29 mai 2015

Traité Constitutionnel Européen, c'est toujours NON


Le 29 mai 2005, à la question : « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l’Europe ? », le non recueille 54.88 % des suffrages exprimés parmi 69.34 % des inscrits.

En 2007, les gouvernements européens, réunis en conférence intergouvernementale, rédigent le Traité de Lisbonne qui, de l’aveu même de Valéry Giscard d’Estaing, rédacteur du traité de constitution européenne (TCE), n’aura été construit qu’à partir du seul TCE.

Le 4 février 2008, le Parlement réuni en Congrès au château de Versailles vote une révision de la Constitution française afin de ratifier le Traité de Lisbonne par voie parlementaire le 8 février.

Mai 2015 : 10 ans après, l’Union Européenne s’est bel et bien construite mais bien loin des promesses qu’elle martelait en 2005.

« Le peuple européen » « L’Europe c’est plus de croissance et d’emploi » ou encore « l’Europe c’est la paix ».

Autant de slogans qui par un simple regard dans la presse aujourd’hui sont balayés d’un clignement des paupières.

10 ans après, L’Union Européenne applique ce traité constitutionnel dit, traité de Lisbonne. La commission européenne dans laquelle siège des personnalités non élues, fait appliquer des directives dans tous les Etats membres sans aucune consultation des parlements nationaux ou même des peuples. (...)

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19 avril 2015

Comment je me suis radicalisé sur #Internet


Par JCFrogBlog4, le 19 avril 2015

Je suis un gentil garçon, très poli.

Issu des classes moyennes, j’ai vécu dans le confort économique entouré de parents aimants. De bonnes études qui me firent ingénieur et me promettaient une vie sans risque. Viscéralement rebelle, je n’ai jamais supporté l’adhésion au moindre groupe, mais je votais PS croyant que c’était un parti de gauche, un truc humaniste malgré tout. Je fus longtemps un ouiouiste convaincu que n’importe quelle Europe vaudrait toujours mieux que la désunion, parce que passionné et obnubilé par le cataclysme de la 2eme guerre mondiale il me semblait que nous avions touché le fond, que mieux informés nous ferions toujours mieux, que nous étions sauvés des moustachus tyranniques, que nous étions sevrés.

Puis vint le referendum, 2005, le choc. Les français rejettent clairement l’Europe, les cons. J’étais colère. Mais qu’est ce qu’ils ont dans la tête ces râleurs professionnels, jamais contents, inconscients des enjeux de l’Histoire, incapables de se soumettre au consensus nécessaire? Bref, ils n’avaient pas voté comme moi.

Moins de trois ans plus tard, l’Assemblée nationale et le Sénat adoptent largement le traité européen de Lisbonne.

Là il se passe quelque chose.

Je devrais être content, je ne le suis pas. J’essaye de m’auto convaincre des arguments pourris comme quoi les français ont élus un type qui avait dit qu’il passerait cette constitution, mais non, ça ne passe pas, je me rends bien compte qu’on s’assoit sur la Démocratie dont on cite si souvent le nom dans tous les discours, au point que ça en devient louche.

Alors je relis sous un angle un peu plus ouvert mes internets. Sur tous les plans. Démocratie réelle, libertés individuelles, vie privée, transparence, anonymat, nombreux sont ceux que je lisais avec beaucoup d’intérêt, que je trouvais passionnants, pertinents, mais souvent un peu trop « paranos ».
Internet va alors me bousiller. A force de lire, de partager, de me documenter, de m’ouvrir réellement, d’accepter mes erreurs, je change: j’ai envie d’approfondir. Je me rééduque. Pas que j’ai été aussi naïf que je le laisse paraître au début de cet article, mais je découvre l’ampleur de la trahison. Je vogue dans des sphères d’hommes et de femmes qui réfléchissent, qui construisent des alternatives, qui me convainquent, que je convaincs aussi parfois, et surtout des gens qui n’ont rien à vendre, personne à séduire, aucun pouvoir à conquérir. Un monde horizontal.

