10 janvier 2018

Le gouvernement et le MEDEF veulent baisser massivement les retraites !


Suppression des régimes spéciaux, alignement par le bas des régimes de retraites du privé et du public, retraite par points : dans le viseur du gouvernement Macron et du MEDEF, la baisse massive des retraites.
Dans son programme, le candidat Macron a repris la revendication du MEDEF – un système également promu par l’Union Européenne – de passer à une retraite par points pour faire voler en éclat le système de retraite par répartition...

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11 septembre 2017

Ils veulent notre peau... Ripostons ! Toutes et tous en grève le 12 septembre et après


Par IIATA, 10 septembre 2017

Le gouvernement veut passer le monde du travail et la majorité de la population à l’huile bouillante pour tenter d’annihiler toute velléité de résistance ! Le projet de loi d’habilitation fixe le cadre pour remettre en cause les droits des salarié-e-s, c’est sans précédent ! Ce projet, s’il entre en vigueur signifie l’insécurité sociale et encore plus de précarité pour tous-tes : salarié-e-s, fonctionnaires, chômeurs-euses, jeunes, étudiant-e-s et retraité-e-s dans tous les aspects de la vie quotidienne : travail, logement, santé, éducation...

Services Publics

Au programme : 120 000 suppressions de postes à l’hôpital et dans la territoriale, à nouveau un gel des salaires et des carrières, augmentation de la CSG, non remplacement d’un fonctionnaire sur 3 qui part à la retraite, disparition de missions de service public, augmentation des tarifs des services publics pour les usagers-ères, remise en cause de la représentation syndicale des fonctionnaires en affaiblissant le CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) notamment.

Logement

Le programme du gouvernement ? Dormir et vivre dans des conditions insalubres ou dans la rue !
Baisse des APL avec sa réduction de cinq euros par mois et par allocataire ! Alors que le loyer est le premier poste de dépense !
Baisse des autres aides au logement comme les ALS (aide au logement à caractère social) et l’ALF (aide au logement à caractère familial) ! Un manque criant de logements sociaux et de plus en plus de sans-logis ou mal-logé-e-s, c’est 15 220 expulsions qui ont été recensées en 2016.
Une solution simple serait de baisser immédiatement les loyers et généraliser leur encadrement. Ou bien taxer les profits immobiliers qui étaient de 36 milliards d’euros en 2015 ! Mais pour cela il ne faudrait pas être le représentant politique du patronat !

Code du travail

Assouplissement des règles de licenciement qui permettront aux employeurs de virer des salarié-e-s sans difficultés et au moindre coût.
Contrat de travail : extension du contrat de mission, donc des salarié-e-s jetables en fin de mission. De fait le CDI n’existe plus puisque le patron peut licencier à loisir sans que cela lui coûte grand-chose, étant donné que les indemnités seront plafonnées, à la baisse bien sûr !
Suppression du bornage horaire du travail de nuit au mépris de la santé des travailleurs-euses.
Organisation des rythmes de travail, salaires, période d’essai, durée journalière pourront être imposés au niveau de l’entreprise. En cas de désaccord, le-la salarié-e ne peut s’opposer à l’accord conclu au niveau de l’entreprise. Le patron trouvera dans de nombreux cas quelqu’un pour signer n’importe quoi des deux mains. Si le-la salarié-e refuse ne serait-ce qu’un point de l’accord, il-elle est licencié-e sans compensation.
Pénibilité : le patronat demande à pouvoir exploiter les salarié-e-s au prix de leur santé sans avoir à rendre de compte ni à devoir investir dans la prévention des risques au travail.
La fusion des instances va fragiliser l’action du CHSCT qui jusqu’alors était la seule instance contraignante

Retraites

Augmentation de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) pour tous-tes qui impactera les retraites. Même le minimum vieillesse est concerné ! Parce que Macron veut en demander toujours plus aux plus pauvres, les retraité-e-s ne seront pas épargnés.
Pire encore, sa réforme des retraites ! Des cotisations inégales. Et lorsque vous voulez partir en retraite, vos cotisations seront divisées par votre espérance de vie. Espérance vie qui augmente !
Sans déguisement, c’est une augmentation de l’âge de départ à la retraite. 62 ans en serait le minimum. Perte du compte pénibilité. Un avenir peu enviable pour tous-tes.

