6 février 2022

PRÉSIDENTIELLES : DES ÉLECTIONS CONTRE LA DÉMOCRATIE

 


par Blast 

"C’est le piège des présidentielles. Les Français risquent de mettre, ou remettre, au pouvoir pour cinq ans un individu qu’ils ont pourtant majoritairement rejeté, des programmes qu’ils ont détestés et un régime qui les maintiendra encore bâillonnés. 2002, 2007, 2012, 2017, 2022, c’est encore et toujours la même histoire. Ainsi se noue une relation toxique et dysfonctionnelle entre le Peuple et le pouvoir : toujours déçus mais toujours en quête du sauveur parfait, les Français admirent et chérissent leurs ravisseurs."

Alors que les élections générales se profilent pour 2022, la situation politique en France est plus que jamais éclatée : politiquement les partis ne se sont pas encore remis de la déroute de 2017. Malgré un brouillage idéologique croissant, la gestion « jupitérienne » du pouvoir par le Président Macron reste au cœur du débat.

Dans ce nouveau format "Le Peuple a ses raisons" nous allons justement essayer de décrypter, analyser et comprendre les grands enjeux de cette présidentielle : comment les institutions fonctionnent ? C’est quoi la démocratie ? Pourquoi, alors que la France est la patrie des droits de l’Homme, la démocratie et le pluralisme semblent autant en danger ? Qu’est-ce que l’élection directe du Président a fait à notre vie politique ?

Dans ce premier numéro ce sont les origines de l’élection du Président de la République qui vont nous intéresser : pourquoi se retrouve-t-on tous, tous les 5 ans, pour aller élire notre nouveau Souverain ? D’où ça vient ? Et comment ça s’est décidé ? Voilà les grandes questions auxquelles nous avons essayé de répondre.

Suite ..  https://video.blast-info.fr/w/b5QVGfNvhTAAi6EgLjZSe9

4 février 2018

Le sens caché du discours d'Emmanuel Macron à Davos




SOURCE - LE DISCOURS D'EMMANUEL MACRON À DAVOS https://www.youtube.com/watch?v=xV0dN...

Par Tatania Ventosa via Tipeee
 

2 novembre 2013

Le mandat UE de négociation du grand marché transatlantique UE-USA



Directives pour la négociation du

Partenariat transatlantique sur le Commerce et l’Investissement

entre l’Union européenne et les Etats-Unis d’Amérique

(document du 17 juin 2013 du Conseil de l’UE adopté le 14 juin par la section Commerce du Conseil des Affaires étrangères)

Lire l'article sur le blog de Raoul Marc Jennar...


16 septembre 2013

11/9, Pearl Harbor, quid de la vérité ?



Agoravox | Massimo Mazzucco | 14 septembre 2013

« 11/9 : Le Nouveau Pearl Harbor » - Questions du réalisateur Massimo Mazzucco aux débunkers (1/3)


Aujourd’hui, 11 septembre 2013, nous publions ce qui sera probablement le chapitre final du débat sur le 11/9. Il s’agit des « 50 questions aux défenseurs de la version officielle » posées dans le documentaire qui vient tout juste de sortir : « 11-Septembre : Le nouveau Pearl Harbor ». [NdT – Seule la 1ère partie est disponible en français pour l’instant, les deux autres suivront bientôt]

Pourquoi est-ce que j’utilise l’expression « chapitre final » ? Parce que la méthode des questions est la seule qui permette de décider de manière définitive et incontestable si la version officielle tient debout ou non. « Vous dites que la version officielle tient debout ? Très bien, alors expliquez-nous ceci, ceci et cela. » C’est le moyen le plus simple et direct pour éviter les innombrables artifices dialectiques auxquels les « débunkers » ont désormais recours, depuis des années, pour ne pas avoir à affronter la réalité des faits.

Comme vous le verrez, il n’y aura aucun débunker qui essaiera de se confronter honnêtement à ces 50 questions. Ils s’accrocheront à tout et n’importe quoi, chercheront à invalider les questions en amont, à en réfuter d’une manière ou d’une autre le sens ou le bien-fondé, car c’est pour eux la seule manière de ne pas s’enfoncer davantage.

