14 novembre 2013

Le secteur privé prend le contrôle des négociations sur le climat en Pologne


L'Union européenne veut étendre les marchés du carbone, au profit des plus grands pollueurs, lors des négociations sur le climat en Pologne (COP19 - Varsovie – 11 – 22 novembre), selon une déclaration (ci-joint et à lire sur http://attac.org/l/a) signée par près de 140 groupes, mouvements et réseaux du monde entier, dont près d'une trentaine français1. La déclaration dénonce la mainmise par le secteur privé sur la COP19, par ces mêmes entreprises qui veulent en tirer profit2« La Commission européenne et les escrocs du carbone, qui profitent du défaillant marché carbone européen, veulent sauver la mise en reliant les marchés existants, préfigurant un marché mondial du carbone » selon Tamra Gilbertson de Carbon Trade Watch.



8 mars 2012

Gaz de schiste : les associations sur le qui-vive

Actu-Environnement.com | 07 mars 2012 | 

Alors que l'instruction des permis de recherche se poursuit, le décret sur la commission d'évaluation des techniques d'exploration est attendu pour le début du mois ce qui ne manque pas d'inquiéter les associations anti-gaz de schiste. 



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4 février 2012

Le projet négawatt présenté à Montcuq

Quercy Energie | 26 janvier 2012

Le projet négawatt pour réussir la transition énergétique

L’énergie est au cœur de nos vies :

Se chauffer, s’éclairer, se déplacer, faire fonctionner tous les appareils qui nous entourent etc. A tel point que nous vivons encore dans l’illusion d’un monde aux ressources infinies. Pourtant, la fin prévisible des réserves disponibles, les bouleversements climatiques et les catastrophes écologiques récentes (Deep Water Horizon, Fukushima...) sont autant de signaux d’alerte qui ne laissent plus la place au doute quant à la nécessité de changer notre manière d’appréhender l’énergie aujourd’hui.

A l'occasion de la sortie du Manifeste Negawatt co écrit par Thierry Salomon, ingénieur spécialiste de l’énergie, président de l'association Négawatt, Marc JEDLICZKA et Yves MARIGNAC l'association Quercy blanc Environnement organise une soirée / débat
  • JEUDI 23 FEVRIER 2012 à 20h30 l'Espace d’Animation - MONTCUQ Présentation du projet NégaWatt
avec Paul Neau un des 10 experts de la Compagnie des NégaWatts et Johann Vacandare, directeur de Quercy Energies

Entrée libre et gratuite 
 
Depuis 10 ans, l'association NégaWatt , constituée de praticiens de l’énergie (architectes, ingénieurs, économistes, responsables associatifs, urbanistes...) engagés dans la recherche d’un avenir énergétique durable, ont élaboré le scénario négaWatt, une des propositions les plus novatrices pour repenser la politique énergétique de la France. Ce travail repose sur une méthodologie rigoureuse et sur trois piliers fondamentaux : la sobriété énergétique, l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables.Ce scénario permet d’envisager un futur où la société réinvente tout à la fois sa manière de consommer et celle de produire son énergie.
 
Extrait de la Préface de Stéphane Hessel :
"Manifeste négaWatt décrit un chemin possible et désirable pour sortir de toutes nos crises, celles de l’énergie et du climat bien sûr, mais aussi celles de l'emploi, de l'industrie, de l'agriculture ou de la formation. Un guide pour l’action, réaliste et engagé, à mettre entre toutes les mains !"
Gazette des Communes (20/1/2012)
"Dans ce livre, l'association négaWatt défend la vision d’une société moins énergivore pour préserver les générations futures. Elle place les collectivités territoriales au cœur du dispositif. Et invite les candidats aux prochaines élections présidentielle et législatives à s’inspirer de ses propositions. Ce Manifeste négaWatt ne prône pas, comme on l’entend parfois de façon caricaturale, un retour en arrière vers une époque où l’on s’éclairait à la bougie. C’est même tout l’inverse ! Il propose de vivre mieux en consommant moins. NégaWatt prône une "gouvernance territoriale de l’énergie".

14 décembre 2011

Xavier Beulin sera dans le Lot ce vendredi, appel à manifester

par Bluboux | Le Lot En Action | 14 décembre 2011


non-aux-ogm.pngXavier Beulin, le président de la FNSEA, sera à Labastide-Murat après-demain, le vendredi 16 décembre.
En plus d'être président de la FNSEA, le garenne est également Président de la FDSEA du Loiret, petit propriétaire "paysan" avec 500 hectares et surtout Président de Sofiprotéol, groupe agro-industriel (chiffre d'affaires 5.5 milliards d'euros en 2009) de la filière oléagineuse et protéagineuse, qui possède l'entreprise Sanders, semencier, qui importe également les fameux tourteaux de soja OGM en provenance du Brésil, à destination des éleveurs français.

