6 janvier 2019

"Pour rouler en voiture verte, il faut rouvrir nos mines"


Les métaux rares sont au cœur de la transition énergétique et numérique (smartphone, voitures électriques, objets connectés, éoliennes,…). Guillaume Pitron, juriste, réalisateur et journaliste d’investigation, a consacré six années d’enquête, sur plusieurs continents, aux enjeux de cette industrie potentiellement plus dramatique que notre dépendance au pétrole. Il en a fait un livre* et bientôt un documentaire (avec Arte). Il invite à une prise de conscience des désastres écologiques et géopolitiques de ce nouvel or noir. Et plaide aussi pour une Europe qui atteindrait un jour sa pleine souveraineté minérale et qui paierait enfin le vrai prix de sa consommation. (..)

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4 avril 2017

Présidentielle 2017 et transition énergétique: analyse comparative des programmes

La transition énergétique n'est pas une option, c'est une nécessité. Une loi a été votée en ce sens en 2015, et même si elle ne répond pas vraiment à toutes les attentes, elle illustre à minima l'importance qu'a pris le sujet dans la politique contemporaine. J'ai donc voulu regarder les programmes sous l'angle de la transition énergétique, afin de mieux cerner à quel point les candidatEs prenaient en compte cet enjeu...

 

4 mars 2017

Défendre le vivant ou défendre la civilisation ?

À propos de savoir ce que l’on veut (par Nicolas Casaux)


Le 21 février 2017, le site web Reporterre a publié une tribune qu’Hervé Kempf (le fondateur du site, ancien journaliste du Monde) m’avait proposé d’écrire, qui traitait de la promotion et du développement des énergies soi-disant « renouvelables ». J’y présentais, en 6 points principaux, et plus ou moins détaillés — en une version largement tronquée, d’environ 5000 signes, ainsi qu’ils l’exigeaient, tandis que la version complète était publiée sur notre site — en quoi leur déploiement pose problème, et ne résout pas la crise écologique qu’il contribue à aggraver. 


Cyril Dion, fondateur des Colibris, et réalisateur du film documentaire « Demain », était censé me répondre dans une tribune publiée le lendemain. 

Malheureusement, son texte ne répondait pas au mien, ni aux 6 points que je soulevais — à l’exception d’un seul, loin d’être le plus important. Décevant mais pas étonnant. 

J’ai demandé un droit de réponse, qui m’a été accordé. Seulement, parce que ma réponse ne tient pas en 5000 signes et parce que je crois qu’il est absurde d’obéir aux restrictions qui se basent sur la présomption selon laquelle les gens ne lisent pas les articles trop longs, et parce que la problématique mérite plus de profondeur qu’un argumentaire superficiel (façon ONU, avec son guide « à l’attention des paresseux qui veulent sauver la planète »), et parce que je voulais être libre d’écrire ce que je pense, je préfère la publier ici, sur le site de notre collectif. 


Lire sur LE PARTAGE

1 décembre 2015

Filtre photovoltaïque : une invention française révolutionnaire sabordée par EDF


Nexcis, filiale d’EDF, a mis au point une innovation plus que prometteuse : un filtre photovoltaïque intégré aux vitres qui permet aux bâtiments de produire de l’électricité, juqu’à devenir autonomes durant la journée. L’incroyable décision d’EDF de cesser l’activité de sa filiale surprend les différents observateurs du secteur et indigne les salariés. Ces derniers proposent de reprendre l’entreprise, avec le soutien des syndicats. Pour l’instant, le gouvernement reste indifférent.

L’angoisse est au plus fort pour les 77 salariés de Nexcis, la filiale d’EDF située à Aix-en-Provence, qui est à la pointe de l’innovation dans le secteur de l’énergie photovoltaïque. EDF a annoncé la liquidation de la société. Étrange décision au regard de l’intérêt que représente cette invention plébiscité de toute part : des panneaux photovoltaïques ultra minces intégrés aux vitres des habitations et bâtiments commerciaux...
 
 

25 novembre 2015

Cop21 Qui a peur de la transition énergétique ? (vidéo 5 mn)


LES FILMS DU REVEIL - Qui a peur de la transition énergétique ? 


les scientifiques ont fait le relevé des combustibles fossiles connus à ce jour dans le sous-sol de la terre. Ils représentent 2700 gigatonnes d'émissions potentielles de CO2, soit 5 fois ce que l'humanité peut supporter. Que faire ?

5 août 2015

Le village où les habitants gèrent eux-mêmes l’énergie du soleil

Dessin : © Red ! pour Le Ravi, via Reporterre

A Puy-Saint-André, une société d’économie mixte co-financée par les habitants produit de l’électricité « propre ». Reportage, réalisé par le mensuel le Ravi, dans ce petit village alpin où l’utopie prend forme…

Puy-Saint-André (Hautes-Alpes), reportage

Lire sur Reporterre ....
 

23 juillet 2015

Enercoop, le fournisseur français d’électricité 100% renouvelable


Confronté à d’importants problèmes de réhabilitation sur des centrales vieillissantes, l’horizon du programme nucléaire français s’assombrit de jour en jour. Face à ces difficultés, l’énergie renouvelable apparaît désormais une option sérieuse pour concurrencer les grands de l’énergie. C’est le pari d’Enercoop depuis 2006, seul fournisseur d’électricité en France capable de s’approvisionner à 100% auprès de producteurs d’énergies vertes.

