28 février 2015

Audrey Vernon : Les politiciens sont l'émanation du pouvoir financier (vidéo)



M1D Mouvement pour une première démocratie
Les gentils virus pour la démocratie
 

27 février 2015

Les différences entre un agrocon (type FNSEA) et un paysan

Lors des manifs organisées à l'appel de la FNSEA en novembre 2014

Préambule : différence entre un agrocon et un paysan

Préambule :

Définition d'un paysan :

Le paysan est celui qui cultive et respecte la terre et la Terre, élève sa conscience et ses animaux dans le respect des équilibres, des ressources et de l’eau en particulier, de la biodiversité, du climat et de la santé. Il sait, grâce à l’agronomie, valoriser et respecter les ressources gratuites et inépuisables (azote atmosphérique, lumière, carbone, biodiversité sauvage et domestique, vie des sols, etc. ) , dans le respect de la vie.

Il mange sa propre production et nourri sainement ses voisins et ses clients.

Il ne nuit pas à l'installation de ses voisins paysans et ne pratique pas ou peu l'agrochimie.

Souvent, il est agronome et cultive le plus naturellement possible.

Dans tous les cas, il tente de se libérer de la féodalité de l'industrialisation de l'agriculture et des multinationales.

Il se met en quête de retrouver son autonomie alimentaire, semencière et génétique.

Il résiste aux puissances de l'argent qui veulent faire de lui un exploité agricole.

Son but n'est pas de nourrir la planète car il respecte les paysans du monde entier et la souveraineté alimentaire des peuples.

Il a l'humilité de penser que l'agriculture paysanne, familiale, naturelle, comme depuis des millénaires, est la seule issue pour satisfaire les besoins alimentaires de chaque citoyen de la Terre.

Il utilise des semences de ferme dites "populations", libre de droit et non brevetées. Il lutte contre la biopiraterie et désobéit aux lois dictées par les multinationales et lobbys.

Il cherche, expérimente, partage ses connaissances ou compétences volontiers. Le paysan est aussi chercheur, et humaniste.

Le paysan intègre les particularités et les originalités de son territoire et façonne les paysages, il cultive l’amour et la culture de son territoire, possède encore le bon sens paysan, respecte la biodiversité, le sol, l'eau, la génétique, et contribue à la préservation de son héritage et de son milieu pour le transmettre aux générations futures.

Le paysan aime son histoire, son pays, ses paysages, les milieux, la flore et la faune sauvage.

Il ne considère pas la terre comme une poubelle ou une déchèterie. Lorsqu'il manifeste, il prend soin de ne pas détruire. Il est pacifique et pédagogue. (...)

Suite sur Danactu-résistance ...
 

26 février 2015

Podemos contre la Révolution bolivarienne au Venezuela ?


Vive la révolution | 26 février 2015

Plusieurs dirigeants de Podemos ont pris position, ces derniers jours, contre le gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela. Ils reprochent à Nicolas Maduro d’avoir fait arrêter le Maire de Caracas, Antonio Ledezma, suite à la tentative de coup d’Etat déjoué ces derniers jours - article et traduction Nico Maury

Tania González, députée européenne de Podemos, lors d’une conférence de presse (que l’on peut retrouver ici) a condamné l’arrestation du Maire de Caracas Antonio Ledezma. Ce dernier a été arrêté et transféré devant la justice pour avoir participé à une tentative de coup d’Etat contre le gouvernement légitime et démocratique du Venezuela.

Pablo Iglesias, Secrétaire général de Podemos, dans une émission sur Telecinco, a déclaré : "Je vais être très clair sur ce point, je ne aime pas un maire soit arrêté. Savoir si il a commis un crime c’est secondaire. Mais je n’aime pas cela arrêter un maire ". De plus, en encore plus grave, le leader de Podemos c’est dit favorable à la présence des multinationales espagnoles au Venezuela et a demandé au gouvernement vénézuélien et au gouvernement espagnol "d’abaisser la tension", légitimant ainsi l’ingérence espagnole dans la politique interne du Venezuela. (source ici)

Pablo Iglesias un "Judas" pour le Venezuela

Orlando Romero, journaliste sur la station publique "Radio Nacional Venezolana" (RNV) a accusé Pablo Iglesias de renier la "révolution bolivarienne" et "Hugo Chavez".

"Il suffit de regarder une vidéo où ce gars, ce Judas nie toute relation avec le régime bolivarien. Les journalistes l’on interrogé sur sa relation avec Chavez, sa relation avec le régime bolivarien et sa relation avec le Président Maduro . Il la nie, se lave les mains comme Pilate et déclare qu’il n’a rien en commun avec le Venezuela bolivarien".

Le journaliste vénézuélien accuse Iglésias d’utiliser malgré tout l’image de Chavez pour obtenir les suffrages des personnes qui cherchent un changement réel en Espagne. Il accuse Podemos de plonger l’Espagne dans la confusion.

L’UPR est-il un parti d'extrême-droite ?

Notre adhérent Yannick Del Torre « récidive » en mettant en ligne une vidéo virale au titre provocateur : « La preuve que l’UPR et Asselineau sont fachos !!! À voir absolument. ».

Nos lecteurs se rappellent certainement qu’il y a 3 semaines, Yannick del Torre, un jeune adhérent de l’UPR, a publié sur le site Mediapart un texte au titre volontairement provocateur : « COMMENT L’UPR M’A ENDOCTRINÉ ». (...)

Lire la suite et voir les vidéos sur le blog de François Asselineau... 

    

25 février 2015

Pétition pour la nomination d’un « ambassadeur de choc » en Libye : Bernard-Henri Lévy

Photo : Un char percute son ego : BHL indemne
Le 17 février 2015, décrivant devant le Conseil de sécurité des Nations unies un pays qui pourrait devenir une menace pour l’Europe comme pour l’Afrique, le ministre libyen des affaires étrangères Mohammed Al-Dairi a appelé « à ne pas rester silencieux face au terrorisme en Libye ». Comme en écho, et évoquant le même pays lors d’une réunion de dirigeants sociaux-libéraux européens tenue à Madrid le 21 février, le Premier ministre français Manuel « 49-3 » Valls a estimé que le « djihadisme terroriste » était aux portes de l’Europe.

De fait, depuis la fin de 2011 et l’élimination de Mouammar Kadhafi au terme de ce que l’OTAN présenta en 2012 « comme un modèle d’intervention », la « Libye libre » a quelque peu sombré dans le chaos. Partition, « somalisation », seigneurs de la guerre, clans mafieux… Livré aux milices, le pays est dirigé par deux Parlements et deux gouvernements rivaux. A la multitudes de groupes sanguinaires aux alliances changeantes – Ansar Al-Charia, Majlis Shura Shabab al-Islam, Fajr Libya (Aube de la Libye), etc. –, regroupés pour certains dans le Conseil consultatif de la jeunesse islamique (MCCI), s’est ajouté depuis peu l’Etat islamique (EI), qui s’est récemment distingué par la décapitation de vingt et un travailleurs – il est vrai égyptiens et coptes de surcroît. C’est également dans cet arsenal à ciel ouvert, qu’Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi) a pu faire son marché, ce qui lui a permis de porter la bonne parole entre autres au Mali. Pays d’où, depuis l’intervention française, le mouvement djihadiste Mujao s’est replié … dans le Sud libyen – tout étant dans tout et vice-versa.