Enseignement supérieur

Une fac pour les élites et sélective, voilà ce que veut ce gouvernement ! C’est 331 millions d’euros en moins dans le budget de l’enseignement supérieur. En détruisant petit à petit l’ouverture à l’université, les gouvernements successifs, avec Macron pour achever tout ça, on se retrouve avec des facultés d’élites d’un côté et des facultés poubelles de l’autre : un vrai système universitaire à l’américaine pour les riches !
À la rentrée 2017, c’est 87 000 lycéen-nes qui se retrouvent sans affectation pour leur fac, de nombreuses formations faisant l’objet de tirage au sort via l’application en ligne Admission Post-Bac. De même pour les étudiant-e-es en master 1, la sélection est appliquée et les capacités d’accueil ont été fortement réduites, et ce volontairement !

Santé

22 000 suppressions de postes dans les hôpitaux alors qu’ils sont déjà sur-chargés et que les personnels ont déjà du mal à soigner dans de bonnes conditions l’ensemble des patient-e-s !
Privatisation de tout ou partie d’hôpitaux aujourd’hui publics. Oui, des cliniques privées dans des hôpitaux publics. Fermeture de service et suppression de postes. Les fonctionnaires sont aussi infirmières, aides-soignantes, kinésithérapeutes...
Dans le privé, l’exemple de la maison de retraite « Les opalines » est loin d’être un cas isolé concernant les conditions inacceptables d’accueil des retraité-e-s ! Les soignant-es et leurs patient-e-s n’ont pas fini de se battre pour leur dignité.
Ces mesures, contrairement à ce qui est annoncé, ne vont pas favoriser l’emploi mais étendre la précarité à l’ensemble du monde du travail et de la majorité de la population dans tous les aspects de la vie quotidienne ! Ils nous promettent un appauvrissement général et une vie d’esclave au profit d’une minorité qui accapare déjà la plupart des richesses. Cette minorité que le gouvernement gave encore en diminuant l’impôt sur les sociétés et en supprimant l’impôt sur les grandes fortunes !
Trop c’est trop !!! Nous qui produisons tout, nous sommes des millions et c’est cela qui fera la différence. Notre arme la plus efficace pour répondre à la guerre macronienne et faire battre en retraite ce gouvernement, c’est la mobilisation par la grève massive et déterminée !

Toutes et tous en grève le 12 septembre et après, toutes et tous dans la rue !
Cette date doit être le point de départ d’une lutte d’ampleur !


Sources:
 article : https://iaata.info/Ils-veulent-notre-peau-Ripostons-Toutes-et-tous-en-greve-le-12-septembre-et-2183.html

gif animé : https://melenshack.fr/P4GqzQiW
 

5 mai 2017

Macron, piège à cons


Le Grand Soir, 4 mai 2017
Résistance

On ne peut pas voter pour Marine Le Pen pour des raisons évidentes, qu’il n’est pas utile de développer ici. Mais ceux qui pensent voter Macron avec la bonne conscience de s’opposer à un quelconque « fascisme » se trompent lourdement !

Ce ne sont pas les rêveries pseudo révolutionnaires qui font le fascisme, c’est la volonté de l’oligarchie financière de commander sans partage. Le représentant, aujourd’hui, sous nos yeux, de cette oligarchie financière s’appelle Emmanuel Macron.

Comment peut-on s’apercevoir qu’il est l’homme de l’oligarchie ? Simplement en ouvrant les yeux sur ceux qui le soutiennent. La presse, qui est gérée par l’oligarchie, et ses principaux éditorialistes, n’ont que des mots d’amour à son égard tout en listant soigneusement ses ralliements. Pis, ils s’offusquent de ce que certains, tels Jean-Luc Mélenchon, osent ne pas se soumettre.

Macron se voit entouré de tout ce que la politique anti populaire, depuis cinquante ans, a pu créer comme dirigeants réactionnaires, c’est-à-dire toute la droite, toute la gauche, tout le centre ! On peut ajouter des « antifascistes » bien connu comme Gattaz, président du Medef ou Laurence Parisot, qui en est l’ancienne présidente. Bonjour le progrès social !

