25 septembre 2019

Prise de terre(s)


 Que se passe-t-il sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes depuis l’abandon du projet d’aéroport ?

 paru dans lundimatin#209, le 23 septembre 2019 

Si l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a constitué une indéniable victoire pour un mouvement protéiforme et courageux, cette concession de l’appareil étatique s’est accompagnée d’un assaut hors norme contre tout ce qui s’était déployé positivement sur la zone et avait permis au fil des années une résistance de longue haleine. Depuis, certains habitants ont quitté la ZAD pendant que d’autres ont choisi de rester et de négocier en espérant préserver et développer la plus large part d’autonomie possible. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la continuation de la ZAD par d’autres moyens a suscité son lot de désaccords, de conflits et souvent de polémiques auxquels s’ajoutent autant de blessures et de déchirements. Cet été, nous avions publié un article intitulé Zombie-walk à la ZAD - Des fantômes et des fantasmes, dans lequel des participants à la défense du bocage exprimaient leur regret de voir cette zone d’expérimentation s’institutionnaliser. En guise de réponse, nous publions cette semaine ce long texte d’analyse et de prospective rédigé par des habitants au cours de l’été ; et qui tente de clarifier ce qui s’est joué là-bas ces dernières années et comment cela pourrait s’inscrire dans les années à venir. (..)
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24 mai 2018

Les mensonges de la gendarmerie sur les circonstances du tir de grenade qui a mutilé Maxime


Communiqué du groupe presse de la zad

Alors que l'opération de gendarmerie en cours sur la zad venait de commettre une faute aussi dramatique que prévisible, le premier réflexe du parquet comme du ministère de l'intérieur a été de dégainer au plus vite dans les médias le récit adéquat dans le but de couvrir les faits,se justifier de la mutilation de maxime et tenter de neutraliser les réactions. M. Collomb ou le procureur général s'y sont employés immédiatement de la manière la plus affirmative possible, sans la moindre décence ni le moindre regret. C'est l'usage. Au-delà des considérations générales sur la brutalité de l'opération policière en cours, de la dangerosité avérée des grenades explosives et de leur usage immodéré sur la zad ces dernières semaines, nous avons souhaité pour notre part attendre d'avoir pu croiser différents témoignages avant d'être aussi affirmatif sur les faits.

Il nous apparaît aujourd'hui que la version gouvernementale selon laquelle les gendarmes auraient lancé des grenades pour se dégager en urgence d'un groupe d'une cinquantaine de manifestant.e.s les attaquants avec des cocktails molotovs est une fiction. Les communiquant.e.s de la gendarmerie pouvaient aisément le vérifier : chacune des interventions des gendarmes sur la zone a été filmée par leurs services. D'après les témoignages que nous avons recueilli, le drame est au contraire intervenu dans un moment décrit comme calme ou quelques dizaines de personnes faisaient face de manière statique depuis environs 45 minutes aux gendarmes mobiles. Ceci alors que le déblaiement d'habitat de la chateigne était en cours derrière la ligne policière. Les gendarmes étaient alors très nombreux face à un groupe réduit de manifestant.e.s. Un effectif de gendarmes mobiles, en embuscade est alors sorti à l'improviste de la forêt. Ils ont chargé les manifestant.e.s pour les dégager du champs et susciter un mouvement de panique. Cette charge subite a effectivement causé une fuite immédiate des personnes présentes, en direction de l’unique et étroit passage de sortie au bout du champs. C'est à ce moment là qu'une série de grenades a été lancée sur quelques personnes à la queue du groupe tentant d'échapper à la charge. Après l'explosion, plusieurs personnes se sont retournées et ont vu la victime, debout, dos aux gendarme, se tenant le poignet droit avec la main gauche. Celle-ci a ensuite été plaquée au sol et tirée plusieurs mètres plus loin. Les témoins disent avoir vu les gendarmes "nettoyer" autour de la victime, enlever les morceaux de chair et mettre de la terre sur les traces de sang.

Ce qui ressort de l'ensemble des témoignages est clair : contrairement à ce qu'ils affirment, les gendarmes ne sont pas intervenus avec des grenades explosives pour se dégager d'un groupe d'assaillant.e.s et se sortir d'une situation de danger grave, mais bien pour disperser des manifestant.e.s alors statiques et en sous-nombre d'un champs. Ceci n'a d'ailleurs malheureusement rien d'inhabituel dans cette opération policière. Au cours des dernières semaines, chacun peut témoigner que les grenades explosives GLI-F4, entre autres armes mutilantes, ont été utilisées à de multiples reprises comme simple outil de dispersion et de terreur et non pour faire face à des attaques réelles d'opposants.

