26 février 2022

En défense et soutien du Rojava

 


Une fois de plus, les forces armées turques ont bombardé des zones limitrophes d’Irak et du Rojava, ciblant des populations à majorité kurdes et ézidis.

Il s’agit cette fois du camp de réfugiés kurdes de Makhmour et de la région ézidie de Shengal au Sud du Kurdistan irakien, ainsi que la région de Dêrîk, au Rojava (Nord-est syrien). Les différentes frappes auraient été effectuées selon les sources kurdes, par des avions de chasse turcs ayant décollé de la 8è base aérienne d’Amed (Diyarbakır). A Makhmour, ces frappes ont fait deux morts parmi les forces d’auto-défense, et des dizaines de blessés, dans le camp de réfugiés. Les bombardements sur Shengal ont été dévastateurs.(..)

Suite et lien vers une pétition internationale sur KEDISTAN

4 mars 2020

BHL d’Arabie

 

Une visite à Riyad · Le 15 février 2020, quelques jours avant qu’une série de raids de l’alliance militaire menée par l’Arabie saoudite ne fasse des dizaines de victimes civiles au Yémen où cette coalition poursuit depuis de longues années une guerre atroce, Bernard-Henri Lévy était à Riyad. Non pour dénoncer ces crimes de guerre, mais pour plaider une « alliance » avec le régime. 

 

17 mars 2018

Abandon des Kurdes à Afrin : la faute d’Emmanuel Macron

Source
Loin du nouveau monde promis durant sa campagne, le président de la République cautionne le régime turc et ses exactions contre les Kurdes du YPG. Une compromission infamante pour la France, au nom d’intérêts indéfendables.

Suite sur regards.fr..
 

14 mars 2018

On tue aussi à Afrin

Alors que les regards sont dirigés vers la Ghouta, cette banlieue de Damas où se déroule une guerre sans merci entre l’armée syrienne et les groupes islamistes qui s’y trouvent, une autre guerre non moins impitoyable a lieu au nord-ouest de la Syrie. À Afrin, plus précisément.


Suite sur le blog de Claude El Khal ... 

4 février 2018

Nord de la Syrie : La nouvelle guerre de l’empire global … Par Richard Labévière

Photo Reuters/Osman Orsal via RFI
 
Nous avons encore eu droit à trois heures de propagande lamentable – mardi 16 janvier sur Arte -, avec la diffusion du documentaire des « journalistes » américains Michael Kirk et Mike Wiser – « La revanche de Poutine », présenté par une petite speakerine littéralement entrée en pamoison, puis commenté par Christine Ockrent, une grande amie connue de la Russie… Trois heures de Fake News et de délires complotistes sans contrechamp ni contradiction ! Bravo pour le mieux disant culturel et informatif… d’autant qu’Arte multiplie, depuis plusieurs mois, une présentation tout aussi unilatérale et propagandiste de la guerre en Syrie.


En Syrie justement, les Etats-Unis et leurs alliés – pays de l’Union européenne et du Golfe, ainsi qu’Israël – ont perdu la guerre et bien perdu ! Ils ont échoué à démanteler l’Etat-nation syrien, comme ils l’ont fait de l’Irak et de la Libye, comme ils n’ont cessé de le faire en Afghanistan, dans d’autres pays d’Asie et d’Amérique latine. Comme l’explique Alain Joxe dans ses Guerres de l’empire global1 : sur le plan conventionnel, les américains ont perdu toutes les guerres qu’ils ont initiées depuis la fin de la Guerre froide. Mais ces défaites tactiques se sont transformées en autant de victoires stratégiques, multipliant les zones dites « d’instabilité constructive »..
 
 

5 novembre 2016

Erdoğan « L’homme qui se prend pour un sultan »


La sale guerre du président Erdoğan
 
Dans sa soif croissante de pouvoir, le président turc a lancé une chasse aux sorcières contre ses opposants. L’un des principaux responsables de la gauche témoigne de sa dérive autocratique.
par Selahattin Demirtaş

Lire sur le Diplo
 

11 octobre 2016

Etasunis Russie, ils sont tous devenus fous !