Vous avez sans doute remarqué que notre petit banquier gère les ralliements sur le mode psychorigide : il n’envisage aucune négociation programmatique. Mieux, il nous a expliqué qu’il gouvernerait par ordonnances. Tous ceux qui s’apprêtent à voter pour lui en se réservant pour les élections législatives peuvent déjà commencer à pleurer.

Macron représente non seulement l’oligarchie en France mais aussi l’oligarchie mondialisée : il a été faire allégeance à Berlin, à New-York, à Tel-Aviv, à l’Otan. Il a aussi déclaré qu’il interviendrait en Syrie, même sans mandat de l’ONU, tout en affirmant son hostilité à la Russie.

Évidemment, il s’enthousiasme pour l’Union Européenne, qui est précisément le syndicat de l’oligarchie, et il soutient la mondialisation, les deux mâchoires à broyer les intérêts populaires.

Les élections, organisées par la bourgeoisie, avaient pour but de nous demander de choisir un Président, mais sans nous permettre de choisir sa politique : on l’a clairement vu lorsque, pour se débarrasser de Sarkozy, François Hollande fut élu. On a vite compris qu’il a fait pire. Cette élection est une nouveauté, parce que le candidat explique clairement sa politique : « je vous écraserai... » La moindre des choses est de répondre : « sans moi ! »

DR 
Sources
http://www.resistance-politique.fr/archives/3050

 

3 janvier 2017

Le compte personnel d’activité: l'urgence du débat citoyen


Le 1er janvier, le C.P.A (compte personnel d'activité) rentre en vigueur, conformément à la loi El Khomri. Ce nouveau méga compte, aux contours encore très flous, pose problème en termes de diffusion et de protection des données personnelles, et remet également en cause tout notre modèle de protection sociale. Si la discussion parlementaire s'est achevée par un 49.3, ne nous privons pas du débat citoyen.

Jusqu’alors obscur, le Compte Personnel d’Activité (C.P.A), qui doit voir le jour en janvier prochain, s’étoffe peu à peu sous la houlette du Ministère du Travail, des syndicats de salariés et d’employeurs, des représentants des professions libérales, de l’Etat et des régions. Méga plateforme informatique, le C.P.A permettra un traitement automatisé des données personnelles, centralisé par la Caisse des dépôts et consignations, de l’ensemble de la population active et inactive (apprentis, salariés du privé et du public, chômeurs, non salariés, retraités). Chaque citoyen âgé de 16 ans et jusqu’à sa mort devra s’ouvrir un Compte Personnel d’Activité, s’il veut pouvoir prétendre à ses droits sociaux. (...)

 

20 septembre 2016

Un chef d'entreprise et militant socialiste dézingue la loi travail et l'exécutif (vidéo Mediapart)



Extraits du "live" de Mediapart du 10 mars 2016

14 juin 2016

Temps de travail, salaires, licenciements, dumping social, santé : tout ce que la loi va changer pour les salariés


Le projet de loi travail a été largement amendé, entend-on, et ne changerait presque rien au quotidien des salariés. Vrai ou faux ? Si certaines dispositions ont été retirées, la loi remet toujours en cause les 35 heures, risque de généraliser les baisses de salaires, facilite les licenciements, complique les recours des salariés qui les jugeraient abusifs, tout en instaurant de fait un dumping social malsain entre entreprises d’un même secteur. Alors que le texte passe devant le Sénat, où la majorité de droite le durcit, Basta ! fait le point.
 
 

21 février 2016

Le dessin du jour : Boucherie Gattaz


http://www.fakirpresse.info/
 

16 février 2015

Découvrez la différence entre une diplomatie de gauche et une diplomatie de droite


Comme ils sont mignons. Tous ces hommes, toutes ces femmes politiques à se plaindre de la montée du Front National, à chercher comment le combattre. A se précipiter devant les micros et caméras pour faire la leçon au bon peuple qui se laisse séduire par les sirènes de l’extrême-droite rance. Et pourtant… Ils ne ménagent pas leurs efforts pour pousser tout un pan de la population dans les bras de la bête immonde.

