11 février 2022

Cet ancien paysan a refusé la Légion d’Honneur, voici pourquoi.


 Je reprends à mon compte les propos de Gustave Courbet en juin 1870 : « L’honneur n’est ni dans un titre, ni dans un ruban : il est dans les actes, et dans le mobile des actes. Le respect de soi-même et de ses idées en constitue la majeure part. »

Patrick Bougeard est un paysan à la retraite. Toute sa vie, il a cultivé 34ha en Ille-et-Vilaine et a élevé 40 vaches laitières. Il s’est aussi impliqué dans de nombreux mouvements citoyens et associations, comme Solidarité Paysans dont il a assuré la présidence durant plusieurs années. A ce titre, Emmanuel Macron a voulu le faire chevalier dans l’ordre national de la Légion d’Honneur en fin d’année 2021. Une décoration qu’il a catégoriquement refusé. Nous publions aujourd’hui avec son accord les raisons de ce refus.

 Lire sa lettre à Macron ..

2 novembre 2020

Dans le Lot, un projet agrivoltaïque divise Montcuq-en-Quercy-Blanc

 

Photosol a imaginé à quoi ressemblerait la ferme agrivoltaïque, avec et sans haies (ici sans haies).
 

La société Photosol veut installer plus de 2.000 tables photovoltaïques sur 66 hectares de terre agricoles dans le Lot. Un projet qui soulève l’opposition de ceux qui y voient une atteinte au paysage, mais qui remporte l’adhésion des paysans propriétaires des parcelles ainsi reconverties...

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25 février 2020

Enquête sur Demeter, la cellule de renseignement co-dirigée avec les syndicats agricoles

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"Infraction commise dans votre secteur" : enquête sur Demeter, la cellule de renseignement co-dirigée avec les syndicats agricoles

Le ministère de l'Intérieur vient de créer Demeter, un service de renseignement censé prévenir les agriculteurs des groupes activistes qui opèrent dans leur département. Originalité, cette cellule est dirigée en bonne intelligence avec les principaux syndicats agricoles, la FNSEA et les Jeunes agriculteurs.

 

18 octobre 2018

la lobbyiste du pollueur Danone à la Transition écologique !

Source: Association Agir pour l'environnement

Quand les lobbyistes « traversent la rue »...

Remaniement. Emmanuelle Wargon, la lobbyiste du pollueur Danone à la Transition écologique !


Le remaniement de ce mardi voit Emmanuelle Wargon être nommée secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. Une lobbyiste de chez Danone au ministère de l’écologie, un choix qui dévoile une Macronie qui a besoin de resserrer ses rangs...
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30 mai 2018

Maltraitance des animaux d'élevage, les députés sont pour !

Un porcelet en souffrance dans un élevage de Quimper. L214

Élevage en cage, broyage des poussins, castration à vif… les députés ne sont pas contre !


L’Assemblée nationale a voté contre la plupart des amendements instaurant davantage de protection pour les animaux, malgré les scandales à répétition comme ceux révélés par l’association L214.

Le bien être animal ne semble pas être une priorité pour la majorité. Le projet de loi agriculture et alimentation est actuellement en débat à l’Assemblée nationale ...

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12 avril 2018

Association de malfaiteurs


Quatre dangereux hooligans sévissent en France et commettent délit sur délit. Problème : ils sont au pouvoir. Analyse du mode d’action de cette association de malfaiteurs.

 Défini par l’article 450-1 du Code pénal, le terme d’« association de malfaiteurs » désigne un « groupement formé ou entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d’un ou plusieurs crimes ou d’un ou plusieurs délits punis d’au moins cinq ans d’emprisonnement ». Il ne fait guère de doute que MM. Macron, banquier de Rotschild devenu président de la République, Philippe, employé d’Areva devenu Premier ministre, Collomb, anciennement socialiste, et Hulot, multimillionnaire, constituent ensemble une telle association...

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6 février 2018

FDSEA, porcs et réaction fascisante dans le Tarn-et-Garonne (82)


