18 novembre 2015

De Pol Pot à ISIS : les racines du terrorisme (par John Pilger)


(...) En transmettant les ordres du Président Richard Nixon de bombardement « massif » du Cambodge en 1969, Henry Kissinger utilisa l’expression: « tout ce qui vole sur tout ce qui bouge ».

Alors que Barack Obama mène sa septième guerre contre le monde musulman, depuis que son prix Nobel de la paix lui a été remis, et que François Hollande promet une attaque « impitoyable » sur un pays en ruine, l’hystérie orchestrée et les mensonges nous rendent presque nostalgiques de l’honnêteté meurtrière de Kissinger.

En tant que témoin des conséquences humaines de la sauvagerie aérienne — ce qui comprend la décapitation des victimes, leurs organes éparpillés sur les arbres et les champs — je ne suis pas surpris de cette méconnaissance de l’histoire et de la mémoire, une fois encore.

La montée au pouvoir de Pol Pot et de ses Khmers Rouges, qui a beaucoup en commun avec celle de l’état islamique en Irak et en Syrie (ISIS), en est un bon exemple. Eux aussi étaient impitoyablement moyenâgeux et n’étaient au départ qu’une petite secte. Eux aussi étaient le produit d’une apocalypse made in USA, mais à ce moment-là en Asie. (...)

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9 mai 2015

Le 8 mai 1945 : 45 000 algériens exécutés. Le massacre de Setif que la France cherche à faire oublier !


"Ce samedi 8 mai 2015, est jour de deuil en Algérie. Comment le peuple algérien peut-il oublier les massacres perpétrés à Sétif, Guelma et Kherrata. Un véritable génocide qui engendrera la mort de 45000 algériens.

Ce n’est en effet pas la venue en Algérie de Jean-Marc Todeschini, à l’occasion du 70e anniversaire du massacre de Sétif, qui apaisera la souffrance des Algériens. Le 8 mai 1945, plusieurs dizaines de milliers d’Algériens ont été massacrés, lynchés, torturés, jetés dans des fours à chaux par l’armée française dans de nombreuses villes de l’est du pays, pour avoir revendiqué le droit à l’existence, au lendemain de la victoire des alliés sur le nazisme.

Les personnalités politiques françaises, à l’instar de Nicolas Sarkozy, n’hésitent pourtant pas à déclaré que : « la France n’a pas à rougir de son histoire » et que : « la France n’a jamais commis de génocide »"
Source: HBK



  

16 août 2014

Gaza : nouvelles du front australien

Une caricature publiée, puis rétractée par un journal australien, le Sydney Morning Herald


(...) Mike Carlton un journaliste du même journal, le Sydney Morning Herald, a du démissionner suite à un de ses éditorial… consacré à Gaza bien sur. Il est interdit de raconter la réalité des conditions de vie et de mort des palestiniens.


Le rang et le fruit pourri d’Israël est appelé fascisme

Les images en provenance de Gaza sont fulgurantes, une galerie de la mort et de l’horreur. Un Palestinien échevelé crie à l’agonie, son petit frère ensanglanté mort dans ses bras. (...)

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Discours d'un sénateur irlandais contre Israël (vidéo)





15 août 2014

Le génocide progressif d’Israël dans le ghetto de Gaza

A Gaza, la mise en œuvre de la vision sioniste revêt sa forme la plus inhumaine

Info-Palestine |15 juillet 2014 | Par Ilan Pappe

Dans un article de 2006 pour The Electronic Intifada, je définissais la politique israélienne à l’égard de la Bande de Gaza comme un génocide progressif. L’attaque israélienne actuellement en cours contre Gaza indique que cette politique de génocide se poursuit sans relâche. Le terme est important, car il situe pertinemment l’action barbare d’Israël – naguère et aujourd’hui – dans un contexte historique plus vaste.

Il faudrait insister sur ce contexte, car la machine de propagande israélienne s’efforce encore et toujours de déclamer sa politique hors contexte : elle fait du prétexte qu’elle trouve pour chaque nouvelle vague de destruction la justification principale pour une autre orgie de massacres sans discrimination sur les champs de la mort palestiniens.

