30 novembre 2019

L’effondrement a commencé. Il est politique


Alors que des révoltes éclatent aux quatre coins du monde, gouverner aujourd'hui s’apparente de plus en plus à mener une guerre ouverte ou larvée contre les soulèvements des peuples et des êtres vivants, pour maintenir coûte que coûte un ordre de plus en plus discrédité. L'anthropologue Alain Bertho revient ici pour Terrestres sur cette « crise de la gouvernementalité » et sur la longue séquence de révoltes apparentées qui en sont à l'origine.

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16 octobre 2016

Conflit Mondial pour un Gazoduc ? Puisque vous n’y comprenez rien, … Lisez !



Mais que veut et que cherche tout ce petit Monde ?, … Irak, Syrie, Libye, Yémen, Turquie, Qatar, Arabie Saoudite, Russie, États-Unis, Ukraine, Europe et, enfin, la France.

Ce qu’on ne vous dit pas dans les journaux sur le rapprochement de la France et de l’Iran


Vous devez comprendre que tout est lié, et savoir quelles sont les raisons et objectifs stratégiques, économiques et géopolitiques qui en sont à l’origine.

Il me paraît nécessaire de les expliquer plus clairement et en toute objectivité.
 
Par Manuel GOMEZ le 5 Octobre 2016


Épisode 1 :

Cela débute en 1971. Dans le golfe persique, une immense poche de gaz est découverte qui couvre 20% des réserves naturelles du monde.

Répartie par moitié entre l’Iran et le Qatar, les premiers l’ont baptisée « South Pars » et les seconds « North Dome ».

Les premiers forages ont débuté en 1988, et dès 1996 sont passés en phase de production et leur capacité a augmenté au fil des années.

Frappé par un blocus économique, l’Iran n’a pas bénéficié immédiatement de cette manne, ce qui, on vient de le lire, ne fut pas le cas pour le Qatar.

D’un autre côté il y a l’Europe, énorme consommatrice de ce même gaz qu’elle ne produit pas et qu’elle doit acheter sur le marché international.

Or, les trois grandes sources de ce gaz nécessaire à l’alimentation de l’Europe sont l’Algérie, la Russie et les productions de la Mer du Nord, exploitées par la Norvège et la Grande-Bretagne. (...)

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16 septembre 2016

Adieu Palestine !

Source photo
Au-delà de cette anecdote qui concerne l'Algérie et une maison d'édition algérienne, il est facile de constater sur le net qu'au sens propre du terme, Israël a rayé la Palestine de la carte (photo ci-dessus) et ce depuis déjà quelques temps.  


Oumma | 16 septembre 2016
 
L'Algérie retire des livres de géographie après avoir remarqué la présence du nom d'Israël sur les cartes et l'absence de la "Palestine"



La ministre algérienne de l'Education, Nouria Benghabrit-Remaoun, a ordonné le "retrait immédiat" des livres de géographie des écoles primaires après avoir remarqué la présence du nom d'Israël sur les cartes et l'absence de la "Palestine", a rapporté le journal Ennahar. D'après le rapport, la ministre a également ouvert une enquête contre la maison d'édition responsable de la publication de ces cartes.

Mais le département de Nouria Benghabrit refuse d’endosser la responsabilité de cette bourde qui a choqué les Algériens. Selon les explications du ministère de l’Education, la copie originale de ce manuel scolaire “qui a été validée ne contenait pas cette erreur dont la responsabilité doit être assumée par l’éditeur” souligne le site Algérie Focus.
  

31 juillet 2016

Résistons ensemble à l'islam politique


La Presse.ca | 28 juillet 2016

Je me suis réveillée un peu engourdie, les mains moites et la tête lourde d'un trop-plein d'horreur. L'image du curé Jacques Hamel, debout, en soutane blanche, le visage émacié et les mains croisées sur un lutrin, me faisait penser à un tableau de Caravage. Je devine la bonté de cet homme d'Église de 86 ans égorgé devant les fidèles dans sa paroisse. À Saint-Étienne-du-Rouvray, cette ville ouvrière de près de 30 000 habitants de la France profonde marquée par le chômage et victime de la désindustrialisation, le curé y est décrit comme une figure prenant soin des autres. [...].

Si cette histoire me bouleverse aussi profondément, c'est certainement en raison de mon aversion à cette idéologie mortifère de l'islam politique que j'ai expérimentée dans la jeune vingtaine. En Algérie, l'hémorragie des forces vives s'est poursuivie, sans répit, pendant une dizaine d'années. Confrontés à l'accélération de l'histoire, nous n'avions rien vu venir. Rien du tout. Comme chaque fois, face à la bêtise humaine, des voix s'élevaient pour nous offrir la force de croire en la possibilité d'une autre vie. Pierre Claverie, l'évêque d'Oran, faisait incontestablement partie de ces hommes courageux et lucides. Ouvrez, ouvrez grandes les portes de l'évêché aux démocrates menacés, traqués et condamnés à mort par le Front islamique du salut et ses armées! Telle a été la position de ce natif d'Alger assassiné à Oran le 1er août 1996 en compagnie de son chauffeur. [...].

