8 juin 2015

Aux Mille vaches : « Ils m’ont traité comme un chien et ils maltraitent les vaches »


Les conditions de vie à la ferme-usine des Mille vaches ne sont pas idéales : animaux maltraités, salariés harassés. Reporterre publie un témoignage accablant. Et la réponse de Michel Ramery, qui relativise les faits rapportés. « Il m’a demandé : il ...
 
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12 décembre 2014

Laurent Pinatel : «La Ferme des mille vaches est une dérive qui va tout emporter» (video)



Laurent Pinatel : «La Ferme des mille vaches... par Mediapart

  

30 octobre 2014

Pendant que la justice cautionne l’élevage industriel, les citoyens font le procès de l’agrobusiness


Le procès des opposants au projet d’élevage industriel des « 1000 vaches » s’est tenu le 28 octobre à Amiens. Poursuivis pour dégradations, vols et recels aggravés, les neuf prévenus ont été condamnés à des amendes et des peines de prison avec sursis. A l’extérieur du palais de justice, un autre procès s’est tenu simultanément, celui de l’industrialisation de l’agriculture, jugé par un tribunal de citoyens. Deux visions du monde agricole et de l’alimentation de demain, résolument incompatibles, se sont affrontées dans et autour de l’enceinte judiciaire. Basta ! était sur place. Reportage.

A lire sur Basta! ...
 

22 octobre 2014

A Cahors le 28, soutien aux 9 militants de la Conf' (1 000 vaches)

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Le Lot en Action | par Christian Rossi | 15 octobre 2014

En France, 70 000 éleveurs laitier vivent difficilement de leur travail, avec 50 vaches en moyenne. Le prix du lait nécessaire à une juste rétribution est évalué à 350 euros/tonne, celui payé par les laiterie se rapproche plus des 300 euros/tonne, lequel après écrémage est revendu au consommateur, en entrée de gamme, 600 euros par la grande distribution.

Aujourd'hui le maintien d'éleveurs nombreux sur tout le territoire nécessite une revalorisation significative du prix du lait alors qu'il sera mis à mal par la suppression des quotas laitier.

Dans ce contexte, la mise en place d'une usine à lait de 1 000 vaches, qui pourra se permettre de commercialiser le lait à seulement 250 euros/tonne, car ce ne sera que le sous produit d'un méthaniseur géant fortement subventionné pour sa mise en place et son fonctionnement(2 millions et demi d'euros de subventions publiques par an), et qui ne sera qu'un prototype destiné à être multiplié sur l'ensemble du territoire, est la mort programmée des élevages à taille humaine.

Il ne faut également pas perdre de vue les conséquences environnementales, en effet, pour fonctionner correctement, ce méthaniseur doit être approvisionné quotidiennement en matière sèche et les effluents d'élevage étant insuffisants une collecte de déchets divers sera organisée dans un rayon de 120 km autour du site, de même de la culture de maïs est prévue dans le seul but de l'alimenter. On ne peut que se poser la question du bilan énergétique d'un tel projet.

Pour alerter les politiques, qui, influencés par le syndicat majoritaire soutiennent largement cette réalisation, ainsi que l'opinion publique sur les conséquences prévisibles en terme d'emploi, d'occupation du territoire et d'atteinte à l'environnement, la confédération paysanne, dont la position n'est pas entendue, a une nouvelle fois organisé sur le site une action symbolique.

Le 28 mai dernier, une cinquantaine de paysans venus de toute la France dont un membre de la confédération paysanne du Lot, se sont retrouvés, au petit matin après avoir informé la presse, sur le chantier pour démonter, sans violence ni saccage, quelques boulons de la salle de traite (qui est destinée à fonctionner 22h/24) afin de les remettre symboliquement aux ministres de l'agriculture et de l'environnement qui les ont tout aussi symboliquement refusés.

Alors que cette action médiatique s'est déroulée à visage découvert devant les caméras, cinq de nos camarades ont subis, comme de vulgaires délinquants, la répression policière et sont restés 48h en garde à vue; le porte parole national, Laurent Pinatel, a été arrêté avec violence par des policiers en civil qui l'ont plaqué au sol sur le quai de la gare alors qu'il revenait, après avoir rencontré Stéphane Le Foll, soutenir les gardés à vue à Abeville.

Cette réaction policière a entraîné de nombreuses manifestations de soutien, en particulier à Rodez, où la confédération paysanne a retenu en «garde à vue» pendant plusieurs heures le conseiller agricole de François Hollande pendant que ce dernier inaugurait le musé Soulage.

La presse, présente pour suivre le président, s'en est fait largement l’écho.

Le procès qui devait avoir lieu le 1er juillet a finalement été reporté au 28 octobre à Amiens et sera pour le syndicat l'occasion de dénoncer le projet de ferme usine et ses conséquences.

A cette occasion, la confédération paysanne du Lot organise une action ce même jour devant le palais de justice de Cahors sous la forme d'un pique-nique paysan à partir de 11h, nous vous y attendons nombreux !


