2 juillet 2015

En Espagne il est désormais interdit de publier certaines photos sur le net



En Espagne une loi - la "loi organique de sécurité citoyenne" : Tiens ça ne vous rappelle rien ? - entrée en vigueur le 1er juillet 2015, interdit entre autres choses sous peine de forte amende, de publier sur son blog ou son réseau social des photos témoignant de violences policières.

Plus d'info ...
 

24 janvier 2015

Greek crisis: Podemos

Alexis Tsípras et Pablo Iglesias, Athènes, le 22 janvier

Par Panagiotis Grigoriou sur Greek crisis | vendredi 23 janvier 2015

Notre petite radio était plus rouge que jamais. Et nous, assis en cercle, plus d’une quarantaine de personnes dans un petit studio, (nous) avons accueilli jeudi 22 janvier à la Radio 105,5 “Sto Kókkino - Au Rouge”, Pablo Manuel Iglesias Turrión de Podemos et de tout cœur surtout. L’histoire émouvante en direct, tandis qu’au même moment, les petits navrants s’en vont déjà. Vassílis Kikílias, ministre de l’Ordre public a fait le tour des bureaux dans son ministère vendredi 23 janvier faisant ses adieux.

Inutile de reproduire en longueur ce que l’on sait déjà du reportage: “Le vent d’un changement démocratique souffle sur l’Europe, s’exclame Pablo Iglesias. Jusqu‘à la victoire, SYRIZA Podemos, nous vaincrons ! Selon Pablo Iglesias, le succès de SYRIZA s’explique par un besoin de souveraineté nationale. Les Grecs en ont assez de voir leur politique dictée par l’extérieur”. Étranges moments vraiment, lorsque les... énormes médias font semblant de découvrir les propos forts et les évidences alors que jusque là, seuls certains “extrémistes” comme nous en faisions l’écho.

L’interview accordée la radio 105,5 a duré environ 25 minutes et elle a commencé en musique, sous le “Canto General”, poème épique en quinze chants du poète chilien Pablo Neruda, publié en 1950 à Mexico, dont Míkis Theodorakis a fait un oratorio. “Nous envisageons aussi le changement à travers la musique” a dit Pablo Iglesias. “En Espagne nous avons tous chanté: ‘Cambia todo’ qui signifie: En chantant, tout change”.


Neruda & Θεοδωράκης - La United Fruit Co... par Naisbit

Pour nous, Samaras et Rajoy sont ces piètres... versions d’Angela Merkel et dont les politiques suivies, ont aggravé le chômage, l'austérité et la dette. Pour inverser cette situation nous avons besoin d’une grande réaction de la part des citoyens. Nous disons pour l’instant ‘oui’ à l'euro puisqu’il est inévitable, mais non pas, à la manière dont fonctionne en ce moment la zone euro”, a déclaré Pablo Iglesias.

 S’adressant aux électeurs plus âgés, il a déclaré: “Les personnes âgées ne devraient pas succomber à la peur. Ils devraient au contraire inciter leurs enfants et leurs petits-enfants à voter en faveur du changement. Suite aux élections dimanche, les Grecs auront enfin un Premier ministre grec et non pas un valet de Merkel. SYRIZA, PODEMOS et le Sinn Féin en Irlande, sont la promesse d’avenir possible pour la majorité des peuples en Europe. Cette promesse cependant, doit être en même temps soutenue par un grand mouvement populaire d’en bas”.

Il se concrétise alors quelque chose, quelque part, entre Athènes et Madrid... en passant par Bruxelles. En studio jeudi après-midi, nous avons commenté la dernière décision de la BCE, de manière disons positive, tandis que de son côté, Jacques Sapir remarque que “l’annonce qu’il vient de faire le jeudi 22 janvier restera dans les annales. La Banque Centrale Européenne s’est donc converti à ‘l’assouplissement’, ce que l’on appelle le ‘quantitative easing’ (ou QE pour les initiés. Mais, il s’agit d’une mesure désespérée. Rien ne prouve qu’elle donne les résultats espérés. Elle soulève par ailleurs de nombreuses questions. En un sens, on peut y voir aussi, et c’est là peut-être le point le plus important, l’amorce d’une reconnaissance que la zone Euro ne fonctionne plus et qu’il convient d’en préparer la dissolution”. L’avenir alors se fera tôt ou tard.