L'islam politique assèche les corps, assoiffe les âmes, tue le désir. Face à ce monstre liberticide, les démocrates gagneraient à unir leurs forces. Et pourtant, ils avancent en rangs dispersés. La gauche communautariste souffle sur les braises de l'« islamophobie » faisant du pied à ceux qui rêvent de nous précipiter dans une guerre des religions et de nous plonger durablement dans le clash des civilisations. [...].

On avance même l'idée que le terrorisme ne serait que la conséquence d'une intégration laborieuse et d'une laïcité trop intransigeante. Au final, ces thèses négationnistes ne font que conforter les soldats du califat sans jamais questionner le centre nerveux de l'islamisme, son idéologie, ce poison lent et inexorable.

Dans la lettre paroissiale de juin 2016, le père Jacques Hamel avait émis le voeu de construire « [...] un monde plus chaleureux, plus humain, plus fraternel [...] ». Comment imaginer que ce souhait puisse se réaliser sans la mise en échec de l'islam politique? Comment faire comprendre à ceux qui nous gouvernent que leurs complaisances et leurs lâchetés tracent la voie aux assassins de l'humanité?

Djemila Benhabib, écrivaine

Trois-Rivières
 
 

9 février 2016

Non, l'Algérie n'est pas arabe ! Non, toute l'Afrique du nord n'est pas arabe !

Les pays d'Afrique du Nord vivent un déni identitaire depuis des décennies.  
C'est le colonel Lotfi, tué dans des conditions obscures, au mois de mars 1961, qui avait compris, bien avant les autres, qu'il y avait, déjà à cette époque, parmi ceux qui contestaient la présence française, le désir de remplacer le colonialisme français.

Le désir de dominer les autres, le désir d'installer la dictature. Dès les premières années de «l'indépendance», l'écrivain Kateb Yacine abondait dans le même sens dans une célèbre interview accordée à un quotidien italien en affirmant que l'Algérie française était remplacée par l'Algérie arabo-musulmane. A contre-courant de tout le discours ambiant, Kateb Yacine soulignait alors qu'il n'était ni arabe ni musulman.(...)
 
 

16 décembre 2015

« La DGSE a facilité le convoyage de la bombe utilisée au Bd Amirouche »

Interview – Jean-Loup Izambert : « La DGSE a facilité le convoyage de la bombe utilisée au Bd Amirouche »
Algérie Patriotique
  
Algeriepatriotique : Une série d’attentats terroristes, sans précédent, a frappé la capitale française. Quelle analyse faites-vous de ces attaques ?

Jean-Loup Izambert
: Ces attaques ne sont qu’un petit échantillon du drame que vivent chaque jour les citoyens syriens, irakiens, palestiniens et des pays du Maghreb comme l’ont surtout vécu les Algériens dans les années noires de 1990. Elles sont le fait de groupes de la même mouvance idéologique que ceux que les dirigeants occidentaux, tout particulièrement étasuniens, anglais et français, protègent depuis la fin des années quatre-vingt. Ces groupes sont tous, d’une manière ou d’une autre, en rapport avec les services occidentaux des mêmes pays, principalement étasuniens. Dès 1945, les services étasuniens ont utilisé les Frères musulmans contre les pays socialistes. Puis, à la fin des années quatre-vingt, les Anglais et les Français ont collaboré avec la CIA, les services pakistanais et saoudiens pour renverser la jeune République laïque afghane. En 1982, le président François Mitterrand a fait sélectionner et exfiltrer d’Afghanistan des chefs de groupes criminels par la DGSE (...)
 
 

9 mai 2015

Le 8 mai 1945 : 45 000 algériens exécutés. Le massacre de Setif que la France cherche à faire oublier !


"Ce samedi 8 mai 2015, est jour de deuil en Algérie. Comment le peuple algérien peut-il oublier les massacres perpétrés à Sétif, Guelma et Kherrata. Un véritable génocide qui engendrera la mort de 45000 algériens.

Ce n’est en effet pas la venue en Algérie de Jean-Marc Todeschini, à l’occasion du 70e anniversaire du massacre de Sétif, qui apaisera la souffrance des Algériens. Le 8 mai 1945, plusieurs dizaines de milliers d’Algériens ont été massacrés, lynchés, torturés, jetés dans des fours à chaux par l’armée française dans de nombreuses villes de l’est du pays, pour avoir revendiqué le droit à l’existence, au lendemain de la victoire des alliés sur le nazisme.

Les personnalités politiques françaises, à l’instar de Nicolas Sarkozy, n’hésitent pourtant pas à déclaré que : « la France n’a pas à rougir de son histoire » et que : « la France n’a jamais commis de génocide »"
Source: HBK



  

19 avril 2015

L’ombre des essais nucléaires plane sur la contestation du gaz de schiste en Algérie



A In Salah, dix jours après les affrontements, le calme est revenu, mais la mobilisation contre le gaz de schiste se poursuit. La mobilisation est alimentée par le traumatisme des essais nucléaires français effectués naguère dans le Sahara. Ils ont laissé dans la région des séquelles sanitaires et environnementales durables.