« Un mix à 100% d’énergies renouvelables d’ici 2050 » ! En avril dernier, cette conclusion du rapport de l’Ademe, l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, avait été des plus tranchantes dans un contexte national convaincu de l’avenir florissant du nucléaire. Mais voilà, la chute spectaculaire dernièrement des prix de l’éolien et du photovoltaïque bouleverse un peu toutes les projections. Désormais, selon l’Ademe, une électricité 100% renouvelable en 2050 coûterait chaque année à l’État français 50, 7 milliards d’euros contre 49,5 milliards dans la configuration énergétique actuelle, qui prévoit 40% de renouvelables et 50% de nucléaire.

En effet, le nucléaire pourrait s’avérer bien moins compétitif que lors de ses plus belles années : au moins 80 euros du mégawattheure (MWh) produits par des réacteurs EPR soit la même somme que ce que coûte actuellement l’éolien terrestre, lequel passerait à 65 euros, ou selon les scénarios, à 50 euros d’ici 2050 ! L’Ademe fait d’ailleurs de l’éolien une priorité économique et énergétique avec 63% prévu dans son bouquet optimal.

Le grand pas vers une transition énergétique durable, c’est bien la société Enercoop qui l’a réalisé, première en France à garantir un accès total à de l’énergie renouvelable. Né en 2005 suite à l’ouverture du marché à la concurrence l’année précédente, Enercoop compte aujourd’hui 23 000 clients au sein de sa société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Désirant rapprocher les producteurs d’énergies des consommateurs, la structure entend promouvoir les énergies renouvelables tout en défendant une maîtrise de la consommation. Elle a ainsi développé, à cet effet, la plateforme d’auto-diagnostique énergétique Dr Watt, qui permet à ses clients d’évaluer en direct leur consommation.

La firme propose de l’énergie issue de quatre sources d’énergies renouvelables différentes : l’hydraulique, l’éolien, le photovoltaïque et le biogaz. Sa force et son aspect novateur sont de créer un lien direct entre les producteurs et les consommateurs.

Ainsi, elle garantie, sous forme de contrat direct, que l’énergie n’est pas achetée sur un marché mais bien auprès de producteurs membres de l’une des dix coopératives qui maillent le territoire, auxquels la société promet des prix équitables.

Si Enercoop assure l’intégralité de son approvisionnement en énergie renouvelable, la société appartient aussi à des sociétaires dans un modèle 100% coopératif : « chaque euro versé ne sert pas à rémunérer des actionnaires ou des intérêts éloignés du projet », assure Emmanuel Soulias, directeur général d’Enercoop. L’idée est également de contribuer à créer de la valeur sur les territoires avec à la clé des emplois locaux non délocalisables. Aujourd’hui, le surcoût lié à l’utilisation d’Enercoop comme fournisseur d’électricité est évalué à 8 euros par mois pour un foyer moyen. De quoi bousculer nos habitudes ?
 
Schéma-Traçabilité-Enercoop 

 

10 octobre 2014

Le TAFTA rendra la transition énergétique impossible


Stop TAFTA | 09 octobre 2014

Si le TAFTA est adopté, la transition énergétique sera impossible

Les promoteurs du Traité Transatlantique prétendent qu’il favorisera la transition énergétique. Cette affirmation découle d’une vison fantasmée du capitalisme, qui voudrait faire croire qu’en laissant Areva, Exxon ou Total s’entendre, la transition énergétique adviendra comme par magie. Avant la grande mobilisation de samedi, analyse et déconstruction de ce discours mensonger.


Pour les promoteurs du traité transatlantique, la libéralisation des marchés de l’énergie entraînerait une baisse des prix qui serait bénéfique au pouvoir d’achat des consommateurs et à la compétitivité des industries. Elle permettrait également de diversifier les sources d’approvisionnement en Europe en remplaçant notamment le gaz russe par du gaz de schiste américain.

Enfin, en favorisant les échanges, le marché transatlantique stimulerait l’innovation et permettrait le transfert de technologies, ce qui bénéficierait au développement des énergies renouvelables et donc favoriserait la transition énergétique.

Malheureusement, ces arguments, vantant les vertus de la libéralisation comme une vérité objective, ne visent en réalité qu’à conforter la place actuelle des multinationales de l’énergie.

Le contre-exemple britannique

Premièrement, la structure de production et de consommation de l’énergie est fortement rigide et inerte. Car les coûts d’entrée y sont élevés à cause des infrastructures nécessaires – on n’ouvre pas une compagnie pétrolière comme on ouvre une épicerie – et la demande est faiblement élastique aux prix – on ne change pas de voiture ou de chauffage en fonction du prix de l’énergie.

Ces spécificités en font un secteur à tendance oligopolistique. Il suffit de regarder les conséquences de la libéralisation du secteur de l’énergie au Royaume-Uni en termes de tarification et de structure du marché.


