5 avril 2022

Tribune : Pour l’écologie, nous appelons à voter Mélenchon !

 


Nous sommes activistes, politiques ou universitaires engagés sur les questions écologiques. A ce titre, nous appelons à voter pour Jean-Luc Mélenchon et son programme, L’avenir en commun. A l’aube d’une élection déterminante pour l’avenir de la planète, seule cette candidature permet d’engager la bifurcation radicale indispensable pour répondre à la crise écologique sans précédent à laquelle nous sommes confrontés.


« L’harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature » : ce souhait mis en exergue du programme L’Avenir en commun porté par Jean-Luc Mélenchon et l’Union Populaire n’est pas anecdotique. Il est au contraire assumé comme une priorité et un axe autour duquel a été élaboré un projet de rupture dans l’intérêt du vivant.

Les maux sont identifiés et répétés : changement climatique, sixième extinction de masse des espèces, érosion et artificialisation croissante des sols, pollutions des eaux, des sols et de l’air, multiplication des maladies et des morts induits par nos modes de production. La cause principale est elle aussi connue : le capitalisme dominé par la finance et les intérêts à court-terme. La multiplication des élevages industriels, les traités de libre-échange climaticides, la destruction des milieux de vie des espèces, l’agriculture chimique et intensive, l’urbanisation galopante qui grignote les terres agricoles, la gestion des crises sanitaires qui ne s’attaque jamais aux causes des maladies, sont autant d’exemples de l’application aveugle de la loi du profit maximum. L’exploitation des êtres humains, celle de nos ressources et celle des animaux s’inscrivent dans la même logique prédatrice.

Ceux qui nous gouvernent depuis des décennies font mine de s’intéresser aux questions écologiques. Mais ils prétendent résoudre les problèmes créés par leurs politiques libérales sans avoir à modifier celles-ci. Ils s’illusionnent, et ils mentent aux Français. Car une politique écologique ambitieuse et sérieuse ne cherche pas simplement à édicter quelques règles pour encadrer le système actuel, mais doit changer ce système de fond en comble. Trop d’écologistes de pouvoir, ces dernières années, ont failli par manque de radicalité, en s’accommodant des règles générales, sans prendre la mesure de la gravité de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Ils ont commis une erreur. L’écologie politique, en ce début de XXIe siècle, ne peut être qu’une écologie de rupture, sans ambiguïté ni atermoiement.

Dans son rapport du 28 février, le GIEC, groupe international d’experts sur le climat, alerte à nouveau sur les impacts généralisés et irréversibles du changement climatique, surviendront plus tôt encore qu’annoncé jusqu’ici. Si nous ne modifions pas radicalement nos modes de production et nos habitudes de consommation, la température moyenne terrestre pourrait augmenter de 3,5 à 4,4 degrés. Disons-le clairement : une telle augmentation des températures menace les conditions mêmes de la vie sur terre ! Les prévisions prévoient déjà la disparition de 3 à 14% des espèces terrestres.

En 2030 nous devrons avoir réduit nos émissions de plus de moitié : il nous reste donc 8 ans pour agir. Clairement, nous n’avons plus le temps d’attendre : le prochain mandat sera crucial pour l’avenir de la France, mais aussi pour celui de l’humanité. 

Le programme porté par Jean-Luc Mélenchon et l’Union populaire fait sienne la radicalité écologique indispensable pour répondre à la gravité du moment. La règle verte, inscrite dans la Constitution de la 6e République, régulera toutes les activités publiques et économiques selon un principe directeur : ne pas prendre à la nature davantage de ressources qu’elle peut en reconstituer. 

Ce programme propose de mettre fin à l’élevage industriel, responsable de pollutions majeures et de souffrances intolérables pour des milliards d’animaux chaque année, de servir dans les cantines scolaires100% de produits bio et locaux, avec une option végétarienne à chaque repas, de réduire les protéines carnées dans l’alimentation au profit des protéines végétales, de faire de l’eau un bien commun constitutionnellement garanti dont les premiers mètres cube seront gratuits.

L’avenir en commun s’engage pour une production d’électricité à 100 % d’origine renouvelable. Il s’engage pour la lutte contre la précarité énergétique et pour la sobriété énergétique, en rénovant massivement les logements. De même, le secteur industriel doit se décarboner rapidement et réduire sa consommation de ressources entre autres par l’écoconception des produits.