Le changement c’est maintenant, disait François Hollande. On a vu. La finance sans visage, son ennemie, qui est devenue son amie au moment où il a été élu. On a vu… Les milliards de cadeaux offerts au Medef, sur un plateau. Avec un résultat sans égal. Les patrons n’ont pas respecté leur part de l’accord. On a vu… La Loi Macron qui va finir de dépecer les restes du code du Travail et qui voulait même, grâce aux bonnes idées de Jean-Jacques Urvoas, offrir aux entreprises un moyen de mettre fin au journalisme d’investigation. On a vu… Les petits arrangements du pouvoir qui ont perduré, les planques aménagées avec salaire confortable pour les amis, afin de patienter jusqu’à la prochaine élection. On a vu… L’impunité qui se poursuit. Jack Lang et sa femme qui déjeunent quasiment aux frais de la princesse avec leurs 1000 amis dans le restaurant sur le toit de l’Institut du Monde Arabe que l’ancien ministre de la culture dirige. On a vu… Claudie Haigneré, ancienne astronaute, recasée par la droite et maintenue par la gauche à la tête d’un établissement public regroupant la Cité des sciences et de l’industrie de la Villette et le Palais de la découverte. Avec un salaire et un budget de fonctionnement que lui envieraient tous les patrons d’établissements publics. (Voir pour ces deux dernières affaires le Canard Enchaîne du mercredi 11 février 2015). On a vu. Le changement, ce n’est ni hier, ni maintenant, ni demain.

Dans le domaine de la diplomatie, c’était déjà marquant durant les 100 premiers jours de la présidence Hollande. Le nouveau président avait en effet reçu le roi du Maroc (...)

Suite sur Reflets.info ...
 

26 janvier 2015

Réformes structurelles : le retour du 19e siècle


Le patronat, dans tous les pays qui ont connu des luttes et des conquêtes sociales, et avec lui, bien entendu, la droite, mais aussi la social-démocratie, tous invoquent en toutes circonstances la nécessité de « réformes structurelles». Et, avec eux, la plupart des journalistes qui ne sont pas au service du devoir d’informer mais qui sont devenus les acteurs quotidiens de la mise en condition des peuples, les chiens de garde d’un système qui accroît les inégalités, génère de la pauvreté.

Ce qui se cache derrière cette formule, c’est tout simplement la volonté de détruire les acquis démocratiques et sociaux qui furent le résultat de dizaines d’années de luttes quand ceux qui se réclamaient du socialisme se battaient pour cet idéal. (...)

 

21 janvier 2015

La loi Macron, ou comment revenir au contrat de travail du XIXe siècle


Ignorant délibérément qu’il ne peut y avoir de "liberté", de "consentement" ou de "volontariat" du salarié face à un employeur en position de force, la loi Macron met en œuvre le rêve du Medef, dans lequel le contrat remplace le droit du travail.
 
A lire sur regards ...
 

27 juillet 2014

"Jaurès, reviens! Ils ont changé de camp!"



À l’occasion du centenaire de l’assassinat, jeudi 31, de la figure socialiste, le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, fustige François Hollande et Manuel Valls.
 
Jean-Luc Mélenchon 
Jaurès! Ils n'ont plus que ce nom à la bouche! Sarkozy avant-hier, Le Pen hier, Hollande et Valls aujourd'hui! D'où leur vient cette audace? Pour reprendre les mots du tribun, s'ils se battent autant pour les cendres, c'est pour mieux étouffer la braise.

Manuel Valls voulait l'enrôler pour ses sordides cadeaux au Medef. Jaurès aurait "sans doute" voté le pacte de responsabilité, a-t-il osé! Faire parler les morts pour endormir les vivants. L'arnaque! Jaurès aurait plutôt affronté Valls comme il avait affronté son modèle, Georges Clemenceau, quand il fallait soutenir les travailleurs face à la répression. (...)

22 mars 2014

Convention UNEDIC 2014 : une nouvelle attaque contre les droits des chômeurs !


Mouvement National des Chômeurs et Précaires
Communiqué de presse
Samedi 22 mars 2014


Vendredi 21 mars, dans la nuit, une majorité de partenaires sociaux sont finalement parvenus à un accord sur l’assurance-chômage, qui signifie pour l’ensemble des chômeurs un recul de leurs droits, contrairement aux promesses de certains syndicats et du gouvernement. Le Mouvement National des Chômeurs et Précaires demande au gouvernement de refuser son agrément à ce nouveau recul des droits des chômeurs, obtenu une nouvelle fois sans les consulter.