Alors même qu’elle était considérée par la Commission européenne comme l’exemple à suivre, la libéralisation du marché de l’électricité britannique a accouché d’un oligopole de six entreprises qui se partagent le marché en absence de toute menace concurrentielle crédible. (1) Évidemment, les prix de l’électricité, alors qu’ils étaient censés baisser, ont augmenté.

On est loin des prévisions des experts de la Commission européenne lors de la création du marché unique. L’ouverture du marché transatlantique amènera probablement à une situation similaire avec un nombre de majors relativement limité, et déjà connu, qui se partageront les différents marchés sans que personne ne se lance dans une guerre des prix.

Une vision enchantée – et trompeuse – de l’économie de marché

L’autre argument avancé est que les énergies renouvelables vont se développer grâce aux innovations induites par les échanges et le transfert de technologies. Encore une fois, cet enchaînement révèle une vision enchantée de l’économie de marché.

La plupart des innovations ne sont pas nées du libéralisme économique, elles sont le fruit de politiques publiques d’investissement dans la recherche. Même Internet n’est pas le résultat du dynamisme des entrepreneurs et n’aurait jamais existé sans les années de recherche publique du Département de la défense américain.

De même, la transformation de la Corée du Sud, d’une économie exportatrice de produits bas de gamme en une puissance mondiale dans les secteurs de l’automobile ou de la sidérurgie, provient avant tout de choix politiques et pas de mécanismes générés naturellement par le jeu du marché.

D’ailleurs, il y a une dizaine d’années, certains économistes avançaient qu’avec l’augmentation des prix du pétrole, la transition énergétique s’enclencherait naturellement. L’idée de base était de dire que le prix du pétrole en augmentant allait permettre aux énergies renouvelables d’être plus rentables et donc de s’insérer dans le marché.

Encore une fois, l’histoire a démontré l’inverse, le prix du pétrole a été multiplié par cinq en dix ans sans que les énergies renouvelables prennent une place significative.



- Samedi 11 octobre, c’est la grande journée européenne de mobilisation contre TAFTA. -

Areva et Total, chantres de la transition énergétique ? Vraiment ?

Sans volonté politique, il n’y aura pas de développement des énergies renouvelables ni de fortes économies d’énergie. Certes, la politique publique idéale n’a pas encore été trouvée. Mais il est certain qu’elle doit promouvoir ces nouvelles énergies tout en encadrant la puissance des compagnies énergétiques historiques.

Comment peut-on nous faire croire que des négociations entre Areva, Exxon ou Total feront surgir une politique favorisant la transition énergétique. Le traité transatlantique ne fera que renforcer leurs positions déjà dominantes.

D’ailleurs, l’autre volet de TAFTA sur la protection de l’investissement confirme ce constat car n’importe quelle politique publique faisant la promotion d’une énergie particulière en imposant des restrictions à une autre forme d’énergie (comme la fermeture de Fessenheim ou l’interdiction de la fracturation hydraulique) pourra être perçue comme une barrière au commerce, et les entreprises concernées pourraient les contester auprès des tribunaux arbitraux.

Note

1- Boroumand (Raphaël Homayoun), « La dame de fer, la main invisible et la fée électricité », Le Monde, 15 juillet 2013.


Source : Thomas Porcher et Frédéric Farah pour Reporterre

Thomas Porcher et Frédéric Farah sont les auteurs de TAFTA : l’accord du plus fort.

Voir aussi sur alter du Lot:
 

6 octobre 2014

Énergie, à quand le droit de créer des régies publiques locales ?

Photo, France TV éducation

Par | Bastamag | 3 octobre 2014 

Des fournisseurs d’énergie publics, locaux, écolos et rentables... Mais interdits en France !

Des dizaines de villes allemandes choisissent de reprendre la main sur leur énergie grâce à des régies communales. Ces entreprises publiques locales gèrent les réseaux, vendent gaz et électricité et s’investissent dans la production d’énergies renouvelables. Elles ouvrent aussi leur capital à des coopératives de citoyens.

Pendant ce temps, les grands groupes énergétiques, après avoir encensé le nucléaire, misent toujours sur le charbon, ultra-polluant, et vendent leur électricité plus cher. Le mouvement vers une transition énergétique décentralisée prend de l’ampleur. La France doit-elle suivre l’exemple ? Enquête.
oduit de l’électricité photovoltaïque, éolienne et hydraulique. À Montdidier, dans la Somme, la régie a inauguré en 2011 le premier parc éolien communal de France. Les collectivités françaises gèrent aussi 55 entreprises publiques loca

« Aujourd’hui, Il est tout simplement interdit de créer une régie municipale d’énergie en France », déplore Raphaël Claustre, président du réseau pour la transition énergétique Cler. Un mouvement qui viserait à re-municipaliser l’énergie, sur le modèle de ce qui s’est produit pour la gestion et la distribution de l’eau (voir notre enquête), et à favoriser localement le recours à des énergies renouvelables, est donc impossible. Pourtant, 160 régies municipales de l’énergie existent bel et bien en France. Les habitants de Grenoble, Metz, Elbeuf en Normandie ou Péronne en Picardie sont ainsi approvisionnés en électricité ou en gaz par des entreprises locales, aux tarifs réglementés. Plusieurs de ces régies sont 100 % communales. D’autres, comme Gaz et électricité de Grenoble, sont des sociétés d’économie mixte, où la collectivité détient la majorité du capital, à côté d’un groupe privé, GDF Suez dans le cas de Grenoble [1]. Ces régies sont souvent à la pointe en matière d’énergies renouvelables. Celle de Grenoble prles actives dans le champ des énergies renouvelables. Mais ces régies publiques de l’énergie, qui gèrent elles-mêmes leurs réseaux, ne couvrent que 5% du territoire. Ailleurs, c’est-à-dire sur 95 % du territoire français, c’est ERDF qui s’en occupe.