L'heure la plus grande c’est maintenant. “
Quotidien des Rédacteurs” du 23 janvier

Nos amis et analystes sur 105,5 expriment alors l’essentiel (23 janvier): “C’est une élection capitale. La Patrie et la Démocratie sont en danger. L’Europe cessera d’être un monstre ou sinon, elle cessera tout court d’exister. Nous disons Non, et définitivement non à cette Europe actuelle qui s’apparente à une piètre copie du 4ème Reich. Nos âmes et consciences sont fatiguées, extenuées par cette atrocité que nous vivons, d’ou ce changement en douceur, par le vote et sans trop de fracas dans les rues. Un gouvernement de Gauche, doit d’abord restaurer la dignité et le visage humain, le nôtre et celui de tous. Toutes nos luttes historiques depuis le temps de la dictature convergent alors ce dimanche. Le visage humain, rien que ce visage humain, déjà, par le retour des Conventions collectives et par l’arrêt des saisies de la résidence principale, cela, à titre d’exemple. Les gens aussi doivent changer, ne plus accepter l’immoralité, ni voter en faveur des escrocs sous prétexte d’en tirer quelques maigres avantages clientélistes, au détriment des concitoyens et évidemment d’eux-mêmes.”.

Le même soir, toute la sociologie de SYRIZA, autrement-dit, l’immensité de l’ex-classe moyenne a rempli la place Omónia (de la Concorde) lors du dernier grand meeting SYRIZA dans la capitale. Impossible alors de rejoindre certains amis comme lors du meeting de 2012. La foule était si dense. Autant que les attentes. “Ne nous trahissez pas, nous en avons assez des traitres de la patrie et de la société” criaient alors certains. Patientons alors jusqu’à dimanche.


La peur orchestrée par le camp rapproché du lugubre Samarás n’a pas fonctionné. Déjà à droite on commence par exiger sa... tête politique. Vendredi midi, l’hebdomadaire politique et satirique “To Pontíki” (ainsi que les autres medias), rapportent cette communication entre Gíkas Hardoúvelis, le banquier et ministre des Finances et Yannis Dragasákis, économiste SYRIZA et très probable prochain ministre des Finances en cas de victoire claire et nette de SYRIZA. D’après le reportage, dorénavant, toute correspondance entre le ministère et la Troïka pour ce qui est des positions grecques, incorporeront celles de SYRIZA en vue du prochain Eurogroupe lundi 26 janvier.

Étranges moments vraiment, et jeudi soir c’était également le moment du meeting du parti communiste (KKE) place de la Constitution, assez suivi, il faut dire. Étrange moment lorsqu’au slogan de SYRIZA “L'espoir est en route”, les cousins... éloignés du KKE (lequel rejette tout soutien à un probable gouvernement formé par le parti d’Alexis Tsípras) opposent alors le leur: “L'espoir est là”. Sur place, la sociologie plus populaire du KKE ne entretenait déjà plus l’élan du passé je dirais. Pour toute la Gauche en Grèce, l’absentéisme historique de son plus vieux parti relève alors du traumatisme... déjà dépassé.
 Le temps change et la pluie reviendra ce week-end en Grèce. Sur l’Internet grec on ironise aussi sur ces conditions météo, “elles entraveront enfin le chemin vers les urnes pour les vieux, électeurs traditionnels de la Nouvelle démocratie”.

Dans le Financial Times du 23 janvier, et par une lettre signée par dix-huit économistes de renommée internationale (parmi eux, Joseph Stiglitz), préconisent la réduction de la dette grecque en prolongeant la période de grâce. Ils soulignent que cela peut enfin fournir l'occasion d'un nouveau départ pour l'économie grecque. Ce n’est pas une politique de gauche, et c’est déjà un changement impensable sans SYRIZA, sans PODEMOS et sans le Sinn Féin.

Le voisin Chrístos et son épouse, tous deux au chômage, la voisine Georgía au chômage depuis une semaine, ainsi que mon (autre) cousin Kóstas, retrouvent enfin le sourire. “Tout le quartier vote SYRIZA et n'a plus peur. Basta.” Des quartiers sud aux quartiers ouest, en passant même par les quartiers nord plus aisés, SYRIZA triomphera. Nous pensons à nous, aux nôtres mais aussi à nos morts ou à nos émigrés. Notre petite Europe est plus colorée que jamais. Venceremos.

Voir en ligne : http://www.greekcrisis.fr/2015/01/Fr0399.html

22 janvier 2015

Brisons le silence sur ce qui se passe en Espagne

Source photo
 Par histoire et société | 21 janvier 2015

Sous couvert de l’inattaquable excuse de la sécurité, le gouvernement de Mariano Rajoy considère préventivement le manifestant comme dangereux. Il est ainsi automatiquement regardé comme une menace à la loi grâce au nouveau projet législatif de « Sécurité citoyenne » adopté par le conseil des ministres le 29 novembre dernier.

Des policiers arrêtent des manifestants lors d’un défilé contre la réforme du droit à l’avortement, le 20 décembre 2013 à Madrid (Andres Kudacki/AP/SIPA)

Metteur en scène et dramaturge, Astrid Menasanch Tobieson travaille entre la Suède et l’Espagne. Elle est membre du groupe de théâtre Sta ! Gerillan. La lettre ci-dessous était initialement adressée aux journalistes suédois et a été publiée le 19 décembre. Avec l’autorisation de l’auteure, la traductrice a pu la retranscrire en français.