Si la question commence par « étant donné que pour avoir un effondrement symétrique, il est nécessaire de saper l’ensemble de la structure porteuse… », eux diront « ce n’est pas vrai que l’effondrement a été symétrique. Voyez ici, l’édifice s’incline légèrement sur le côté… », comme si cela faisait la moindre différence. Ils s’attacheront aux mots, pinailleront sur les virgules, feront semblant de ne pas comprendre le sens profond de la question, de façon à ne pas avoir à affronter le problème.

Une personne honnête intellectuellement, face à une telle question, dirait ceci : « Oui, d’accord, la chute n’est peut-être pas exactement symétrique au sens strict, mais le problème de la défaillance simultanée reste entier. Le feu seul ne peut pas avoir fait cela. » Au lieu de ça, le débunker invétéré dira : « ce n’est pas vrai que c’est symétrique, comme le fait croire Mazzucco, et donc je n’ai pas à répondre. » Comme si le problème cessait tout à coup d’exister. Et vous verrez qu’après avoir réussi à lancer ce petit jeu sur 2 ou 3 questions, il tenteront de généraliser la stratégie à tout le reste, pour éviter de répondre à toutes ces questions d’un seul coup.

Que le spectacle commence !

Massimo Mazzucco



11-Septembre : Le Nouveau Pearl Harbor (1/3) par ReOpen911


QUESTIONS AUX "DÉBUNKERS"


LA DÉFENSE AÉRIENNE


1. Le fait de savoir que des attentats étaient imminents et qu’ils impliquaient le détournement de plusieurs avions de ligne, sans toutefois connaitre ni le lieu ni la date, constituait une bonne raison pour renforcer les défenses aériennes et pour mettre en état d’alerte plus de chasseurs que d’habitude sur tout le territoire. Pourquoi alors organiser autant d’exercices le même jour, tout en ne laissant que 4 avions de chasse en alerte pour défendre justement la partie du pays la plus susceptible d’être attaquée ?

2. Une fois que le général Eberhart s’est rendu compte que le pays était attaqué par des avions de ligne détournés, à 9 h 03, pourquoi n’a-t-il pas immédiatement suspendu les exercices militaires et rappelé tous les chasseurs à leur base ?

3. Pourquoi le général Myers n’a-t-il pas ordonné à Eberhart de le faire, après avoir fait le point au téléphone avec lui sur les attaques en cours ?

4. Et pourquoi la Commission sur le 11-Septembre n’a-t-elle pas posé aux deux généraux ces questions pourtant fondamentales ?

L’AFFAIRE MINETA


5. Le Secret Service savait que l’avion approchait pendant les 30 dernières minutes, ils le suivaient au radar, et avaient les moyens de l’abattre, et ils auraient dû le faire pour protéger la capitale. Mais ils ne l’ont pas fait. Pourquoi ?

6. Concernant l’échange entre Dick Cheney et le jeune homme, pouvez-vous proposer une autre explication que celle d’un ordre de ne pas abattre l’avion, alors qu’il approchait de la zone protégée de Washington ?

LES PIRATES DE L’AIR

7. Marwan al-Sheikki n’avait jamais piloté de jet de toute sa vie, sans parler de gros avion de ligne. Comment a-t-il pu effectuer une montée de 3000 pieds/minute puis une descente vertigineuse de 10 000 pieds par minute, tout en conservant le contrôle de l’avion ? Et pourquoi aurait-il pris tous ces risques inutiles, y compris celui de percuter d’autres avions en vol, plutôt que d’engager le pilote automatique et de le laisser l’emmener vers sa cible ?

8. Ziad Jarrad n’avait jamais piloté de jet de toute sa vie, sans parler de gros avions de ligne, et n’avait que très peu d’expérience sur petit avion de tourisme. Comment a-t-il pu effectuer une descente « si rapide que l’ordinateur ne parvenait pas à le suivre », tout en gardant le contrôle de l’appareil, et pourquoi aurait-il pris de tels risques, y compris celui de percuter d’autres avions, plutôt que de voler en toute sécurité avec le pilote automatique vers la cible choisie au préalable ?

9. Comment un pilote amateur [Hani Hanjour] que tous estimaient incapable de faire décoller un simple Cessna 150, qui avait du mal à comprendre les principes de base de l’aviation », et qui ne s’était jamais assis aux commandes d’un Boeing 757 a-t-il pu tout d’un coup se révéler capable de piloter un avion d’une telle dimension, en le faisant voler à de telles vitesses ?