Une situation héritée de 1946, quand l’État nationalise les entreprises privées d’électricité, pour les fondre dans un monopole public, EDF. Depuis, les quelques régies municipales de l’énergie ont survécu. Le service public de l’électricité s’est, lui, affaibli sous les coups de boutoir de « la concurrence libre et non faussée ». Des fournisseurs privés se sont créés. EDF, partiellement privatisée, demeure centrée sur l’électricité nucléaire. Et si le gestionnaire du réseau ERDF reste dans le giron public, il verse 75 % de ses résultats nets à sa société mère, EDF, au lieu de les réinvestir dans les réseaux dont il est censé assurer l’entretien [2]. Quant à la transition énergétique, elle est à la peine : la consommation d’énergie primaire (avant sa transformation en électricité) d’origine renouvelable est passée, en une décennie, de 6% à... 8% [3]. Une progression bien lente, trop lente.


Un millier de régies publiques de l’énergie en Allemagne

De l’autre côté du Rhin, les régies publiques locales d’énergie sont monnaie courante. Il en existe plus d’un millier, entièrement détenue par la collectivité ou en société mixte. Elles fournissent plus de 45 % de l’électricité consommée dans le pays ! Comment expliquer cette différence ? L’Allemagne n’a jamais connu de monopole national dans le domaine de l’énergie. Avant la libéralisation du marché de l’électricité – qui s’est faite dès 1998 outre-Rhin –, il existait des monopoles régionaux. La plupart détenus par les entreprises privées qui ont fusionné pour donner naissance aux quatre grands groupes énergétiques actuels : Eon, RWE, Vattenfall et EnBW. Ces géants de l’énergie sont loin d’être des partenaires idéaux pour des communes qui souhaitent développer les énergies moins polluantes, sans charbon par exemple. Du coup, de plus en plus de villes reprennent en main leurs réseaux et productions d’énergie.


« Nous avons lancé le projet de la régie début 2011, quand la concession de nos réseaux est arrivée à terme. C’était avant Fukushima. Nous voulions être plus indépendant de l’énergie nucléaire à un moment où ce n’était pas encore la tendance, raconte Stefan Altenberger, maire de Kernen, une commune de 15 000 habitants dans le sud-ouest de l’Allemagne. Kernen a créé fin 2012 une régie intercommunale d’énergie, avec trois villes voisines. Celle-ci fournit aujourd’hui de l’électricité à 2 000 des 40 000 habitants de la zone.

La plupart des concessions actuelles sur les réseaux énergétiques allemands ont été accordées il y a une vingtaine d’années. Et arrivent à échéance. L’occasion pour les élus locaux d’y réfléchir à deux fois avant de reconduire une gestion privée. Beaucoup optent pour une gestion publique par une régie municipale, qui devient souvent productrice d’énergie. Depuis 2005, 120 nouvelles régies locales ont ainsi vu le jour en Allemagne ! Et 200 concessions ont été reprises par des régies depuis 2007 [4]. Un mouvement de fond.

Une électricité locale souvent plus « verte » et moins chère

« Les communes dorment pendant 20 ans. Puis, à la fin de la concession, elles se demandent tout à coup ce qu’elle peuvent bien faire », résume Michael Hildebrand, directeur de la régie municipale de Lohmar, près de Cologne. Celle-ci existe depuis 2011. Dans cette ville, c’est RWE – qui exploite les mines de charbon de la Ruhr et plusieurs centrales nucléaires – qui détenait la délégation des réseaux électriques et de gaz. « Nous avons récupéré les concessions cette année. Et nous négocions en ce moment, plus ou moins amicalement, pour racheter les réseaux. » Les sommes en jeu restent secrètes. Mais une telle opération représente beaucoup d’argent pour une petite ville comme Lohmar. Les régies sont-elles alors en mesure de garantir des tarifs raisonnables à leurs usagers ? « Nous proposons des prix plus bas que ceux de l’ancien concessionnaire privé », répond Stefan Altenberger, maire de Kernen. Le kilowattheure fourni par la régie coûte 26 centimes. Ce qui peut sembler énorme en France, où le prix du kW/h, s’il augmente, demeure deux fois inférieur. Il reste cependant sous la moyenne nationale allemande, qui se situe plutôt au-dessus des 27 centimes/kWh (les taxes qui financent notamment le développement des énergies renouvelables y sont beaucoup plus élevées). « Nous avons moins de frais d’organisation », souligne le maire. Autre avantage de taille : « Contrairement à un grand groupe, nous pouvons décider de baisser les gains de la régie pour stabiliser les prix. »

