28 décembre 2018

Julian Assange seul face au silence médiatique


Il était une fois un informaticien lanceur d’alerte qui, avec une poignée de cyber-activistes, avait fondé un média d’information – Wikileaks – révélant au monde entier des crimes de guerre, des intrigues géopolitiques et des stratégies d’espionnages de grande ampleur..
 
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24 août 2013

Déclaration de Chelsea (Bradley) Manning



Wikileaks Actu | 23 août 2013

Bradley [Chelsea Manning]: "Nous avons oublié notre humanité"

[Bradley Manning a affirmé sa volonté de changer d'identité après son procès, et souhaite désormais se faire appeler Chelsea Manning]

Par Chelsea E. Manning, 21 août 2013

Mercredi, Chelsea (anciennement Bradley) Manning a été condamnée à 35 ans de prison. Suite à l’annonce de la sentence, la déclaration suivante de Manning a été lue lors d’une conférence de presse, par son avocat David Coombs. Jeudi, Chelsea Manning a publié un communiqué expliquant qu’elle voulait vivre comme une femme.

"Les décisions que j’ai faites en 2010 sont venues d’une préoccupation pour mon pays et pour le monde dans lequel nous vivons. Depuis les tragiques événements du 11/9, notre pays a été en guerre. Nous avons été en guerre avec un ennemi qui choisit de ne pas nous rencontrer sur aucun champ de bataille traditionnel, et de ce fait, nous avons dû changer nos méthodes de lutte contre les risques posés pour nous et notre mode de vie.

J’ai d’abord été d’accord avec ces méthodes et j’ai choisi de me porter volontaire pour aider à défendre mon pays. Ce n’est pas avant que j’aie été en Irak, et en lisant des rapports militaires secrets sur une base quotidienne, que j’ai commencé à remettre en question la moralité de ce que nous faisions. C’est à ce moment que j’ai réalisé que dans nos efforts pour répondre à ce risque posé à nous par l’ennemi, nous avons oublié notre humanité. Nous avons consciemment choisi de dévaloriser la vie humaine à la fois en Irak et en Afghanistan. Lorsque nous avons engagé la guerre contre ceux que nous percevions comme l’ennemi, nous avons parfois tué des civils innocents. Chaque fois que nous avons tué des civils innocents, au lieu d’accepter la responsabilité de notre conduite, nous avons choisi de nous cacher derrière le voile de la sécurité nationale et des renseignements classifiés afin d’éviter toute responsabilité publique.

Dans notre zèle pour tuer l’ennemi, nous avons débattu en interne la définition de la torture. Nous avons détenu des personnes à Guantánamo pendant des années sans procès. Nous avons inexplicablement fermé les yeux sur la torture et sur les exécutions commises par le gouvernement irakien. Et nous avons supporté d’innombrables autres actes au nom de notre guerre contre le terrorisme.

Le patriotisme est souvent le cri prôné, lorsque des actes moralement discutables sont préconisés par ceux qui sont au pouvoir. Lorsque ces cris de patriotisme noient toutes nos dissensions fondées sur la logique, il revient généralement à un soldat américain d’effectuer une mission mal conçue.

Notre nation a eu des moments sombres et semblables pour les vertus de la démocratie – la Piste des Larmes, la décision Dred Scott, le maccarthysme, les camps d’internement nippo-américains – pour en citer quelques-uns. Je suis convaincu que beaucoup de nos actions menées depuis le 11/9 seront un jour vues dans une lumière semblable.

Comme le regretté Howard Zinn l’a dit un jour: «Il n’est pas de drapeau assez grand pour couvrir la honte de tuer des innocents."

Je comprends que mes actes ont violé la loi, et je regrette que mes actions aient causé du mal à quiconque ou heurté les États-Unis. Mon intention n’a jamais été de blesser qui que ce soit. Je voulais seulement aider les gens. Quand j’ai choisi de divulguer des informations classifiées, je l’ai fait par amour pour mon pays et par sens du devoir envers les autres.

Si vous refusez ma demande de grâce, je servirai mon temps en sachant que parfois vous devez payer un lourd tribut pour vivre dans une société libre. Je serai heureux de payer ce prix, si cela signifie que nous pourrions avoir un pays qui est vraiment conçu dans la liberté et dédié à la proposition selon laquelle toutes les femmes et tous les hommes sont créés égaux."