Obsédés par le déficit de l’UNEDIC, dû largement au chômage de masse et aux baisses de cotisations accordées depuis des années aux entreprises, certains partenaires sociaux ont signé l’accord, se félicitant d’une économie de 400 millions d’euros : trop peu pour résorber le déficit de l’UNEDIC, mais satisfaisant pour le patronat qui n’a concédé aucune nouvelle contribution. En brandissant la menace de supprimer le régime spécifique des intermittents, toujours menacé, le MEDEF n’a que mieux détourné l’attention médiatique pour s’en prendre au régime général, et faire porter le poids du déficit de l’Unedic sur les plus fragiles, seniors, licenciés, chômeurs indemnisés et travailleurs précaires.

Les nouvelles règles d’assurance chômage sont inacceptables et les reculs ne sauraient être occultés par la mise en place des droits rechargeables et la simplification des règles de cumul chômage/activité réduite.
Tous les chômeurs verront leur plafond d’indemnisation baisser de 57,4% à 57% du brut, coup de rabot inacceptable !
L’augmentation du délai de carence pour l’obtention des droits à l’assurance-chômage, à 180 jours (actuellement 75 jours) représente une atteinte inadmissible aux salariés qui luttent pour leurs droits aux Prud’hommes.
Les intérimaires vont devoir réintégrer en partie le régime général et sont privés de leurs maigres contreparties à l’extrême flexibilité de leur travail et l’irrégularité de leurs revenus.
Les seniors les plus éloignés de l’emploi devront attendre 62 ans pour obtenir le maintient de leurs allocations jusqu’à leur départ en retraite. Ceux de plus de 65 ans, exonérés jusqu’alors de leurs cotisations, vont devoir contribuer au financement de l’Unedic.
Les intermittents conserveront leur régime, mais avec un plafonnement de leur allocation mensuelle. Jusqu’à quand les annexes 8 et 10 seront préservées des attaques du Medef ? Une nouvelle remise à plat est prévue pour fin 2014!

Les chômeurs, précaires et intermittents continueront à se mobiliser pour empêcher l’entrée en vigueur de cette nouvelle convention, prévue en juillet. Des actions coup de poing sont prévues dès la semaine prochaine.
 
Contact presse : Virginie Gorson-Tanguy 06 79 91 63 17 ou Pierre-Edouard Magnan 06 79 91 63 18
 
 

6 mars 2014

Merci les bonnets rouge ! (Carfree)



Par Marcel Robert | Carfree | 5 mars 2014

Le mouvement des bonnets rouges piloté par le MEDEF et la FNSEA avait réussi l’année dernière à suspendre le projet d’écotaxe, prélevée sur les poids lourds qui polluent sur les routes françaises. Or, le produit de cette écotaxe devait servir entre autres à financer de nombreux projets de transports en commun, voire même des projets destinés au vélo. Aujourd’hui, on découvre la liste de tous ces projets à l’arrêt pour cause d’abandon de l’écotaxe.

Outre le fait que la suspension de l’écotaxe fait perdre de l’argent à l’Etat qui doit payer des dédommagements à la société privée chargée de la percevoir, on parle de plusieurs centaines de millions d’euros, ce sont également de très nombreux projets de transports en commun et donc les contrats de plan Etat-Régions qui sont aujourd’hui en suspens.

Évidement, de très nombreux élus de droite sont également contre l’écotaxe, vous pensez bien, un mouvement piloté par le MEDEF et la FNSEA, on est dans la même ligne idéologique! Au passage, ces élus, qui cherchent désespérément à faire oublier le scandale du financement occulte de l’UMP, ont sans doute oublié que l’écotaxe faisait partie des mesures décidées par le Grenelle de l’environnement… quand ils étaient au gouvernement!

Mais que voulez-vous, les élections municipales approchent! Le bonnet rouge a un bulletin de vote et il ne vote pas vraiment rouge…

Sauf que les bonnets verts aussi vont voter aux municipales et eux, ils souhaitent que la TVA sur les transports en commun reste à 5% car il s’agit d’un mode de déplacement particulièrement écologique par rapport à l’automobile.

