situation qui semble aller en s’aggravant. En mars dernier, une étude allemande, réalisée par la Fondation Heinrich Böll, révélait des traces de glyphosate dans 99,6 % de l’urine des Allemands. Chez 75 % de ces personnes, le taux de glyphosate présent était bien trop élevé, jusqu’à cinq fois le maximum légal accepté dans l’eau.

5 février 2015

Abeilles, le sénat bloque l'interdiction des néonicotinoïdes

Si j'empoisonne mes enfants je vais en taule. Si Monsanto les empoisonne il reçoit l'approbation du gouvernement
 
Par Sophie Chapelle, 4 et (mise à jour) 5 février 2015 sur Bastamag

Pesticides : des parlementaires souhaitent une cure de désintoxication

Six ans après le lancement du plan Ecophyto, le gouvernement fait face à un échec cuisant. Le recours aux pesticides a augmenté de plus de 10 % entre 2009 et 2013, alors que le plan a pour objectif de diminuer de moitié l’usage de pesticides d’ici à 2018. La France demeure le troisième consommateur mondial de ces produits toxiques, derrière les États-Unis et le Japon. Malgré la difficile désintoxication, des parlementaires souhaitent instaurer un moratoire sur les pesticides de la famille des néonicotinoïdes, des insecticides parmi les plus néfastes pour la faune, en particulier les abeilles.

Initiée par le sénateur écologiste Joël Labbé et le député socialiste Germinal Peiro, une proposition de résolution doit être examinée ce 4 février au Sénat [1]. Elle a déjà été signée par 182 députés et sénateurs de tous bords. Elle invite le gouvernement français à agir auprès de l’Union européenne pour obtenir un moratoire européen sur l’ensemble des pesticides néonicotinoïdes « tant que les risques graves sur l’environnement et la santé humaine ne seront pas écartés ».

Risque élevé pour les abeilles

Présents sur le marché français depuis 1994, les néonicotinoïdes sont une famille d’insecticides agissant sur le système nerveux central des insectes. En mai 2013, la Commission européenne a restreint l’usage de trois néonicotinoïdes [2]. Cette décision est intervenue à la suite de plusieurs avis de l’agence européenne de sécurité des aliments, constatant les risques élevés de ces substances pour les abeilles (lire notre précédent article). Néanmoins, ces produits restent utilisés sur de très larges surfaces, car les restrictions ne concernent ni les céréales d’hiver ni les traitements en pulvérisation après floraison.

Les partisans du moratoire demandent « que la restriction de l’utilisation des molécules néonicotinoïdes aille plus loin ». Ils s’appuient notamment sur les travaux d’une évaluation mondiale réalisée à l’échelle de 15 pays par un groupe de 24 experts internationaux [3]. Celle-ci démontre que ces néonicotinoïdes ont des effets bien plus larges que sur les seuls insectes pollinisateurs. L’ensemble de la faune du sol, de l’air et des eaux est touchée. Cette évaluation pointe leur persistance pendant des mois voir des années, en particulier dans les sols, ce qui augmente leurs impacts toxiques sur les invertébrés comme les vers de terre.

Plusieurs ONG (Greenpeace, la Fondation Nicolas Hulot, Générations Futures) et organisations syndicales (l’Union nationale de l’apiculture française et la Confédération paysanne) appuient cette proposition de moratoire. Une pétition est également en ligne. Joël Labbé a par ailleurs demandé à ce que le vote se déroule à scrutin public afin que les sénateurs votent « en leur âme et conscience » [4]. Pour lui « les politiques doivent reprendre la main » sur « les puissances économiques » et les grandes entreprises d’insecticides. Espérons que cette proposition connaîtra un autre destin que celle sur le « devoir de vigilance » des entreprises multinationales, qui a été enterrée.

[Mise à jour le 5 février] La proposition de résolution visant à faire interdire les néonicotinoïdes au niveau européen a été rejetée. 248 sénateurs se sont exprimés contre cette proposition, seulement 64 sénateurs se sont prononcés pour.