Les régies de Kernen et de Lohmar proposent par ailleurs à leurs clients un abonnement d’électricité verte et achètent le courant à des fournisseurs d’énergie certifiées renouvelables. L’abonnement « vert » est devenu un produit quasi-incontournable des régies locales allemandes. « Quand l’électricité sort de la prise, on ne peut pas savoir si elle a été produite par des énergies renouvelables ou par du nucléaire. Mais plus il y a de personnes qui achètent chez des fournisseurs qui s’approvisionnent en énergies renouvelables, plus il y aura d’énergies renouvelables dans les réseaux », estime Andreas Graf, directeur commercial de la régie municipale de Titiensee-Neustadt, créée en 2011. Celle-ci fournit à ses 600 clients une électricité certifiée « renouvelable ». Elle s’approvisionne auprès de son associée, la plus grande coopérative énergétique d’Allemagne, l’EWS Schönau, qui compte 150 000 clients dans le pays. La coopérative détient 30 % de la régie, la commune en possède 60 %. Les 10 % restants sont entre les mains d’une coopérative citoyenne locale.


Des citoyens impliqués dans la politique énergétique de leur ville

Ouvrir les régies communales à des coopératives citoyennes engagées sur la transition devient une pratique courante en Allemagne. « Certaines régies communales mettent en place un comité des habitants-clients. Mais c’est seulement consultatif. En leur ouvrant leur capital, elles sont obligées de prendre en compte la participation citoyenne », souligne Ralf Lang, président de la coopérative citoyenne de Iéna, en Thuringe. Elle a levé 8 millions d’euros auprès de 800 sociétaires. Et a pu acquérir 2 % de la régie. À Wolfhagen, en Hesse, la participation change d’échelle. Dans cette ville de 12 000 habitants, la coopérative citoyenne locale possède un quart du capital de la régie énergétique !

Ces coopératives citoyennes adoptent un fonctionnement interne égalitaire, sur le principe « une personne, une voix », quel que soit le nombre de parts acquises. L’investissement minimum est de 500 euros, un placement qui est ensuite rémunéré. Ces coopérative fixent en général un plafond maximum par sociétaire, de 5 000 ou 10 000 euros, pour éviter la spéculation. Mais une critique émerge : les membres d’une coopérative, qui disposent des moyens financiers d’y investir, ont de fait plus d’influence sur les décisions d’une régie municipale que les simples citoyens de la commune.


Vers une coopérative citoyenne de l’énergie à Berlin ?

« Il y a des voix critiques qui disent que nous sommes des capitalistes. Mais tout le monde peut devenir membre de notre coopérative. Si on ne peut pas payer 500 euros d’un coup, on peut payer dix fois 50 euros », se défend Wilfried Steinbock, de la coopérative de Wolfhagen. « Depuis que la coopérative est entrée au capital, le directeur de la régie va beaucoup plus à la rencontre des habitants, notamment lors les réunions que nous organisons. Il y parle des projets, des investissements. Ça, c’est vraiment nouveau », note aussi Ralf Lang, de la coopérative citoyenne de Iéna.

Les coopératives citoyennes d’énergie sont devenues des acteurs essentiels de la transition allemande. Le pays en compte aujourd’hui près de 900, avec plusieurs centaines de milliers de membres. La plupart produisent des énergies renouvelables. Quelques-unes investissent dans les régies locales. Certaines ont même essayé d’obtenir elles-mêmes la gestion de réseaux électriques. Sans succès pour l’instant. Dans la ville de Kirchheim, une coopérative déjà fournisseur d’électricité, a tenté en 2013 de reprendre la concession du réseau local. « Mais les élus ont eu peur », regrette Felix Denzinger, de la coopérative Teckwerke Bürgerenergie. C’est finalement la commune qui a repris le réseau. « Si l’argent va au moins dans les caisses de la ville plutôt que chez un géant de l’énergie, c’est déjà ça. » Le coup d’essai de Kirchheim a donné des idées ailleurs en Allemagne. Jusqu’à Berlin. La ville a déjà repris en main la gestion de l’eau. Une coopérative a le projet de reprendre fin 2014 la concession du réseau électrique de la plus grande ville du pays. Objectif : investir les gains dans les énergies vertes.


Et en France ?

En France aussi, le mouvement des coopératives citoyennes de production d’énergie renouvelable prend son essor. Le réseau Énergie partagée en accompagne 35 actives. Avec celles en gestation et en attente de permis, la France en compterait une centaine. Sans oublier Enercoop, la première coopérative française de fourniture d’électricité, créée en 2004, qui approvisionne 18 000 usagers. Mais la loi interdit toujours les collectivités de se lancer dans l’aventure pour accélérer le développement des énergies renouvelables.

Une situation que le Cler a contestée en 2012 devant le tribunal administratif de Paris [5] et par le biais d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Avec l’argument que l’interdiction de créer des régies locales contrevient au principe d’égalité des citoyens et à celui de libre administration des collectivités. La contestation est pour l’instant restée vaine. « Les réseaux de distribution d’énergies, qui appartiennent aux collectivités locales, sont donnés en concession à ERDF. Du coup, les élus ne mettent pas trop leur nez dans la manière dont cela est géré. Il faudrait pourtant remettre dans les mains des élus locaux les questions énergétiques », estime Raphaël Claustre, du Cler. Une solution décentralisée pour accélérer la transition.