Pas de chance, on aura la double peine: augmentation de la TVA et donc des tarifs des transports en commun et arrêt des nouveaux projets de transports en commun! En gros, il ne reste plus qu’à se mettre à la bagnole…

En effet, France Info révèle la liste d’une centaine de projets de transports en commun qui devaient être financés en partie par les 450 millions de recettes prévus par l’écotaxe, aujourd’hui à l’arrêt.

Et il y a de tout, des lignes de tramway à Marseille, Strasbourg ou Nantes, des lignes de bus à Lille, Annecy ou encore Laval… En grande majorité, ce sont des créations, extensions ou aménagements de ligne de bus (52 au total).

Mais il y a également 16 lignes de tramway (nouvelles comme à Amiens, à Angers ou des prolongements comme à Grenoble) et deux lignes de métro (en banlieue lyonnaise et à Toulouse). Il y a aussi des funiculaires ou des téléphériques urbains comme celui de Brest, ainsi que des navettes fluviales comme dans l’agglomération boulonnaise. On trouve aussi deux projets de tram-train à Aubagne et en Lorraine et même six projets de parkings vélo sécurisés à Lille, Boulogne, Annemasse, Tours, etc.

On dit donc merci aux Bretons, merci aux élus de droite, merci au MEDEF et à la FNSEA, merci aux bonnets rouges!

Voir la liste des projets de transports en commun à l’arrêt pour cause de suspension de l’écotaxe:
http://www.youscribe.com/catalogue/tous/actualite-et-debat-de-societe/medias/les-projets-de-transport-suspendus-au-sort-de-l-ecotaxe-2404406

Source de l'article et de la photo : http://carfree.free.fr/index.php/2014/03/05/merci-les-bonnets-rouges/


  

20 février 2014

UNEDIC : LE MEDEF SONNE L’HALLALI CONTRE LE REGIME DES INTERIMAIRES !



Les négociations sur le renouvellement de la convention de l’Assurance Chômage qui se termineront le 13 Mars prochain semblent être très mal engagées pour les DEUX Millions de Travailleurs Précaires !

N’oublions surtout pas que pour avoir une économie vertueuse nous avons besoin d’une certaine forme de stabilisation des revenus des privés d’emplois.

Actuellement et avec l’indifférence de certaines O.S le Medef faisant suite à un rapport de la CDC exige la Suppression de l’Annexe IV du règlement de l’UNEDIC.
Cette Annexe IV prend en compte la spécificité des intérimaires (précarité, activité partielle…) et formalise donc les conditions de leur indemnisation

L’économie prévue serait au maximum de 340 millions/an.
Les comptes de l’Assurance Chômage à fin 2012 : Le cumul (depuis 2008) : Solde des Contributions et des Allocations par nature de contrats :
Régime général solde des salariés en CDI : + 12,5 Milliards !

Ce solde très largement positif devrait être utilisé entre autre pour lisser le déficit de l’Annexe IV et permettre ainsi aux Intérimaires Travailleurs Précaires par excellence d’avoir une activité partielle sans pénalités supplémentaires.
Cette suppression de l’Annexe IV équivaudrait à une diminution très sensible du taux d’indemnisation des Intérimaires de l’ordre de près de 22 % !! (...)

Suite: CGT Randstad France sur Bellaciao ...

 

21 février 2013

Contre l’accord MEDEF-CFDT


 
Raoul marc Jennar | 21 février 2013

Pétition et mobilisation contre l’accord MEDEF-CFDT


A l’initiative d’Attac et de la Fondation Copernic, associations, syndicats, partis politiques et citoyen-ne-s, lancent un appel afin que l’accord national interprofessionnel (ANI) signé le 11 janvier 2013 par le patronat et trois syndicats ne soit pas transcrit dans la loi.

Cet accord illégitime constitue, en effet, un recul social majeur, qui ne fera qu’aggraver la précarité du travail. Nous appelons chacun-e à s’en emparer et à s’engager pour qu’il n’acquière pas force de loi.