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Lire aussi : 28 octobre: procès de l'industrialisation de l'agriculture
 

13 octobre 2014

28 octobre : Procès de l’industrialisation de l’agriculture



Par la Confédération paysanne

Venez en masse soutenir les prévenus des 1000 vaches !

 
Le 1er juillet, le procès des neuf militants de la Conf' poursuivis suite aux actions menées sur le site de l'usine des 1000 vaches a été reporté au 28 octobre. Ils devront alors comparaître pour dégradation en réunion, incitation à la dégradation en réunion, vol, recel, ou encore refus de prélèvement ADN.

Il y a clairement une volonté de criminaliser l'action syndicale, et de laisser Michel Ramery poursuivre son projet destructeur en toute impunité. Ce sont les lanceurs d'alerte qui sont poursuivis, pendant que l'agriculture s'industrialise aux dépends des paysans et des citoyens, avec la bénédiction de nos gouvernants.

Face à ce deux poids deux mesures, la Confédération paysanne choisit de convoquer officiellement les fossoyeurs de l'agriculture à leur procès. Il se tiendra en même temps que celui de nos militants, devant le tribunal d'Amiens.
Le 28 octobre, nous avons besoin de vous !
Bus, programme, menu… Toutes les infos pratiques ici....
 

21 juillet 2014

Les magistrats dénoncent la criminalisation du mouvement social


Par Reporterre | 21 juillet 2014

La répression policière et judiciaire contre les mouvements sociaux est de plus en plus forte. Le Syndicat de la magistrature prend position : « Recourir à la pénalisation de ces luttes, c’est enfermer dans l’illégalité toute pensée contestataire et stigmatiser un mouvement social fait de lanceurs d’alerte, qui usent de la liberté de contester l’ordre établi. »

Faucheurs d’OGM, militants anti-pub, étudiants anti-CPE, « Contis » d’hier, syndicalistes de Roanne, militants de la confédération paysanne en lutte contre la ferme-usine des 1000 vaches, paysans et militants de la ZAD en résistance contre l’aéroport de Notre Dame des Landes d’aujourd’hui : triste continuité que celle de la répression du mouvement social !

Qu’ont en commun ces hommes et femmes ? Ce sont tous des acteurs mobilisés au nom de l’intérêt général pour créer les conditions d’un débat public, des précurseurs dans le combat contre la destruction de l’environnement, la diffusion des OGM ou contre des choix politico-industriels dictés par la recherche illimitée du profit, au mépris des droits des travailleurs, paysans et habitants.

Arsenal sécuritaire et objectifs chiffrés

Et surtout, aujourd’hui comme hier, leurs actions collectives, faites de colère spontanée et inspirées par la détresse pour certains, de démonstrations aussi pacifiques que symboliques pour d’autres, leur valent un traitement pénal hors norme, soumis à des objectifs chiffrés que devront valider des condamnations sévères.

Tandis que les moyens manquent à la justice et à la police pour lutter contre la délinquance économique et financière, on déroule là une mobilisation policière sans précédent et, trop souvent, un traitement judiciaire en temps réel : garde-à-vue, fichage génétique, déferrement et comparution immédiate, cette justice expéditive génératrice d’emprisonnement.

L’arsenal sécuritaire, renforcé sous le précédent gouvernement et toujours en vigueur deux ans après l’alternance, s’est banalisé. Voilà que sont mobilisés pour contrer des luttes sociales : l’extension incontrôlée du fichage génétique qui, jadis réservé aux criminels « sexuels » concerne aujourd’hui la moindre dégradation, la pénalisation aveugle du refus de prélèvement ADN, le délit de participation à un attroupement armé, cette résurgence aggravée de la loi anti-casseurs, les procédures d’urgence désastreuses pour les droits de la défense mais si efficaces pour frapper par « exemplarité », sans recul…


Renoncer à donner une réponse politique

Autant d’outils sécuritaires que le gouvernement actuel, qui a déjà enterré le projet d’une loi d’amnistie sociale, est peu soucieux ou peu pressé d’abroger.

Recourir à la pénalisation – d’ailleurs trop souvent sélective - de ces luttes, c’est enfermer dans l’illégalité toute pensée contestataire et stigmatiser un mouvement social fait de lanceurs d’alerte, qui usent de la liberté de contester l’ordre établi. C’est renoncer à y donner une réponse politique.

Le Syndicat de la magistrature dénonce cette permanence de la pénalisation du mouvement social et la banalisation des outils sécuritaires qui en sont le moyen.
 

Source : Syndicat de la magistrature
Photo : Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, plaqué au sol par le service de sécurité du ministre de l’agriculture, le 28 mai, avant une interpellation plus brutale par la gendarmerie. (Crédit : Confédération paysanne)

Lire aussi : Contre les militants de Notre Dame des Landes, la justice devient folle
 

 

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