 

Photos: Le général Mark Alexander Milley, chef d'état-major de l'US Army
et le général de fiction « Buck » Turgidson, du film de Stanley Kubrick

 

NOTE D'ACTUALITÉ N°456

AUTOUR DES CONFLITS SYRIEN ET IRAKIEN

ETATS-UNIS ET RUSSIE, ILS SONT TOUS DEVENUS FOUS !

Plus que jamais, la parole n'est plus aux discours pacifiques, ni en Syrie, ni en Irak ces deux pays formant un seul et même front pour Daech. Les bombardements intenses, les multiples appels aux offensives diverses et variées, les condamnations politiques lancées sur un ton incantatoire se succèdent à un rythme effréné. Personne ne semble vouloir calmer les choses, chaque partie - et elles sont nombreuses - souhaitant en découdre. Comme d'habitude dans les guerres civiles qui n'obéissent à aucune loi et surtout pas à celles de la guerre, ce sont les civils qui souffrent le plus car ils sont pris en étau entre plusieurs camps. Quoiqu'en disent les différents intervenants, ils ne semblent pas vouloir le « bonheur » des peuples syrien et irakien dans leur globalité, mais défendent les intérêts d'une partie d'entre eux, suivant des clivages politico-religieux : alaouites et minorités religieuses contre sunnites, chiites contre sunnites - et inversement -, Turcs contre Kurdes, etc. Enfin, des intérêts qui dépassent largement la situation de régionale sont aussi en jeu : Washington contre Moscou, Riyad contre Téhéran (et Ankara entre les deux), etc. Dans ce grand jeu, l'Europe occupe juste un rôle de figurant même si le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle lui donne un peu de panache.

Le problème réside dans le fait que tous les dérapages sont désormais possibles, pouvant allant jusqu'à une confrontation armée entre les Etats-Unis et la Russie. Le général Mark Alexander Milley (photo de gauche), le chef d'état-major de l'US Army a ainsi déclaré le 4 octobre qu'« un tel conflit est quasiment certain ». Le parallèle avec le personnage de fiction, le général « Buck » Turgidson (photo de droite) dans le film de Stanley Kubrick Docteur Folamour ou « comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer la bombe est tentant. (...)
 
 

1 octobre 2016

Turquie Où va le président Erdogan ?

Source photo: Sud-ouest.fr

Lors des « printemps arabes », la Turquie était une référence. L’AKP et son président : Recep Tayyip Erdogan représentaient le modèle étatique où coexistaient, islam modéré et démocratie, élections libres et expression populaire. Bien souvent les kurdes étaient oubliés dans cette louange. Le chaos syrien, engendré par les interventions impérialistes enlisées depuis 2011 contre Bachar Al Assad, puis après « un virage » contre l’EI et Daech, ont eu des effets désastreux sur l’économie : baisse du tourisme, afflux de plus de trois millions de réfugiés … puis sur la politique intérieure turque : autoritarisme présidentiel, reprise des combats contre les kurdes…
 
 

22 décembre 2015

Turquie. Erdogan massacre les populations kurdes

De violents affrontements ont opposé lundi la police à des manifestants prokurdes qui dénonçaient le couvre-feu imposé à Diyarbakir, la grande ville à majorité kurde du sud-est de la Turquie.
Photo : Sertac Kayar/Reuters

Source : L'Humanité
Pierre Barbancey - Jeudi, 17 Décembre, 2015

Dans le silence assourdissant des chancelleries occidentales qui ne refusent rien à leur allié, membre de l’Otan, Ankara a lancé ses troupes au Kurdistan. Les couvre-feux sont imposés dans de nombreuses villes. Les forces spéciales sont en action contre le PKK, faisant de nombreux morts.

Qui ou quoi pourrait arrêter la Turquie de Reçep Erdogan ? S’abritant derrière son statut de membre de l’Otan, fort d’une reprise des négociations en vue d’une possible adhésion à l’Union européenne, satisfait du silence assourdissant des chancelleries (...)

25 novembre 2015

Vite, il faut sauver Daesh des Russes!