10. Et même si l’on part de l’hypothèse qu’il a réussi à atteindre Washington avec le pilote automatique, pourquoi donc l’aurait-il débranché et aurait-il choisi de piloter manuellement pendant 8 longues minutes, en effectuant une manœuvre parfaitement inutile qui a) augmentait considérablement le risque de s’écraser au sol, b) augmentait le risque d’être intercepté, c) lui faisait à nouveau perdre de vue sa cible, d) le contraignait à une approche bien plus difficile au raz du sol, e) réduisait sa cible à une infime ligne de ciment, et f) limitait les éventuels dégâts à la seule façade alors qu’il pouvait les maximiser et les rendre bien plus spectaculaires en faisant plonger l’avion sur les toits du Pentagone ?

11. Même si quelqu’un avait prévu un attentat contre le Pentagone, il aurait très certainement imaginé un avion tombant du ciel sur les toits du bâtiment. Comment pouvait-on suggérer de se tenir éloigné de l’anneau externe, à moins de savoir à l’avance ce qui allait se passer ?

12. Pourquoi ne nous a-t-on jamais montré une seule image des supposés pirates de l’air dans les différentes parties de l’aéroport le matin du 11-Septembre ?

13. Et puisque l’aéroport Dulles de Washington disposait de caméras de surveillance aux postes de contrôle, pourquoi n’a-t-on pas rendu publiques les images correctement horodatées des 5 terroristes embarquant sur le Vol 77 le matin du 11-Septembre ?

LES VITESSES IMPROBABLES


14. Pouvez-vous nous prouver qu’un Boeing 767 équipé de ses moteurs habituels est capable de voler pendant 2 minutes à plus de 900 km/h à basse altitude sans subir de dommages structurels ?

15. Pouvez-vous expliquer comment des pilotes amateurs qui n’ont jamais volé sur un jet de leur vie peuvent réussir à garder le contrôle d’un avion volant plus de 300 km/h au-dessus de sa Vitesse Maximale Opérationnelle (VMO) ?

16. Et pourquoi des terroristes, déjà bien heureux d’être arrivés en vue de leur cible, voudraient-ils compromettre toute l’opération en soumettant l’avion à un stress tel qu’il pourrait le faire s’écraser au sol avant d’avoir terminé leur mission ?

APPELS TÉLÉPHONIQUES DEPUIS LES PORTABLES


17. Étant donné les limites du système de téléphonie cellulaire en 2001, pouvez-vous démontrer que les appels des passagers effectués avec leurs téléphones portables et mentionnés dans les rapports du FBI pouvaient être effectués à haute altitude aux vitesses indiquées et pour les durées précisées pour chacun d’entre eux ?

18. Étant donné que les téléphones de bord sont alimentés par le système électrique de l’avion, comment une ligne peut-elle rester connectée 45 minutes après la désintégration complète de l’appareil au sol ?


Publié sur Luogocummune.net le 11 septembre 2013

Traduit par GV
 
url de cet article, http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/11-9-le-nouveau-pearl-harbor-140886





Gaz de Schiste, l’imposture médiatique aussi


Lecture critique d’un article de la presse officielle française : « Faut-il avoir peur du gaz de schiste ? » Le Monde 14 septembre 2012. Par Marie-Béatrice Baudet, Jean-Michel Bezat, Stéphane Foucart et Hervé Kempf (1). En trois épisodes, seconde partie.

Lire la suite sur Carfree ...

25 août 2013

Arme chimique: décryptage de la propagande occidentale depuis Damas



Le cercle des volontaires | 25 août 2013 

Attaque à l’arme chimique en Syrie ? Ayssar Midani décrypte la propagande occidentale depuis Damas



Depuis les attaques à l’arme chimique du 21 août dernier dans la banlieue Est de Damas et qui a fait entre 355 et 1300 morts, les gouvernements et appareils médiatiques des pays occidentaux pointent tous du doigt le régime syrien.

Si le Président français François Hollande pense que « tout conduit » [1] à croire que Bachar est le responsable, son ministre des affaires étrangères Laurent Fabius n’émet aucun doute quant à l’implication du régime syrien. L’administration Obama a quant à elle déjà déployé en mer Méditerranée ses navires de guerre, armés de missiles « Tomahawk » [2].

Devant toute cette agitation anti-Bachar, nous avons assisté coup-sur-coup à la découverte par l’armée syrienne de tunnels appartenant aux rebelles, possédant des matières premières pour la fabrication de bombes chimiques, des masques à gaz et des antidotes. La Russie, quant à elle, a délivré au Conseil de Sécurité de l’ONU des images satellitaires montrant que les deux missiles avaient été tirés à partir de zones sous contrôle des rebelles [3].