Soulignons en passant que du côté même des gendarmes, les seules blessures graves dans leur rangs - à l'automne 2012 comme lors de cette nouvelle vague d'expulsion - ont été causées par un mauvais usage et l'explosion de leurs propres grenades.

 --- Nous appelons à réagir partout pour dénoncer les mutilations causées par les armes de la police et la brutalité de l'opération toujours en cours sur la zad.

 
 

4 mai 2018

Notre Dame Des Landes : Le retour des bâtons !



Quelques ressentis de Rémy après une semaine passée avec les habitants de la Zad de « Notre Rêve des Landes » :

Les 10 dernières années de luttes contre l'absurde et corrompu aéroport ont vu éclore de multiples lieux de vies interconnectés, de partages, de solidarités sur la Zad de NDDL. L'individualisme, la concurrence, l'enrichissement, la loi destructrice du « mérite » capitaliste y sont bannis. C'est au contraire l'entraide, le respect, l'acceptation des différences même les plus grandes, la Liberté, la Fraternité qui se sont installés en un bouillonnement permanent, l'expérience de l'autogestion, l'Anarchie la bien nommée qui va de pair ici avec la conscience écologique, n'en déplaise aux richissimes gaspilleurs qui eux avancent masqué ! Suivez mon regard...
Les services et les échanges y sont à prix libres. Ces « Gens » inventent un monde de demain, s'il en est encore temps, quand le système actuel fonce vers le néant. Tout y semble horizontal, mais l'Homme reste un petit homme et de temps en temps quelques uns se risquent à vouloir diriger du haut de leur éloquence ; Ils sont vite débusqués et l'écoute reprend le dessus. Ainsi se construit la Vie sur la Zad avec de hauts et des bas depuis des années...

Mais l’État ne veut pas tolérer une telle expérience d'un « Chiapas à la française » qui pourrait ensemencer ailleurs et prouver à quel point notre civilisation est malade à en mourir !
Cette fois encore c'est l’État qui organise la division et ça marche, du moins provisoirement, car les Gens du bocage respirent détermination, foie en l'Amour, force, courage, quelque soit leurs divergences.

1er acte : Quel ignoble calcul, si bien orchestré, d'exiger le déblaiement des chicanes tout en annonçant simultanément le retrait du projet d'aéroport ! Quel rapport ? Si ce n'est de la politique politicienne, le nombre d'électeurs crédules à comptabiliser. Rien de tel pour semer la zizanie, trier le bon grain de l'ivraie et ça marche. La piste est ouverte pour l'arrivée des blindés que ceux qui avaient accepté ne voyaient pas venir. Aujourd'hui ce sont les gens d'armes qui bloquent les 2 routes principales Nord-Sud qui traversent le site et donc gênent tous les habitants des alentours !!! Cherchez l'erreur. Les médias dominants et complices relaient nombre de mensonges éhontés...

2ème acte : 30 lieux de vie sont détruits en quelques jours avec toute la violence d'un État aux abois. 2500 militaires accompagnés de blindés, drones, hélicoptères, chiens se relayent pour créer souffrances et peurs. Un beau dimanche de printemps 15000 personnes affluent sur la Zad en soutien à ses habitants et à ce projet hors norme. Alors que des familles discutent tranquillement dans un pré les blindés et les fantassins tirent aveuglement des grenades de « désencerclement » au milieu du public ! L'objectif étant de décourager les soutiens, mais cela ne marche pas. C'est beaucoup de chance de ne pas dénombrer de mort ou pas encore ? 3 semaines plus tard, on dénombre plus de 300 blessés dont plusieurs gravement touchés, mutilés à jamais. Les Gens, à la base non-violents, résistent comme ils peuvent avec des bouts de ficelles, créent des barricades et des tranchées pour se protéger du pire qui est peut-être à venir. Les Gens se protègent avec des masques à gaz, des casques, renvoient les grenades comme d'autres des balles de tennis. Un atelier fabrique des boucliers hétéroclites ! Comme en Palestine, Peuple meurtri, on reconstruit à peine que les casseurs ont fait leur sale boulot de vandalisme et tant pis si demain ce jeu de dupe recommence...