La planification écologique se nourrit du renforcement de notre démocratie. Les règles monétaires, budgétaires et commerciales des traités européens ne peuvent plus constituer une entrave aux transformations œuvrant pour l’intérêt général. Le conditionnement des aides publiques aux entreprises à des critères sociaux et environnementaux est une nécessité. Comment expliquer à nos enfants, que des milliards d’euros d’argent public sont encore investis dans des activités économiques qui détruisent notre monde ? 

Enfin, impossible de ne pas évoquer la dimension sociale du programme L’avenir en commun qui fait du partage des richesses et de la bifurcation écologique les deux faces d’une même pièce. De nombreux travaux le montrent : la répartition inégale de la richesse est un facteur de destruction de nos milieux de vie. Le patrimoine de 63 milliardaires français émet, à lui seul, une empreinte carbone équivalente à celle de la moitié des Français ! 

Héritage maximum à 12 millions d’euros, augmentation du SMIC et des bas salaires, imposition réellement progressive sur le revenu, titularisation des contractuels de la fonction publique : ces mesures ont aussi une dimension écologique. 

Voilà pourquoi nous, activistes, politiques ou universitaires engagés sur les enjeux écologiques, faisons le choix de l’écologie radicale, la seule possible aujourd’hui. 

Nous ne pouvons renoncer à l’espoir pour les élections de 2022. 

Nous voterons Jean-Luc Mélenchon.

Source et voir la liste des premiers signataires): https://blogs.mediapart.fr/membres-du-parlement-de-l-union-populaire/blog/300322/tribune-pour-l-ecologie-nous-appelons-voter-melenchon


Pour signer cet appel, rendez vous sur le site du Parlement de l'Union Populaire !

1 avril 2022

Se fournir en gaz (GNL) américain, le pire des scénarios climatiques


Remplacer le gaz russe par le GNL américain, le pire des scénarios climatiques : on vous explique pourquoi en une infographie

 

Pour assurer notre sécurité énergétique, l'Union européenne se tourne vers le gaz naturel liquéfié (GNL). La Commission européenne vient de signer un accord avec les États-Unis pour assurer un approvisionnement stable jusqu'en 2030. De nouvelles infrastructures vont ainsi voir le jour sur le continent. Mais le GNL a un impact carbone plus important que le gaz transporté par gazoduc. Cette stratégie pourrait donc mettre à mal nos objectifs climatiques. 

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16 janvier 2022

☢️ LE NUCLÉAIRE, ÉNERGIE VERTE ?


" Notre époque est orwellienne : les mots n’ont plus de sens, le réel est renversé. La Commission Européenne vient de classer l’industrie nucléaire comme une «verte», en lui offrant le label «énergie de transition». Le 31 décembre, la Commission Européenne terminait son projet final sur la classification des différents types d’énergies et leurs impacts environnementaux. La France a fait un lobbying pour que le nucléaire entre dans une catégorie «verte» et a obtenu gain de cause. Le nucléaire ne poserait donc pas plus de problèmes environnementaux que les énergies renouvelables ! (…) "

▶ http://www.preview-nantesre.nantes-revoltee.com/☢️-le-nucleaire-energie-verte/

13 janvier 2022

Le cri d’alarme de l’hydrologue Emma Haziza

  par Clément Jeanneau du blog Nourritures terrestres

 (..) Pour Emma Haziza, il est urgent de se doter d’une vision plus globale que la seule question du carbone. L’enjeu du siècle sera le triptyque eau – alimentation – énergie. Voici sa vision des choses :

« Depuis 20-30 ans, les politiques publiques sont très focalisées sur l’énergie. Mais pour produire de l’énergie, il faut de l’eau. Pour faire fonctionner une centrale, qu’elle soit nucléaire ou thermique, il faut de l’eau pour le refroidissement ; pour faire de l’hydroélectricité, il faut de l’eau pour faire tourner les turbines. Cette question, on l’a anéanti. On parle de bilan carbone et de gaz à effet de serre. Mais je rappelle que le premier gaz à effet de serre au monde, c’est l’eau : c’est ce qui permet à la Terre de ne pas ressembler à la Lune et donc à l’humain de survivre. 