25/11/2015 Le grand élan cosmique pour une vertueuse coalition contre l’ennemi commun Daesh n’était bien évidemment que du flan. A peine dix jours après les tueries de Paris et l’appel à l’union sacrée d’un Président-Poire français éberlué, Washington a rapidement calmé les audaces du toutou et remis tout le monde dans le rang. Comme avant, la Russie et Bachar al-Assad restent donc les ennemis à abattre, bien loin devant Daesh que l’on va continuer à instrumentaliser dans la région. Accessoirement, Ankara a également volé au secours de l’Etat Islamique en abattant un chasseur russe, histoire de faire comprendre à Moscou qu’on ne touche pas impunément à la poule aux œufs d’or. Il est vrai que c’est via la Turquie que le groupe terroriste écoule son pétrole et assure ainsi une grande partie de son financement, offrant au passage une rente confortable à Ankara (1) tout en fixant les rebelles kurdes. Ce nouveau front sert d’ailleurs si bien les intérêts US qu’on ne serait même pas étonné d’apprendre qu’ils ont poussé la Turquie à la manœuvre. Bref, on l’aura compris, Daesh rend décidément trop de services à trop de gens pour qu’on laisse la Russie nous en débarrasser. (...)

suite sur Entrefilets ...
 

21 novembre 2015

Une vidéo de 3 minutes pour comprendre les dessous de la guerre en Syrie


La Vie, septembre 2013
En sous-main du conflit syrien, la rivalité entre le Qatar et l'Iran autour du champ gazier le plus important du monde et les intérêts géostratégiques des pays du Golfe. Explications en 3 minutes avec notre carte interactive...

 

18 octobre 2015

L’exemple du confédéralisme démocratique kurde du Rojava…

Source photo : Occupy
Le Rojava désigne la région historiquement kurde de Syrie. Dans les affres de la révolution syrienne, y est née une forme d’organisation que les habitant-e-s par « révolution ». Cette révolution n’arrive pas de n’importe où, elle est le résultat du mouvement kurde de Turquie et des réflexions d’A. Öcalan. L’organisation porte le nom de confédéralisme démocratique.
Traduire vers l’imaginaire politique européen ce qu’est la révolution du Rojava demande de comprendre les bouleversements idéologiques et pratiques qui ont eu lieu depuis une quinzaine au Kurdistan et plus spécifiquement dans la lutte lancée par le PKK à la fin des années 1970. Première précision, on n’y parle pas d’autogestion, mais d’autonomie démocratique, de démocratie radicale et de confédéralisme démocratique.

Les Kurdes, comme entité historique, ont été bafoués du droit à l’autodétermination, alors même qu’il s’agit de leur territoire historique. Ils-elles sont resté-e-s exclu-e-s du concert des États-nations nées dans la première moitié du XXe siècle après que les empires français et britanniques aient trahi la promesse de permettre la création d’un État kurde. Ils se sont alors trouvés séparés entre quatre États : Iran, Irak, Turquie, Syrie, dans lesquels ils ont été opprimés (...)
 
Suite sur Résistance 71 ....
 

11 octobre 2015

Recep Erdogan: un président qui tient ses promesses

rescapés du massacre à Ankara le 10/10/15 © The Guardian

Le massacre qui a eu lieu aujourd'hui, le 10 octobre à Ankara, était-il prévisible? 

Le 5 octobre dernier, le président Erdogan a tenu un meeting électoral, non pas en Turquie chez lui, mais à Strasbourg.12 000 Turcs venus des pays limitrophes sont venus écouter son discours, celui d'un chef de guerre. L'ennemi en question n'était nullement Daech contre lequel, en tant que membre de l'OTAN, M. Erdogan était éventuellement habilité à faire une déclaration publique dans un autre pays de l'alliance. Que nenni, il désignait, une fois de plus, près d'un tiers de sa propre population, autrement dit les Kurdes, l'opposition HDP, ainsi qu'il l'a dit, de façon à la fois littérale et métaphorique: Tous ceux qui veulent se détacher de nous, nous (…) le leur ferons regretter . À la foule de scander, hommes d'un côté, femmes de l'autre, Allah hou Akbar en présence d'un imam qui avait ouvert la séance. (...)

Suite sur le blog de Carol Mann ....

16 janvier 2015

L’Occident fabrique des monstres musulmans


Terrorisme musulman : à qui la faute ? (Counterpunch)






Il y a cent ans, il aurait été inimaginable de voir deux hommes musulmans entrer dans un café ou un transport en commun, puis se faire exploser, en tuant des dizaines. Ou de massacrer l’équipe d’un magazine satirique à Paris ! C’eut été inconcevable.