3ème acte : L’État impose l'ignoble chantage aux Gens de signer des « déclaration d'intention de projet individuel » alors qu'ici le collectif prime avant tout ! Comment enfoncer les clous de la discorde entre ceux qui effrayés par les carnages des jours précédents et voulant sauver leurs peaux s'empressent de signer en espérant revenir plus tard aux projets collectifs et entre ceux, les plus « purs » ou les plus « radicaux » qui maintiennent leur conviction Politique en refusant de signer. Et ça marche, du moins provisoirement... Pour ceux qui signent rien n'est gagné puisque l’État rebondi d'ultimatum en ultimatum, change les échéances et les dates de rendez-vous comme bon lui semble. Tout est instrumenté pour désorienter. Dernière en date une réunion interministérielle pose la date du 6 juin, mais dès le lendemain le premier ministre la ramène au 14 mai !!! La préfète dit que les 40 dossiers déposés sont recevables ; quelques jours plus tard le premier ministre dit que 28 « pourraient » être retenus !!! 4 paysans « historiques » sont régularisés provisoirement pour un an et se partageraient environ 300 hectares. Le département saisi la justice contre l’État pour « récupérer » 900 hectares (auparavant cédés à Vinci) ; les juristes y perdent leur latin ! Si le département arrive à ses fins, ce sera alors la FNSEA qui entrera dans un jeu impitoyable et le bocage sera empoisonné pour longtemps ! Quant aux 40 dossiers qui représentent environ 280 hectares, ils pourront être mis en concurrence avec d'autres agriculteurs dès l'automne ! Un vrai jeu de dupe, une vengeance savamment étudiée par les « autorités » pour à moyen terme éradiquer tous les habitants de la Zad qui tous ensemble et avec de très nombreux soutiens ont obtenu l'abandon de l'aéroport...

4ème acte fiction : Il est à craindre qu'à partir du 15 mai une nouvelle vague de terreur et de destructions soit dans les cartons du gouvernement. (Les signataires, eux, attendront l'automne pour être expulsés ?) Si cela se confirme, les Gens appellent d'ors et déjà celles et ceux qui le pourront à venir les soutenir le dimanche suivant la rafle. Appel national, voir international... Cette fois, comme pour la marche des bâtons en 2016, soyons 30000 ou plus en chantant notre non-violence et notre attachement à ce qui se Vit ici et sans Vinci ! Et pour celles-ceux qui ne pourront venir : organiser moult rassemblements et autres partout, partout...

Entre temps, des postiers en grève depuis janvier ont installé un bureau de poste sur la Zad à prix libres !...
Entre temps des jardins saccagés par « l’État de droit » sont déjà nettoyés et à nouveau ensemencés...

Source: Par e-mail avec l'accord de l'auteur.
 



28 avril 2018

Pendant ce temps-là, à l’Est de la zad...


Depuis quelques jours, c’est « accalmie » d’un côté, destruction millimétrée de l’autre

Le bal triste des pelleteuses sillonne l’Est et massacre des années de soins minutieux et attentionnés envers cet espace particulièrement préservé de l’impact humaine. La Zone Non Motorisée s’est employée depuis 2014 à donner moins de place à l’humain.e et plus au non-humain.e. Minimiser nos traces, pour laisser plus de place au retentissement du reste vivant qui n’est pas nous. Parce que de manière générale, nous, on prend trop de place.
Les bois, les haies, les champs y sont habité.es d’une diversité d’espèces incroyables, faune/flore/fonge confondues. Ces 33 hectares n’avaient pas connus de moteurs depuis quatre ans...

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24 avril 2018

Les « zadistes » respectent l’ultimatum et déposent 40 projets agricoles, artisanaux et culturels


Les occupants de la zad de Notre-dame-des-Landes ont devancé l’ultimatum fixé par le gouvernement en déposant 40 projets d’activités sur les terres disponibles depuis l’abandon du projet d’aéroport. Et ce, malgré les délais extrêmement courts imposés par le Premier ministre : dans une situation « normale », quand un agriculteur souhaite s’installer, il lui faut au moins un an pour monter son projet. Reste à voir si le gouvernement respectera sa parole.

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15 avril 2018

Notre-Dame-des-Landes : sur la Zad, manifestation sereine et déterminée


Les autorités ont tout fait pour empêcher le rassemblement pacifique de se tenir. Mais des milliers de personnes sont venues soutenir la Zad dans le calme.

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14 avril 2018

Une violence pas si symbolique

(AFP / Loic Venance)
Notre-Dame-des-Landes, Loire-Atlantique 

 Je ne comprends pas ce qui s’est passé. Je pensais qu’avec l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, puis les discussions qui ont suivi pour régler le sort des occupants, on déboucherait sur autre chose.