Mais qu’importe ! Laurent Fabius et Bernard-Henry Levy [4] continuent d’affirmer que c’est le régime syrien qui en est le responsable, et qu’il est temps de recourir à la force, sans prendre en compte le véto – presque probable – des russes et des chinois.

Pour plus de détails, le Cercle des Volontaires s’est entretenu avec Ayssar Midani, membre et fondatrice du Comité de Coordination pour la Défense de la Syrie, et qui se trouve actuellement à Damas.



Voici l’entretien réalisé hier, samedi 24 août :





E.I.Anass et Jonathan Moadab, pour le Cercle des Volontaires

Sources :

[1]http://www.lalibre.be/actu/international/hollande-tout-conduit-a-penser-que-damas-est-responsable-de-l-attaque-chimique-5218dbbf35707ef67ad96301
[2]http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/08/24/la-marine-americaine-renforce-sa-presence-en-mediterranee_3465825_3222.html
[3]http://www.politique-actu.com/osons/syrie-massacre-chimique-ghouta-russie-fournit-preuves-satelittes-nations-unies-auteurs-massacre/830549/
[4] http://www.youtube.com/watch?v=cQgt2KagyPU

Voir en ligne,  http://www.cercledesvolontaires.fr/2013/08/25/attaque-a-larme-chimique-en-syrie-ayssar-midani-decrypte-la-propagande-occidentale-depuis-damas/

13 mars 2013

Hugo Chavez, le ministre et les médias



ACRIMED | par Henri Maler, le 12 mars 2013


Il était une fois un ministre qui, le vendredi 8 mars 2013, interrogé par Europe 1 à l’occasion des obsèques d’Hugo Chavez crut bon de déclarer : « Moi je dis, et ça pourra m’être reproché, [...] que le monde gagnerait à avoir beaucoup de dictateurs comme Hugo Chavez puisqu’on prétend que c’est un dictateur. Il a pendant ces 14 ans respecté les droits de l’Homme. »

N’importe quel journaliste, passé ou non par les écoles reconnues par la profession, pouvait comprendre que le ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, entendait ainsi contester qu’Hugo Chavez était un « dictateur », louer, ne serait-ce partiellement, sa politique et non faire l’éloge de sa « dictature ».

N’importe quel journaliste, mais pas nombre de médias parmi les plus réputés. Ceux-ci optèrent pour des titres, voire, pour certains d’entre eux, pour des commentaires, laissant entendre que c’est bien une dictature que saluait le ministre. Et cette fable bénéficia d’une remarquable circulation circulaire. 


De dictature, sous la présidence d’Hugo Chavez, il n’y en eut point. L’hostilité au régime et au président du Venezuela dispose d’un répertoire de vocables suffisamment discutables (c’est-à-dire que l’on peut discuter, fût-ce âprement) – « populiste », démagogique », « autoritaire », « autocratique » – sans qu’il soit nécessaire d’évoquer une introuvable dictature. Mais qu’importe aux titreurs et commentateurs – dont certains ont peut-être un diplôme de science pipeaulogie : le ministre aurait bien loué une dictature en tant que telle. Échantillon




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Et l’inénarrable Aphatie, toujours à la pointe du professionnalisme, ne put s’empêcher d’opposer la République à la dictature que le ministre aurait encensée en tant que dictature.




Et comme un raccourci ne va jamais seul, le ministre bénéficia d’autres coups de coup de ciseaux.

Laissons-lui la responsabilité de ce propos : « Toutes choses égales par ailleurs, Chavez c’est De Gaulle plus Léon Blum », dit comme ça, c’est pour le moins discutable. Supprimez « Toutes choses égales par ailleurs », il ne reste plus que « Chavez c’est De Gaulle plus Léon Blum », dit comme ça, c’est grotesque, voire pire.

On doit aussi au ministre l’affirmation (qui se passe de commentaires) selon laquelle Chavez était « tout mignon » dans son cercueil. Supprimez le cercueil, il ne reste plus que Chavez était « tout mignon ». Ce qui est improbable. Prêtez de surcroît au ministre le soutien à un dictateur comme tel, et vous obtenez ce titre halluciné (et hallucinant) d’un article de Rue 89.