Notre rapport aux animaux est parfois un bon indice pour évaluer notre perception de la vie en général, celle des animaux mais également celle des hommes. Ce n’est pas avant tout au nom de la souffrance animale que nous éprouvons un profond dégoût face aux images d’abattoirs industriels : ce qui s’exprime dans ces pratiques, c’est avant tout l’exploitation effrénée de tout ce qui vit, hommes comme bestiaux - et la possibilité que des hommes, à terme, reçoivent le même traitement. Les camps d’extermination de la Seconde Guerre mondiale l’ont prouvé. Ce qui se joue actuellement à Septfonds, petite bourgade du Tarn-et-Garonne (82), nous invite à voir les choses encore différemment : presque en lieu et place de l’ancien camp de concentration des Judes, où on été enfermés plus de 15 000 soldats espagnols anti-franquistes de 1939 à 1942, la préfecture vient d’autoriser le doublement de la taille d’un élevage de porcs industriel. C’est donc le mouvement inverse qui se produit ici : en lieu et place du parcage des hommes avant leur transfert vers les camps d’extermination, ce sont des porcs que l’on enferme avant de les envoyer à l’abattoir. Rien de particulièrement étonnant dans cette énième manifestation du cynisme ambiant : sauf qu’en s’installant à 500 mètres du mémorial qui rend hommage aux républicains espagnols, l’exploitation agricole vient souiller la mémoire de ceux qui ont refusé le fascisme en 1936, ainsi que de tous ceux qui furent internés entre 1939 et 1946 (juifs, communistes, polonais, etc). Des lecteurs de lundimatin, qui entendent se souvenir avec dignité des combats et des abjections de l’époque et doivent faire face aux tendances fascistes actuelles, nous ont envoyé cet article qui résume les prémisses d’une lutte contre ce projet d’agrandissement...
 
Suite sur lundimatin :

Des cochons et des hommes

 

8 octobre 2017

Des chevaux maltraités, vidés de leur sang au profit de l’industrie de l’élevage français


Il y a de ces découvertes qu’on aimeraient vraiment éviter de faire. Deux ONG ont mené une enquête exclusive entre mars 2015 et avril 2017 sur les “fermes à sang” en Argentine et en Uruguay. Ces industries de l’horreur exploitent des juments pour leur extraire une hormone particulière, uniquement sécrétée lorsqu’elles sont gestantes. Tortures physiques et mentales, avortements forcés, saignées, ces animaux souffrent le martyr au bénéfice de l’élevage français. 

Lire sur Mr Mondialisation ..

Une pétition circule pour mettre la pression au Parlement, à la Commission et au Conseil Européen. Avec déjà plus de 1,7 millions de signatures, la lutte pour l’interdiction totale d’importation d’eCG en Europe au profit des laboratoires pharmaceutiques et des élevages est engagée.
 

2 juillet 2017

Le Brésil risque de subir l’une des plus grandes régressions écologiques et sociales de son histoire



Les grands propriétaires terriens ont toujours été très influents au Brésil. Mais leurs tentatives de détruire la forêt amazonienne au profit de l’agro-business et de rétablir une forme de travail forcé pour les plus pauvres avaient été jugulées pendant dix années de gouvernement de gauche. La destitution, il y a un an, de la présidente Dilma Roussef a libéré leurs ardeurs. Les députés « ruralistes » sont en train de démanteler toutes les lois et institutions préservant l’environnement et défendant les droits des plus pauvres, avec la complicité du président conservateur Michel Temer. En parallèle, les assassinats de militants sans-terre se multiplient dans les campagnes, en toute impunité. Une quasi « situation de guerre civile » larvée, analysée par Laurent Delcourt, chercheur au Cetri...

Suite sur Bastamag
  

17 octobre 2016

A La Haye, des victimes du monde entier ont accusé Monsanto


Samedi 15 octobre et dimanche, à La Haye, un tribunal citoyen a examiné les crimes de Monsanto. Enfants malformés, agriculteurs malades ou ruinés, eaux polluées et sols détruits... Vingt-quatre témoins se sont confiés sur le calvaire né de leur rencontre avec le géant des OGM et des pesticides.

Lire sur Reporterre
 

1 juin 2016

Nocifs pour la santé, les produits phytosanitaires sont-ils en recul dans le Lot?

Le vignoble lotois s’étend sur environ 22 000 hectares. Les vignes sont souvent voisines d’habitations, d’écoles. Nocifs pour la santé, les produits phytosanitaires sont-ils en recul ? Comment leur recours systématique est-il remis en question ?

Les pesticides interviennent depuis des années dans la culture de la vigne. L’impact de ces produits sur la santé des agriculteurs et des riverains est certain, (...)

Suite sur le blog des Bourians ..
 

23 mai 2016

Pesticides : le prochain scandale sanitaire

Atteint d'une pathologie du sang, Dominique Marchal est le premier agriculteur dont le cancer a été reconnu maladie professionnelle par la Sécu. Sa demande d'indemnisation a été rejetée par la cour d'appel de Metz
afp

 



Touchés de plein fouet, les agriculteurs atteints de paraplégies, cancers... participent peu à peu à lever le tabou des pesticides en tentant de faire reconnaître leur pathologie en maladie professionnelle. L'association Phyto-Victimes les accompagne sur ce chemin semé d'embûches face à l'agrochimie.
  

15 mai 2016

Les eurodéputés contaminés au glyphosate : le dépistage qui dérange.