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Comment j’explique « la ZAD » à ma Mère


L’évacuation de la Zone à Défendre de Notre-Dame-des-Landes est dans tous les débats cette semaine. Alors qu’affluent ce weekend des centaines de citoyens français venus prêter main-forte aux agriculteurs et militants, il est pratiquement impossible d’offrir une autre version que celle froide et aseptisée fournie aux médias par le gouvernement. Sous le regard du président, il n’y a qu’une et seule version admise : les zadistes sont des perturbateurs violents qui occupent des terres dans l’illégalité et l’État, en bon sauveur, vient rétablir l’ordre et la paix. Après tout, si la majorité des médias le disent, pourquoi en serait-il autrement ? Allez maman, éteins deux minutes TF1 que je t’explique la ZAD.
NB : le choix d’une mère est tout personnel. Ceci fonctionne avec n’importe qui d’autre.

Chère maman. Petite mise en situation. Imagine-toi vivre avec ta petite famille sur vos propres terres depuis plusieurs générations. C’est beau, naturel, un rare espace préservé de l’urbanisation. Un jour...

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9 avril 2018

La Zad et la guerre civile mondiale


L’offensive du gouvernement contre la Zad vise à détruire la possibilité de vies alternatives. Et s’inscrit dans une tendance mondiale des classes dirigeantes néo-libérales à imposer un pouvoir fort.

2.500 gendarmes mobiles, des véhicules blindés, des hélicoptères, des camions, des bétaillères... ainsi que quelques centaines de CRS à Nantes et à Rennes, pour couvrir l’arrière... la France sera lundi 9 avril en guerre. Contre qui ? Contre quelques deux cents personnes, vivant dans un paysage de bocage où ils font du pain, de la bière, du maraîchage, et bricolent, discutent, lisent, vont et viennent. L’appareil militaire de la France, qui intervient au Mali, en Syrie, en Irak - sans que le Parlement en débatte, contrairement à ce que prescrit l’article 35 de la Constitution -, s’apprête donc à se déployer sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes... 

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Communiqué - les expulsions ont commencé, la zad appelle à se mobiliser

Lundi 9 avril 2018


Communiqué - les expulsions ont commencé, la zad appelle à se mobiliser 
https://zad.nadir.org/spip.php?article5332

Conjurée des années durant par le mouvement, une nouvelle tentatives d’expulsions sur la zad de Notre dame des landes a commencé. Dès 3h du matin, l’opération s’est déployée dans toute sa brutalité : interminables files de fourgons bleu marine, chars blindés, lacrymos, premiers blessés et premières arrestations. Les gendarmes ont annoncé que les journalistes étaient strictement interdits "sur tout le dispositif" et leur ont bloqué l’accès au site. Ils ont affirmée que la prise d’images de presse était prohibée et que les médias devraient se contenter de celle fournies par la gendarmerie.

Ces expulsions confirment la prétention du gouvernement à rétablir le droit tout en s’asseyant grossièrement dessus. La préfecture n’a même pas daigné laisser la possibilité aux habitants de la zad d’avoir accès aux bases minimales du droit au logement, en l’occurence des procédures nominatives et contradictoires en cas de volonté d’expulsion. Les habitants de la plupart des lieux de la zad s’étaient pourtant nommés et identifiés à plusieurs reprises au cours des dernières années.

Le double jeu lamentable de la préfecture s’affiche aujourd’hui dans toute son hypocrisie : l’annonce de la recherche d’une évolution "sereine et apaisée de la situation" tout en envoyant 2500 policiers ici raser des habitats. On nous annonce un tri qui va s’opérer selon des catégories qui sont de pures fictions qui ne répondent un rien d’autre qu’aux besoins du story telling répressif dans lequel le gouvernement s’est enfermé. Il n’y pas ici de radicaux d’un côté et de paysans de l’autre mais un ensemble de façons entremêlées de partager ce territoire. Contrairement à ce qu’affirme Gérard Collomb, personne ne s’est d’ailleurs régularisé individuellement ces dernières semaines au dépend des autres. L’ensemble du mouvement a proposé un cadre de convention collective pour l’ensemble des habitants et projets.

Mais le gouvernement ne pouvait pas simplement admettre que le projet d’aéroport était inutile, il fallait absolument qu’il se venge de ceux qui l’avaient forcé à cet abandon. La terre se meurt, les formes économiques les plus brutales atrophient nos vies, et partout des personnes aspirent à sortir cet état de fait. Elles étaient 30 000 le 10 février à s’engager à soutenir l’avenir de la zad. Mais Le message politique du gouvernement est ce matin très clair : il ne devra être laissé aucune possibilité à des espaces d’expérimentation.

Notre colère est ce matin profonde face au lamentable gâchis que représente la destruction engagée des maisons et espaces de vie que nous avons construits ici. Notre émotion est grande à l’idée que l’expérience collective de la zad soit mise en danger par le déferlement policier. La zad ne disparaîtra pas pour autant. Nous habitons ici, nous sommes enraciné.e. s à ce bocage, nous ne partirons pas. Nous saluons le courage des personnes qui nous ont déjà rejoint.e.s sur le terrain et ont répondu aux appels. En 2012, l’arrogance écrasante de l’Etat a fini par se retourner contre lui. Dans un contexte de montée des grèves, manifestations, occupations dans tout le pays, gageons que l’expulsion de Notre Dame des Landes deviendra un nouveau moteur de révolte qui se diffuse. Cette opération de destruction se retournera contre ses auteurs.