Quand vous lisez les mémoires de Edward Said, ou que vous parlez à des vieux à Jérusalem-Est, il est clair que la grande partie de la société palestinienne était résolument laïque et modérée. On se souciait de la vie, de la culture et même de la mode, plus que de dogmes religieux.

On pourrait dire la même chose à propos de nombreuses autres sociétés musulmanes, dont celles de la Syrie, de l’Irak, de l’Iran, de l’Egypte et de l’Indonésie. Les vieilles photos parlent d’elles-mêmes. C’est pourquoi il est si important d’étudier les anciennes images encore et encore, avec soin.

L’islam n’est pas seulement une religion ; c’est aussi une énorme culture, une des plus grandes de la Terre, qui a enrichi notre humanité avec certaines des réalisations scientifiques et architecturales les plus importantes, et d’innombrables découvertes dans le domaine de la médecine. Les musulmans ont écrit de la poésie magnifique, et composé de la belle musique. Mais surtout, ils ont développé certains des premières structures sociales dans le monde, dont d’énormes hôpitaux publics et les premières universités au monde, comme l’Université Al Quaraouiyine à Fès, au Maroc.

L’idée de « social » était naturel chez de nombreux politiciens musulmans, et si l’Occident n’avait pas brutalement interféré en renversant les gouvernements de gauche et en mettant sur le trône les alliés fascistes de Londres, Washington et Paris, presque tous les pays musulmans, dont l’Iran, l’Egypte et l’Indonésie, seraient probablement socialistes aujourd’hui, sous la houlette de dirigeants très modérés et majoritairement laïcs.

Suite sur LGS ...


21 octobre 2012

Syrie : L’Émir, Erdogan et Hollande... même combat !

À la veille du XIVème Sommet de la francophonie organisé à Kinshasa du 12 au 14 octobre 2012, le Président français François Hollande a distribué les bons points et les mauvais… La palme d’or est revenue à deux pays : le Qatar et la Turquie qu’il a tenu à saluer pour leur attitude et/ou leur retenue en tant que chantres de la démocratie et/ou de l’action humanitaire à l’égard du « conflit syrien » ! Les mérites de l’Émir qatari faisant couler beaucoup d’encre dans notre bel Hexagone, laissons nos parlementaires et responsables démocrates, tel Monsieur Yves Bonnet ancien Préfet et ancien Directeur de la DST, éclairer le débat comme il l’a fait sur France 5. Puis, après avoir écouté ou lu les points clés de l’intervention de notre Président sur France 24, intéressons-nous au dessous des « cartes », notamment celle correspondant à cette fameuse « zone tampon », couloir humanitaire ou zone protégée, c’est comme on voudra, et qui tarde à se concrétiser pour nos ex et actuel gouvernements, pressés d’en finir avec l’État syrien, sa géographie, son peuple, sa civilisation, son Histoire et ses infrastructures qu’on n’a pas fini de démolir… Un petit bout de carte parmi d’autres cartes remaniées pour les besoins de l’Occident, un siècle après l’autre… Simple « Re-partition » d’un Moyen-Orient, éternellement convoité, et qu’on espère bien concrétiser le moment venu coûte que coûte !

26 avril 2012

Les bruits de bottes autour de la Syrie

http://Moqawama.org , par Akil Cheikh Hussein| via Al Manar | 27 avril 2012


En dépit des plans de paix, des bruits de bottes autour de la Syrie ! 


Akil Cheikh Hussein

En apparence, tous les ennemis de la Syrie sont unanimes pour appuyer le plan de Kofi Annan qui a pour but de conduire la crise syrienne vers une solution pacifique.

En même temps, et en dépit de la résolution 2043 votée à l'unanimité au Conseil de sécurité, le bruit de bottes se poursuit de plus belle autour de la Syrie.
On n'est plus à l'heure où, dans les conditions de la réticence américaine et européenne, l'Arabie saoudite, le Qatar et certaines oppositions syriennes sollicitaient avec véhémence une intervention militaire à la libyenne ou l'armement de ladite Armée syrienne libre.