Que l’on se comprenne bien : il ne s’agit ici ni de soutenir ni de condamner les propos d’un ministre, mais de constater, à partir de quelques faits d’apparence anodine, les tares d’une production de « l’actu » à flux tendu qui concourt à un consternant épisode de suivisme en chaîne.

Raccourcis et dilettantisme, concurrence moutonnière et circulation circulaire : le goût pour « ce qui fait polémique » (surtout sur des détails) et la recherche compulsive du « clic », du « buzz et du « clash » (avec le Lab d’Europe 1 en première ligne [1]) permettent de faire le plein avec du vide.

Et, en l’occurrence, cela tient lieu de débat, informé, documenté et pluraliste sur le Venezuela.

Henri Maler

Notes

[1] Comme l’a relevé à sa façon Daniel Schneidermann dans une chronique intitulée « Victorien Lunel, gibier de buzz ».

Voir cet article en ligne..
 

10 novembre 2011

Charlot Hebdo, l’alternative à Charia Hebdo


 

Charlot Hebdo, l’alternative satirique et critique à Charia Hebdo par FoulExpress à télécharger ou à lire ici

Le mercredi 2 novembre, Charlie Hebdo sortait son numéro spécial Charia Hebdo, une n-ième provocation à l’encontre des musulmans, boucs émissaires en ces temps de crise économique et financière. S’en suivait l’incendie des locaux du journal provoqué par le jet d’un cocktail Molotov. Un acte criminel dont les coupables étaient tout désignés : les musulmans. Alors qu’aucun suspect n’a encore été arrêté.

Quelle réaction attendre de la part des Français de confession musulmane ? Faut-il se taire ? Toute personne critique de l’approche de Charlie Hebdo se voit invariablement accusée de remettre en cause la liberté d’expression. Toute tentative de poser des questions sérieuses est instantanément évacuée par l’impérieuse nécessité de réaffirmer un rejet du fait religieux quasi pathologique dans la presse et l’expression publique.

C’est pourquoi FoulExpress (une association, un livre, un site web) a choisi de porter la discussion sur le terrain de l’humour et de la dérision, en publiant Charlot Hebdo, des textes et des dessins inspirés de l’actualité de la semaine. Charlot Hebdo pique au vif les basses œuvres d’un journal aux abois, en détresse économique et moribond sur le terrain des idées. Avec les armes de la caricature et du bon mot, Charlot Hebdo met en évidence les relents opportunistes d’un journal en perte de vitesse.

Ce n’est pas ici la liberté d’expression qui est questionnée par la publication du polémique Charia Hebdo, mais celle de son détournement à des fins peu honorables. Il ne s’agit donc pas dans cette contribution d’une réaction ni d’une riposte, mais d’une réponse aux questions suivantes :

Peut-on se cacher derrière la liberté d’expression pour porter atteinte à la dignité d’une communauté ?

Peut-on colporter un discours de haine et de stigmatisation éculé par la droite extrême tout en se revendiquant progressiste et libre penseur ?
Peut-on se prétendre contestataire et irrévérencieux envers le pouvoir tout en s’attaquant à des cibles faciles, en l’occurrence les musulmans?

Face à l’obscénité des propos tenus dans Charlie Hebdo, nous avons donc choisi, en collaboration avec l’équipe de dessinateurs du BDouin, de tenir un discours intelligent et de ne pas répondre à la provocation par la violence ou l’émotion.

Notre alternative : Charlot Hebdo, un numéro spécial que vous pouvez lire ci-dessous. Une version PDF est également disponible ICI gratuitement. A diffuser sans modération.





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4 novembre 2011

Consulter le peuple grec ?

ACRIMED | 4 novembre 2011


Consulter le peuple grec ? Les gardiens autoproclamés de la démocratie s’insurgent


par Frédéric Lemaire, le 4 novembre 2011


Une semaine après les négociations du sommet européen sur un nouveau « plan d’aide » à la Grèce, le Premier ministre grec Georges Papandréou annonçait mardi 1er novembre la tenue probable d’un référendum sur l’adoption du plan européen. Au moment où nous écrivons, rien n’est confirmé et il est possible que le projet soit abandonné (ou que des élections anticipées le remplacent). Mais la levée de boucliers médiatiques contre le projet de consultation du peuple grec laisse pour le moins songeur sur les rapports entre médias et démocratie.
 