- Alger, correspondance
Plus de dix jours après les affrontements du samedi 28 février et dimanche 1er mars, les informations qui parviennent d’In Salah confirment à la fois le retour au calme et la poursuite du mouvement de contestation contre l’utilisation de la fracturation hydraulique. (...)

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4 février 2013

Mali : les véritables causes de la guerre



Tout était en place pour que le Mali s’effondre et que le Sahel explose. Affaibli par les politiques d’austérité du FMI, longtemps paralysé par la Françafrique, victime du réchauffement climatique et de multiples sécheresses, le Mali est devenu l’une des pièces centrales du nouveau grand jeu sahélien. Revendication touarègue, djihadistes enrichis par le narcotrafic, déstabilisation libyenne et ambiguïtés algériennes, financements occultes saoudiens, stratégie à court terme des États-Unis et de l’Union européenne... Voici toutes les raisons de la guerre. (...)


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2 février 2013

La guerre vue par des africains


L'AUT JOURNAL | 28 janvier 2013 | Ferñent / Mouvement des Travailleurs Panafricains-Sénégal

Mali : le point de vue de progressistes africains


Alors qu’officiellement on faisait croire que l’ONU avait été saisie d’une intervention militaire « africaine », voilà que soudain le président Français Hollande lance sa guerre sous le nom de Serval au Mali.

Sarkozy avait fait exactement la même chose en Côte d’Ivoire, là aussi pendant qu’officiellement le mandat onusien et de la force française Licorne était d’empêcher les deux camps de se battre, brusquement le palais présidentiel est bombardé et le président L. Gbagbo est capturé.

Le mandat onusien est encore détourné de « protection aérienne de la ville de Benghazi » en campagne militaire de l’OTAN et ses mercenaires (Aqmi et autres salafistes financés par les Emirs saoudiens, qataris, koweitiens et émiratis), puis assassinat en direct de Khadafi.

Pour se débarrasser de la Jamahiriya Libyenne, l’OTAN et les monarchies intégristes fascistes du Golfe ont littéralement acheté les services d’une partie de l’armée nationale libyenne, formée de ressortissants Touaregs venant notamment du Mali.

Une fois le sale boulot exécuté, les Touaregs armés de l’ex-armée libyenne sont alors revenus dans le nord-Mali avec la complicité de l’ex-président Amadou Toumani Touré (balayé par le coup d’état du 22 mars 2012 lors d’une rébellion populaire et de la base de l’armée malienne).

Trahi par son propre président, le Mali va se retrouver divisé, avec une mainmise sur le nord du pays des groupes dits Touaregs des séparatistes du MNLA, d’Ansar Dine et des terroristes d’Aqmi, du Mujao, de Boko Haram.

C’est alors que Sarkozy fait entrer en scène son valet Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire) qu’il venait de hisser au pouvoir sur les chars français à Abidjan, nouveau président de la CEDEAO, cette communauté économique ouest-africaine dans laquelle les Etats de l’UEMOA et de la zone franc sont des semi-colonies de la Françafric.

Cette entrée en scène de la CEDEAO s’est traduite par le blocage des armes commandées par l’armée malienne dans les ports de Dakar, Conakry, Abidjan, et par la nomination de Dioncounda comme président malien d’une transition imposée d’un an anticonstitutionnelle par la CEDEAO à l’instigation de l’impérialisme français.

La ficelle trop grosse est démasquée ainsi par Aminata Traore, militante altermondialiste malienne : « La demande de déploiement de troupes africaines au nord du Mali, transmise par la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union Africaine (UA) aux Nations Unies, repose sur un diagnostic délibérément biaisé et illégitime. Il n'est fondé sur aucune concertation nationale digne de ce nom, ni au sommet, ni à la base. Ce diagnostic exclue par ailleurs la lourde responsabilité morale et politique des nations, celles qui ont violé la résolution 1973 du Conseil de Sécurité en transformant la protection de la ville libyenne de Benghazi en mandat de renverser le régime de Mouammar Kadhafi et de le tuer. La coalition des séparatistes du mouvement national de libération de l'Azawad (MLNA), de Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI) et de ses alliés qui a vaincu une armée malienne démotivée et désorganisée doit également cette victoire militaire aux arsenaux issus du conflit libyen. Le même Conseil de Sécurité va-t-il approuver, dans les jours à venir le plan d’intervention militaire que les chefs d’Etat africains ont approuvé en prétendant corriger ainsi les conséquences d’une guerre injuste par une guerre tout aussi injuste ? ».

La situation de l’impérialisme français dont a hérité le président socialiste Hollande est la suivante:

Défait en Afghanistan, les impérialistes occidentaux (USA, UE) sont en train de fuir le pays qu’ils ont mis à feu et à sang et cherchent à détruire la Syrie en y armant des mercenaires djihadistes financés par leurs alliés des théocraties fascistes des pétrodollars saoudiens, qataris, émiratis et koweitiens.

