2 mars 2019

Cybersécurité : nous attaquons la surveillance de masse - La Quadrature du Net


Nous venons de saisir le Conseil d’État contre la loi de programmation militaire (LPM) 2019 au côté d’un fournisseur d’accès associatif, Franciliens.net, et de la Fédération des fournisseurs d’accès associatifs (FFDN) . Pour la première fois, le droit français a autorisé le gouvernement à analyser de façon automatisée le contenu de nos communications. Voilà comment nous nous y opposons.

Lire la suite sur La Quadrature du Net..

7 juin 2017

De Wikileaks à la France insoumise : rencontre avec Juan Branco, candidat tech aux législatives


Juan Branco, qui s'est fait connaître pour sa défense de Wikileaks, est candidat France insoumise aux législatives dans la 12e circonscription de Seine-Saint-Denis. Nous l'avons rencontré pour parler des origines de son engagement politique, de sa manière de mener campagne et d'aborder les enjeux numériques sur le terrain ou encore de son rapport avec l'organisation de Julian Assange.

À 27 ans, Juan Branco a déjà mené de nombreux combats : contre Hadopi, pour Julian Assange et Wikileaks… Aujourd’hui, il porte les couleurs de la France insoumise aux législatives, en tant que candidat dans la 12e circonscription de Seine-Saint-Denis.

Il revient, pour Numerama, sur l’origine de son engagement auprès de Jean-Luc Mélenchon, sa manière originale de mener campagne en tant que quasi-novice de la politique, les enjeux actuels du numérique, ses désaccords majeurs avec Emmanuel Macron, le paradoxe Uber pour l’emploi, son futur avec Wikileaks ou encore les défis qui l’attendent en cas d’élection à l’Assemblée nationale...

Lire sur Numerama
  

21 octobre 2016

Le Conseil constitutionnel supprime la faille béante de la loi Renseignement


Le Conseil constitutionnel a censuré l'article L811-5 du code de la sécurité intérieure qui excluait toutes les ondes hertziennes (Wi-Fi, téléphonie mobile…) des mécanismes de protection de la vie privée et du droit au secret des correspondances. Les services ne pourront plus collecter, enregistrer et écouter les communications sans aucune restriction ni contrôle. (...)

Suite sur Numerama

18 mars 2016

Loi travail, une société au bout du rouleau

 

Le monde ou rien

 Cours annulés, manifs sauvages, tags, casse, lacrymos, gouvernement en stress, fac en grève. Quelque chose est en train de naître. « Nous » sommes en train de naître. Nommer ce qui est en train de naître du nom de ce qui l’a précédé, c’est tenter de le tuer. Ramener ce que nous avons vécu dans la rue mercredi dernier, ce qui bouillonne depuis des semaines, ramener la rage qui gronde partout à l’ « ombre du CPE » et tous les laïus que nous avons entendus la semaine dernière, est une opération, une opération de neutralisation. Quel rapport y a-t-il entre le discours syndical et les potes lycéens qui taguaient mercredi dernier « le monde ou rien » avant de s’attaquer méthodiquement à des banques ? Aucun. Ou juste une misérable tentative de récupération menée par des zombies. Jamais les organisations syndicales, jamais les politiques n’ont été si visiblement à la traîne d’un mouvement.
Lire sur lundiMatin...

1 février 2016

Urvoas, le ministre de la surveillance des militant-es et de l’atteinte à la vie privée


Publié par jeromemartin sur VendeurSEs de haine | 27 janvier 2016

Jean-Jacque Urvoas est l’artisan principal de la loi renseignement votée au printemps 2015 contre l’avis de toutes la société civile et d’expert-es de l’anti-terrorisme. Déni de démocratie, refus de reconnaître l’expertise des associations de défense des droits, mauvaise foi accablante, mépris pour la justice judiciaire, atteinte au secret médical, l’homme s’est notamment illustré en promouvant la surveillance des syndicats et des associations protestataires. Hollande et le gouvernement Valls s’enferment chaque jour dans un une logique autoritaire et anti-démocratique.