Le problème est qu’on est en train de plonger dans un nouveau système. Il est essentiel, y compris pour nous en France, de regarder ce qui se passe aujourd’hui en Californie.(..)

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2 novembre 2020

Dans le Lot, un projet agrivoltaïque divise Montcuq-en-Quercy-Blanc

 

Photosol a imaginé à quoi ressemblerait la ferme agrivoltaïque, avec et sans haies (ici sans haies).
 

La société Photosol veut installer plus de 2.000 tables photovoltaïques sur 66 hectares de terre agricoles dans le Lot. Un projet qui soulève l’opposition de ceux qui y voient une atteinte au paysage, mais qui remporte l’adhésion des paysans propriétaires des parcelles ainsi reconverties...

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16 août 2020

Réseau 5G : quels seront les impacts environnementaux ?

Infographie réalisée par Zéro déchet Strasbourg

Le déploiement de la 5G est un sujet chaud dans l’actualité. Débats, controverses, fake news, arguments plus ou moins sérieux : tout le monde s’en donne à cœur joie. L’occasion de faire un point rapide pour vous briefer sur les impacts environnementaux de la 5G.

C’est quoi la 5G ?

Commençons par rappeler que la 5G est la 5ème génération (5G) de technologie de transmission de données numériques par onde électromagnétique.
Les longueurs d’onde utilisées seront 3,6 GHz pour commencer, puis autour de 26 GHz..

 

30 mars 2020

Le film « Barrages, l’eau sous haute tension » en accès libre



Le film documentaire « Barrages, l’eau sous haute tension », de Nicolas Ubelmann, informe sur les risques de la privatisation programmée des barrages français et la menace que cette privatisation ferait peser sur l’approvisionnement en électricité du pays, mais aussi sur l’eau. Privé de diffusion en salles par la pandémie de Covid-19, le film est en accès libre.

 

30 mai 2018

Scandale de la privatisation des barrages : une retenue sur le bon sens


Le gouvernement a donc annoncé la privatisation des 150 plus grands barrages hydrauliques de France. Cela fait plus de 10 ans que la Commission européenne fait pression sur Paris pour en finir avec la gestion publique du secteur hydroélectrique, sans succès. Avec Macron, Bruxelles est rapidement satisfaite. Cette décision est pourtant lourde de conséquences, tant pour la bonne gestion du réseau électrique national et la facture du consommateur que pour la sécurité du territoire.

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20 mars 2018

Pourquoi le Gabon a retiré à Veolia le marché de l’eau et de l’électricité


L’annonce a fait l’effet d’une bombe. Vendredi 16 février 2018, l’Etat Gabonais a mis fin à la convention de concession qui le liait à la SEEG, la Société d’énergie et d’eau du Gabon, filiale au Gabon de l’entreprise française Veolia, et qui avait été renouvelée pour cinq ans en mars 2017. L’annonce a été faite par voie de communiqué du ministre de l’eau et de l’énergie, M. Patrick Eyogo Edzang, qui exerce la tutelle sur ce secteur.

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14 mars 2018

Votation citoyenne : êtes-vous favorable à la sortie du nucléaire ?


Une votation citoyenne est organisée sur tout le territoire français du 11 au 18 mars 2018. Question posée : êtes-vous favorable à la sortie du nucléaire ?

Trois réponses possibles : oui, non, ne se prononce pas.

Suite sur Chroniques du Yéti ..
   

15 décembre 2017

Effondrement imminent, Clément Monfort tente d'alerter les journalistes

Confrères Journalistes bordel, réveillez vous !

Ce sujet m’ennuie, c’est un caillou dans ma chaussure. J’aimerais vous parler d’autre chose. Pourtant, c’est une réalité tangible et qui m’effraie profondément.

