2 février 2015

Pour en finir avec les théories du complot


Conscience Citoyenne Responsable
par 2ccr, le 28 janvier 2015  

Pour en finir avec les théories du complot, et le besoin qu’en ont ceux qui s’épargnent de penser, de comprendre et d’analyser le capitalisme, et le communisme, « nous » communistes intransigeants, qui observons le monde d’aujourd’hui continuant celui d’hier, nous n’avons pas besoin de complots secrets, même si nous ne sommes pas assez naïfs pour croire qu’il n’en existe aucun, comme « virgule » dans le cours actuel du capital. Pourquoi ? parce que nous avons sous les yeux tous les éléments, qu’on trouve au demeurant dans les médias pour peu qu’on les décrypte dans leur logique capitaliste, économique, politique et idéologique, celles de l’impérialisme occidental qui met à jour sa stratégie de sauvegarde devant sa perte d’influence dans le monde : il faut prendre ce qui se passe comme un tout, non comme une suite d’improvisations terroristes ou étatistes.

On a besoin d’un complot quand on ne voit pas que l’essentiel est transparent. Les complots de services secrets et autres, même s’ils existent, n’expliquent rien à qui se donne la peine de comprendre avec un point de vue de classe sans compromis, y compris avec ceux qui, sincères, sont bernés aujourd’hui ou se réveilleront tôt ou tard avec la gueule de bois, parce qu’ils se sont sentis « récupérés », « manipulés »… Mais à leur réveil, qu’ils ne se trompent pas de combat, j’en vois beaucoup qui n’ont pas encore saisi qu’à leur insu, ils se retrouvent piégés sur le terrain de la politique, de la démocratie, qui sont tout autre chose que le combat de classe (c’est un fantasme bien français ;-)
On a besoin d’un complot quand on ne voit pas que l’essentiel est transparent. Les complots de services secrets et autres, même s’ils existent, n’expliquent rien à qui se donne la peine de comprendre avec un point de vue de classe sans compromis, y compris avec ceux qui, sincères, sont bernés aujourd’hui ou se réveilleront tôt ou tard avec la gueule de bois, parce qu’ils se sont sentis « récupérés », « manipulés »… Mais à leur réveil, qu’ils ne se trompent pas de combat, j’en vois beaucoup qui n’ont pas encore saisi qu’à leur insu, ils se retrouvent piégés sur le terrain de la politique, de la démocratie, qui sont tout autre chose que le combat de classe (c’est un fantasme bien français ;-)

Il y a 45 ans, à côté de la sérigraphie d’Angela Davis que nous avions tirée alors qu’elle était encore en prison, j’avais aux murs de ma chambre des citations, dont celle-ci, de Lénine (je cite de mémoire) : « les hommes seront toujours les dupes des autres, tant qu’ils ne sauront pas discerner derrière les discours les intérêts de telle ou telle classe », personnellement, j’invite à considérer sous cet angle, aujourd’hui, tous les discours, y compris ceux des amateurs de complots qui n’expliquent rien mais ne font qu’embrouiller la vue de qui cherche à comprendre.

Mes considérations sur la nouvelle stratégie du capitalisme occidental sont ici, entre autre, fruits d’un long travail. C’est touffu, c’est du lourd en chantier, difficile à synthétiser, car désolé, je ne fais pas dans le prêt-à-porter militant. Mais c’est à la portée, comme disait Marx du Capital, de qui fait l’effort de penser par soi-même. Le capitalisme en lui même est un complot permanent contre les peuples. Et c’est bien suffisant !!

Ce que je vois, moi, c’est que tu ne vois rien de plus, puisque tu ramènes ces histoires vraies ou fausses comme déterminant une prise de conscience d’on ne sait quoi, que les complots ne contiennent pas : le secret il est dans la critique du capital, comme Marx l’a faite pour son temps, et la solution, dans les luttes. Le reste est bavardage sans fin.

Les mensonges, la désinformation et les manipulations réelles par les médias, une fois dévoilées, n’expliquent rien de plus. Elles aboutissent au fond aux mêmes questions : pour quelles raisons font-ils ça ? Comment fonctionne le capitalisme aujourd’hui ? Quels sont les enjeux actuels pour le capital, quelles contradictions le traversent pour se reproduire, et comment orienter des combats communistes, féministes, antiracistes, pour un jour aboutir à son abolition.

L’idée de révolution ressort parce que la politique, la démocratie, la citoyenneté sont dans une impasse historique définitive, et la plupart des militants ne le voient pas, parce qu’ils sont pris dans leurs croyances partisanes, l’opium du « peuple de gauche ». Le seul moyen d’éviter la « guerre de civilisations », c’est que renaisse la guerre sociale entre classes et sans intermédiaire de représentation. Ben oui, qu’on soit Charlie ou pas Charlie, ça fait peur. Seuls n’ont pas peur ceux qui se couchent, ou qui marchent couchés.

La preuve qu’on pouvait comprendre dès le jour de l’attentat, j’ai écrit « non à l’union nationale » alors qu’il n’était pas encore question d’appel à la marche de dimanche, même sans invités étrangers. Bien vite « non à l’Union sacrée ! » alors que personne n’avait prononcé le mot sur Internet. Le jour même on pouvait comprendre, avec ou sans complot, ce qui allait arriver, comme le jour même du 11 septembre 2001, avec ou sans complot. Pas besoin d’être un voyant, un prophète, ou une avant-garde éclairée toujours derrière, seulement de saisir la logique des événements à la lumière des enjeux capitalistes, en France et dans le monde .

C’est à la portée de chacun !

Si l’auteur se reconnaît merci de se signaler …

« A chaque fois qu’Al-Qaïda passe, des innocents trépassent, et des musulmans ramassent. »… Intellecterroriste

Voir : MARXISME ET THÉORIES DU COMPLOT

0 Comments:

 

blogger templates