Nul n’a oublié l’éblouissant rôle de la France, de son aviation et de ses forces spéciales dans cette spectaculaire démocratisation de la Libye. En stratège semi-intégral – son expérience militaire se limitant jusque-là à un service national effectué en 1978 à la « Base aérienne 117 Paris », où il appartenait au Groupe rapide d’intervention (GRI), chargé tous les matins, de 6 à 9 heures, du nettoyage des locaux – le président Nicolas Sarkozy a par chance bénéficié en 2011 de l’expérience de son ministre des affaires étrangères par interim, Bernard-Henri Lévy, un familier de la Control Room, l’état-major de la Libye libre. On n’en est malheureusement plus là…
 
 

Bold Native 2010 (VO sous titrée)




USA 2010.  Réalisé par Denis Hennelly. acteurs principaux du film: Joaquin Pastor, Randolph Mantooth, Sheila Vand, Matt Shea, Kristine Louise, Tonya Kay, Ursula Whittaker, Jessica Hagan, Jaime Andrews, Aflamu Johnson, Charley Rossman, Joshua Leonard, Tracey Leigh Turner, Ben Messmer, Peter Young et Dale Waddington.

Synopsis:
Bold Native, de Denis Hennelly. Anglais sous-titré francais. 1h45

Le film suit l’histoire d’un activiste de la libération animale, nommé Charlie Cranehill, et qui est recherché par le FBI pour terrorisme domestique.

Suivant la loi US actuelle (tel qu’établie par l’AETA, Animal Enterprise Terrorism Act), la libération animale et de nombreuses autres activités de protestation pour les droits des animaux sont maintenant considérées comme du terrorisme et celles et ceux qui sont accusés sont condamnés à de plus sévères sentences.

Charlie voyage à travers le pays avec une petite cellule, qui organise en commun la première libération coordonnée à l’échelle nationale.

Le père de Charlie, Richard, qui s’est brouillé avec son fils, est un directeur général d’une grande entreprise. Quand le FBI rend visite à Richard, pour perquisitionner sa maison et trouver des informations sur Charlie, Richard doit décider s’il continue à attendre que Charlie rentre à la maison, ou bien chercher son fils et le trouver avant que le gouvernement ne le fasse.

Le film suit également une jeune femme, appelée Jane, qui travaille dans une organisation qui négocie avec les entreprises en ce qui concerne un traitement « plus humain » des animaux.

Qu'est-ce que le véganisme ?   Info sur Vegan Pays Basque ...

24 février 2015

Grèce, l'échec de Syriza


Au lendemain de l’accord trouvé entre la Grèce et l’Union européenne, prolongeant le programme d’aide en échange de la poursuite des réformes structurelles, le gouvernement grec se retrouve dans l’impasse. L’espoir d’un changement n’aura duré qu’un mois pour les partisans de la fin de l’austérité. Stathis Kouvelakis, membre du comité central de Syriza et professeur de philosophie politique au King’s College de Londres, répond à nos questions.
 
Lire le contenu de l'entretien sur Ijsberg Magazine ...
   

22 février 2015

Il y a 50 ans mourrait Malcom X


Il y a 50 ans, le 21 février 1965, Malcolm X, l’une des figures les plus puissantes du mouvement noir aux USA était assassinée. Orateur de talent, doté d’un esprit brillant et intuitif, ainsi que d’une grande probité morale et intellectuelle, l’ex-leader de la « Nation of Islam » ne se contentait pas de discours incantatoires. 
 
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Islande, les conservateurs sont sous cloche


Reykjavik
L'ultime menu McDonald's acheté (en souvenir) par Hjörtur Smárason le 30 Octobre 2009, juste avant la fermeture du dernier fast-food d'Islande, se trouve en observation depuis lors, soit depuis 1925 jours (à peine fripé le burger d’ailleurs). Sa très lente décomposition peut désormais être suivie en direct via le web, sur le site du Bus Hostel situé à Reykjavik.
 

En savoir plus, suivre d'heures en heures la vidéo ...
  

21 février 2015

Rassemblement contre la venue de Marine Le Pen dans le Lot


Rassemblement pacifique place Mitterrand à partir de 17 h 30 (18 h c'est bien aussi), contre la visite de Marine Le Pen dans le Lot (voir événement sur face de bouc : http://on.fb.me/1w81dbT

Rappelons que la la présidente du FN sera lundi à Cahors et Puy-l'Evêque, pour soutenir ses candidats aux élections départementales dans le Lot. Et le parti d'extrême droite a fait carton plein, puisqu'il présente des listes dans les 17 cantons du Lot. Les sujets de campagnes qui seront développés seront calqués sur la national, surfant ainsi sur l'insécurité, l'immigration, l'Europe. Bref des discourts aux relents fascistes : haro sur les étrangers et les pauvres.

Pour ceux qui sont encore dubitatifs quant au caractère d'ultra-droite du F Haine, voici quelques décisions emblématiques prises par des élus FN aux dernières élections municipales en France. Et la liste est, pour ceux qui se donnent la peine d'éplucher l'actualité, longue comme un jour sans pain... Nous ne reprenons ci-dessous que quelques exemples qui marquent très clairement les orientations de la politique du F Haine...

Suite sur le Lot en Action ..

La trahison d’Intermarché (et de S Royale) sur la pêche profonde



Il y a un an, après avoir âprement bataillé et fait échouer le vote du Parlement européen sur l’interdiction du chalutage profond, le groupe Intermarché « tendait la main » aux ONG – et en particulier à BLOOM – qui avaient exposé leurs pratiques de pêche destructrices en grande profondeur, notamment par le biais d’une BD virale réalisée par Pénélope Bagieu[1]. Cette BD avait suscité un engouement hors du commun pour la pétition de BLOOM, avec près de 900 000 signatures récoltées contre le chalutage profond.

De ces échanges avec Intermarché, il était ressorti que la flotte de pêche du groupe (la Scapêche) s’engageait à ne plus traîner ses filets au-delà de 800 mètres de profondeur (janvier 2014). « Bien trop profond encore, en regard de l’extrême vulnérabilité de ces milieux marins privés de lumière et des organismes à la croissance lente et à la longévité extrême qu’ils abritent, mais mieux que rien » selon Claire Nouvian, fondatrice de l’association de protection des océans et des emplois durables dans la pêche. BLOOM avait donc salué l’effort consenti par le groupe Intermarché, en contrepartie d’un engagement tacite de celui-ci à ne plus faire barrage au règlement européen permettant d’interdire le chalutage profond en Europe et dans l’Atlantique Nord-Est.

Or le double jeu d’Intermarché éclate aujourd’hui au grand jour. Tandis qu’Intermarché neutralisait l’opposition des ONG à sa marque, il armait le lobby de la pêche industrielle « BLUE FISH », créé de toutes pièces par les plus fervents défenseurs de la pêche industrielle lorientaise et boulonnaise.[2] C’est ce lobby, ironiquement surnommé « L’armée du chalut » par le Canard enchaîné (cf. édition du 19 novembre 2014), qui a réussi à casser la volonté de Ségolène Royal de mettre fin au chalutage profond et à remporter l’adhésion de Manuel Valls à leur projet de poursuivre des activités de pêche absurdes économiquement, destructrices de la biodiversité et des fonds publics.
suite sur Bloom ...
 

20 février 2015

La lutte contre le racisme et l’antisémitisme, arme de destruction massive des libertés publiques.