Mathilde Rambourg

La lettre d’Astrid Menasanch Tobieson

Bouleversée, je vous écris sous le coup de l’indignation. L’Espagne, dans peu de temps, empruntera le chemin qui mène d’une démocratie ouverte à ce qui risque de devenir une démocratie fasciste et autoritaire.

Je vous écris après les événements qui se sont produits dans le quartier de Kärrtorp à Stockholm (où un groupe néonazi ultraviolent a attaqué une manifestation antirasciste il y a quelques jours).

Je vous écris à propos de qui se trame en Espagne. Je crois en tout cas que la Suède et l’Espagne se ressemblent en un point : l’avancée du fascisme devant l’indifférence de la société. Le 19 novembre, le gouvernement espagnol a approuvé un projet de loi dont le but est d’en finir avec les manifestations et les contestations au régime actuel. La méthode est classique : instaurer le silence grâce à la répression.

Avortement non, sécurité citoyenne oui ?

Le 29 novembre dernier, le Conseil des ministres du gouvernement conservateur espagnol a approuvé le projet de loi « Sécurité citoyenne » qui réforme le code pénal. Le texte, qui réduit les droits et libertés civiles (mais pas celle de faire l’apologie du franquisme) est unanimement rejeté par les mouvements sociaux, les syndicats, l’opposition, les organisations professionnelles comme celles des juges pour la démocratie, l’association unifiée des gardes civils ou la fédération des journalistes d’Espagne.

Alors que le Parti socialiste espagnol a demandé à ses alliés européens de se mobiliser contre le projet de loi réduisant les droits d’accès des femmes à l’avortement, certains se demandent pourquoi il n’a pas entrepris la même démarche sur la loi « Sécurité citoyenne ». Blandine Grosjean

Je vous demande maintenant de l’aide, je vous demande d’informer. Le samedi 14 décembre à Madrid s’est déroulé une des 6 000 manifestations qui se sont organisées cette année en Espagne. Je le répète : une des 6 000.

Ces dernières années, le réseau de protection sociale a été ébranlé : privatisation des théâtres, tentatives de privatiser les hôpitaux, droit du travail ébranlé et transformé depuis sa base, licenciements innombrables, familles chassées de leur domicile, éducation civique suspendue dans les écoles, etc. Et afin de clore une longue liste, le vendredi 20 décembre, le gouvernement a approuvé la réforme du droit à l’avortement.

Ce que l’on a désigné comme une crise économique est, depuis le début, avant tout une crise démocratique. La couverture médiatique en Suède et en France sur la situation en Espagne a été très faible, et son analyse d’un point de vue social, inexistante.

La manifestation qui s’est tenue au pied du Congrès de Madrid le samedi 14 décembre, avait pour but de protester contre une nouvelle proposition de loi : la « ley de Seguridad Ciudadana », loi de Sécurité citoyenne.
Un groupe Facebook : 30 000 euros

Cette loi, qui contient 55 articles et punit autant d’actes différents, prévoit des amendes pour le manifestant, allant de 100 à 600 000 euros. Les infractions ?
  • Pour commencer, toutes les manifestations non-déclarées et prenant place devant le Congrès ou autre édifice appartenant à l’Etat – comme celle qui s’est déroulée samedi 14 à Madrid – seront interdites et la sanction ira jusqu’à 30 000 euros par participant. Cela sera le cas lorsque plusieurs personnes seront considérées comme un groupe.
  • L’interdiction des manifestations non-déclarées s’appliquera également aux réseaux sociaux. Se rassembler en tant que groupe sur Internet, autour d’une opinion, sera sanctionné de 30 000 euros. Créer un groupe, sur les réseaux sociaux ou dans un lieu public, autour de symboles ou de drapeaux, sera interdit : 30 000 euros d’amende.
  • Si dans une manifestation, un citoyen manifeste avec une capuche ou avec le visage couvert : 30 000 euros d’amende.
     

4 novembre 2012

Qui est M Valls et que fait-il dans un gouvernement de gauche?



Oulala Info | 3 novembre 2012

Qui est Manuel Valls et que fait cet homme dans un gouvernement de gauche ?


Source : Catalogne selon Margarita

Aurore MARTIN, nationaliste basque, avait failli être extradée par la France à l’époque où Claude Guéant occupait le fauteuil de ministre de l’intérieur mais finalement, devant la levée de bouclier en faveur de celle que le gouvernement espagnol voulait emprisonner dans ses geôles royalistes, Guéant s’était dégonflé, mais pas Manuel Valls ! L’extradition d’Aurore Martin est une honte qui éclabousse tous ceux qui ont voté à gauche et une faute impardonnable que nous ne pardonnerons pas !

 

blogger templates