Mr mondialisation | 15 mai 2016

Le 18 et 19 mai prochain, les États membres de l’UE sont appelés à statuer sur le renouvellement de l’autorisation de la commercialisation du glyphosate pour les dix prochaines années. Ironie du sort, un test urinaire réalisé sur les députés qui voteront cette règlementation révèle qu’ils transportent en eux, comme la plupart des citoyens européens, des traces significatives de glyphosate, en quantité particulièrement élevée…

Le glyphosate n’a pas fini de faire couler l’encre ni de couler dans nos veines. Soupçonné depuis plusieurs années d’être cancérogène, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), organe de l’OMS, avait placé le principe actif (présent notamment dans le fameux herbicide RoundUp) en mars 2015 dans la catégorie des cancérogènes probables. Suite à cette annonce choc, de grands discours furent prononcés par certaines figures politiques sans qu’aucune décision contraignante ne soit réellement prise. Le glyphosate est donc resté le premier herbicide chimique à être utilisé dans les campagnes européennes sans que personne ne s’en indigne davantage, croissance oblige.
 

Coup de théâtre en novembre 2015 quand l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) va s’opposer de front à l’Organisation Mondiale de la santé (OMS) en déclarant le glyphosate « non cancérigène » sur base d’une lecture des données relativement controversée. Selon ses détracteurs, la méthodologie utilisée par l’EFSA (soupçonnée d’entretenir des conflits d’intérêts avec des industriels comme Monsanto) serait déconnectée du monde réel. L’institution a en effet décidé d’analyser le glyphosate au niveau moléculaire là où l’OMS réalise des tests en présence des adjuvants nécessaires pour constituer l’herbicide.

Depuis, le débat s’est tassé dans les médias alors qu’une date fatidique approche. Les eurodéputés s’apprêtent en effet à voter favorablement ou non sur une nouvelle autorisation de commercialisation de dix années de la fameuse molécule controversée. Une décision qui impactera inévitablement la vie de millions de personnes. En effet, uniquement en France, 200.000 agriculteurs et 3 millions de jardiniers l’utilisent chaque année. En 2013, les Amis de la Terre ont démontré la présence de glyphosate dans l’organisme de 44% des personnes testées. Une situation qui semble aller en s’aggravant. En mars dernier, une étude allemande, réalisée par la Fondation Heinrich Böll, révélait des traces de glyphosate dans 99,6 % de l’urine des Allemands. Chez 75 % de ces personnes, le taux de glyphosate présent était bien trop élevé, jusqu’à cinq fois le maximum légal accepté dans l’eau.

23 février 2016

Séralini, et son étude sur les dangers des OGM, gagne son procès en diffamation

Un scientifique attaqué pour avoir prouvé les dangers des OGM gagne son procès en diffamation devant un tribunal français

Vous rappelez-vous du professeur Gilles-Eric Séralini et de son équipe de recherche à l’université de Caen ? Ils ont présenté des images de rats nourris avec du maïs OGM de Monsanto saturé de l’herbicide Roundup. Voilà pourquoi le maïs est génétiquement modifié: pour survivre à l’herbicide le plus dangereux de la planète.
Leur étude a découvert que les rats nourris avec des OGM ont développé des tumeurs et sont morts prématurément. Mais ça n’était pas l’objet de leur étude. Il était prévu qu’elle évalue la toxicité potentielle à long terme de la consommation de maïs OGM ainsi que de l’exposition inhérente au Roundup...

Suite sur le blog de R M Jennar..

4 décembre 2015

COP21 "une grand messe pour faire croire qu'on s'occupe de l'écologie" (Pierre Rabhi)


Lire aussi:



Auteur, philosophe, conférencier, agriculteur, Pierre Rabhi sème depuis plusieurs années sa conception du monde et de la nature. Face à l'urgence climatique, il dénonce l'inefficacité des grandes messes internationales, à l'instar de la COP21, qui ...

8 octobre 2015

Pour quelques grains d'or... (vidéo)


Pour quelques grains d'or... from Mathias Demain on Vimeo.


Nous sommes dans l'Ouest de la France, au détour d'une forêt on découvre une rivière asséchée.
Dans cette région, les agriculteurs produisent du maïs, un système gourmand en eau. En été, l'irrigation des cultures consomme jusqu'à 80% des réserves d'eau.

Sous forme poétique, le film explore la bataille qui fait rage en "l'or bleu" et le "grain d'or". Mais, n'y a-t-il pas d'alternative à cette culture et à cette agriculture intensive ?

Un regard sans concession qui questionne la préservation de l'environnement et notre rapport à la nature.