Le constat de l’urgence s’y étale loin des coupables média de masse, que ce soit la crise écologique, la corruption de nos institutions, l’incompétence des décideurs, la résistance au changement, l’arrogance crasse d’un système qui n’a pour seule réponse à nos objections diverses que des accusations minables parce que systématiques de populisme, de conspirationnisme, regroupant dans un seul sac toutes les contradictions, quelles que soient leurs intentions ou leur sérieux.

Plus le temps passe, moins j’arrive à jouer le jeu d’avant la connexion. Je deviens à moitié fou. Je n’arrive plus à supporter l’idée que la connaissance et la culture puissent être objet de commerce, que nous soyons politiquement représentés comme des enfants, que je n’aie comme seul intérêt personnel que de trouver un job nuisible au commun. Je suis plus que jamais utopiste, intolérant au « réalisme » qui nous jette dans le mur.

Je suis toujours aussi gentil. Toujours aussi pacifique et humaniste, mais plus radical que jamais.

La faute à Internet.

source :  http://jcfrog.com/blog/comment-je-me-suis-radicalise-sur-internet/
 

6 février 2015

Rama Yade à propos des coulisses du pouvoir et de la démocratie (vidéo)





  

15 mai 2012

Battre les salauds pendant qu’ils sont chauds (*)

Le Grand Soir | par Billy BOXON | 9 mai 2012

 
Français, aimez-vous que l’on vous crache à la figure ? Moi pas, et que vous soyez de droite ou de gauche, vous non plus je suppose. Et pourtant.

En mai 2005, à la question « approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l’Europe ? », 54,68 % d’entre vous ont répondu « non ». Trois ans plus tard, le 8 février 2008, les députés et sénateurs français se sont réunis en congrès pour adopter et ratifier le Traité de Lisbonne, à savoir une version légèrement édulcorée du texte que le peuple souverain avait rejeté.

Pour un crachat, ce fut un beau crachat.

Les partisans du « oui » au référendum qui ont poussé un soupir de soulagement après la ratification du traité par le Congrès ont eu tort car lorsque les « représentants élus du peuple français » (de droite comme de gauche) ont craché, ils ont craché en direction du peuple tout entier, sur la démocratie, sur vous, sur moi, sur nous tous, de droite comme de gauche, partisans ou adversaires du traité.

Il n’y a probablement jamais eu de démonstration aussi claire, nette et précise de leur mépris. Sur ma joue, ça dégouline encore et sur la vôtre aussi, droite ou gauche, même si vous ne sentez plus rien ou si vous vous y êtes habitués.

Nous le savons : la meilleure manière d’encourager des crapuleries est de leur accorder l’impunité. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire. Ca tombe bien, ils vont bientôt revenir, tous frais tous chauds, pour quémander des voix. Et la meilleure chose à faire, c’est de les leur refuser. Vous n’êtes même pas obligés de changer de vote, l’important ici est de faire tomber les sortants (de gauche comme de droite) qui ont sali l’idée même de la démocratie représentative.

Français, allez-vous oublier et voter pour quelqu’un qui vous a craché à la figure ?

Pour les reconnaître, c’est simple : il suffit de consulter la liste des élu(e)s qui ont adopté le traité en 2008 et vous aurez la liste des vauriens (de gauche comme de droite). Si un de ces noms figure parmi les candidats de votre circonscription, évitez le soigneusement.

Je ne sais pas à quoi ressemblera la prochaine Assemblée Nationale, mais ne plus voir ces noms-là sera déjà un très grand progrès et une belle leçon qu’on leur infligerait et aussi un joli avertissement à leurs remplaçants. Et puis, qu’est-ce que vous voulez, j’aime bien aussi voir de temps en temps de nouvelles têtes.

Et aussi parce que quand on me crache à la figure, je retourne une claque.

Pas vous ?

BB


(*) titre inspiré d’une chanson du chanteur/compositeur/interprète Sarcloret, dit Sarclo. J’espère qu’il ne m’en voudra pas

 

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