Nous appelons toutes celles et ceux qui peuvent nous rejoindre dès maintenant ou dans les prochains jours à venir sur la zad. Plus de 80 rassemblements sont d’ores et déjà prévus partout en france ce soir, à Nantes et Rennes à 18h entre autres. La réponse face à ces expulsions se trouvera aussi dans la durée. Une manifestation est appelée à Nantes ce samedi et une convergence sur la zad ce week-end.
 

ZAD, des blindés contre des jardiniers

 
L’intervention militaire sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes a commencé 

  
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13 octobre 2016

ZAD : Valls sans retour

8 cotobre 2016 : Le Chant des Bâtons (empruntée à ValK)

Par le Collectif Mauvaise Troupe, le 12 octobre 2016 | Source Indymedia Nantes 

Alors que nous écrivons ces lignes, le bruit de l'hélicoptère tente de briser notre concentration. Il tourne, désormais quotidiennement, là-haut où les avions ne volent pas, répandant sa rumeur de guerre et de reconquête. César1 guette et cherche à impressionner. Parfois il se met légèrement sur le flanc, pour nous mieux observer. Est-il surpris par la ronde des tracteurs qui depuis quelques jours déposent des balles de foin aux carrefours ? Par ces comités de soutien qui viennent repérer les lieux les plus stratégiques où ériger leurs barricades ? Par les formations qui chaque fin de semaine regroupent plus de cent personnes venues se préparer aux expulsions annoncées ? Peut-être l'est-il davantage encore de tous ces gestes qui perdurent. Sylvie et Marcel qui soignent leur troupeau, les moissons du sarrasin, un fest-noz célébrant la récolte de patates, quatre-vingt charpentiers bâtissant l'ossature d'un gigantesque hangar ou une bibliothèque tout juste inaugurée. Son regard peut-il embrasser avec les 2000 hectares toute la richesse de la vie qui les peuplent ? Celle qu'il prétend détruire dans le mois à venir...
 
 Les préparatifs d'une nouvelle opération d'occupation et de destruction du bocage à sept mois des élections présidentielles ont quelque chose d'irréel. Après un printemps de grèves, de blocages économiques, d'agitation de rue contre la loi travail, en plein état d'urgence, quel serait l'enjeu de transformer ce coin de campagne mais aussi la ville de Nantes en véritables poudrières ? Ce n'est certes pas seulement pour construire un aéroport de plus et ainsi honorer les « accords public-privé » avec la multinationale Vinci. S'il est vital pour les gouvernants d'écraser la zad, c'est qu'elle constitue une démonstration insolente d'une vie possible sans eux. Et d'une vie meilleure. À l'heure où la seule prise politique qui nous est proposée consiste à choisir, le nez bouché, le moins pire des affairistes en mesure de battre le FN (mais d'en appliquer le programme), le surgissement d'un territoire hors et contre le principe même de gouvernement leur est insupportable.

Car ici, l'expression « zone de non droit », qu'ils voudraient effrayante, a pris une acception radicalement positive. Contrairement à ce qui a lieu dans les rues des villes « policées », à la zad, personne ne dort dehors et chacun mange à sa faim. De grands dortoirs accueillent les arrivants, un « non-marché » hebdomadaire propose les légumes, la farine, le lait, le pain et les fromages produits sur place, sans qu'un prix ne vienne en sanctionner la valeur. Dans les nombreuses infrastructures collectives, mais aussi dans les échanges ou les travaux collectifs, les relations se basent sur la confiance et la mise en commun, à l'envers des logiques ayant cours qui s'appuient sur le soupçon et l'individualisme. Ce que les cyniques de tous bords taxent d'utopie irréalisable est éprouvé dans les gestes et la matière. Même l'absence de police et de justice - les gendarmes ne fréquentant plus la zone depuis 2013 - n'a pas produit le chaos que d'aucuns auraient imaginé et souhaité. Les opposants à l'aéroport ont démontré qu'ils étaient capables de vivre ensemble sans aucune tutelle les surplombant. Une communauté de lutte a donc patiemment vu le jour, nouant des liens tissés pour résister aux attaques comme au pourrissement. Tout ceci ne va pas sans heurts, évidemment, si déshabitués que nous sommes à décider nous-mêmes de nos devenirs. Nous réapprenons, nous apprenons, et rien n'est plus joyeux et passionnant que de se plonger dans cet inconnu.