Rachel Knaebel

Photo :  CC Bert Kaufmann (mine et centrale au charbon de RWE en Allemagne).

Notes

[1] Actionnaire à 42 % du capital de Gaz et électricité de Grenoble via sa filiale Cogac.

[2] L’association de consommateurs UFC Que Choisir dénonçait encore en juin cette situation. Voir ici.

[3] Commissariat général au développement durable, juin 2013.

[4] Chiffres du Verband Kommunaler Unternehmen, groupement des entreprises locales allemandes.

[5] L’association demandait l’annulation d’une décision de la capitale de 2009, qui prolongeait de quinze ans le contrat de concession entre la ville de Paris et ERDF pour la distribution de l’électricité
 

17 avril 2014

L’oligarchie socialiste est culturellement inapte à comprendre l’écologie‏

source image: Greenpeace


Reporterre | Noël Mamère | mercredi 16 avril 2014

Entre enarques croissancistes de l’ENA et ex-trotskystes productivistes, les hiérarques socialistes restent incapables de comprendre la question écologique. 

Enfin, nos ministres écologistes ont compris que nous n’avons rien à faire avec une équipe au pouvoir, à cent lieues de nos idées et de notre conception du monde. Tandis que nous essayons de nous projeter dans un avenir intégrant les dégâts environnementaux, économiques et sociaux du réchauffement climatique à l’œuvre et la fin des Trente glorieuses, la « Hollandie » continue de nous servir les vieilles recettes de la « croissance » et du productivisme.

Que l’écologie ne soit pas dans l’ADN du Parti Socialiste, nous le savions de longue date. Mais les contraintes que se fixe le nouveau gouvernement pour appliquer le Pacte de Responsabilité sont en train de mettre à bas toute possibilité de construction d’une politique publique crédible tant en matière d’environnement que d’énergie ou de transport.

Un tel fossé culturel pose un grave problème politique qui ne pouvait se résoudre par des « arrangements » de circonstance et des compromis de façade. Il fallait partir. C’était le prix de la clarification.

Culturellement, le gouvernement et la nouvelle équipe constituée par François Hollande n’est pas hostile à l’écologie mais si indifférente que ce domaine n’existe pas pour elle sauf, peut-être, pour Ségolène Royal. L’équipe est fondée sur deux groupes distincts :

La promotion Voltaire de l’ENA, bastion traditionnel des tenants du productivisme d’Etat, admirateurs de l’aventure nucléaire et en général des grands projets inutiles et imposés par en haut. La chef de cabinet, le secrétaire général de l’Elysée, Michel Sapin, Ségolène Royal, Jean Yves Le Drian en font partie.

L’autre composante, celle de l’UNEF, a fait ses armes dans le mouvement étudiant, à une époque où l’écologie était marginale dans la jeunesse. Le fait que Jean-Christophe Cambadélis soit secrétaire général du parti Socialiste en dit long sur cette partie.

Ancien Président de l’UNEF, il était alors un dirigeant du groupe trotskyste le plus anti-écolo qui soit, le groupe « lambertiste » (aujourd’hui nommé POI) dont toute l’idéologie consistait à considérer que les forces productives ont cessé de croître et que la paupérisation qui en découle met en danger l’humanité. Il y a donc une culture productiviste commune, très forte, qui considère l’écologie politique comme utile… pour faire tapisserie !

Pour cette oligarchie, qui a biberonné à la politique de croissance pour la croissance considérée comme une fin en soi, il ne faut surtout pas changer un iota au dogme du socialisme de l’offre considéré comme une hypothétique dernière chance de retrouver le paradis perdu des Trente Glorieuses.

Le compromis qui aurait pu se nouer autour de la notion de « social-écologie » prônée par Laurent Fabius est donc aujourd’hui impossible à réaliser. Les forces autour de Martine Aubry sont minoritaires face à la conjonction des « Hollandais » et des anciens Strauss-khaniens adeptes du socialisme de production, admirateurs de Saint-Simon et des grands travaux.

Le seul espace qui pourrait s’ouvrir consisterait en un compromis sur la question de l’investissement dans le bâtiment et les énergies renouvelables. Mais la manière dont ont été traités ces deux secteurs, alors que les écologistes étaient présents au gouvernement, en dit long sur la possibilité de renverser la table, même dans ces deux domaines.

La cure d’opposition des écologistes peut être utile. A condition qu’ils mettent en musique une alternative écologique, sociale et démocratique. EELV le peut-il ? A priori, son mode de fonctionnement chaotique et clanique, son incapacité à mettre sur pied la coopérative initialement prévue lors de la constitution d’Europe Ecologie, son lien inexistant avec les classes populaires, l’en empêchent.

Mais soyons optimistes. Ce qui vient de se passer à Grenoble est peut-être l’ultime occasion de rompre avec la maladie infantile de l’écologisme politique : sa vassalisation. Le fait que 6 députés se soient abstenus sur la déclaration de politique générale de Manuel Valls est un signe encourageant. Lorsqu’on veut, on peut.