Mais là aussi les choses semblent aller dans le sens de l’échec de la stratégie de libyannisation de la Syrie d’autant plus que la Russie et la Chine restent ferme au Conseil de Sécurité sur l’exigence du respect de la souveraineté nationale et de l’indépendance nationale des pays, nations et peuples conformément d’ailleurs à la charte de cette institution avec le soutien de la majorité de l’Assemblée Générale de l’ONU.

La crise économique et la nécessité du profit maximum implique une politique d’austérité dont l’axe majeur est la baisse des salaires, des pensions et des prestations sociales des travailleurs de France.

L’intégration de plus en plus grande en position subordonnée à l’impérialisme allemand à l’UE, à ses recettes libérales et à la division du travail au sein de cette prison des peuples européens.

C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre que la guerre déclenchée par Hollande dans le Sahara malien, dans la droite ligne de Sarkozy, est une guerre sur commande de TOTAL et AREVA.

Il s’agit d’accroître la mainmise de l’impérialisme Françafricain sur les richesses minérales et agricoles au profit de ses firmes transnationales en réactualisant un vieux projet du colonialisme français mis en échec dans les années 60 : l’Organisation Commune des Régions Sahariennes (OCRS), projet de colonie détachant et rassemblant les régions sahariennes des futurs Etats indépendants de l’Algérie, du Mali, du Niger, du Tchad, de la Mauritanie.

C’est en 1952 qu’une mission de l’Assemblée Nationale française avait formulé la nécessité de créer un tel « Territoire d’Outre-Mer » (TOM) dès que commencerait l’exploitation du pétrole à Edjélé et à Hassi Messaoud en Algérie.

Le gouvernement français avait même déposé à l’époque un projet de loi faisant des régions sahariennes « un territoire autonome ».

Le ministre Max Lejeune devait déclarer, inaugurant le pipeline n°1 à Toggourt en Algérie, que « dans quelques années, la France, aidée par des concours extérieurs arrivera à obtenir son ravitaillement en carburant et deviendra directement après les USA et l’URSS la troisième puissance énergétique mondiale » (maliweb.net du 15/10/2012).

Ce projet sécessionniste visant en particulier l’Algérie à l’époque avait échoué parce que le Mali progressiste de Modibo Keita avait tenu bon sur la solidarité panafricaine avec la lutte de libération armée du peuple algérien.

Au lendemain de l'intervention militaire au Mali, la presse algérienne a été unanime pour s'inquiéter de ce retour colonial : « La France ne chercherait-elle pas à déstabiliser l'Algérie ? », « l'intervention militaire française au Mali est une des étapes d'un plan visant l'installation de forces étrangères dans la région du Sahel ».

L'analyste Laid Seraghni va plus loin en écrivant que: « Derrière l'enjeu malien, la France coloniale cherche à punir l'Algérie... Cette crise n'est qu'une étape pour atteindre in fine l'Algérie, dont le Sud est cerné par l'armée française qui opère en Libye, en Côte d'Ivoire, au Niger, en Mauritanie, au Tchad et au Mali... la France cherche par les armes à réaliser un ancien rêve colonial ».

Ce rêve colonial, rappelons le, consistait pour la France à conserver toute une partie du Sahara algérien et le sahel, car, déjà à l'époque, elle était au fait des richesses et des potentialités de cette région. Cet enjeu était si énorme que la guerre d'Algérie, qui aurait pu s'arrêter en 1958 a été poursuivie, le FLN historique ne voulant pas entendre parler d'une indépendance partielle c'est-à-dire sans le Sahara.

C’est cette même stratégie impérialiste qui avait pris la forme d’« autonomie » et de « régionalisation » suggérée et imposée au Mali par Edgar Pisani sous Mitterrand dans les années 80 et qui allait préparer à travers le tristement célèbre rallye « Paris-Dakar » et l’image touristique des « hommes bleus », la réémergence de la question des nationalités du nord Mali, et surtout de la minorité Touareg.

Confronté à la double difficulté interne des effets sociaux de la crise, et externe avec la défaite en Afghanistan et celle qui semble se profiler en Syrie, Hollande en se mettant carrément en première ligne et en faisant appel, comme en Libye, à Cameron et à la logistique US ainsi qu’aux « tirailleurs » valets africains de la Françafric vient de lancer sa guerre françafricaine du Sahara.

Hollande cherche là aussi à sauver son président-laquais « de transition » Dioncounda, imposé au peuple malien. Hollande fait d’une pierre trois coups : divertir le peuple Français, cacher les défaites en Afghanistan et en Syrie (en cours), tromper le peuple malien en offrant les richesses du sous sol de ce grand pays africain à Total (hydrocarbures) et Areva (uranium) et préparer la future agression revancharde contre l’Algérie.

Non à L’embargo de la CEDEAO et de la Françafric sur les armes commandées par l’armée malienne ! Troupes Françaises hors du Mali ! Non à la guerre pour les intérêts de Total et d’Areva ! Solidarité panafricaine et internationalistes des peuples pour dire : Françafric, hors d'Afrique!