Il y a des hasards de calendrier qui en disent long. Cette semaine a vu le passage en force de la loi Macron, sans doute la réforme la plus libérale votée sous la 5ème République, ainsi que l’annonce par la Garde des Sceaux d’un énième projet de loi contre le racisme et l’antisémitisme.

La mécanique est bien rodée : surfer sur l’émotion collective provoquée par un événement dramatique pour faire passer une nouvelle loi liberticide. La dernière en date ne fait pas exception. La profanation d’un cimetière juif de Sarre-Union par cinq mineurs qui ont saccagé 250 tombes ainsi que les agissements de certains supporters de Chelsea qui ont empêché un homme noir de monter dans le métro ont servi de prétexte à un énième durcissement pénal. Le nouveau projet de loi de Christiane Taubira fait des actes racistes et antisémites des circonstances aggravantes dans de multiples infractions. Il crée en outre une plateforme dédiée aux personnes victimes (...)
 
 
 
 

19 février 2015

Le Front National un parti comme les autres ? (image)

Cliquer sur l'image pour agrandir
 

Comprendre la loi Macron, cette immense arnaque



Comme souvent, lorsque le sujet est important et délicat, les explications sont soit réduites au maximum au risque de passer à côté de l’essentiel, soit inexistantes. C’est le cas avec la loi Macron, le texte comporte environ 200 articles concernant un nombre considérable de domaines, les explications qui vous sont fournies sont extrêmement simplifiées, et aucun média ne va réellement vous expliquer ce que cela implique exactement. Ce n’est pas une première, la technique a souvent été utilisée dont pour le référendum sur Maastricht.

Cette loi est si dangereuse que ses chances d’être validées étaient très réduites, la seule véritable solution pour le gouvernement qui n’était plus majoritaire sur ce coup, était de faire appel à l’article 49 alinéa 3 de la constitution de la 5eme république, celle-la même qu’ils ont volontairement oublié durant des années. Comme l’imposait la constitution, ils se devaient de défendre la France et ses intérêts, ils ont fait le contraire et ont fait passer des intérêts européistes et transatlantistes avant-même ceux du pays. La constitution interdit également le cumul des mandats, pas difficile de constater qu’il y a eu des champions dans le domaine, dont un en particulier: Michel Delebarre, sénateur maire PS de Dunkerke, 26 mandats et fonctions, je vous laisse imaginer son salaire… Donc la constitution, elle n’est respectée qu’au cas par cas, lorsque cela arrange leurs affaires et celles du monde de la finance.

Pour commencer, il faut bien rappeler que Emmanuel Macron est un homme issu de la finance,(...)
suite sur les Moutons enragés ...
 

18 février 2015

Agriculteur, il préserve l’eau… et perd ses subventions !


Interview - Benoît Biteau travaille en bio et a arrêté d'irriguer ses terres. Conséquence inattendue : la PAC a réduit ses subsides ! Pour mettre en lumière cette incohérence, l'homme porte sa cause devant les tribunaux. Témoignage.
 
lire l'article sur Terraeco ...
 

Un général français dénonce la manipulation dans l'affaire des attentats de Paris


Dans une lettre adressée à un officier musulman, le général français Henri Poncet s’élève contre les opérations de manipulation des émotions suscitées par les attentats contre le journal satirique Charlie Hebdo. Publiée par un site web, la lettre de cet officier supérieur confirme tout ce qui se dit sur la grosse machine propagandiste antimusulmans et anti-immigration qui s’est mise en branle depuis ces attentats meurtriers. Rentrant des Etats-Unis quelques jours après les actions terroristes qui ont frappé la France, le général Poncet se joint ainsi à ces voix dissonantes qui dénoncent l’hypocrisie d’une classe politique en panne d’idées. (...)
 
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Comment assimiler les écologistes aux terroristes : la leçon du Canada



Au nom de la lutte antiterroriste, le gouvernement canadien de Stephen Harper utilise depuis des années l’appareil policier pour museler le mouvement écologiste qui conteste ses projets pétroliers. La méthode inspire discrètement les gouvernements européens.

Les terroristes posent des bombes et tuent des gens pour traumatiser la société alors que les écologistes tendent des banderoles sous la neige pour protester contre des oléoducs. La précision paraît anodine mais depuis quelques années, au Canada, elle devient utile tant le gouvernement fédéral s’est évertué à brouiller la distinction.

"Nous, on a choisi des manières pacifiques de contester. Ce n’est pas parce qu’on s’assoit au milieu du chemin pour bloquer un camion qu’on est des criminels. Il faut faire la différence entre un terroriste qui va faire sauter un puits et quelqu’un qui s’assoit pour défendre ses droits." (...)

suite sur Reporterre ....
 

17 février 2015

Quand François Hollande dénonçait le recours à l'article 49.3 (vidéo)



VIDEO - Quand Hollande dénonçait le recours à l... par LCP

Confronté à une majorité fragile, François Hollande a autorisé, mardi, le gouvernement à recourir à l’article 49-3 pour faire adopter la loi Macron. Un épisode qui en rappelle un autre, il y a une dizaine d’années…
   


  

16 février 2015

Découvrez la différence entre une diplomatie de gauche et une diplomatie de droite


Comme ils sont mignons. Tous ces hommes, toutes ces femmes politiques à se plaindre de la montée du Front National, à chercher comment le combattre. A se précipiter devant les micros et caméras pour faire la leçon au bon peuple qui se laisse séduire par les sirènes de l’extrême-droite rance. Et pourtant… Ils ne ménagent pas leurs efforts pour pousser tout un pan de la population dans les bras de la bête immonde.

Le changement c’est maintenant, disait François Hollande. On a vu. La finance sans visage, son ennemie, qui est devenue son amie au moment où il a été élu. On a vu… Les milliards de cadeaux offerts au Medef, sur un plateau. Avec un résultat sans égal. Les patrons n’ont pas respecté leur part de l’accord. On a vu… La Loi Macron qui va finir de dépecer les restes du code du Travail et qui voulait même, grâce aux bonnes idées de Jean-Jacques Urvoas, offrir aux entreprises un moyen de mettre fin au journalisme d’investigation. On a vu… Les petits arrangements du pouvoir qui ont perduré, les planques aménagées avec salaire confortable pour les amis, afin de patienter jusqu’à la prochaine élection. On a vu… L’impunité qui se poursuit. Jack Lang et sa femme qui déjeunent quasiment aux frais de la princesse avec leurs 1000 amis dans le restaurant sur le toit de l’Institut du Monde Arabe que l’ancien ministre de la culture dirige. On a vu… Claudie Haigneré, ancienne astronaute, recasée par la droite et maintenue par la gauche à la tête d’un établissement public regroupant la Cité des sciences et de l’industrie de la Villette et le Palais de la découverte. Avec un salaire et un budget de fonctionnement que lui envieraient tous les patrons d’établissements publics. (Voir pour ces deux dernières affaires le Canard Enchaîne du mercredi 11 février 2015). On a vu. Le changement, ce n’est ni hier, ni maintenant, ni demain.

Dans le domaine de la diplomatie, c’était déjà marquant durant les 100 premiers jours de la présidence Hollande. Le nouveau président avait en effet reçu le roi du Maroc (...)

Suite sur Reflets.info ...
 