Le contexte

La stratégie sioniste qui consiste à donner à sa brutale politique l’étiquette d’une réponse adéquate à telle ou telle action palestinienne est aussi vieille que la présence sioniste elle-même en Palestine. Elle a servi à maintes reprises comme justification à la mise en œuvre de la vision sioniste d’une Palestine future qui n’aurait en elle que très peu, voire aucun Palestinien natif.

Les moyens de parvenir à cet objectif ont changé au fil des ans, mais la formule est restée la même : quelle que puisse être la vision d’un Etat juif, elle ne peut se matérialiser que si le nombre de Palestiniens y est insignifiant. Et actuellement, la vision est celle d’un Israël qui s’étend sur la Palestine historique dans sa presque totalité, là où vivent toujours des millions de Palestiniens.

Comme toutes celles qui l’ont précédée, la vague génocidaire actuelle a un arrière-plan plus immédiat. Il est né d’une tentative de contrecarrer la décision palestinienne de former un gouvernement d’union, auquel même les Etats-Unis n’avaient pu trouver d’objection.

La faillite de l’initiative de « paix » désespérée du Secrétaire d’Etat US John Kerry a légitimé l’appel palestinien aux organisations internationales pour faire cesser l’occupation. En même temps, les Palestiniens ont bénéficié d’une large approbation internationale pour leur prudente tentative, incarnée dans le gouvernement d’union, d’élaborer une fois encore une stratégie coordonnée entre les divers groupes et ordres du jour palestiniens.

Depuis juin 1967, Israël cherchait un moyen de conserver les territoires qu’il a occupés cette année-là sans intégrer leur population autochtone dans sa citoyenneté, qui implique des droits. Ce faisant il participait à un simulacre de « processus de paix » lui servant à gagner du temps ou à dissimuler sa politique de colonisation unilatérale sur le terrain.

Au fil des décennies, Israël a différencié des zones qu’il voulait contrôler directement et d’autres qu’il voulait administrer indirectement, l’objectif à long terme étant de réduire la population palestinienne au minimum, moyennant, entre autres, le nettoyage ethnique et l’étranglement économique et géographique.

La situation géopolitique de la Cisjordanie donne l’impression, du moins en Israël, qu’il est possible d’y parvenir sans avoir à présager un troisième soulèvement ni trop de condamnations internationales.

Mais la bande de Gaza, en raison de sa localisation géopolitique unique, ne se prêtait pas aussi facilement à une telle stratégie. Depuis 1994, voire plus, en tout cas depuis qu’Ariel Sharon a été au pouvoir comme Premier Ministre, la stratégie a été de ghettoïser Gaza, en espérant quelque part que les gens là-bas – 1,8 millions de personnes aujourd’hui – allaient tomber dans un oubli éternel.

Mais le Ghetto s’est montré rebelle et peu disposé à vivre dans des conditions d’étranglement, d’isolement, de misère et de faillite économique. Donc, le renvoyer aux oubliettes nécessite la poursuite de politiques génocidaires.

Le prétexte

Le 15 mai, les forces israéliennes ont tué deux jeunes Palestiniens dans la ville cisjordanienne de Beitounia, et leur assassinat de sang-froid par un tireur d’élite a été capté en vidéo. Leurs noms - Nadim Nuwara et Muhammad Abu al-Thahir — ont été ajoutés à la longue liste d’assassinats similaires ces derniers mois et ces dernières années.

Le meurtre de trois adolescents israéliens, dont deux mineurs, enlevés en juin en Cisjordanie occupée, a peut-être été commis en représailles aux meurtres d’enfants palestiniens. Mais pour toutes les exactions d’une occupation oppressive, il a avant tout fourni un prétexte pour détruire la délicate unité en Cisjordanie, et aussi pour appliquer le vieux rêve d’anéantir le Hamas à Gaza afin que le Ghetto puisse retrouver sa tranquillité.

Depuis 1994, avant même l’arrivée au pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza, la situation géopolitique très particulière de l’enclave montrait clairement que toute action punitive collective, comme celle qui est perpétrée aujourd’hui, ne pouvait être qu’une opération de tueries et de destructions massives. En d’autres mots : la continuation d’un génocide.

Savoir cela n’a jamais gêné les généraux qui donnent les ordres de bombarder les gens par les airs, par la mer et depuis le sol. Réduire le nombre de Palestiniens dans toute la Palestine historique reste toujours la vision sioniste.