Janvier 2013

Source:  http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=4341

 

17 janvier 2013

Robert Fisk et la guerre du Mali : « Ne vous attendez pas à un happy end »



Chroniques du Yéti | 17 janvier 2013


La guerre déclenchée au Mali, ce n’est pas au Mali que Robert Fisk, envoyé spécial pluri-décennal du quotidien anglais The Independent dans ces régions, en voit le dénouement. Mais plus probablement dans le vaste désert algérien.

« Ça sonne comme un replay de la guerre civile vicelarde de 1990-99 », écrit Fisk. Une guerre qui ne s’est jamais réellement achevée. Ou alors à la frontière du vaste désert où les autorités algériennes jugèrent toujours très prudent de ne pas s’aventurer.


Un coffre-fort avaleur d’Occidentaux

Et de fait, c’est bien là que les combattants islamistes viennent de porter leur premier coup d’envergure à leurs agresseurs français. Une attaque spectaculaire du site gazier d’In Amenas, 41 otages d’un coup. Et le gouvernement français convoquant dans la foulée un conseil d’urgence, ce qui est toujours révélateur d’un certain désarroi.

C’est dans ce même désert, rappelle Fisk, que l’armée française combattit vainement les nationalistes algériens entre 1954 et 1962. Le principal point faible, ce n’est pas la frontière du Nord-Mali, à près de 1000 km. Mais bien plus proche, moins de 100 km, celle de la Libye.

« Les Français, avec une arrogance similaire à celle des Américains et des Britanniques dans leurs propres guerres désespérées contre la “terreur”, n’ont tout simplement pas pensé — en envoyant leurs soldats combattre la semaine dernière au Mali — que le désert algérien était comme un coffre-fort propre à avaler nombre de ressortissants français et étrangers. »

Dislocation géopolitique globale

Dans le tout récent numéro 71 de sa revue Geab, le Leap, groupe d’anticipation politique, rappelle qu’une des dernières grandes phases de la crise de la “Grande perdition”, juste avant l’aube de « l’an 1 du Monde d’Après », est précisément celle d’une « dislocation géopolitique globale ».

En rédigeant cet ultime numéro, les rédacteurs du Geab ignoraient encore la fanfaronne décision française d’entamer ce qui apparaît bien plus comme une « guerre de l’uranium » que comme une expédition humaniste de libération d’un peuple malien opprimé par de méchants islamistes.

Le bravache président Hollande vient de leur révéler tout à trac que cette dislocation géopolitique globale pourrait bien ne pas tenir uniquement aux déséquilibres financiers et à la déroute économique de l’Empire occidental. Mais aussi au zèle guerrier un brin inconsidéré de quelques-uns de ses patauds boutefeux.

6 mai 2012

Adlène Hicheur terroriste idéal condamné avec ses pères

OWNI |Le 5 mai 2012, par Pierre Alonso

Vendredi après-midi, Adlène Hicheur, physicien au Cern, en détention provisoire depuis octobre 2009 pour activités terroristes, a été condamné à cinq ans de prison, dont quatre ans ferme. Ses défenseurs et soutiens dénoncent une dangereuse dérive de l'antiterrorisme. Le sursis d'un an lui a été accordé au titre de ses origines algériennes, une circonstance atténuante aux yeux du tribunal. Décryptage d'une issue révélatrice des dérives de l'antiterrorisme à la française.





Cinq ans de prison, dont quatre fermes. Le verdict prononcé contre Adlène Hicheur n’a pas surpris, mais a choqué ses soutiens. Physicien de haut niveau au Cern, il est condamné pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. En cause : des échanges de mails avec un correspondant identifié par les services antiterroristes comme étant Moustapha Debchi, présenté comme un cadre d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) en Algérie, ce que la commission rogatoire en Algérie n’a pas permis de prouver.

La présidente de la 14e Chambre du tribunal de grande instance (TGI) a murmuré le verdict. Hors micro, à voix basse, Jacqueline Rebeyrotte l’a rapidement énoncé, avant de lever la séance (la copie de son jugement est publiée au bas de cet article).

Confiscation

À la prison ferme, le tribunal ajoute la confiscation des scellés, soit plus de 15 000 euros trouvés en cash lors des perquisitions et du matériel informatique. Sur les 15 000 euros, 13 000 étaient destinés à financer le début de travaux en Algérie, où Adlène Hicheur venait d’acquérir un terrain. Loin d’un détail, cette confiscation s’apparente à “une humiliation” dénonce Me Baudouin qui n’a pas mâché ses critiques à l’issue du verdict :
Le fruit de ses recherches, son travail intellectuel est confisqué. Il a beau être soutenu par plus de 400 physiciens du monde entier, dont un prix Nobel [Jack Steinberger, NDLR], il lui sera difficile de reprendre une vie professionnelle à sa sortie. On a la sensation que l’intention est de le briser, de l’humilier.
Hicheur bon terroriste confirmé

Hicheur bon terroriste confirmé

Le physicien du Cern accusé d'activités terroristes, Adlène Hicheur, a comparu jeudi et vendredi devant le tribunal ...