14 février 2015

"L’absurde tension entre l’Europe et la Russie" (Joseph Savès)


"Un billet de très grande hygiène intellectuelle en ces temps de propagandes guerrières". Olivier Berruyer

Une fois n’est pas coutume, notre chroniqueur Joseph Savès sort de ses gonds. Comme quelques rares analystes et historiens, il s’inquiète de l’absurde tension entre l’Europe et la Russie et des risques de guerre qu’elle réveille…

Est-il possible, cent ans après Sarajevo, 25 après la chute du Mur, de rallumer les feux de la guerre ? C’est le jeu insensé auxquels se livrent les gouvernants européens en poussant leur voisin russe dans ses derniers retranchements.

Ignorants de l’Histoire, qu’espèrent-ils en s’immisçant dans le pré carré de Moscou ? Qu’espèrent-ils en proposant à la Géorgie en 2008 puis à l’Ukraine en 2014 un billet d’entrée dans l’OTAN, une alliance conçue pour un autre temps, quand il s’agissait de contenir l’URSS, une superpuissance qui n’existe plus depuis un quart de siècle ?

Bien malin qui se rappelle les causes de la tension actuelle entre l’Europe et la Russie… L’annexion unilatérale de la Crimée russophone ? Ce n’était que le dernier ou l’avant-dernier rebondissement d’une longue série de malentendus entre les Européens de l’Ouest et leurs cousins de l’Est.

Humiliations et promesses non tenues


Reportons-nous trente ans en arrière. Maître tout-puissant de l’URSS pendant deux décennies, Leonid Brejnev meurt impotent, à 75 ans (...)


suite sur Les-Crises ...

 

13 février 2015

Yémen: l'enfant de 13 ans qui cauchemardait des "machines de la mort" d'Obama à été tué dans une attaque de drones


Le Guardian raconte, mardi 10 février, l'histoire tragique de Mohammed Saleh Tuaiman, un adolescent de 13 ans originaire de la province de Marib , dans un Yémen instable et déchiré par la guerre. Les journalistes avaient rencontré, il y a quelques mois, le jeune Mohammed, dont le père et le frère avaient été tués par des drones ou, comme les appelle le jeune garçon, des "machines de mort".
"Je les vois tous les jours et ça nous fait peur. Beaucoup d'enfants de cette région font des cauchemars à cause de ça et certains ont des problèmes mentaux. Ils ont transformé cette région en un enfer, c'est tout le temps l'horreur, jour et nuit, on rêve de ça en dormant".
"Ils nous disent que ces drones viennent d'Arabie saoudite ou du Yémen et que les Etats-Unis les envoient pour tuer des terroristes, mais ils tuent des innocents. Nous ne savons pas pourquoi ils nous tuent. A leurs yeux, nous ne méritons pas de vivre comme les autres personnes du monde et nous n'avons pas de sentiments ou d'émotions, nous ne pleurons pas et nous ne sentons pas la douleur comme les autres êtres humains".
(...)
 suite sur Big Browser ...
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A 13-year-old boy killed in Yemen last month by a CIA drone strike had told the Guardian just months earlier that he lived in constant fear of the “death machines” in the sky that had already killed his father and brother. (...)

Lire l'article et voir le reportage vidéo (en anglais) sur le Guardian ...
 

12 février 2015

Trois vidéos pour comprendre la situation en Ukraine

LA RUSSIE VEUT LA GUERRE Voyez comme ils ont placé leurs pays tout près des bases américaines

11-02-15
En attendant le résultat de la réunion qui se tient en ce moment à Minsk entre Merkel (qui sort de chez Obama) Hollande, Poutine et les factions opposées Ukrainienne, je voudrais vous faire partager quelques liens qui m’ont semblé intéressants pour que vous puissiez avoir une vue plus précise, si c’est possible, au vu du « b***l actuel. Les arguments occidentaux, vous les connaissez tous, ça se résume en une phrase « c’est entièrement la faute de Poutine ».

Suite sur les Brindherbes Engagés ...

9 février 2015

Ukraine: Contre l'autisme occidental au discours tenu par les russes (Jacques Sapir)


Moscou, Munich et Minsk

Le processus de négociations sur l’Ukraine, dont la visite à Moscou de Mme Merkel et de M. François Hollande le 6 février a été un épisode, est clairement appelé à continuer. Ces deux dirigeants ont prévu de se rencontrer, le mercredi 11 février, à Minsk avec le Président Poutine et le Président de l’Ukraine, M. Poroshenko[1]. Les responsables des Républiques de Donetsk et de Lougansk seront aussi de la partie. On peut donc s’attendre à une négociation enfin sérieuse. Mais que la route est longue qui va de Moscou à Munich et de Munich à Minsk. Cette route nous renvoie aux pires moments de la Guerre Froide, que l’on croyait défunte.

Un parfum de guerre froide ?

Car c’est dans une situation très dégradée que cette négociation va s’engager. Pourtant, il est bon qu’elle s’engage. L’urgence humanitaire dans le Donbass l’exige, et la situation désespérée des troupes de Kiev l’impose. Mais, rien ne dit qu’elle aboutisse. Pour cela, il faudra que le Président Poroshenko fasse des concessions substantielles, (...)

Suite sur RussEurope ..
 

Entrez dans le monde des banques françaises, là où la finance a un visage


Voici un livre enquête qui vous fera découvrir la face obscure des grandes banques françaises. Pour la première fois des journalistes et des économistes évaluent le coût exorbitant, mais passé sous silence, de leurs activités. De l’évasion fiscale à la spéculation sur les matières premières, de la « finance de l’ombre » aux produits dérivés opaques, des projets polluants aux emprunts « toxiques », ce livre co-écrit par Basta ! et Attac, dresse un panorama complet des effets néfastes de la finance toute puissante. Il sort en librairie le 11 février. Vous pouvez également le commander en ligne, ce qui vous permet de soutenir financièrement Basta ! (voir « Où acheter le Livre noir des banques ? »).

En 2008, la folie spéculative des banques a provoqué une crise qui ne cesse, depuis, de s’aggraver. Les banques n’ont dû leur salut qu’aux centaines de milliards d’euros injectés par les États et les banques centrales. Que s’est-il passé depuis ? Que sont devenues les grandes promesses de régulation du secteur bancaire ? Pourquoi les responsables politiques ont-ils accepté, sans exception, de maintenir un système qui privatise les profits et socialise les pertes ? Quelles réformes sont nécessaires ? Ce livre retrace l’histoire de conflits d’intérêts, de collusions et d’aveuglements incroyables. Entrons dans le monde des banques françaises. Là où la finance a un visage. Celui d’une oligarchie bancaire grassement rémunérée, complice d’un hold-up planétaire.

Suite sur Bastamag ...
   

Les autoroutes, ou la chronique d’un suspense insoutenable…


Les carnets de Pierre Deruelle, 8 février 2015

Chronique d’un suspense insoutenable… et d’un soulagement !

C’est un peu long à expliquer, comme toutes les angoisses existentielles profondes, désolé par avance, je sais qu’aujourd’hui il est préférable que tout aille vite. Mais quand même.

Pour ce qui est d’aller vite, donc, en France, la plus grande partie des presque 8000km de réseau autoroutier appartiennent à Eiffage ou Vinci, les tronçons restants allant à quelques autres sociétés (Adelac, Albea, Alicorne, Alis, Atlandes, ATMB, SFTRF, SMTPC…) qui se partagent les miettes du gâteau en bitume.