Source : Noël Mamère pour Reporterre, 
 http://www.reporterre.net/spip.php?article5726

3 mars 2014

Transition énergétique, les ONG présentent le vrai projet de loi



Réseau action climat | 26 février 2014

Montreuil, le 26 février 2014 - Alors que les propositions concrètes du gouvernement sur la transition énergétique tardent encore à émerger, 9 organisations environnementales présentent leur VRAI projet de loi pour orienter enfin la France vers un modèle énergétique plus sobre, plus équitable, plus proche des territoires et créateur d’emplois et d’innovation.

 


 


Sortir de l’immobilisme politique

Nous déplorons le double discours dans lequel s’enferme le gouvernement depuis quelques semaines :

Il affiche son soutien aux énergies renouvelables et à la baisse de la consommation d’énergie, mais refuse dans les faits que des objectifs contraignants soient fixés dans le paquet climat-énergie 2030 de l’Union Européenne.
Dans le même temps, il annonce une baisse de la part du nucléaire dans la part d’électricité, mais n’envisage aucune autre fermeture de réacteur qu’à Fessenheim et signe un accord de partenariat avec la Grande Bretagne pour son développement.

Le futur projet de loi sur la transition énergétique s’éloigne considérablement des conclusions, pourtant encourageantes, du débat national sur la transition énergétique. Il semble se diriger vers quelques aménagements à la marge et remettre à plus tard le choix d’un scénario énergétique. La gestion des déchets nucléaires y tiendrait une place importante alors qu’elle n’a pas été traitée dans le débat. Face à cette nouvelle reculade annoncée, 9 organisations environnementales ont décidé de proposer leur VRAI projet de loi.


Concrétiser les actions issues du débat national sur la transition énergétique

Nous proposons que la loi de programmation sur la transition énergétique intègre notamment :

Des objectifs clairs et ambitieux pour 2030 dans le cadre d’une trajectoire tendant vers le 100% énergies renouvelables en 2050, intégrant les engagements pris par le Président de la République sur le nucléaire et la baisse de la consommation d’énergie, et cohérents avec la division par quatre des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050
La pose obligatoire d’une isolation performante lors des grands travaux qui rythment la vie d’un bâtiment – ravalement, réfection de toiture
Une priorité claire donnée aux infrastructures de transport alternatives au routier et à l’aérien et des mesures pour lutter contre l’étalement urbain et la mobilité contrainte
La création d’une Institution financière de la transition énergétique qui prêterait à des taux réduits au profit de l’ensemble des acteurs publics et privés pour des projets de production d’énergie renouvelable, de rénovation de bâtiments ou de transports en commun.
La possibilité pour les collectivités de mettre en place des mesures fiscales et réglementaires de transition énergétique adaptées à leur territoire, tout en s’intégrant dans un cadre national et européen

Pour les organisations à l’initiative de ce VRAI projet de loi : « Nous incitons le gouvernement à s’inspirer très largement du Vrai projet de loi, pour donner à la transition énergétique l’ambition qu’elle mérite ».

La version imprimable du projet de loi

Contacts presse :

Raphaël Claustre, CLER, le réseau pour la transition énergétique – 06 03 85 87 96
Maryse Arditi, France Nature Environnement – 06 78 79 39 70
Morgane Creach, Réseau Action Climat – 06 59 25 19 31

20 février 2014

La transition ici! maintenant! Action devant l'Elysée





Ce 19 février à 6h30, quelques heures avant un Conseil des ministres franco-allemands, dix militants de Greenpeace ont déversé, à l'aide d'un camion, cinq tonnes de charbon devant le palais de l'Elysée. Le camion est aussi chargé de déchets nucléaires : deux cuves contenant 2 000 litres d'eau contaminée au tritium. Les militants ont déployé une bannière portant le message : "La transition en Europe, ici ! Maintenant !".

17 octobre 2013

Oui à la transition, non à la prolongation du nucléaire



Cyber@cteur | cyberaction mise en ligne le jeudi 17 octobre 2013

 Montreuil, le 14 octobre 2013 - Selon le Journal du Dimanche, le gouvernement s’apprêterait à acter l'allongement de la durée de vie des centrales nucléaires françaises jusqu’à 50 ans. Fermant les yeux sur les risques liés au vieillissement des installations, risques que l'ASN n'a même pas encore étudiés, le gouvernement ferait ainsi un pari périlleux et fermerait la porte pour longtemps aux vraies solutions durables de la transition énergétique.

Prolonger à 50 ans la durée d'amortissement des centrales nucléaires, ce qui peut passer pour un exercice comptable sans autres conséquences que financières, reviendrait en fait à valider implicitement que la durée de fonctionnement des centrales pourrait être portée à 50 ans. Alors que plusieurs ont déjà atteint 30 ans, durée de fonctionnement pour laquelle elles avaient été conçues, certaines parties des réacteurs (cuves, enceintes de confinement, câbles inaccessibles…) vieillissent et ne peuvent pas être remplacées. Nous sommes donc confrontés à l'augmentation exponentielle des risques d'accidents génériques liés au vieillissement, mettant en danger les populations sans même les avoir consultées, et à des coûts opérationnels qui augmentent pour des centrales de plus en plus vieilles.