Urvoas défendait notamment des finalités de la loi volontairement floues, par exemple les atteintes aux intérêts économiques, industriels ou scientifiques de la France. Act Up, Médecins du Monde, Aides pourraient ainsi être mises sous écoute pour contester la politique française à l’égard de l’industrie pharmaceutique, une politique de recherche, etc. Des syndicats à la ligue des droits de l’homme en passant par Greenpeace, la surveillance, certainement déjà pratiquée, est devenu légale. Il s’agit d’une atteinte à un droit fondamental, et Urvoas en est le premier responsable.

Le 13 avril 2015, en lecture à l’Assemblée nationale du projet de loi Renseignement, Urvoas était interrogé sur les risques que la loi faisait courir aux libertés fondamentales et au travail des syndicats et des associations quand elles remettaient en cause le pouvoir. Il assuma cette position, indiquant que cela se faisait déjà (donc, de façon illégale). Il confirmait ainsi que la lutte contre le terrorisme n’était qu’un alibi, et que la loi visait à protéger l’État du travail des groupes qui pouvait en dénoncer les dérives.

Urvoas s’est aussi opposé à la protection du secret médical. Quand les députés évoquaient les professions à protéger d’écoutes systématiques, il s’est opposé à y inclure les médecins : « Autant je comprends, du point de vue du fonctionnement de la démocratie et de la vie publique, la nécessité de protéger des professions comme celles de journaliste ou d’avocat, autant il me semble que celle de médecin n’entre pas exactement dans le même champ. ». Le député a simplement oublier qu’il s’agissait de protéger avant tout le/la patient-e : mais Urvoas s’en fout, comme il se fout de chacune de nos libertés. Voici ce qui nous sert de ministre de la « justice ».

En nommant le modèle par anticipation d’Orwell pour ministre de la justice, Valls récompense un soutien sans faille des récentes mesures dictatoriales et enfonce le clou d’une fuite en avant anti-démocratique, coupée des citoyen-nes et d’un pouvoir définitivement illégitime qui ne cesse de passer en force des lois iniques.

Image : Par Ericwaltr (Travail personnel) [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons
Source : http://vendeursesdehaine.yagg.com/2016/01/27/urvoas-le-ministre-de-la-surveillance-des-militant-es-et-de-latteinte-a-la-vie-privee/ 

15 décembre 2015

Loi Renseignement : la liste impressionnante des services autorisés à surveiller


Un important décret de 17 pages a été publié ce week-end au Journal officiel. Il met en application la loi sur le renseignement en ouvrant les capacités de surveillance administrative à une impressionnante liste de personnes. Tour d’horizon.

La loi du 24 juillet 2015 pose un principe simple : seuls les services spécialisés du renseignement peuvent utiliser les outils de surveillance (mouchards informatiques, balises, boites noires, sondes, micro, caméra, etc.). Quels sont ces services ? Cette définition a été renvoyée à un décret, donc un texte du gouvernement, déjà publié fin septembre.

Il s’agit de :
- La direction générale de la sécurité extérieure,
- La direction de la protection et de la sécurité de la défense,
- La direction du renseignement militaire,
- La direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières
- Le service « traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins »

Des services autres que les services spécialisés définis par décret

Seulement, ce principe n’est pas figé. La loi a également prévu qu’un autre décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de technique de renseignement, « désigne les services, autres que les services spécialisés de renseignement, relevant des ministres de la Défense et de l'Intérieur ainsi que des ministres chargés de l'économie, du budget ou des douanes, qui peuvent être autorisés à recourir aux techniques ». En clair, la loi a prévu que d'autres services que ceux précités pourront également s'immiscer dans la vie privée, notamment numérique, des personnes physiques et morales. (...)

Suite sur NextImpact...

12 décembre 2015

Déjà sur vos écrans : France 2015, pays des lumières

 

blogger templates