Depuis 2002, l’État s’est désengagé progressivement des sociétés public/privé de gestion des autoroutes alors que celles-ci devenaient justement rentables. Faire faire du bénéfice à l’État avec des biens financés par l’État, quelle idée saugrenue, vous en conviendrez ! Il était bien normal que des infrastructures routières financées par les citoyens, les impôts directs ou indirects, l’argent public donc, rapportent finalement à des sociétés privées. Sur ce point, depuis 2002, PS et UMP sont sur la même longueur d’onde, et tous ceux qui n’ont point les mains sur le volant se les frottent gaiement.

Ces privatisations auront notamment permis d’augmenter les tarifs des péages en moyenne de 1,97% par an entre 2006 et 2013. Les citoyens ont payé pour la construction de ces autoroutes, quoi de plus logique que de les faire payer encore plus cher pour avoir le droit de les emprunter !

L’autorité de la concurrence française s’est penchée sur le sujet, et a constaté en 2014 avec un large sourire, que l’ensemble des sociétés autoroutières sont « très rentables », entre 20% et 24%, suivant les sociétés, une fois qu’on a déduit les investissements, les frais financiers et les impôts. Les actionnaires peuvent souffler. Car vous ne vous en rendez certainement pas compte, mais le prix du plein d’un Falcon 8X de chez Dassault, ce n’est pas exactement le prix du plein de votre Dacia.

Ces 7 principales sociétés ont ainsi engrangé un bénéfice net cumulé de 1,8 milliard d’euros en 2013. Jusque là, vous me direz, pas de quoi s’alarmer pour elles. C’est une affaire qui roule, vous en conviendrez, même si on peut toujours accélérer !

Mais voilà, il a fallu que Ségolène Royal, la bolchévique du Poitou, mette son grain de sel dans l’histoire, et commence à parler récemment de “gel des tarifs en 2015”. Bon certes, pas de quoi déclencher une grève du CAC40, mais tout de même ! Les sept concessionnaires historiques ont distribué 14,6 milliards d’euros de dividendes depuis 2006 à leurs actionnaires, il ne faudrait surtout pas les freiner sur cette lancée. Tu pars en vrille, Ségolène !

D’autant qu’à l’aube du XXIème siècle, quand Pôle Emploi te dit qu’il faut être “mobile”, “flexible”, prêt à “faire des bornes” pour travailler, et que les actionnaires se frottent opportunément les mains, ce n’est pas vraiment le moment de jeter du sable dans les rouages de la machine à cash.

C’est là qu’à commencé mon angoisse existentielle. Je me suis dit : “mais merde, les pauvres, comment ils vont faire pour engranger des milliards de bénéfices si on gèle les tarifs ?”. Je n’en dormais plus la nuit.

La journée, je passais à un maximum de péage, jetant par la fenêtre des billets de 50€, en signe de solidarité. Je tombais parfois volontairement en panne, histoire de leur signer un chèque de 184,26 € TTC pour être dépanné.

La situation était désespérée. Il fallait intervenir.

Je commençais alors à me pencher sur la rédaction d’un projet de taxe carbone sur les véhicules des particuliers, taxe qui pourrait être directement collectée et encaissée par les sociétés autoroutières, pour compenser les émissions de carbone de leurs Falcon.

Envoyer le tout au ministère de la stalinienne du marais poitevin, ou au sémillant Rothschildien décomplexé Emmanuel Macron ? Le dilemme était cruel. Je restais prostré.

Et puis voilà, le soulagement est ENFIN arrivé ce matin, en ouvrant le JDD. Je ne vous dit pas comment je me suis senti enfin déchargé d’un fardeau immense.

Vraiment, merci François.
JDD Hollande autoroutes
Capture d'écran de 2015-02-08 15:00:14
  
voir en ligne :www.pierrederuelle.com/les-autoroutes-ou-la-chronique-dun-suspense-insoutenable/

8 février 2015

La vraie raison pour laquelle Washington se sent menacé par Moscou


L’option Fallouja pour l’Ukraine de l’est (Counterpunch)
 
Mike WHITNEY
« Je veux lancer un appel au peuple ukrainien, aux mères, aux pères, aux sœurs et aux grands-parents : Cessez d'envoyer vos fils et frères au massacre, un massacre inutile et sans merci. Les intérêts du gouvernement ukrainien ne sont pas les vôtres. Je vous en supplie : Reprenez vos esprits. Vous n’êtes pas obligés d’arroser les champs du Donbass avec le sang ukrainien. Ça n’en vaut pas la peine. » -
Alexander Zakharchenko, Premier ministre de la République populaire de Donetsk 
 
Washington a besoin d'une guerre en Ukraine pour atteindre ses objectifs stratégiques. On ne le dira jamais assez. Les États-Unis veulent faire avancer l'OTAN jusqu’à la frontière occidentale de la Russie. Ils veulent un pont terrestre vers l’Asie pour multiplier les bases militaires étatsuniennes sur tout le continent. Ils veulent contrôler les couloirs de pipelines de la Russie vers l'Europe pour contrôler les revenus de Moscou et s’assurer que le gaz continue d'être négocié en dollars. Et ils veulent une Russie affaiblie et (...) Lire la suite sur le Grand Soir ... 
 

7 février 2015

Gaillac : un « honnête » citoyen agressé par des zadistes



Horreur dans le Tarn, ce matin tous les bureaux de tabac ont relayé un fait divers terrible : un de nos concitoyens de chez nous s’est fait agresser par des gens zadistes. Dimanche dernier, journée internationale pour la protection des zones humides, monsieur Cédric Baciecko revenait de Sivens où il participait pacifiquement à :

1) un blocage de la départementale menant au site de l’ancien projet de barrage en compagnie de l’aile ultra droite du PS local (Marilyne Lherm et Pascale Puybasset) que nous évoquions hier ;

2) l’agression de personnes âgées, de femmes et d’un élu (agression également rapportée par la Dépêche, mais dans un tout petit petit encart et sans photo) ;

3) le saccage de véhicules et le vol de denrées alimentaire. (...)

Lire la suite sur le Journal dé Tarné...

  
 

6 février 2015

Rama Yade à propos des coulisses du pouvoir et de la démocratie (vidéo)





  

GMT/TAFTA : « Coopération réglementaire » : Une dérégulation qui ne dit pas son nom


Le huitième cycle de négociation du traité transatlantique TAFTA s’est ouvert ce lundi à Bruxelles.

Alors que les promoteurs du traité patinent face à l’opposition grandissante à l’arbitrage investisseur-État [1], c’est désormais sur la « coopération réglementaire » que planchent les négociateurs.

Sous ce doux nom de coopération se cache un vaste programme de dé-tricotage des normes sociales, environnementales, alimentaires et sanitaires avec les lobbies des multinationales aux commandes.

La Commission européenne a en effet repris quasiment mot pour mot les demandes de la chambre américaine de commerce et de Business Europe [2]. Étiquetage, autorisation de produits chimiques, règles prudentielles, sécurité automobile etc sont autant de domaines où les normes sont perçues comme des obstacles injustifiés au libre commerce. Et ce qui ne pourra pas être négocié dans le traité, encore trop sujet au regard public malgré l’opacité qui entoure les négociations, le sera par la suite : des groupes de travail sectoriels et un conseil de coopération réglementaire se chargeront de manière permanente d’analyser les législations actuelles et futures à l’aune de leur impact sur le commerce transatlantique, et ce avant même que les élu-es ne soient consultés (voir note CEO) et à l’abri de tout débat public.
 
Suite de l'article sur le blog de R M Jennar ...
  