C'est pour toutes ces raisons que la zad représente une véritable expérience révolutionnaire, de celles qui redessinent radicalement les lignes de conflit d'une époque. Le mouvement anti-aéroport s'étend aujourd'hui dans des pans de la société habituellement plus sensibles au chantage à l'emploi et à la crise qu'à la défense d'un bocage. Les salariés de Vinci, mais aussi de l'actuel aéroport, ont clairement exprimé, via leurs sections CGT, qu'ils rejoignaient la lutte et ne seraient jamais des « mercenaires ». De même, les lycéens et étudiants mobilisés au cours du mouvement contre la loi travail s'apprêtent à bloquer leurs établissements dès l'arrivée des troupes. Trop d'espoirs sont condensés ici pour que nous puissions être vaincus, il en va de notre avenir, de nos possibilités d'émancipation. Nombreux sont ceux qui le pressentent, se tenant prêts à transformer la bataille de Notre-Dame-des-Landes, si elle a lieu, en véritable soulèvement populaire, capable de rabattre l'arrogance d'un État qui pense pouvoir impunément casser les travailleurs, précariser la population, mutiler les manifestants, tuer Rémi Fraisse, Adama Traoré et tant d'autres, donner un blanc-seing à sa police et continuer allègrement sa chasse aux migrants.

Face à leurs fusils semi-létaux, face à leurs blindés à chenilles, nous aurons les armes séculaires de la résistance : nos corps, des pierres, des tracteurs et des bouteilles incendiaires, mais surtout notre incroyable solidarité. Peu importe que la partie soit inégale, elle l'était tout autant en 2012, quand après des semaines dans la boue, derrière les barricades, nous leurs avons finalement fait tourner les talons. Il y a quelques semaines déjà, alors que sous le hangar de la Vacherit l'assemblée du mouvement touchait à sa fin, un octogénaire se lève, un éclat de malice dans le regard et des cartons plein les bras. Il déballe fièrement les mille lance-pierres qu'il a fabriqués avec quelques complices pour projeter des glaçons de peinture. Tous rient, mais en essaient l'élastique. Car s'il faut à nouveau prendre les sentiers de la guerre pour défendre ce bocage, nous serons nombreux à le faire, ici, partout. C'est ce que nous avons affirmé ensemble une fois de plus lors de la grande manifestation du 8 octobre. Brandissant nos bâtons, nous avons scellé ce serment : nous défendrons ce bocage comme on défend sa peau ; policiers, soldats, politiciens, vous pouvez venir raser les maisons, abattre le bétail, détruire les haies et les forêts, ne vous y trompez pas : la fin de votre mandat ne suffirait pas à éteindre ce que vous embraseriez à Notre-Dame-des-Landes.

Collectif Mauvaise Troupe
 

10 janvier 2016

Communiqué final de la tractovélo du 9 janvier


Par Zone A Défendre | Dimanche 10 janvier 2016

L’ensemble du mouvement contre le projet d’aéroport, avec ses organisations, collectifs... a préparé dans l’urgence la mobilisation du 9 janvier 2016. Il fallait exiger l’abandon immédiat de la procédure d’expulsion initiée par AGO/Vinci, au nom de l’État, le 7 décembre et relancée pour le 13 janvier. Le référé-expulsion concerne 4 exploitations et 11 lieux de vie...

Nous remercions les paysan-nes venus avec leurs tracteurs, plus de 450, crier la colère du monde paysan. Ces menaces d’expulsion, sans même le respect de la trêve hivernale, avec mise sous séquestre des biens et cheptels, avec des astreintes financières exorbitantes, sont sans précédent, et intolérables.

Nous remercions les 20 000 personnes au moins qui, en vélo ou à pied, ont apporté leur soutien aux habitant-e-s et paysan-nes concerné-e-s.

Nous remercions enfin les milliers et milliers de personnes qui nous soutiennent dans notre lutte, et l’ont montré aujourd’hui dans plus de 40 rassemblements aux quatre coins de France, et même au-delà, comme à Barcelone.

Nous avons fait la démonstration de notre force collective, capable de définir et de tenir ensemble des formes de lutte innovantes, dans une ambiance conviviale et militante : une tracto-vélo-piétons sur le périphérique nantais. Nous avons affirmé la cohésion d’un mouvement riche de sa diversité, déterminé à ne rien lâcher pour sauver les terres de la Zad et tous ceux qui les font vivre...