Vous pouvez signer (et faire signer) cet appel à ce lien. A faire circuler et diffuser largement !

Le collectif unitaire à l’origine de l’appel contre l’accord MEDEF-CFDT organisera par ailleurs une réunion publique le 28 février 2013, à La Bellevilloise, à Paris, avant la journée d’action du 5 mars 2013 décidée par les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires.




Texte de l’appel : Un ANI qui nous veut du mal !

L’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier signé par le patronat et certaines organisations syndicales représente un recul social majeur. Les soi-disant « nouveaux droits pour les salariés » sont en réalité de portée limitée et comportent nombre de dérogations et de dispositions qui en permettent le contournement. Par contre, les mesures en faveur du patronat portent des coups sévères au droit du travail. Cet accord s’inscrit dans le droit fil des préconisations, appliquées partout en Europe, de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) : démantèlement du droit du travail, chantage à l’emploi pour baisser les salaires et les droits sociaux au nom de la compétitivité. Il contribuera ainsi à la spirale dépressive dans laquelle les politiques d’austérité enfoncent l’Union européenne.

L’accord aggrave encore, après les lois Fillon de 2004 et 2008 qu’il faut abroger, la remise en cause de la hiérarchie des normes en permettant de nouveau qu’un accord d’entreprise soit moins favorable que la convention collective et que la loi : en cas de « graves problèmes conjoncturels » de l’entreprise (quelle entreprise ne connaît pas de problème conjoncturels et surtout qui en jugera ?), il ne laisse d’autre choix au salarié que d’accepter la baisse de son salaire et l’augmentation de son temps de travail sous peine de licenciement. L’accord réduit considérablement les droits et les possibilités de contestation et de recours à la justice des salariés et de leurs représentants. Il remet en cause des prérogatives importantes des instances représentatives du personnel et renforce le pouvoir des employeurs, notamment celui d’imposer la « mobilité » des salariés (changement de lieu ou de poste de travail).

Loin de permettre « la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés » cet accord va, au contraire, aggraver la précarité du travail en libérant le patronat de nombre d’obligations. En dépit des promesses qui avaient été faites par le gouvernement, l’accord ne réduit pas les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, alors même que la précarité de l’emploi concerne en premier lieu les femmes, prépondérantes dans le temps partiel (80%) et plus souvent touchées par les CDD, le chômage et le sous-emploi.

Enfin cet accord est illégitime. Il a été signé par trois confédérations syndicales représentant une minorité de salariés, alors même que les règles de représentativité syndicale sont sur le point de changer. Les parlementaires de droite se disent prêts à voter ses dispositions telles quelles, mais ni le président de la République, ni la majorité de l’Assemblée nationale n’ont été élus pour faire reculer les droits des salariés. Transposer ces reculs sociaux dans la loi représenterait donc un grave déni démocratique.

Nous appelons les salariés-es, et plus largement, tous les citoyen-ne-s à lire ce texte, à l’analyser, à tenir partout des réunions pour en débattre ensemble et faire entendre leurs exigences auprès de leurs élus, tout particulièrement ceux de gauche, pour qu’ils ne votent pas ce texte. L’heure est bien plutôt à la sécurisation des emplois contre les licenciements, pour un travail de qualité, sans précarité, avec des droits sociaux de haut niveau pour les salariés, les chômeurs et les retraités. Nous ferons tout pour que cet accord n’acquière pas force de loi et nous appelons à soutenir toutes les initiatives en ce sens, en particulier les mobilisations syndicales.

Appel soutenu par : Attac, CADAC, CGT Commerce Paris, CGT Hôtels Prestiges et Economiques, CGT-Finances, CNDF, CNT-Solidarité ouvrière Ile-de-France, Convergence de défense et développement des services publics, Convergences & Alternative, Fédération pour une alternative sociale et écologique, Fondation Copernic, FSU, Gauche anticapitaliste, Gauche unitaire, Les Alternatifs, Les efFRONTé-e-s, Marches européennes contre le chômage, Mouvement des jeunes communistes de France, Mouvement national des chômeurs et précaires, Nouveau parti anticapitaliste, Osez le féminisme !, Parti communiste français, Parti communiste des ouvriers de France, Parti de gauche, Réseau féministe « Ruptures », Résistance sociale, République & Socialisme, Union syndicale Solidaires…
 
 

5 avril 2011

une nouvelle loi pour l’utilisation des réserves civiles en cas de crise majeure

Michel Sitbon | Collectif contre la xénophobie | 1er avril 2011
vendredi 1er avril 2011

Bonjour,

vous trouverez ci-dessous deux liens sur la nouvelle loi en discussion au Parlement, déjà passée en première lecture au Sénat, sur l’utilisation des milices en temps de "crise majeure".