Notes

[2] La clothianidine, le thiaméthoxam et l’imidaclopride. Cette restriction porte pour une durée de deux ans à partir du 1er décembre 2013.
[3] Cette évaluation mondiale rassemble près de 800 études. Elle a été entreprise par le groupe de travail sur les pesticides systémiques (Task Force on Systemic Pesticides). Les résultats ont été publiés dans le journal à comité de lecture : Environmental Science and Pollution Research (ESPR, Springer) en ligne en 2014 et sous forme d’une édition spéciale en janvier 2015. Lire ici.
[4] Lire la lettre ouverte aux sénateurs

voie en ligne :  http://www.bastamag.net/Vers-un-moratoire-sur-les
 
   

9 juin 2013

Alerte aux insecticides néonicotinoides dans nos aliments !

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5 juin 2013, par Generations Futures

Des résidus d’insecticides néonicotinoides dans nos assiettes !

Générations Futures démontre que certains aliments contiennent des résidus de néonicotinoides, famille d’insecticides mise en cause dans le dépérissement de colonies d’abeilles, et exhorte le Gouvernement Français et l’UE à prendre des mesures d’interdiction plus fermes que les récentes décisions européennes.

Le contexte. Bien que l’Union européenne vienne de décider de restreindre l’usage de trois insecticides néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride, thiamétoxam) pour 2 années, le problème posé par ces insecticides n’est pas résolu, loin s’en faut.

Enquête. Afin de montrer que l’utilisation de ces néonicotinoïdes dépasse largement les 4 usages de 3 produits maintenant restreints (1) et que l’exposition environnementale et humaine à ces produits continue malgré les récentes premières décisions, nous avons décidé de réaliser une campagne d’analyse d’aliments végétaux (2) non concernés par ces mesures d’interdiction. Nous avons ainsi recherché entre février et mai 2013, les 5 principaux néonicotinoïdes dans 109 échantillons de fruits, légumes et thés.
Les résultats sont clairs : les aliments testés contiennent, à des degrés divers, mais fréquemment, des résidus de néonicotinoïdes.
  • 45% des échantillons de courgettes testées contiennent des résidus de néonicotinoïdes (9/20 : 9 imidaclopride)
  • 25% des échantillons de tomates testées contiennent des résidus de néonicotinoïdes  (5/20 : 2 acetamipride, 2 thiaclopride, 1 acetamipride + thiaclopride)
  • 80% des échantillons de thés testés contiennent des résidus de néonicotinoïdes (8/10 : 5 acetamipride + imidaclopride, 3 acetamipride) 4 dépassements de LMR ( 3 acetamipride, 1 imidaclopride)
  • 12.24% des échantillons de fraises testées contiennent des résidus de néonicotinoïdes (6/49 : 4 thiaclopride, 1 thiametoxam, 1 acetamipride (usage fraises F interdit)
  • 16.66% des échantillons d’aubergines testées contiennent des résidus de néonicotinoïdes ( 1/6 : imidaclopride)
Et les abeilles ? Afin d’évaluer quel pourrait être l’impact de ces résidus de néonicotinoïdes sur les abeilles, nous avons calculé les conséquences de l’exposition d’abeilles aux quantités de résidus retrouvés dans nos échantillons. Si on prend l’exemple d’une courgette d’un poids moyen de 250 g contenant 25 µg d’imidaclopride/kg, nos calculs nous permettent de conclure que ce sont près de 845 abeilles qui seraient mortes ou au moins 3788 abeilles qui auraient vu leur comportement gravement perturbés suite à l’exposition à la quantité d’imidaclopride contenue dans cette seule courgette ! Sans commentaire !

« Ces résultats montrent que malgré les premières décisions prises par la Commission Européenne, des néonicotinoïdes vont continuer à être déversés en grandes quantités dans l’environnement ou utilisés en enrobage de semences malgré cette première interdiction…ils pourront donc continuer à contaminer et à menacer les pollinisateurs, mais aussi à  contaminer les êtres humains par l’air, les aliments, l’eau…. Ce dernier point est particulièrement préoccupant alors que de très récentes études montrent que ces molécules peuvent nuire au développement du cerveau et montrent un potentiel génotoxique. » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.

« Face à cette double menace nous n’avons qu’une seule demande : l’interdiction de cette famille d’insecticides ! » conclut-il.

 Lire l’enquête en entier – Alerte aux néonicotinoides dans nos aliments !

 

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