Hier soir encore, un message a été adressé au Président Hollande pour qu’il respecte sa parole donnée qu’il n’y aurait ni expulsions, ni début des travaux avant l’épuisement des recours. Ceux des arrêtés « lois sur l’eau » et « espèces protégées » sont en cour d’appel. Le respect de la parole présidentielle implique d’attendre, et donc de renoncer au référé-expulsion.

Le silence de M. Hollande est demeuré jusqu’à cette heure assourdissant. Il peut encore entendre raison et intervenir auprès de AGO/Vinci pour l’abandon de la procédure avant le 13. Notre détermination demeure intacte pour l’obtenir. Tous ensemble nous serons capables de nous opposer aux tentatives de début des travaux, capables d’arracher l’abandon du projet.

Rendez-vous si nécessaire devant le TGI de Nantes le mercredi 13 janvier à 10h30.

On ne lâche rien !
A lire aussi :la prise de paroles des opposant-e-s à l’aéroport à l’arrivée des convois, sur le pont de Chevié


8 janvier 2016

Cahors Mobilisation de soutien aux occupants de Notre Dame des Landes



- 10h 30 Samedi 9 janvier 2016
Rassemblement à Cahors devant la Préfecture (place du marché) Non aux expulsions à
Notre-Dame-des-Landes !

AMENEZ VOS PANCARTES !


- 14h 30 Samedi 9 janvier 2016
Projection débat du film documentaire NOTRE DRAME DES LANDES au LLCC (Le Lieu Commun Cahors) 68 rue Louise Michel (ex Saint-James)

L’État via AGO-Vinci a lancé une procédure à l’encontre des paysans qui ont refusé l’expropriation à Notre-Dame-des-Landes.

Une audience le 13 janvier demande leur expulsion avec une astreinte de 200€ à 1000€/jour/dossier, la saisie et séquestration des biens et troupeaux, et la non-application de la trêve hivernale.

Le gouvernement trahit les accords selon lesquels ni les travaux de l’aéroport ni les expulsions ne commenceraient avant l’épuisement des recours juridiques.

Non aux expulsions à Notre-Dame-des-Landes (NDDL)
Non à un nouvel Aéroport Grand Ouest (AGO — constructeur et concessionnaire Vinci)

La ZAD proche de Nantes, pour les aménageurs, c’est la Zone d’Aménagement Différé. Pour nous c’est une Zone À Défendre.

Oui au maintien d’une zone agricole vivante
Oui à la sauvegarde de la biodiversité et du climat

La zone devrait, pour les décideurs, laisser place à un aéroport international. Un grand projet inutile, imposé par la force, sans justification économique (le maintien de Nantes Atlantique ferait économiser 870 M€ aux collectivités locales), climaticide et qui fait peser une menace environnementale considérable sur la région.

A l'appel de, premiers signataires : Comité NDDL 46, Collectif
Testet 46, SDN LOT, La Libraithèque, Ensemble 46, Confédération Paysanne 46, Terre Vivante, ACHD, NPA 46, Union Syndicale Solidaire 46, Attac Cahors

3 janvier 2016

Notre drame des Landes (Documentaire 2015)



Ce documentaire retrace l'origine et le quotidien d'une lutte passionnée pour protéger les bocages de Notre-Dame des Landes et y empêcher la construction d'un aéroport.
Qu'ils soient agriculteurs, élus ou squatteurs, les protagonistes font entendre une même voix opposée aux grands travaux sur cette zone. Les témoins racontent cette mobilisation qui se poursuit encore aujourd'hui, et qui remonte au début des années 1970, avant même l'affaire du Larzac.
On y découvre que cette zone humide n'est pas devenue la zone de non-droit que dépeignent les médias et les voix officielles, mais le lieu d'une expérience réussie de vie en commun fondée sur la démocratie directe, détachée d'intérêts marchands et respectueuse de l'environnement.
 
Il s’agit du premier documentaire produit par l’Université Populaire d’Amiens, et nous avons besoin de vous pour le partager et le faire connaître autour de vous, afin de sensibiliser le plus grand nombre aux bulldozers qui menacent à chaque instant cette zone protégée.
 
 

11 juillet 2014

L'après NDDL, un avenir en communs


De Notre-Dame-des-Landes à la vallée d’Humbligny : quelles possibilités d’instituer des lieux en biens communs ?

La semaine dernière est paru un article sur le site de Libération qui montre que les opposants au projet d’aéroport occupant le site de Notre-Dame-Des-Landes sont déjà en train d’imaginer la suite, en se référant au vocabulaire des biens communs. L’idée est d’arriver à empêcher, au cas où le projet d’aéroport serait abandonné, que des gros exploitants ne s’approprient le terrain investi actuellement pour développer des cultures intensives :
 A la ferme de Bellevue, qui accueillera débats et concerts ce week-end, 120 hectares squattés sont cultivés depuis un an et demi par le collectif Copain (400 adhérents, plutôt jeunes, de la Confédération paysanne) et des paysans bio. Et, ici, l’objectif est de dépasser la propriété privée des terres pour privilégier les usages communs.