Avant l’audience, l’avocat se disait inquiet, bien qu’une “surprise soit toujours possible”. Ses critiques visaient en premier lieu la tenue du procès les 30 et 31 mars derniers, présidé par une magistrate du siège qui “n’assurait pas l’équilibre entre l’accusation et la défense”, mais semblait s’être rangée du côté du Parquet.

Halim Hicheur, le frère du physicien, aussi était inquiet, notamment en raison de la tenue du procès, “complètement à charge”. Un déroulement qui avait surpris Adlène Hicheur, surtout le premier jour : la Présidente procédait à de longues lectures et lui demandait ensuite de réagir, la plupart du temps sans poser de questions plus précises. La deuxième journée avait permis davantage d’échanges. Sans convaincre Me Baudouin d’un déroulement correct : “C’est un scandale judiciaire et l’aboutissement de la logique du rouleau compresseur” a-t-il dénoncé à l’issue du prononcé du verdict.

Au centre de ses critiques : un chef d’accusation (l’association de malfaiteur en relation avec une entreprise terroriste) qui n’a jamais reposé sur des faits, “le moindre commencement de cadre pré-opérationnel”. Une procédure abusive qui inaugure l’ère du “pré-terrorisme” et ne manquera pas d’alimenter la propagande d’esprits radicaux, a poursuivi l’avocat :
Ces injustices font le choux gras des terroristes. C’est très regrettable.

Dans des termes très durs, Me Baudouin a dénoncé les risques pour les libertés individuelles et la démocratie d’une justice qui ne reposerait que sur des propos tenus pour qualifier de terroristes des individus. Halim Hicheur a concentré ses critiques contre une “justice qui n’a plus rien d’indépendante”, désignant “une culpabilité déterminée dès le premier jour” :
Le scénario a été écrit dans les bureaux de la DCRI [Direction centrale du gouvernement intérieur, le "FBI à la française" créé par Nicolas Sarkozy en 2008, NDLR]. Il a ensuite été entretenu par son directeur Bernard Squarcini et Frédéric Péchenard [le directeur central de la police judiciaire, NDLR] qui a évoqué dans les médias une bombe qu’Adlène aurait été prêt à poser. A aucun moment cette accusation n’est ressortie pendant le procès.

Story telling


Mathieu Burnel lui a emboité le pas, visant le “story telling” jamais contrarié de l’accusation. Mis en examen dans l’affaire Tarnac, il a apporté son soutien à Adlène Hicheur lors d’une conférence de presse mi-mars et a signé en début de semaine une tribune dans Le Monde avec Halim Hicheur, Jean-Pierre Lees, directeur de recherche au CNRS, et Rabah Bouguerrouma, porte-parole d’un collectif viennois créé pour l’occasion.
À la sortie de l’audience, devant les dizaines de caméras et de micros, Mathieu Burnel a vivement déploré la distorsion entre cette issue qui paraissait “aberrante à tout le monde, y compris les journalistes” et l’absence de remise en question du “story telling” par les médias alors que l’arrestation s’était déroulée presque un an jour pour jour après Tarnac :
Dans l’affaire Tarnac, les journalistes ont fait leur métier. Dans l’affaire Hicheur, ils sont là pour compter les années de prison.
Lors du procès, Adlène Hicheur avait contesté le chapeau qu’on essayait de lui faire porter, “plus une plate-forme qu’un sombrero”. Outre les 35 mails échangés, l’accusation s’appuyait sur les documents trouvés chez lui, dont les traductions étaient très approximatives avait-il dénoncé. Dans son jugement, le tribunal note que ces documents “démontrai[en]t l’intérêt, voire la fascination, d’Adlène Hicheur pour l’islamisme radical et le jihad guerrier” (voir p. 17 du jugement reproduit en intégralité au bas de l’article). Et réfute d’un point d’interrogation la défense du prévenu (page 14) :
Interrogé sur la teneur de ces documents, Adlène Hicheur a déclaré qu’ils étaient “relatifs à l’histoire de l’Islam” (?).
L’affaire est à la croisée du cyberjihad et de l’association de malfaiteurs. Le premier, la “fréquentation assidue [par Adlène Hicheur] de sites pro-djihadistes, ainsi que par son action pour l’animer et traduire, afin de les mettre en ligne, des documents émanant notamment d’AQMI” confirme son intérêt pour le jihad selon le tribunal.
Le second, l’association de malfaiteurs, était le plus contesté par sa défense qui soulignait des propos parfois inquiétants mais limités à l’échange d’opinions. Pour le tribunal, Adlène Hicheur a désigné “une cible potentielle à un individu appartenant à une organisation terroriste, en l’occurrence AQMi, sans savoir quelle suite serait donnée à sa suggestion”.
Il a ensuite détaillé les modalités dans un texte (page 40). Ce texte avait fait l’objet de vives protestations de la part de la défense d’Adlène Hicheur : il n’a jamais été envoyé et ne peut être qualifié de message. Le tribunal l’a considéré comme tel, s’appuyant sur sa forme : “Il s’agissait donc d’une missive complète et manifestement envoyée” (sic).
Le jugement se clôt donc sur une peine de cinq ans, dont quatre fermes, que les deux ans et demi de détention provisoire effectués par Adlène Hicheur couvriront en partie. La circonstance atténuante, un an avec sursis, est accordée au titre de son origine algérienne (page 45) :
Adlène Hicheur a employé plusieurs fois le terme “humiliation” et l’on sent, à travers les messages de cet homme intelligent et fier, la douleur d’appartenir à un peuple qui a effectivement été colonisé pendant deux siècles par des représentants de son pays d’accueil et d’adoption ainsi que la difficulté à surmonter cette antinomie. Le Tribunal ne peut de même ignorer qu’Adlène Hicheur est né à Sétif, ville de triste mémoire, ce qui n’a pu que renforcer son sentiment d’injustice, d’humiliation devant le sort réservé à ses pères (sic).
 voir en ligne