A Gaza, sa mise en œuvre revêt la forme la plus inhumaine qui soit.

Le timing particulier de cette vague-ci est déterminé, comme dans le passé, par des considérations annexes. Les troubles sociaux de 2011 sont toujours frémissants et pendant un moment il y a eu une demande publique de réduire les dépenses militaires et de transférer de l’argent du budget surgonflé de la « défense » vers les services sociaux. L’armée a stigmatisé cette possibilité comme étant suicidaire. Rien de mieux qu’une opération militaire pour étouffer les voix appelant le gouvernement à faire des coupes dans ses dépenses militaires.

La marque de fabrique caractéristique de ce génocide progressif réapparaît encore dans cette vague-ci. On note à nouveau un soutien juif israélien consensuel au massacre de civils dans la bande de Gaza, sans aucune voix dissidente notable. A Tel Aviv, le petit nombre de personnes qui ont osé manifester se sont fait passer à tabac par des hooligans juifs, la police se contentant de regarder ailleurs.

Le monde académique, comme toujours, fait partie de la machinerie. La prestigieuse université privée Interdisciplinary Center Herzliya a établi un « quartier général civil » où les étudiants sont volontaires pour servir de porte-voix à la campagne de propagande à l’étranger.

Les médias sont une recrue fidèle, qui s’abstient de montrer la moindre image de la catastrophe humaine qu’Israël a déclenchée et informe son public que cette fois « le monde nous comprend et est derrière nous ».

Cette allégation est exacte en ce sens que les élites politiques occidentales continuent de fournir la vieille immunité à « l’État juif ».

Néanmoins, les médias n’ont pas fourni à Israël le niveau de légitimité qu’elle cherchait pour sa politique criminelle. Il y a des exceptions, notamment des médias français, en particulier France 24 et la BBC, qui continuent sans vergogne à régurgiter la propagande israélienne.

Cela n’a rien d’étonnant puisque les lobbys pro-israéliens continuent de travailler sans relâche à appuyer le cas d’Israël en France et dans le reste de l’Europe comme ils le font aux Etats-Unis.
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A Gaza une mère réconforte son fils dans leur habitation bombardée (Ezz Zanoun / APA images)

La voie de l’avenir

Que ce soit brûler vif un jeune palestinien de Jérusalem ou en abattre deux autres, juste pour le plaisir, à Beitounia, ou massacrer des familles entières, à Gaza, tous ces actes ne peuvent se perpétrer que si la victime a été déshumanisée.

Je veux bien admettre que partout au Moyen-Orient il y a aujourd’hui des cas horribles où la déshumanisation a récolté des horreurs inimaginables comme elle le fait à Gaza ces jours-ci. Mais il y a une différence essentielle entre ces cas et la brutalité israélienne : les premiers sont condamnés comme barbares et inhumains par le monde entier, alors que ceux commis par Israël ont toujours autorisés publiquement et approuvés par le président des Etats-Unis, les dirigeant de l’UE et les autres amis d’Israël dans le monde.

La seule chance de lutter avec succès contre le sionisme en Palestine est celle qui se base sur un agenda des droits civiques et politiques qui ne fasse pas de distinction entre une violation et une autre et qui identifie clairement victimes et bourreaux.

Ceux qui dans le monde arabe commettent des atrocités contre des minorités opprimées et sans défense, tout comme les Israéliens qui commettent ces crimes contre le peuple palestinien, devraient tous être jugés selon les mêmes critères moraux et éthiques. Ce sont tous des criminels de guerre, bien que dans le cas de la Palestine ils soient en activité depuis plus longtemps que quiconque.

Peu importe en réalité l’identité religieuse des gens qui commettent les atrocités ou au nom de quelle religion ils prétendent parler. Qu’ils se dénomment djihadistes, judaïstes ou sionistes ils devraient être traités de la même manière.

Un monde qui cesserait d’utiliser deux poids, deux mesures dans ses relations avec Israël, c’est un monde qui pourrait être bien plus efficace dans sa réponse aux crimes de guerre ailleurs dans le monde.

Faire cesser le génocide progressif à Gaza et restituer aux Palestiniens leurs droits humains et civiques élémentaires, où qu’ils se trouvent, y compris le droit au retour, c’est la seule voie ouvrant une perspective nouvelle sur une intervention internationale productive au Moyen-Orient dans son ensemble.