Oubliez deux minutes, les prédictions climatiques pour 2100, 2050, le développement durable, la transition énergétique, la COP 21, 23, où même encore le OnePlanetSummit. Prenez du recul. Il y a quelque de chose de bien plus grave qui se trame et dont (presque) personne ne parle…

 
 Sur le même sujet voir,

4 avril 2017

Présidentielle 2017 et transition énergétique: analyse comparative des programmes

La transition énergétique n'est pas une option, c'est une nécessité. Une loi a été votée en ce sens en 2015, et même si elle ne répond pas vraiment à toutes les attentes, elle illustre à minima l'importance qu'a pris le sujet dans la politique contemporaine. J'ai donc voulu regarder les programmes sous l'angle de la transition énergétique, afin de mieux cerner à quel point les candidatEs prenaient en compte cet enjeu...

 

29 mai 2016

« On bloque tout ! », force des sans-pouvoir


Depuis l'invention de la grève générale en 1842, le blocage des approvisionnements énergétiques s'est maintes fois révélé une force des faibles, une arme du mouvement social et une fête émancipatrice... 


Lire sur le blog de cbonneuil ... 
 

21 novembre 2015

Une vidéo de 3 minutes pour comprendre les dessous de la guerre en Syrie


La Vie, septembre 2013
En sous-main du conflit syrien, la rivalité entre le Qatar et l'Iran autour du champ gazier le plus important du monde et les intérêts géostratégiques des pays du Golfe. Explications en 3 minutes avec notre carte interactive...

 

5 août 2015

Le village où les habitants gèrent eux-mêmes l’énergie du soleil

Dessin : © Red ! pour Le Ravi, via Reporterre

A Puy-Saint-André, une société d’économie mixte co-financée par les habitants produit de l’électricité « propre ». Reportage, réalisé par le mensuel le Ravi, dans ce petit village alpin où l’utopie prend forme…

Puy-Saint-André (Hautes-Alpes), reportage

Lire sur Reporterre ....
 

23 juillet 2015

Enercoop, le fournisseur français d’électricité 100% renouvelable


Confronté à d’importants problèmes de réhabilitation sur des centrales vieillissantes, l’horizon du programme nucléaire français s’assombrit de jour en jour. Face à ces difficultés, l’énergie renouvelable apparaît désormais une option sérieuse pour concurrencer les grands de l’énergie. C’est le pari d’Enercoop depuis 2006, seul fournisseur d’électricité en France capable de s’approvisionner à 100% auprès de producteurs d’énergies vertes.

« Un mix à 100% d’énergies renouvelables d’ici 2050 » ! En avril dernier, cette conclusion du rapport de l’Ademe, l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, avait été des plus tranchantes dans un contexte national convaincu de l’avenir florissant du nucléaire. Mais voilà, la chute spectaculaire dernièrement des prix de l’éolien et du photovoltaïque bouleverse un peu toutes les projections. Désormais, selon l’Ademe, une électricité 100% renouvelable en 2050 coûterait chaque année à l’État français 50, 7 milliards d’euros contre 49,5 milliards dans la configuration énergétique actuelle, qui prévoit 40% de renouvelables et 50% de nucléaire.

En effet, le nucléaire pourrait s’avérer bien moins compétitif que lors de ses plus belles années : au moins 80 euros du mégawattheure (MWh) produits par des réacteurs EPR soit la même somme que ce que coûte actuellement l’éolien terrestre, lequel passerait à 65 euros, ou selon les scénarios, à 50 euros d’ici 2050 ! L’Ademe fait d’ailleurs de l’éolien une priorité économique et énergétique avec 63% prévu dans son bouquet optimal.

Le grand pas vers une transition énergétique durable, c’est bien la société Enercoop qui l’a réalisé, première en France à garantir un accès total à de l’énergie renouvelable. Né en 2005 suite à l’ouverture du marché à la concurrence l’année précédente, Enercoop compte aujourd’hui 23 000 clients au sein de sa société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Désirant rapprocher les producteurs d’énergies des consommateurs, la structure entend promouvoir les énergies renouvelables tout en défendant une maîtrise de la consommation. Elle a ainsi développé, à cet effet, la plateforme d’auto-diagnostique énergétique Dr Watt, qui permet à ses clients d’évaluer en direct leur consommation.

La firme propose de l’énergie issue de quatre sources d’énergies renouvelables différentes : l’hydraulique, l’éolien, le photovoltaïque et le biogaz. Sa force et son aspect novateur sont de créer un lien direct entre les producteurs et les consommateurs.