5 février 2015

Abeilles, le sénat bloque l'interdiction des néonicotinoïdes

Si j'empoisonne mes enfants je vais en taule. Si Monsanto les empoisonne il reçoit l'approbation du gouvernement
 
Par Sophie Chapelle, 4 et (mise à jour) 5 février 2015 sur Bastamag

Pesticides : des parlementaires souhaitent une cure de désintoxication

Six ans après le lancement du plan Ecophyto, le gouvernement fait face à un échec cuisant. Le recours aux pesticides a augmenté de plus de 10 % entre 2009 et 2013, alors que le plan a pour objectif de diminuer de moitié l’usage de pesticides d’ici à 2018. La France demeure le troisième consommateur mondial de ces produits toxiques, derrière les États-Unis et le Japon. Malgré la difficile désintoxication, des parlementaires souhaitent instaurer un moratoire sur les pesticides de la famille des néonicotinoïdes, des insecticides parmi les plus néfastes pour la faune, en particulier les abeilles.

Initiée par le sénateur écologiste Joël Labbé et le député socialiste Germinal Peiro, une proposition de résolution doit être examinée ce 4 février au Sénat [1]. Elle a déjà été signée par 182 députés et sénateurs de tous bords. Elle invite le gouvernement français à agir auprès de l’Union européenne pour obtenir un moratoire européen sur l’ensemble des pesticides néonicotinoïdes « tant que les risques graves sur l’environnement et la santé humaine ne seront pas écartés ».

Risque élevé pour les abeilles

Présents sur le marché français depuis 1994, les néonicotinoïdes sont une famille d’insecticides agissant sur le système nerveux central des insectes. En mai 2013, la Commission européenne a restreint l’usage de trois néonicotinoïdes [2]. Cette décision est intervenue à la suite de plusieurs avis de l’agence européenne de sécurité des aliments, constatant les risques élevés de ces substances pour les abeilles (lire notre précédent article). Néanmoins, ces produits restent utilisés sur de très larges surfaces, car les restrictions ne concernent ni les céréales d’hiver ni les traitements en pulvérisation après floraison.

Les partisans du moratoire demandent « que la restriction de l’utilisation des molécules néonicotinoïdes aille plus loin ». Ils s’appuient notamment sur les travaux d’une évaluation mondiale réalisée à l’échelle de 15 pays par un groupe de 24 experts internationaux [3]. Celle-ci démontre que ces néonicotinoïdes ont des effets bien plus larges que sur les seuls insectes pollinisateurs. L’ensemble de la faune du sol, de l’air et des eaux est touchée. Cette évaluation pointe leur persistance pendant des mois voir des années, en particulier dans les sols, ce qui augmente leurs impacts toxiques sur les invertébrés comme les vers de terre.

Plusieurs ONG (Greenpeace, la Fondation Nicolas Hulot, Générations Futures) et organisations syndicales (l’Union nationale de l’apiculture française et la Confédération paysanne) appuient cette proposition de moratoire. Une pétition est également en ligne. Joël Labbé a par ailleurs demandé à ce que le vote se déroule à scrutin public afin que les sénateurs votent « en leur âme et conscience » [4]. Pour lui « les politiques doivent reprendre la main » sur « les puissances économiques » et les grandes entreprises d’insecticides. Espérons que cette proposition connaîtra un autre destin que celle sur le « devoir de vigilance » des entreprises multinationales, qui a été enterrée.

[Mise à jour le 5 février] La proposition de résolution visant à faire interdire les néonicotinoïdes au niveau européen a été rejetée. 248 sénateurs se sont exprimés contre cette proposition, seulement 64 sénateurs se sont prononcés pour.

Notes

[2] La clothianidine, le thiaméthoxam et l’imidaclopride. Cette restriction porte pour une durée de deux ans à partir du 1er décembre 2013.
[3] Cette évaluation mondiale rassemble près de 800 études. Elle a été entreprise par le groupe de travail sur les pesticides systémiques (Task Force on Systemic Pesticides). Les résultats ont été publiés dans le journal à comité de lecture : Environmental Science and Pollution Research (ESPR, Springer) en ligne en 2014 et sous forme d’une édition spéciale en janvier 2015. Lire ici.
[4] Lire la lettre ouverte aux sénateurs

voie en ligne :  http://www.bastamag.net/Vers-un-moratoire-sur-les
 
   

3 février 2015

Théorie(s) du complot et représentativité


par David Vial, dans Librairie mobile, mardi 3 février 2015


Des institutions européennes ou internationales comme : la commission européenne, l’eurogroup, la BCE, l’OTAN, l’OCDE, l’OSCE, le FMI, la banque mondiale, l’ONU, … sont dirigées par des individu-es nommé-es et non élu-es par les citoyen-es. De même, au sein de clubs comme la franc-maçonnerie, le club du siècle (en France), le bildergerg club (international) ou le bohémian club (républicains américains) ont lieu des discussions, se prennent des décisions en dehors de toute représentativité populaire. Dans les conseils d’administration des banques et des multinationales tentaculaires on retrouve des cumulard(e)s qui influent à leur avantage sur les orientations globales du monde capitaliste. Dans les loges comme dans les clubs, régis par la loi 1901 qui garantit la liberté d’association : l’une des bases de notre république, l’élite politique, médiatique, militaire, bancaire, industrielle, technologique, … se retrouve et devise par delà le clivage politique gauche-droite sur le destin du pays et du monde.

Pendant ce temps, les parlementaires eux-mêmes, élu-es du peuple, sont sous l’influence de conseillers, spin-doctors et lobbyistes : au parlement européen on compte pas moins de huit lobbyistes connus pour un député élu … Bientôt, si le Traité Trans-Atlantique est signé, il autorisera une multinationale à porter plainte contre un pays si son parlement (élu) vote une loi qui met un frein au développement des bénéfices de l’entreprise. Par exemple, si le parlement français interdit l’importation et la vente sur le territoire d’un poulet farci aux nano-hormones de synthèse, l’entreprise Woolmart qui commercialiserait ce produit pourrait attaquer la France pour entrave au commerce… Comment s’étonner que des théories du complot plus ou moins fumeuses fleurissent dans un tel contexte ? Nos élu-es ne sont plus crédibles, ils ont trahis le peuple en vendant leurs services à des structures opaques qui gouvernent le monde en dehors de toute représentativité.

Ces théories conspirationistes sont d’ailleurs une aubaine pour la classe dominante qui trouve là un épouvantail à agiter sur la toile et ailleurs, afin de détourner encore la rage et la critique vers des cibles invisibles et surpuissantes face auxquelles la résignation ou le délire semblent être les postures les plus souvent adoptées. Les familles, les banquiers, les illuminati seraient donc les metteurs en scène de cette opérette dramatique ? La NSA sait quand tu pisses alors n’espère pas entrer en résistance … L’engagement syndical te vaudra un prélèvement ADN alors réfléchit bien … Le Nouvel Ordre Mondial est en marche et son but ultime est l’apocalypse : inutile de lutter il ne nous reste plus qu’à chercher le salut dans le tourisme chamanique, le bouddhisme béat, la chiro-chromo-thérapie maya ou le hoponopono !