20 février 2012

Vérités sur les essais nucléaires français

Liberté Algérie | lundi 20 février 2012 | Par Farid Abdeladim
 
Coup d’envoi des activités de la Caravane El-Amel à Adrar


Vérités sur les essais nucléaires français 


Il y a 52 ans, la France coloniale avait effectué son premier essai nucléaire dans le Sahara algérien. Et la France d’acquérir alors sa première bombe atomique pour intégrer le gotha mondial des puissances militaires. Et l’Algérie ses martyrs… Cette première explosion, dénommée Gerboise bleue a eu lieu, le 13 février 1960, à 7h04, précisément à Hamoudia, à une cinquantaine de km au sud-ouest de Reggane dans la wilaya d’Adrar.

D’une grande portée d’environ 70 tonnes, soit trois fois plus forte que celle d’Hiroshima, la bombe atomique française a été expérimentée sur 150 cobayes algériens, ligotés à même le point zéro. Le nombre des victimes était de loin plus important.
Son efficacité prouvée alors, l’arme française dévastatrice ne cesse, à ce jour, d’affecter toute la région du Grand-Sud algérien, à un rayon de plus de 700 km. Pis, les populations autochtones deviennent de plus en plus exposées aux irradiations des “gerboises” — un deuxième essai nucléaire dénommé Gerboise verte y a été effectué le 25 avril 1961 —. Aujourd’hui, les cancers radios induits se comptent parmi des dizaines de personnes. Cependant, la France feigne toujours d’ignorer ses crimes. Mais les Algériens ne les oublieront jamais. D’où l’engagement à la fois de la société civile et des pouvoirs publics à mener une requête constante
jusqu’à faire plier, un jour, l’État français
et reconnaître ses crimes contre l’humanité commis en Algérie. C’est d’ailleurs l’un
des objectifs assignés aux activités de la caravane El-Amel, dont le coup d’envoi a été donné hier par le wali d’Adrar. Menée par la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’Homme, (CNCPPDH) et l’association El-Amel d’aide aux personnes atteintes de cancer du centre Pierre-et-Marie-Curie, en collaboration avec les autorités locales, la caravane El-Amel qui revient dans cette wilaya pour la deuxième année consécutive, se veut une occasion pour rappeler à l’ordre les dirigeants français qui persistent à ignorer leur “besogne” et les mettre devant leurs responsabilités historiques. “La France d’aujourd’hui n’a rien perdu de ses anciens réflexes coloniaux, pour persister à ignorer superbement ses crimes”, assène d’emblée Layachi Daâdoua, président de la section permanente des droits de l’Homme à la CNCPPDH, lequel réaffirme en revanche, la volonté qui anime les Algériens pour “ne jamais baisser les bras avant la réhabilitation du peuple algérien”. M. Daâdoua, qui n’est autre que le chargé de l’organique du FLN, affirmera à cette occasion qu’une procédure judiciaire a été déjà engagée par l’État algérien contre son homologue français en vue de lui faire porter le chapeau pour ses crimes commis, à travers ses nucléaires, en Algérie.
Ceci avant de regretter le fait que le Parlement français soit le seul au monde à voter une loi, (celle du 23 février ndlr), glorifiant le colonialisme, au moment où le colonialisme est criminalisé partout ailleurs ! M. Layachi déplore, en outre, le prétexte infondé brandi par les responsables français qui refusent “l’effet rétroactif” dans l’application de leur propre loi portant sur la réhabilitation des victimes des essais nucléaires, élaborée en 2010. Cependant, soutient-il, l’existence de cette loi est déjà en soi une preuve de plus que la France avait bel et bien commis des crimes en Algérie. L’autre revendication, non moins importante, émise par le responsable de la CNCPPDH concerne, par ailleurs, la récupération des archives françaises, notamment celles concernant la cartographie des essais nucléaires à même de permettre aux chercheurs de définir les zones contaminées et minimiser un tant soit peu les risques d’irradiation. Même son de cloche chez le président de l’APW, et le wali d’Adrar, Mohamed Mizouri et Mohamed Sassi, lesquels ne manquent pas d’interpeller la France à “nous remettre les archives”, tout en exhortant les historiens et autres chercheurs à fructifier leurs efforts pour divulguer les réalités et par ricochet mettre la France devant ses responsabilités. En attendant de peaufiner le dossier avec de plus amples preuves sur les crimes français, la caravane El-Amel consacrera, par ailleurs, la grande partie de ses activités, qui s’étaleront jusqu’au 22 février, à la prise en charge médicale des victimes des irradiations qui se révèlent de plus en plus nombreuses, notamment dans la localité de Reggane où le cancer de la thyroïde et d’autres formes de maladies font des ravages ! 
Selon le programme divulgué, lors de son allocution, par Mme Hamida Kettab, secrétaire générale de l’association El-Amel, la journée d’aujourd’hui sera exclusivement consacrée aux consultations médicales qui seront assurées au niveau de différents centres sanitaires de la wilaya, par des médecins bénévoles accompagnant la caravane. Lors de la troisième et dernière journée, la caravane El-Amel atterrira à Reggane où plusieurs activités de sensibilisation sont prévues, outre une opération d’aide et de solidarité avec la population locale.