Ainsi, elle garantie, sous forme de contrat direct, que l’énergie n’est pas achetée sur un marché mais bien auprès de producteurs membres de l’une des dix coopératives qui maillent le territoire, auxquels la société promet des prix équitables.

Si Enercoop assure l’intégralité de son approvisionnement en énergie renouvelable, la société appartient aussi à des sociétaires dans un modèle 100% coopératif : « chaque euro versé ne sert pas à rémunérer des actionnaires ou des intérêts éloignés du projet », assure Emmanuel Soulias, directeur général d’Enercoop. L’idée est également de contribuer à créer de la valeur sur les territoires avec à la clé des emplois locaux non délocalisables. Aujourd’hui, le surcoût lié à l’utilisation d’Enercoop comme fournisseur d’électricité est évalué à 8 euros par mois pour un foyer moyen. De quoi bousculer nos habitudes ?
 
Schéma-Traçabilité-Enercoop 

 

28 juin 2015

Prendre l’avion c’est participer à une escroquerie financière et climatique organisée



Prenez l’avion ! Le climat en fait les frais, l’Etat paie l’addition. Alors que le Salon international de l’aéronautique et de l’espace, au Bourget, consacrait jeudi 18 juin sa troisième journée au dérèglement climatique et tandis que les compagnies remettaient leur manifeste « la COP21, vue du ciel » à la ministre de l’Ecologie, les ONG en ont profité pour souligner les largesses des pouvoirs publics envers le plus polluant des modes de transport (l’aviation mondiale émet autant de gaz à effet de serre que l’Allemagne). (...)
  

19 avril 2015

L’ombre des essais nucléaires plane sur la contestation du gaz de schiste en Algérie



A In Salah, dix jours après les affrontements, le calme est revenu, mais la mobilisation contre le gaz de schiste se poursuit. La mobilisation est alimentée par le traumatisme des essais nucléaires français effectués naguère dans le Sahara. Ils ont laissé dans la région des séquelles sanitaires et environnementales durables.

- Alger, correspondance
Plus de dix jours après les affrontements du samedi 28 février et dimanche 1er mars, les informations qui parviennent d’In Salah confirment à la fois le retour au calme et la poursuite du mouvement de contestation contre l’utilisation de la fracturation hydraulique. (...)

Suite sur Reporterre ...
 

1 janvier 2015

Pour bien commencer l'année ..


Le journal en ligne Bastamag propose en effet une carte interactive des alternatives écologiques et sociales:
Des énergies renouvelables à la finance solidaire, de l’habitat écologique à l’éducation populaire, des fermes agro-écologiques aux coopératives ouvrières, découvrez notre carte des alternatives. Un tour de l’Hexagone qui montre qu’une transformation écologique et sociale de la société est non seulement possible mais déjà à l’œuvre localement. Passez votre souris sur l’icône pour voir de quelle alternative il s’agit et cliquez sur l’icône pour accéder à l’article détaillé. Et n’hésitez pas à nous suggérer d’autres alternatives, cette carte n’étant pas exhaustive. Bonne visite !
Bastamag

 « 89 révolutions locales pour un changement global »
  

10 octobre 2014

Le TAFTA rendra la transition énergétique impossible


Stop TAFTA | 09 octobre 2014

Si le TAFTA est adopté, la transition énergétique sera impossible

Les promoteurs du Traité Transatlantique prétendent qu’il favorisera la transition énergétique. Cette affirmation découle d’une vison fantasmée du capitalisme, qui voudrait faire croire qu’en laissant Areva, Exxon ou Total s’entendre, la transition énergétique adviendra comme par magie. Avant la grande mobilisation de samedi, analyse et déconstruction de ce discours mensonger.


Pour les promoteurs du traité transatlantique, la libéralisation des marchés de l’énergie entraînerait une baisse des prix qui serait bénéfique au pouvoir d’achat des consommateurs et à la compétitivité des industries. Elle permettrait également de diversifier les sources d’approvisionnement en Europe en remplaçant notamment le gaz russe par du gaz de schiste américain.

Enfin, en favorisant les échanges, le marché transatlantique stimulerait l’innovation et permettrait le transfert de technologies, ce qui bénéficierait au développement des énergies renouvelables et donc favoriserait la transition énergétique.