Comment sortir de cette impasse ? Si les représentants du peuple ont failli à leur rôle de garant du bien commun et qu’ils sont devenus les instruments serviles d’un projet capitaliste qui entre en conflit direct avec l’intérêt commun, il est naturel que le peuple retire sa confiance à cette classe politique qui non seulement ne la défend pas mais l’opprime. Les partis grec Syriza, l’Altra Europa en Italie et Podemos en Espagne construisent leur discours non plus sur un clivage droite-gauche mais sur un clivage peuple-caste ou peuple-oligarchie – peuple-troïka ou peuple-déttocratie. Cela traduit bien la défiance à l’égard de la représentativité et la volonté de sortir d’un système hypocrite. Et ce n’est pas du populisme en Grèce, il y a bien d’un côté un peuple affaibli qui souffre et une minorité cooptée, initiée, qui par un jeu pervers de corruptions, pressions, chantages, renvois d’ascenseur, clientélisme, … se partage le pouvoir et les richesses. Sommes-nous à la veille d’une révolution qui couperait les cous cravatés comme une précédente coupait les têtes couronnées ? Tout dépendra de l’attitude de ces cous cravatés … retrouveront-ils la voie lumineuse en se mettant au service du bien commun ou persisteront ils dans la voie sombre, au service d’un projet écocide ?

En tout cas, l’arrivée au pouvoir de Syriza, la montée de Podemos en Espagne, du Bloco de Esquerda au Portugal et du Sinn Féin en Irlande se font sous la même pression de citoyens qui affirment qu’ils ne sont plus dupes, qui expriment leur connaissance de l’entourloupe et leur souhait d’y mettre fin ... (voir ce qui s’est passé en Islande). Et ces peuples qui s’éveillent cherchent dans les valeurs authentiques – originelles - de la gauche, des solutions concrètes pour survivre : coopératives, collectifs, jardins partagés, gratuité, recyclage, écologie, temps libéré, partage, culture, auto-organisation, anti-autoritarisme, anti-sexisme, anti-fascisme servent de ferments et de liants à de multiples initiatives de survie et de résistance. C’est, à mon sens, l’enseignement le plus réjouissant à tirer des élections grecques. Car c’est bien vers l’extrême gauche : ses actions directes et ses idées de fraternité, de tolérance, de solidarité et d’émancipation que s’est tourné la population grecque ces dernières années, et c’est bien une tentative réformiste sinon révolutionnaire qu’elle a aujourd’hui porté au pouvoir. Si l’austérité imposée depuis des années aux pays du sud de l’Europe était un test grandeur nature sur la capacité des peuples à encaisser l’humiliation de « la politique de soumission »* (terme de Tsipras pour qualifier la politique de la dette entretenue qui assujettit le débiteur) et si dans quelque club on espérait en réaction un retour massif de l’extrême droite, c’est raté !

Quelle peut-être maintenant la réaction des maîtres du monde ? Face à des citoyens affranchis, conscients et désireux de changer la donne, face à un Alexis Tsipras calme et déterminé à ne plus discuter avec la Troïka ni la dettocratie comment réagira cette intelligentia élue et non élue ? Abattre physiquement ou par un scandale Tsipras ne reviendrait qu’à changer en martyr celui qui est déjà une icône, une image, une incarnation charismatique de cette idée de changement et de l’attitude calme et déterminée qui anime toute une population en lutte. Je pense aussi que si les capitaux n’ont pas fuit de Grèce au lendemain de l’élection, c’est que Syriza a suffisamment donné de gages pour rassurer. Nous verrons comment Alexis et ses interlocuteurs dérouleront plus ou moins à leur avantage un agenda peut-être plus ou moins jalonné déjà, qui parle de moratoire sur la dette, de baisse des taux d’intérêt et de réformes structurelles. Nous verrons comment Syriza porte l’espoir, et à quel enfantement il donnera lieu.

A mon sens, ce sont les luttes elles mêmes et leurs acteurs/actrices qui sont en première ligne dans ce combat pour construire un monde débarrassé de l’arrogance et de la voracité maladive de 1% de nos congénères. Ce sont ceux qui sont arrêtés pour avoir divulgué des éclats de vérité, ce sont celles qui se mettent dans l’illégalité pour stopper un chantier ou chanter une chanson, c’est celui qui meurt pour défendre la Vie ; mais ne nous y trompons pas : les whistleblowers, les ZADistes et les Pussy Riot ne sont pas des terroristes, tout comme Rémi ce sont des pionniers courageux et lucides. Si le pouvoir tente de criminaliser systématiquement les luttes et les mouvements sociaux, de harceler ses porte-paroles pour les décourager, prenons conscience collectivement que ces foyers de résistance et d’invention (qui sont nombreux) peuvent aussi être hors-normes, par essence marginaux puisque le monde de demain ne peut s’inventer qu’en marge de celui qui domine, pourtant c’est là que l’on s’oppose farouchement aux projets fous du système, c’est là que l’on se bat et que l’on cherche, que l’on s’émancipe et que l’on construit avec une intensité peut-être plus débridée qu’ailleurs.

Alors posons un autre regard sur celles et ceux qui œuvrent quotidiennement à mettre en pratique – praxis – ces belles idées de la gauche que l’on redécouvre bien vivantes à la faveur des élections grecques et qui se réinventent en commun, un peu partout sur la planète. Découvrons ces luttes, soutenons ces luttes, aidons les, rejoignons les, créons en d’autres et peu à peu si nous sommes suffisamment nombreu-ses à faire ces petits pas de côté, il ne restera bientôt plus personne sur l’autoroute des vacances … Il ne serait alors même plus nécessaire de couper ces cous cravatés … Bien sûr, cela demande de la part des pionniers du mouvement beaucoup de bienveillance. De patience, d’accueil et d’écoute, de pédagogie. Militant-es, activistes, magicien-nes de tous pays ne vous drapez pas dans la suffisance et l’agacement, ne cherchez pas à pisser plus noir, plus rouge ou plus vert que les autres … Accueillez avec générosité et amusement sérieux un peuple curieux et maladroit de n’avoir pas compris plus tôt, mais prêt aujourd’hui à une métamorphose festive. Ne le repoussez pas au risque cette fois de le jeter dans les bras rugueux d’une extrême droite qui se nourrit de frustration, de ressentiment, de vengeance, d’exclusion.


C’est une période de transition, pressentait Vangelis dans le livre « Exarcheia la noire », peut-être une période de multiplication d’expériences dites alternatives, mises en cohérence dans un nouveau projet de société. Une période de récupération ? Ou une période de créativité, d’invention, d’enthousiasme si la fraternité, l’écoute, l’accueil permettent à chacun-e de trouver sa place dans ce grand chantier. Les exemples islandais, grecs, espagnols, portugais … sont encourageants quand à la capacité de cette onde d’émancipation active de traverser toute la société : chômeurs, précaires, salariés, artisans, fonctionnaires - jeunes, parents, grands-parents sont ensemble dans la rue et c’est peut-être bien là, au cours d’actions concrètes de manifestation, d’occupation, de réquisition, de blocage que ce mouvement puise sa force populaire. Face à l’injustice aveugle, la solidarité joue à fond et le pouvoir, s’il veut se maintenir, s’appliquera à freiner le soutien populaire en décrédibilisant les actions et les initiatives menées.

Pourtant, seul l’engagement pourra continuer à alimenter cet élan. Chacun-e à son échelle, chacun-e à son rythme et comme préalable commun : décoloniser l’imaginaire des peurs et des attentes entretenues par ce que l’on croit que le système veut de nous. Il parait que si l’on parvient à ouvrir l’imaginaire créatif et à inventer des pratiques nouvelles pour améliorer les conditions de vie de l’ensemble on peut alors s’orienter vers un projet humain globalement viable… Cependant, on ne peut pas faire l’économie de l’engagement : cet investissement dans la lutte, cette ré-occupation de notre temps de vie avec la même détermination calme qui s’affirme et s’impose ici et là, en bas à gauche.