Une fois de plus, on constate que le politique peut se permettre d'allonger la durée de vie des centrales les plus vieilles, mais qu'il est toujours incapable d'en arrêter une seule. Il ne nous a toujours pas expliqué comment il allait réduire à 50 % la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025. Après l'attaque des gaziers demandant d'arrêter le soutien aux énergies renouvelables, on commence à cerner la réponse des énergéticiens à la transition énergétique : On arrête les énergies renouvelables, on freine la maitrise des consommations, on prolonge le nucléaire et vive les fossiles !APE, Alofa Tuvalu, FNE, la LPO, le REFEDD, WECF et le RAC

Nous vous proposons d'interpeller le Président de la République pour lui dire notre refus d'une telle perspective.

Extension de la durée de fonctionnement des réacteurs jusqu’à 50 ans : un projet totalement irresponsable !
http://groupes.sortirdunucleaire.org/extension_50_ans

"Nucléaire bon marché" : la Cour des Comptes brise le mythe
http://groupes.sortirdunucleaire.org/Couts-du-nucleaire

Durée de vie des centrales en France et projets d'EDF en Grande-Bretagne :
autopsie d'un double enfumage médiatique
http://www.cyberacteurs.org/blog/?p=1058


Texte de la cyberaction proposé 

Monsieur le Président,
Souhaitez-vous être le président du prochain Fukushima ?
L'allongement à 50 ans de la durée des centrales nucléaires que propose le gouvernement n’a plus rien d’une "transition" énergétique et tout d’une dangereuse et irresponsable régression. La seule transition digne de ce nom passe par l’arrêt du nucléaire, en commençant par les centrales les plus anciennes et un soutien massif aux économies d’énergie et aux énergies renouvelables.
Veuillez croire, Monsieur le Président, en ma détermination citoyenne. 
 

4 octobre 2013

Ciné-débat "Un climat d’espoir"


Ciné-débat "Un climat d’espoir"
Vendredi 18 octobre

Lieu : Gignac (46)


20h30 à la salle des fêtes de Gignac.
Entrée libre.
 
Le dérèglement climatique est à présent reconnu comme un problème écologique majeur par la majorité des scientifiques et des décideurs politiques. Mais l'industrie nucléaire mondiale tente d'accréditer le nucléaire comme une solution à cette crise climatique, quitte à prendre de sérieuses libertés avec les faits.

Ce documentaire est une riposte exemplaire au discours mensonger d'Areva, EDF et consorts. Il replace le changement climatique dans son contexte et ses enjeux. La filière nucléaire, son histoire, ses étapes et ses risques, sont disséqués pièce par pièce. Les vraies solutions aux crises énergétique et climatique (économies d'énergie, énergies renouvelables) clôturent la démonstration.

Une révolution énergétique est en marche, et les solutions existent, partout et aujourd'hui. Leur mise en oeuvre est affaire de politique, et la diffusion de ce film peut y contribuer.

La projection sera suivie d’un échange-débat avec Marc Saint-Aroman et Daniel Roussée du Réseau "Sortir du nucléaire".

Cette manifestation est proposée par « ECAUSSYSTEME », dans le cadre du Schéma Culturel de Territoire, en partenariat avec le Pays de la Vallée de la Dordogne Lotoise et le Conseil Régional Midi–Pyrénées.

Contact :
contact@ecaussysteme.com

1 août 2013

Notre Dame des Landes : enterrons définitivement le projet d'aéroport


Attac France | 1er août 2013

Malgré un débat national sur la transition énergétique, des commissions de « dialogue », une commission censée évaluer le « bien fondé » des projets d’infrastructure, un plan d’investissement d’avenir présenté comme écolo-compatible, le projet d’aéroport à Notre-Dame des Landes demeure, pour le gouvernement, une priorité.

A tel point qu’en plein débat national sur la transition énergétique, le préfet de Loire-Atlantique a évoqué l’hypothèse d’une reprise des travaux dès septembre. Les commissions passent mais le projet ne trépasse pas !

Et la mobilisation citoyenne est à la hauteur de l’entêtement du premier ministre. Les 3&4 août prochains, des milliers de citoyen-ne-s seront à Notre-Dame des Landes pour contester ce projet d’aéroport ainsi que le bien-fondé des grands projets inutiles qui demeurent d’actualité.

Afin de stimuler une activité économiques atone, les décideurs usent et abusent des mêmes recettes appliqués depuis plus de 50 ans faisant ainsi fi des contraintes écologiques, climatiques, sanitaires et énergétiques.

La France n'a plus tant besoin de nouvelles infrastructures inutiles que de penser et d'organiser la transition écologique. Alors que la France devrait accueillir la Conférence onusienne sur le climat (COP 21) en 2015, les décideurs politiques optent parallèlement pour des grands projets climaticides et énergivores.

Associations et syndicats appellent les responsables politiques à sortir de la duplicité climatique. La transition écologique réclame cohérence, ténacité et ambition. Comme des milliers de citoyennes et citoyens mobilisé-e-s, nos associations et syndicats appellent à participer au grand rassemblement des 3&4 août prochain à Notre-Dame des Landes pour enterrer définitivement ce projet.


Le programme du rassemblement les 3&4 août : http://www.notredamedeslandes2013.org/





23 mai 2012

La transition énergétique à Prayssac

Le 3 juin à Prayssac, découvrez les énergies de la transition.

 

 


 

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