Malheureusement, ces arguments, vantant les vertus de la libéralisation comme une vérité objective, ne visent en réalité qu’à conforter la place actuelle des multinationales de l’énergie.

Le contre-exemple britannique

Premièrement, la structure de production et de consommation de l’énergie est fortement rigide et inerte. Car les coûts d’entrée y sont élevés à cause des infrastructures nécessaires – on n’ouvre pas une compagnie pétrolière comme on ouvre une épicerie – et la demande est faiblement élastique aux prix – on ne change pas de voiture ou de chauffage en fonction du prix de l’énergie.

Ces spécificités en font un secteur à tendance oligopolistique. Il suffit de regarder les conséquences de la libéralisation du secteur de l’énergie au Royaume-Uni en termes de tarification et de structure du marché.


Alors même qu’elle était considérée par la Commission européenne comme l’exemple à suivre, la libéralisation du marché de l’électricité britannique a accouché d’un oligopole de six entreprises qui se partagent le marché en absence de toute menace concurrentielle crédible. (1) Évidemment, les prix de l’électricité, alors qu’ils étaient censés baisser, ont augmenté.

On est loin des prévisions des experts de la Commission européenne lors de la création du marché unique. L’ouverture du marché transatlantique amènera probablement à une situation similaire avec un nombre de majors relativement limité, et déjà connu, qui se partageront les différents marchés sans que personne ne se lance dans une guerre des prix.

Une vision enchantée – et trompeuse – de l’économie de marché

L’autre argument avancé est que les énergies renouvelables vont se développer grâce aux innovations induites par les échanges et le transfert de technologies. Encore une fois, cet enchaînement révèle une vision enchantée de l’économie de marché.

La plupart des innovations ne sont pas nées du libéralisme économique, elles sont le fruit de politiques publiques d’investissement dans la recherche. Même Internet n’est pas le résultat du dynamisme des entrepreneurs et n’aurait jamais existé sans les années de recherche publique du Département de la défense américain.

De même, la transformation de la Corée du Sud, d’une économie exportatrice de produits bas de gamme en une puissance mondiale dans les secteurs de l’automobile ou de la sidérurgie, provient avant tout de choix politiques et pas de mécanismes générés naturellement par le jeu du marché.

D’ailleurs, il y a une dizaine d’années, certains économistes avançaient qu’avec l’augmentation des prix du pétrole, la transition énergétique s’enclencherait naturellement. L’idée de base était de dire que le prix du pétrole en augmentant allait permettre aux énergies renouvelables d’être plus rentables et donc de s’insérer dans le marché.

Encore une fois, l’histoire a démontré l’inverse, le prix du pétrole a été multiplié par cinq en dix ans sans que les énergies renouvelables prennent une place significative.



- Samedi 11 octobre, c’est la grande journée européenne de mobilisation contre TAFTA. -

Areva et Total, chantres de la transition énergétique ? Vraiment ?

Sans volonté politique, il n’y aura pas de développement des énergies renouvelables ni de fortes économies d’énergie. Certes, la politique publique idéale n’a pas encore été trouvée. Mais il est certain qu’elle doit promouvoir ces nouvelles énergies tout en encadrant la puissance des compagnies énergétiques historiques.

Comment peut-on nous faire croire que des négociations entre Areva, Exxon ou Total feront surgir une politique favorisant la transition énergétique. Le traité transatlantique ne fera que renforcer leurs positions déjà dominantes.

D’ailleurs, l’autre volet de TAFTA sur la protection de l’investissement confirme ce constat car n’importe quelle politique publique faisant la promotion d’une énergie particulière en imposant des restrictions à une autre forme d’énergie (comme la fermeture de Fessenheim ou l’interdiction de la fracturation hydraulique) pourra être perçue comme une barrière au commerce, et les entreprises concernées pourraient les contester auprès des tribunaux arbitraux.

Note

1- Boroumand (Raphaël Homayoun), « La dame de fer, la main invisible et la fée électricité », Le Monde, 15 juillet 2013.


Source : Thomas Porcher et Frédéric Farah pour Reporterre

Thomas Porcher et Frédéric Farah sont les auteurs de TAFTA : l’accord du plus fort.

Voir aussi sur alter du Lot:
 

 

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