David VIAL - 2 février 2015
 

Dérive autoritaire Les signes qui doivent alerter

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2 février 2015

Pour en finir avec les théories du complot


Conscience Citoyenne Responsable
par 2ccr, le 28 janvier 2015  

Pour en finir avec les théories du complot, et le besoin qu’en ont ceux qui s’épargnent de penser, de comprendre et d’analyser le capitalisme, et le communisme, « nous » communistes intransigeants, qui observons le monde d’aujourd’hui continuant celui d’hier, nous n’avons pas besoin de complots secrets, même si nous ne sommes pas assez naïfs pour croire qu’il n’en existe aucun, comme « virgule » dans le cours actuel du capital. Pourquoi ? parce que nous avons sous les yeux tous les éléments, qu’on trouve au demeurant dans les médias pour peu qu’on les décrypte dans leur logique capitaliste, économique, politique et idéologique, celles de l’impérialisme occidental qui met à jour sa stratégie de sauvegarde devant sa perte d’influence dans le monde : il faut prendre ce qui se passe comme un tout, non comme une suite d’improvisations terroristes ou étatistes.

On a besoin d’un complot quand on ne voit pas que l’essentiel est transparent. Les complots de services secrets et autres, même s’ils existent, n’expliquent rien à qui se donne la peine de comprendre avec un point de vue de classe sans compromis, y compris avec ceux qui, sincères, sont bernés aujourd’hui ou se réveilleront tôt ou tard avec la gueule de bois, parce qu’ils se sont sentis « récupérés », « manipulés »… Mais à leur réveil, qu’ils ne se trompent pas de combat, j’en vois beaucoup qui n’ont pas encore saisi qu’à leur insu, ils se retrouvent piégés sur le terrain de la politique, de la démocratie, qui sont tout autre chose que le combat de classe (c’est un fantasme bien français ;-)
On a besoin d’un complot quand on ne voit pas que l’essentiel est transparent. Les complots de services secrets et autres, même s’ils existent, n’expliquent rien à qui se donne la peine de comprendre avec un point de vue de classe sans compromis, y compris avec ceux qui, sincères, sont bernés aujourd’hui ou se réveilleront tôt ou tard avec la gueule de bois, parce qu’ils se sont sentis « récupérés », « manipulés »… Mais à leur réveil, qu’ils ne se trompent pas de combat, j’en vois beaucoup qui n’ont pas encore saisi qu’à leur insu, ils se retrouvent piégés sur le terrain de la politique, de la démocratie, qui sont tout autre chose que le combat de classe (c’est un fantasme bien français ;-)

Il y a 45 ans, à côté de la sérigraphie d’Angela Davis que nous avions tirée alors qu’elle était encore en prison, j’avais aux murs de ma chambre des citations, dont celle-ci, de Lénine (je cite de mémoire) : « les hommes seront toujours les dupes des autres, tant qu’ils ne sauront pas discerner derrière les discours les intérêts de telle ou telle classe », personnellement, j’invite à considérer sous cet angle, aujourd’hui, tous les discours, y compris ceux des amateurs de complots qui n’expliquent rien mais ne font qu’embrouiller la vue de qui cherche à comprendre.

Mes considérations sur la nouvelle stratégie du capitalisme occidental sont ici, entre autre, fruits d’un long travail. C’est touffu, c’est du lourd en chantier, difficile à synthétiser, car désolé, je ne fais pas dans le prêt-à-porter militant. Mais c’est à la portée, comme disait Marx du Capital, de qui fait l’effort de penser par soi-même. Le capitalisme en lui même est un complot permanent contre les peuples. Et c’est bien suffisant !!

Ce que je vois, moi, c’est que tu ne vois rien de plus, puisque tu ramènes ces histoires vraies ou fausses comme déterminant une prise de conscience d’on ne sait quoi, que les complots ne contiennent pas : le secret il est dans la critique du capital, comme Marx l’a faite pour son temps, et la solution, dans les luttes. Le reste est bavardage sans fin.

Les mensonges, la désinformation et les manipulations réelles par les médias, une fois dévoilées, n’expliquent rien de plus. Elles aboutissent au fond aux mêmes questions : pour quelles raisons font-ils ça ? Comment fonctionne le capitalisme aujourd’hui ? Quels sont les enjeux actuels pour le capital, quelles contradictions le traversent pour se reproduire, et comment orienter des combats communistes, féministes, antiracistes, pour un jour aboutir à son abolition.

L’idée de révolution ressort parce que la politique, la démocratie, la citoyenneté sont dans une impasse historique définitive, et la plupart des militants ne le voient pas, parce qu’ils sont pris dans leurs croyances partisanes, l’opium du « peuple de gauche ». Le seul moyen d’éviter la « guerre de civilisations », c’est que renaisse la guerre sociale entre classes et sans intermédiaire de représentation. Ben oui, qu’on soit Charlie ou pas Charlie, ça fait peur. Seuls n’ont pas peur ceux qui se couchent, ou qui marchent couchés.

La preuve qu’on pouvait comprendre dès le jour de l’attentat, j’ai écrit « non à l’union nationale » alors qu’il n’était pas encore question d’appel à la marche de dimanche, même sans invités étrangers. Bien vite « non à l’Union sacrée ! » alors que personne n’avait prononcé le mot sur Internet. Le jour même on pouvait comprendre, avec ou sans complot, ce qui allait arriver, comme le jour même du 11 septembre 2001, avec ou sans complot. Pas besoin d’être un voyant, un prophète, ou une avant-garde éclairée toujours derrière, seulement de saisir la logique des événements à la lumière des enjeux capitalistes, en France et dans le monde .

C’est à la portée de chacun !

Si l’auteur se reconnaît merci de se signaler …

« A chaque fois qu’Al-Qaïda passe, des innocents trépassent, et des musulmans ramassent. »… Intellecterroriste

Voir : MARXISME ET THÉORIES DU COMPLOT

1 février 2015

Sivens : Gendarmes et miliciens collaborent contre les écologistes


extrait
[18h] Un communiqué de membres de la coordination des opposants et PG 81, Tarn 81. Pro-barrages et gendarmes : même combat ?
A lire pour prendre connaissance des circonstances rocambolesques dans lesquelles s’est tenu l’AG cet après midi…

[17h] Gaillac : alors que l’on attend les copains en train de déposer à la gendarmerie, 5 gros bras débarquent en véhicules, très excités, dont un armé d’une barre de fer. Brassard orange, sweat shirt noir à cagoule, avec logo « Brigade anti Pelluts* – Soutien aux gendarmes de Sivens ». C’est la milice. Ils nous provoquent. On essaie de discuter tant bien que mal, en se demandant qd les gendarmes (qui observent depuis l’accueil de la gendarmerie) vont intervenir. Finalement ils rappliquent alors qu’un copain se fait fracasser son appareil photo par un milicien …C’est nous les méchants apparemment, les gendarmes sont culs et chemises avec la milice. Ils escamotent la barre de fer et raccompagnent ces messieurs à leur véhicules. Hallucinant.
Du coup, on attend le copain journaliste qui dépose plainte à son tour !

* pelluts : (prononcer « pélutse » ) Sobriquet désignant les zadistes. Chevelus, hippies.
  

 

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