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13 février 2011

Urgent arrestations en Algérie



Paris le 12 février 2011
Communiqué de presse :
 
de Collectif d'Algériens de soutien à la lutte en Algérie pour le
changement et la démocratie
Collectif des familles de disparus en Algérie
Algérie Pacifique
(section France)


Nous, collectifs d'associations algériennes, dénonçons les arrestations
arbitraires de nos confrères militants lors de la Marche nationale
pacifique, prévue ce matin 12 février 2011, à Alger.

Nos sources sur place indiquent l'arrestation de 70 personnes,
essentiellement des membres de la Coordination nationale pour le
changement et la démocratie -- dont des représentants de la Ligue
algérienne de défense des droits de l'homme (LADDH), du collectif
Algérie pacifique, de SOS Disparus, des syndicats CLA, SATEF, SNAPAP, du
RCD, des associations de femmes et de victimes du terrorisme. Parmi
eux : Mouloud Boumghar, Amine Menadi, Kamel Moussaoui, Mohamed Salem
Sadali, Idir Achour, Cherifa Kheddar, Sofiane Baroudi et Mourad Yahli.

Une trentaine de personnes sont toujours détenus à cette heure. Quelques
milliers de personnes manifestent actuellement à Alger, place du 1^er -Mai.

Nous demandons aux autorités algériennes de relâcher immédiatement
toutes les personnes qui ont été arrêtées, et que leur sécurité soit
assurée. Selon nos sources sur place, les détenus ont été maltraités par
les services de police et continuent de subir un harcèlement moral dans
les locaux de ces derniers.

Il est inadmissible, pour un régime qui se prétend « démocrate », de
poursuivre sa logique répressive et illégale. Nous tenons à dénoncer ces
pratiques extrajudiciaires, et appelons la communauté internationale à
se mobiliser afin de permettre aux Algériennes et aux Algériens de
réaliser leur voeux d'une Algérie démocratique fondée sur un véritable
Etat de droit.

Tewfik Allal

06 81 60 65 43

Commission Information, du Collectif d'Algériens de soutien à la lutte
en Algérie pour le changement et la démocratie.**

13 janvier 2011

Rassemblement de solidarité aux luttes des peuples tunisiens et algériens

SAMEDI 15 JANVIER 2011 à 11h devant la Mairie de Cahors
 
Nous dénonçons les agressions des gouvernements tunisien et algérien contre les jeunes et les manifestants qui expriment leur désespoir contre le chômage, la flambée des produits de première nécessité , l'absence d'avenir, la corruption et la misère.
 
 
Aux cris de désespoir, ces gouvernements opposent un déchaînement de violence, tournant au carnage en Tunisie, Ben Ali se distingue par un cynisme cruel: au lieu de créer les emplois promis, il crible les jeunes de balles.
 
Nous demandons l'arrêt immédiat des violences policières, la liberté de manifestation, la mise en accusation des responsables du massacre des manifestants, la libération des détenus politiques et des manifestants arrêtés.
 
Nous rappelons la responsabilité des gouvernements occidentaux et des organisations internationales ( FMI, Banque mondiale notamment)dans la désorganisation des marchés et la spéculation des prix alimentaires.
Nous dénonçons leur complicité avec des gouvernements locaux organisés en véritables mafias exploitant leurs peuples, et la complaisance du gouvernement français à propos de la répression sanglante en Algérie et en Tunisie, alors qu'il se prétend un a    rdent défenseur des droits de l'homme.
Une longue complicité avec le pouvoir de Ben Ali et la position de la France comme premier client, premier fournisseur et premier investisseur étranger (hors énergie) en Tunisie expliquent qu'il persiste à fermer les yeux sur l'inacceptable.
 
           Nous exprimons notre solidarité avec les peuples algériens et tunisiens!
                            STOP à la répression!   SOLIDARITE!    Démocratie maintenant!
 
Signataires:
Asma, Attac, Libraithèque "dalp", Etm 46, Npa 46, PG, PCF 46,Sud-Solidaires,MJS,Le Lot en action,Comité de Lutte 46,...
 
( merci de confirmer,ou de rajouter votre signature)

 

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