Un film de David Briffaud et Fabien Mazzocco. Lilith Production 75009 Paris
Je diffuse ce film jusqu'à présent introuvable sur internet avec l'aimable autorisation de David Briffaud.
Mathias Demain 


4 octobre 2015

« Graines de rebelles » : reportage sur ces semeurs résistants


« Graines de rebelles » : reportage sur ces semeurs résistants

Mr Mondialisation  | 4 octobre 2015
 
La bataille des graines à commencé. Les crises climatiques et écologiques frappant à nos portes, l’agriculture industrielle s’imposant triomphalement, la croissance à tout prix exigeant des rendements au détriment du vivant, de plus en plus de « résistants » s’organisent dans les marges de la société pour s’assurer, non sans mal, de la préservation de la diversité des semences, de leur échange libre et de leur culture. Leur combat est présenté dans un court reportage du 13.15 sur France 2.

Le constat est sans appel, les trois quarts des fruits, légumes et céréales ont disparu en un siècle sans même que l’information fasse la une des journaux. Course à la productivité oblige, les normes de la monoculture se sont généralisées et la plupart des espèces furent reléguées aux pages de l’histoire pour laisser place à une poignée de grands noms vendeurs, plus rouges, plus lourds, plus ronds, plus propres dans les étales des magasins.

Non ! pas totalement. Au cœur de l’Europe, des irréductibles résistent à l’envahisseur industriel, risquant une amende de 45 000 euros pour braver les règles imposées par un lobbying forcené. Ceux-ci préservent, reproduisent et vendent des graines oubliées, parfois incroyablement résistantes dans des situations extrêmes, comme l’a démontré Pascal Poot qui fait pousser ses plantes sans arrosage depuis 15 ans. Leurs combats se médiatisent peu à peu alors que nombre d’agriculteurs, partout dans le monde, sont contraints d’utiliser des graines industrielles non reproductibles, les obligeant à en racheter chaque année, avec l’endettement que cela engendre.

En France, la résistance s’organise autour du réseau Semences paysannes, un collectif de 70 associations qui partagent toutes le même combat : réintroduire des variétés anciennes à travers une agriculture alternative. Le magazine « 13h15 le samedi » diffusé sur France 2 s’est penché sur ce combat méconnu, pourtant vital, aux yeux de beaucoup. Un reportage d’Emmanuelle Chartoire, Julien Voigt, David Geoffrion et Eric Chevalier à (re)découvrir sur youtube ci-dessous ou en rediffusion temporaire sur Francetvinfo.fr.


8 juin 2015

Aux Mille vaches : « Ils m’ont traité comme un chien et ils maltraitent les vaches »


Les conditions de vie à la ferme-usine des Mille vaches ne sont pas idéales : animaux maltraités, salariés harassés. Reporterre publie un témoignage accablant. Et la réponse de Michel Ramery, qui relativise les faits rapportés. « Il m’a demandé : il ...
 
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28 mai 2015

Tout savoir sur la société Monsanto


De toutes les méga-sociétés folles furieuses, Monsanto a largement surpassé ses rivales, remportant le titre glorieux de la « société la plus maléfique sur Terre » !
Non contente de siéger simplement sur son trône de mort au sommet d’une montagne de cadavres, elle continue de mettre au point de nouveaux moyens scientifiquement innovateurs pour nuire à la planète et à ses habitants.

Comme pour les vrais champions du mal, elles ne s’arrêteront pas avant…eh bien, qu’on les arrête ! Mais qu’est Monsanto et comment est-elle devenue si incroyablement maléfique ? Je pense que la meilleure manière de démarrer ce périple est de retourner vers les profonds et glauques égouts de son sinistre passé, alors munissez-vous d’un en-cas et de boissons sans OGM et allons-y.
 
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2 mars 2015

Xavier Beulin, l’homme aux mille bras


Au cœur d’Avril-Sofiproteol et de la FNSEA, un homme, Xavier Beulin. Indestructible, faiseur de ministres, lié au grand patronat, il applique la politique de l’industrialisation de l’agriculture française. Au prix de la disparition de dizaines de milliers d’exploitations agricoles et de la destruction de l’environnement.


C’est le symptôme le plus évident de sa puissance : d’« Agricultor » pour Libération à « Agrobusiness man » pour Le Monde, toute la presse nationale a tiré la caricature de cet « homme d’affaires [qui] détonne dans le milieu agricole » selon Le Point. Mais rien n’y fait. Xavier Beulin semble indestructible.

Cheveux gominés, chaîne en or, montre Breitling et villa en Tunisie, son train de vie n’est pas un mystère. M. Beulin n’est plus guère paysan, et il s’en fiche. Difficile de trouver un cliché de lui sur son tracteur ; et quand Reporterre lui propose en juillet dernier une rencontre sur son exploitation de 500 hectares dans le Loiret, il refuse. Son véritable lieu de travail est son bureau installé dans les beaux quartiers du 8e arrondissement de Paris, dans lequel il a de nouveau reçu le quotidien de l’écologie.

« Fossoyeur de l’agriculture », selon Marianne, il ne cache pas sa vision des choses : il n’y a d’autre choix possible que l’industrialisation de l’agriculture (...)

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