Je découvre la chose, et ne suis pas sûr d’avoir tout compris, mais ce qui est clair, c’est qu’aux termes de cette nouvelle loi dont l’intention est de compléter l’article 113 de la Loppsi que nous avons dénoncé, il ne s’agirait plus seulement de volontariat, mais que le premier ministre pourrait, par décret, mobiliser autant de citoyens que nécessaire.

Ceux-ci quitteraient leurs entreprises pour une période de trente jours éventuellement extensible par un nouveau décret, tout en conservant leur emploi, bien sûr.

Le projet de loi prévoit y compris que les réservistes ainsi mobilisés conservent leurs salaires…

Les entreprises contribueraient ainsi à l’effort patriotique – et la mobilisation ainsi opérée ne coûterait rien au budget de l’État.

Était prévu un dispositif comparable au mécénat, permettant aux entreprises de défiscaliser les salaires ainsi versés. Mais une "nouvelle taxe" serait à élaborer dans la loi des finances pour que le budget de l’État ne souffre pas de ce manque à gagner fiscal…

Les sénateurs ont annulés ces dernières dispositions, considérons qu’elles sont trop complexes, et prenant en compte le fait que le Medef objecte. Ils ont renvoyé l’examen de ces questions à la discussion sur la loi des finances et proposent de ne voter pour le moment que le premier volet de la loi qui autorise la mobilisation par décret.

À noter que cette proposition de loi est déposée conjointement par un sénateur socialiste et une sénatrice UMP, et que les discussions ne semblent avoir suscité aucune d’opposition sérieuse pour le moment.

Il est toujours possible que l’Assemblée reprenne le texte dans sa version d’origine, avec ses dispositions financières, mais on peut spéculer qu’au contraire le Parlement choisisse la version "prudente" proposée par le Sénat qui verrait cette disposition adoptée en deux temps, renvoyant à la loi des finances de rendre possible que ce dispositif soit gratuit pour le budget de l’État, et se mette en œuvre par la mobilisation "patriotique" des entreprises. On comprend que le Medef discute les modalités de ce qui serait en fait un nouvel impôt à charge des entreprises, et qu’il veuille négocier éventuellement des compensations. Il est peu vraisemblable par contre que le patronat s’oppose réellement à ce qui semble bien une intention très sérieuse, destinée à faire face à toute éventualité – y compris à des troubles politiques "majeurs".

Mon avis est que la coordination antiloppsi devrait absolument se remobiliser pour dénoncer l’ambition de l’État de se doter de moyens extraordinaires, particulièrement sophistiqués, qui parachèvent le projet d’État milicien que nous avons déjà dénoncé, et qui sont rigoureusement contraires à tout contrat démocratique.

Est-il nécessaire de souligner ici combien ces mesures sont signifiantes à l’heure où l’on voit nombre d’États recourir à des systèmes miliciens pour réprimer la volonté populaire ?

Michel Sitbon
Collectif contre la xénophobie

www.senat.fr/
www.assemblee-nationale.fr/
« Art. L. 2171-1. – En cas de survenance, sur tout ou partie du territoire national, d’une crise majeure dont l’ampleur met en péril la continuité des services de l’État, la sécurité de la population ou la capacité de survie de la Nation, le Premier ministre peut recourir au dispositif de réserve de sécurité nationale par décret.
« Des entreprises employant des réservistes », l’extension aux réservistes des dispositions relatives au mécénat, afin de permettre que les entreprises, qui maintiennent les salaires des réservistes pendant leur activité au titre de la réserve, puissent déclarer ces sommes au titre du mécénat.


source: Truks en vrak

27 octobre 2010

Cahors, le medef investi par les manifestants

 

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