Ainsi, un référendum fut annoncé. Acrimed n’a pas pour vocation à entrer dans un débat de longue haleine sur l’opportunité de la tenue d’un tel référendum, voire sur l’opportunisme d’une telle annonce. Mais on peut s’interroger sur le rôle que s’assigne la presse écrite [1], quand la plupart des titres préfèrent dénoncer une « prise d’otage » par le Premier ministre grec d’un accord censé « sauver l’euro » (voire « sauver l’Europe »). Le débat démocratique serait-il mis entre parenthèse face à l’exigence de « rassurer les marchés » ?

En octobre 2011 déjà, un vote du Parlement slovaque menaçait le processus de mise en place du Fonds européen de solidarité financière (FESF). « La Slovaquie menace de bloquer le sauvetage de l’euro », titrait ainsi une dépêche AFP recyclée sur le site de liberation.fr. Mais cette fois-ci, la « menace » est d’une toute autre ampleur : un référendum sera peut-être organisé dans un pays qui a déjà largement fait les frais de la « solidarité » européenne…

Face à ce danger imminent, c’est la mobilisation générale dans la presse. «  Le chaos . L’annonce surprise d’un référendum en Grèce sur le plan de sauvetage de Bruxelles sème la panique dans l’UE et menace la zone euro » explique ainsi Libération en « Une » de son édition du 2 novembre.



Pour Le Parisien le référendum grec est « un coup de poker qui risque d’avoir de lourdes répercussions sur la zone euro et sur la France. »
 



Une analyse partagée par Le Figaro qui titre en Une : « Papandréou l’homme qui met l’euro en péril » et dont l’édito évoque un « dangereux poker grec ».
 


France Soir plaide pour une explication psychiatrique « Crise grecque une histoire de fous ! » avant de développer sur l’étendue de l’ingratitude grecque : « L’Europe a effacé 100 milliards d’euro de la dette grecque. Mais le ministre Papandréou fait la fine bouche : il soumet ce "cadeau" à un référendum provoquant la panique et la colère dans toute l’Europe ». Sont-ce des manières, que de soumettre un tel « cadeau » à un référendum ?



A moins que son journal préféré ne figure pas dans la liste des grands médias, le lecteur retiendra donc que les réactions à l’initiative du Premier ministre grec sont de deux ordres : panique, et colère. Mais de qui ?
- La panique, c’est celle des marchés. Explicitée en Une des quotidiens économiques : « Le coup de théâtre grec fait plonger les marchés », pour les Echos, et « Krach ! » en lettres cyrilliques, pour la Tribune.





 -Quant à la colère, c’est celle des dirigeants européens, assimilée « aux européens », voire à « l’Europe », comme dans la Une de La Croix : « La Grèce fait chanceler l’Europe » ; « La décision de Georges Papandréou d’organiser un référendum sur le plan de sauvetage conclu jeudi jette le doute sur la capacité des européens à sortir de la crise. »



Les marchés, et les dirigeants européens semblent seuls à même de juger de l’opportunité de l’initiative du Premier ministre grec. Qu’en est-il des salariés grecs, et européens ? A se demander si ce sont vraiment leurs affaires…

Le Monde, qui semble partager la colère des dirigeants européens, s’interroge sur un autre sujet : celle de la présence de la Grèce dans l’euro. « Ce n’est pas ainsi que l’Europe doit fonctionner », explique le quotidien vespéral, qui soupçonne le Premier ministre de vouloir faire un « pari fou » : celui de vouloir renégocier le plan sous la menace d’un « non » qu’il sait acquis. « Imagine-t-on d’ailleurs un peuple acceptant, unanime, une purge aussi violente que celle proposée. » Imagine-t-on Le Monde se poser la question de la légitimité démocratique d’une purge aussi violente que celle qui est proposée ? Apparemment, la réponse est non.

La liberté de la presse, dit-on, est celle d’un contre-pouvoir démocratique. La preuve ? Ce sont les médias eux-mêmes qui le disent ! … Quoique la plupart d’entre eux s’abstiennent de le démontrer quand le pouvoir politique omet de tenir compte du référendum de 2005 ou quand le gouvernement grec envisage de recourir à un référendum ou à des élections. Les prétendus garants de la démocratie se comportent alors en vigoureux protecteurs des oligarchies…

Frédéric Lemaire (avec Henri, Mathias et Olivier Pr.)

On trouve aussi :

Notes

[1] Les mêmes remarques peuvent valoir pour les médias audiovisuels.

 

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