Source: http://rabble.ca/news/2013/08/chelsea-manning-we-have-forgotten-our-humanity

 

26 septembre 2012

La lettre bouleversante d’un prisonnier de Guantanamo (Alternet)



Le Grand Soir | 26 septembre 2012 | par John KENEFEL


Adnan Latif (Credit : Wikipedia)
Adnan Latif a souffert entre les mains du gouvernement US à un point que la plupart des gens ne peuvent même pas imaginer.

Adnan Latif a été retrouvé mort dans sa cellule le 10 septembre 2012, un jour à peine avant le 11° anniversaire du 11/9. Il avait 32 ans.

Latif, citoyen yéménite, était détenu à Guantanamo Bay depuis plus de 10 ans, en dépit de la décision du tribunal qui avait ordonné en 2010 que l’administration Obama "prenne toutes les mesures diplomatiques nécessaires et appropriées pour faciliter la libération immédiate de Latif http://witnesstorture.org/survivors/adnan-farhan-abdul-latif...", en raison de l’absence de preuves qu’il ait commis un quelconque crime.

Il a souffert entre les mains du gouvernement US à un point que la plupart des gens ne peuvent même pas imaginer, et sa mort doit servir à rappeler que la honte nationale qu’est Guantanamo perdure et bénéficie actuellement du soutien des deux partis.

29 juillet 2012

Mort de la constitution des Etats-Unis


 ReOpen911 | 25 juillet, 2012 | Merci à Pascal  pour l'info !

N’ayons pas peur des mots nous non plus, osons ce que Paul Craig Roberts ose ici. Oui, ce texte écrit pour un 4 juillet est exceptionnel. Lorsque le pathos sert aussi bien le propos, lorsque les faits tous plus délirants les uns que les autres n’ont que le tort d’exister froidement et qu’ils concernent des millions de citoyens de par le monde, nous ne pouvons que demander des comptes à ceux qui nous gouvernent. 

Et la France n’est pas en reste. Alors que les ingérences coloniales se multiplient désormais sous couvert du droit "humanitaire", version politiquement correcte de la pseudo "guerre contre la terreur", les leçons de l’Indochine, de l’Algérie, du Kosovo, du Rwanda, de la Côte d’Ivoire, semblent lettre morte. Nos "forces d’opposition de gauche" les ont même oubliées, elles qui ne cherchent même plus à comprendre les enjeux à l’oeuvre, ou la servilité de leur propre comportement comme dans l’affaire récente René Balme-Front de Gauche. 

Car pendant ce temps-là, une autre France à l’agenda néoconservateur chargé avance, et s’auto-érige en chef d’escadrille des 40 000 sorties aériennes de protection des citoyens libyens au prix - a minima – de la vie de 30 000 d’entre eux selon Abdeljalil lui-même du CNT. Un carnage inscrit aux "pertes et profits" des "guerres pour la paix" dont les mobiles doivent être bien éloignés des déclarations médiatiques, puisque leurs effets sont opposés aux principes qui sont censés les guider. Où sont passées les visées soi-disant progressistes et démocrates de nos élites va-t-en-guerre ? Et d’ailleurs, pourquoi se désintéressent-elles des populations rescapées, de Haïti à Tripoli, de Bamako à Damas, de Bagdad à Kaboul ? Ce chaos généralisé dépeint par la canadienne Naomi Klein ou le belge Michel Collon (les Français sont exilés ou interdits de télé) confirme les prédictions des journalistes les moins aimés du système médiatico-financier dominant. Paul Craig Roberts, titulaire de la Légion d’honneur remise par Edouard Balladur, un homme aux comptes de campagne et à l’entourage politique mis en cause dans l’affaire Karachi, en fait-il désormais partie lui aussi ?

(lire la suite...)

1 juillet 2012

Carter accuse Obama d'être un assassin

Le Grand Soir | 30 juin 2012 | par Bill VAN AUKEN


Un ex-président américain accuse Obama d’être un assassin


La rubrique écrite par Jimmy Carter, le 39ème président des Etats-Unis, et publiée lundi dans le New York Times, constitue une condamnation exceptionnelle du gouvernement Obama, de sa pratique de l’assassinat, de ses violations criminelles du droit international et de la constitution américaine.

Dans sa rubrique intitulée « Un bilan cruel et inhabituel » Carter écrit : « Les révélations selon lesquelles des responsables de haut niveau ciblent des gens pour être assassinés à l’étranger, dont des citoyens américains, ne sont que la plus récente et inquiétante preuve de l’ampleur donnée à la violation des droits de l’Homme par notre pays. » (lire la suite...)

 

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