* Auteur de plusieurs ouvrages, Ilan Pappe est historien israélien et directeur de l’European Centre for Palestine Studies à l’Université d’Exeter


Du même auteur :
- Le nettoyage ethnique par d’autres moyens - 7 juin 2014
- Quand le déni israélien de l’existence des Palestiniens devient politique génocidaire... - 27 avril 2014
- Boycott académique israélien : l’affaire Tantura - 17 février 2012
- 2012 : Faire face aux intimidations, agir pour la justice en Palestine - 1er janvier 2012
- Enterrement de la solution des deux Etats aux Nations unies - 17 septembre 2011
- Goldstone retourne sa veste - 6 avril 2011
- La révolution égyptienne et Israël - 16 février 2011
- Soutenir le droit au retour des réfugiés, c’est dire NON au racisme israélien - 12 janvier 2011
- Tambours de guerre en Israël - 30 décembre 2010
- Ce qui guide la politique d’Israël - 6 juin 2010
- L’enfermement mortel de la psyché israélienne - 12 juin 2010
13 juillet 2014 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/conte...

 Traduction : Info-Palestine.eu - Marie Meert
 

24 juillet 2014

Il est 6 h à Gaza


Via l'UJFP | 24 juillet 2014

Dix-septième jour de l’offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza

 En direct de Gaza

Il est 6 h à Gaza

• Vive la solidarité internationale avec Gaza
• Merci beaucoup pour vos messages de soutien et pour vos appels téléphoniques
• Massacres et crimes israéliens contre les civils de Gaza
• Résistance palestinienne acharnée
• Notre population est confiante malgré les massacres, les crimes, et les attaques sanglantes de cette armée barbare, elle affronte cette réalité cruelle avec une volonté remarquable et une patience extraordinaire.


Une nouvelle journée meurtrière dans la bande de Gaza
150 morts- parmi eux 25 enfants et 22 femmes- et 500 blessés en deux jours
Un carnage
Un vrai génocide
Un vrai massacre
Quelle barbarie !
C’est horrible !
Et ça continue !

Devant le silence complice d’une communauté internationale officielle complice
Et devant des médias qui occultent cette réalité meurtrière.
La centrale électrique de Gaza a été bombardée.
Sept nouvelles mosquées détruites dans la bande de Gaza.
Deux cimetières dans la ville de Gaza bombardés
Trois centres médicaux bombardés
Un centre d’accueil a été touché au centre de la bande de Gaza
Le bureau de la chaîne de télévision Al-Jazeera à Gaza a été visé.
Un stade et deux clubs sportifs bombardés au nord de la bande de Gaza
Les églises de Gaza ouvrent leurs portes pour accueillir les personnes qui ont quitté leurs maisons de l’est de Gaza.

Les chars israéliens sont toujours dans les zones frontalières au nord et à l’est de la bande de Gaza.
Ils bombardent d’une façon intensive.
160.000 habitants ont quitté leurs maisons
Les centres d’accueil sont débordés.
Situation humanitaire catastrophique
Destruction massive dans la bande de Gaza : habitations, infrastructures civiles et terres agricoles
Et ça continue !

Le bilan s’alourdit au dix-septième jour de l’offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza et sa population civile :
730 morts palestiniens jusqu’à cette heure-ci, dont 172 enfants, 96 femmes et 74 personnes âgées suite à des bombardements israéliens en dix-sept jours.
4150 blessés lors de ces bombardements aveugles de l’armée de l’occupation israélienne, dont 640 femmes et 920 enfants
Plus de 3450 raids israéliens en dix sept jours partout dans la bande de Gaza
Quelle horreur !
1290 maisons ont été détruites suite à ces bombardements aveugles
1720 maisons touchées par les bombardements
Plus de 10000 personnes sont sans-abri après la destruction de leurs maisons.
89 mosquées ont été détruites
C’est terrible !

Nous nous lâchons rien !
Nous ne désespérons pas !
La lutte continue
Nous nous défendrons jusqu’à la dernière goutte de notre sang
Jusqu’à notre dernier souffle
Gaza sera toujours debout !
Gaza résiste, Gaza existe et Gaza persiste !
Palestine vivra, Palestine vaincra !

Amitiés de Gaza sous les bombes
Ziad
 

 

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