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27 février 2014

Nantes, la police de la honte



Des munitions utilisées ce dimanche par la police à Nantes

Par Luc Douillard | Altermonde sans frontières

Voici ci-dessous quelques échantillons ramassés ce dimanche matin de balles de Flash-ball super pro, Lanceur de balles de défense, et de grenades assourdissantes. Elle ont été utilisées massivement lors de la manifestation anti-aéroport. Rappelons à monsieur le Préfet que ces nouvelles armes (apparues pendant l’ère Sarkozy au prix d’un changement de doctrine du maintien de l’ordre) sont absolument impropres à dégager une foule (pour cela les traditionnelles lacrymogènes suffisent amplement), mais qu’en revanche ces armes peuvent servir à perpétrer des exécutions extra-judiciaires sur le champ, allant jusqu’à l’homicide et à la mutilation permanente (par exemple de la vision d’un œil, comme cela est arrivé hier).

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En voici quelques résultats

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Ci-dessous, une manifestante appartenant probablement à la mouvance des Black-blocks  est "appréhendée" par les forces de l'ordre.

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Lire aussi, Récit d'un tir de flash-ball zèlé sur un photographe...

26 février 2014

ZAD :Lettre ouverte du mouvement armé au préfet de Loire atlantique


Zone à Défendre | mardi 25 février 2014

Lettre ouverte du mouvement armé au préfet de Loire atlantique, M. Christian de Lavernée. Sur la zad, le lundi 24 février 2014


Cher Christian,

Vous avez déclaré hier, « L’opposition institutionnelle à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes doit cesser d’être la vitrine légale d’un mouvement armé ». Il nous serait facile de vous reprocher, M. Le Préfet, de vouloir à votre tour briser des vitrines. Mais après la manifestation de samedi, autant l’avouer tout net et cesser enfin de nous cacher : nous sommes bel et bien un mouvement armé.

Nous sommes un mouvement armé de bon sens remuant et d’idées explosives, de palettes et de vis, de pierres parfois - même s’il y a ici plus de boue et de prairies, de carottes et de poireaux, d’humour et de tracteurs, d’objets hétéroclites prêts à former spontanément des barricades et d’un peu d’essence au cas où, d’aiguilles à coudre et de pieds de biche, de courage et de tendresse, de vélos et caravanes, de fermes et cabanes, de masques à gaz ou pas, de pansements pour nos blessés, de cantines collectives et chansons endiablées, de livres, tracts et journaux, d’éoliennes et de radios pirates, de radeaux et rateaux, de binettes, marteaux, pelles et pioches, de liens indestructibles et d’amitiés féroces, de ruses et de boucliers, d’arcs et de flêches pour faire plaisir à Monsieur Auxiette, de salamandres et tritons géants, de bottes et impers, de bombes de peinture et de lances à purin, de baudriers et de cordes, de grappins et de gratins, et d’un nombre toujours plus important de personnes qui ne vous laisseront pas détruire la zad.
Vous ne nous ferez pas rendre ces armes.

Et vous, M. Le préfet, quand cesserez vous d’être la vitrine légale d’un mouvement armé ?

Sincèrement,

Les Black Ploucs

La manif’ comme elle est belle …

 … et comment on cherche à la discréditer !

Bernard Langlois
 Allez, un nouveau témoignage reçu ce soir que je vous recrache brut de décoffrage (Il est signé, et le patronyme dira peut-être quelque chose aux vieux syndicalistes CFTC-CFDT …) :



Recette pour discréditer une manifestation et obtenir pour le 20h les images de violences souhaitées


Ingrédients :

Interdire le matin même le parcours prévu et publié dans la presse depuis le début de la semaine

Verrouiller le centre-ville avec des cars de CRS et des grilles métalliques à chaque entrée de rue

Annoncer la veille dans tous les journaux qu’il s’agit d’une manifestation à risque de violence histoire d’attirer les individus qui souhaiteraient jouer à la guérilla


sur le même sujet, 

NDDL La déception des paysans



Les paysans qui manifestaient, nombreux, samedi à Nantes, se sont sentis pris en otages.

520 tracteurs ont manifesté samedi à Nantes. Du jamais vu. Et pourtant cette mobilisation du monde paysan contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est passée inaperçue, reléguée dans l'ombre par les affrontements entre les forces de l'ordre et des éléments radicaux. (...)


 

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