C'est, d'un côté, la secrétaire étasunienne aux affaires étrangères, Hillary Clinton, qui tente -avec ses alliés européens- de faire passer la résolution 2043 sous le chapitre VII de la charte des Nations unies et ses implications guerrières. Et qui, après l'adoption de la résolution sous le chapitre VI, ne cesse de multiplier les ultimatums et les menaces de sanctions de plus en plus renforcées contre la Syrie.
Et de l'autre côté, la Turquie, fer de lance de la guerre universelle contre la Syrie, qui prétend être "agressée" par l'armée syrienne, et demande à l'Otan de la défendre face à cette "agression" conformément à l'article V de sa charte.


Sans oublier, plus sarkozyen que Sarkozy, le prétendant à l'Elysée, François Hollande, qui cherche à grossir ses chances en promettant une participation française sans faille dans toute intervention musclée en Syrie.
I
l va de soi que ces gesticulations visent en premier lieu à bloquer la mission de Kofi Annan et contredisent l'esprit de la résolution 2043, car les ennemis de la Syrie savent très bien que la paix en Syrie et l'embauche d'un dialogue entre le pouvoir et les branches de l'opposition attachées aux intérêts et au salut de la Syrie, ne signifient autre chose que l'échec définitive du complot.



Pour aller où ? Une intervention à la libyenne a été écartée dès le début de la crise. L'expression "la Syrie n'est pas la Libye" a tant et tant été répétée par les responsables occidentaux en réponse à l'empressement téméraire de la part de Doha, de Ryad, d'Ankara et des opposants ambulants entre Qatar, Tunis, Istanbul, Washington, Tel Aviv, Paris et les autres capitales occidentales.


Pour toutes ces parties, le temps presse. La question est une affaire de vie ou de mort dans la mesure où ils ont battu toutes leurs cartes en rompant tous les ponts avec la Syrie.
Dans les conditions de l'inévitable évolution des révolutions arabes, malgré toutes les tentatives de détournement et de travestissement, vers des issus allant dans le sens des véritables intérêts des peuples arabes, l'échec de la guerre contre la Syrie aura pour première conséquence une Syrie plus forte et un danger fatal pour les trônes de ceux qui en ont toujours, et la ruine des espoirs de ceux qui parmi elles nourrissent l'espoir d'asseoir leurs propres trônes.


Il n'en est pas de même pour les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux et israéliens : après leurs défaites en Irak, en Afghanistan et au Liban, lors de la guerre de 2006, la conjoncture économique, politique et stratégique ne leur est pas propice. Ils ne peuvent pas s'offrir le luxe d'une quatrième défaite en Syrie qui sera plus dure en conséquences et répercussions.
Abstraction faite de l'opposition catégorique de l'Iran mais aussi de la Russie et de la Chine à toute intervention militaire en Syrie, ce qui ouvre une telle intervention à une guerre globale, la Syrie –seule- n'est pas ni l'Irak de Saddam ni la Libye de Kadhafi.


Elle peut encaisser des pertes. Mais, elle ripostera. Les Occidentaux et les Israéliens savent très bien que leurs pertes seront beaucoup plus grandes. Fatales même.
Pourtant, ils ne resteront pas les bras croisés. On sait que leur stratégie alternative à la guerre directe est d'ores et déjà la guerre indirecte ou la guerre soft. Sanctions économiques, mesures d'isolement et terrorisme larvé mené par groupes de mercenaires et des fanatiques de tout bord entrainés par les services de renseignement et financés et armés par les pays du Golfe, sont à leurs yeux les moyens de cette ancienne et nouvelle forme de guerre.

Une guerre dans laquelle ils n'ont pas grand-chose à perdre puisqu'ils y mobilisent leurs laquais arabes et turcs qu'ils ne manquent pas de ridiculiser et d'avouer leurs intentions de leur nuire en cas de besoin : On interdit à la Turquie l'accès à l'Union européenne et déclare le pétrole du Golfe "richesse mondiale".


C'est pour cela qu'ils se tirent d'affaire en affichant leur approbation du plan Annan tout en maintenant un discours guerrier dans le but de mieux pousser leurs subordonnés turcs et arabes, y compris des branches de l'opposition syrienne à s'embourber dans une guerre civile et même régionale qu'ils aiment tant voir se déclarer et se poursuivre jusqu'au dernier pétrodollar et dernier syrien et arabe dans la mesure où elle sert leur but déclaré qu'est le chaos constructif.

 

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