La Confédération Paysanne, les Faucheurs volontaires et le Lot en Action appellent tous les militants du Lot (et d'ailleurs !) à faire suivre l'information suivante :

L'assemblée générale de la FDSEA du Lot aura lieu ce vendredi à Labastide-Murat. Une séance publique aura lieu, à partir de 14h, avec la présence de Xavier Beulin. Au moment où le gouvernement vient de voter une loi qui empêche les paysans de ressemer librement une partie de leur récolte, droit pourtant inaliénable, favorisant directement la brevetabilité du vivant, et où les semenciers ainsi que l'industrie des biotechnologies, Monsanto en tête, font plier la commission européenne sur les OGM, il est urgent de réagir.

manifestation-rigolote.jpeg 

Venez manifester devant la mairie de Labastide-Murat, le vendredi 16 décembre à 14H. Co-voiturez et venez avec votre bonne humeur, des casseroles, pancartes, banderoles, dénonçant l'agriculture productivistes, la main mise du lobby de la FNSEA sur le gouvernement (Comment les paysans du Lot peuvent-ils accepter que le président du plus puissant des syndicats agricoles soit également l'un des acteurs principaux du lobby de l'industrie agro-alimentaire ?). Il faut sortir de cette logique purement libérale qui consiste à produire massivement des produits agricoles industriels (semences manipulées (mutagenèse), OGM, intrants chimiques, pesticides), à leur faire faire plusieurs fois le tour de la planète, et à détruire l'agriculture respectueuses de l'environnement et de l'être humain.

Faites suivre ce message au plus grand nombre. Nous n'avons que très peu de temps pour organiser cette mobilisation. Montrons leur que le Lot s'engage dans la transition et envoyons un message fort à destination de tous les paysans productivistes du Lot : "sortez de cette logique financière qui vous écrase, vous empoisonne, fait de vous des victimes mais également des criminels".

Contacts :
Christian Rossi (Confédération Paysanne) : 05 65 40 46 59
Gilbert Costes (Faucheurs volontaires) : 06 37 20 15 48 ou 05 65 27 13 26
Laurent Cougnoux (Lot en Action) : 05 65 34 47 16

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27 février 2011

Une critique de la décroissance

Laurent Garrouste | pressegauche.org | mardi 22 février 2011
vendredi 25 février 2011
Presse-toi à gauche fait écho du débat qui traverse le mouvement écologiste à propos 
de l’objectif de décroissance. Remettant en question le modèle productiviste du capitalisme, la mouvance en faveur de la décroissance pose le problème du type de développement qu’une société écologiste devrait mettre sur pied. 
Nous vous proposons à ce sujet la contribution de Laurent Garrouste.






La mouvance décroissante est hétérogène. Je choisis, sans y associer aucune connotation péjorative, le terme de mouvance plutôt que celui de mouvement parce qu’il me semble mieux décrire la grande diversité de cet ensemble traversé de courants contraires voire hostiles. Elle comprend des militants proches de la gauche radicale ou de l’extrême gauche, comme des militants refusant de se positionner sur l’axe gauche droite, certains défendant des conceptions pouvant les apparenter à la deep ecology anglo-saxonne [1] susceptibles de les conduire à des dérives réactionnaires. Il est cependant visible que cette mouvance est travaillée par un courant de radicalisation vers la gauche, un courant plus ou moins explicitement anticapitaliste, lui-même composite, courant dont nous discuterons plus particulièrement les orientations dans cet article.

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6 février 2011

Train de déchets radioactifs Italie - Valognes (Manche)... Du 7 février 08:00 au 8 février 11:30

sortirdunucleaire.org | 4/02/2011
samedi 5 février 2011

Train de déchets radioactifs Italie - Valognes (Manche)

Du 7 février 08:00 au 8 février 11:30

Lieu : Italie - Valognes (Manche)

Après le transport de déchets belges, un nouveau train de déchets étrangers va traverser le France. Un castor (conteneur) de combustible usé italien partira le 6 d’Italie, passera la frontière lundi 7 à 07:06 et poursuivra sa route jusqu’à La Hague. Il arrivera le 8 à Valognes, les derniers kilomètres se faisant en camion.

Il s’agit des 13 tonnes de combustibles usés (déchets hautement radioactifs) en provenance du réacteur à eau bouillante de Garigliano qui sont stockées à Avogadro. La centrale à eau bouillante de 150 MW a été définitivement arrêtée en 1982, mais 31 ans plus tard, ses déchets sont - comme tous les autres - toujours en attente d’une hypothétique solution...

19 janvier 2011

Contre-pub

Janvier 2011 : impossible d’échapper au nouveau spot publicitaire d’AREVA dont 1 500 spots TV sont diffusés sur 30 chaînes TV.
Une campagne de propagande mondiale de 20 millions d’euros de promotion du nucléaire, payée par les contribuables puisque l’État est actionnaire à 90 % d’AREVA.




Lire le Communiqué de Presse du Réseau Sortir du Nucléaire...

Encore sur la grande affaire française (pétrole et gaz de schistes)

Par Fabrice Nicolino

Désolé, mais je ne peux reprendre tout à chaque fois. Il faut suivre. Le gaz et le pétrole de schistes déferlent en France de manière stupéfiante et si nous ne nous levons pas tous au plus vite, laissons tomber. Je suis sérieux. Laissons tomber, cela sera plus honnête. Pour ce qui concerne le pétrole de schistes, les choses se précisent. Julien Balkany, demi-frère de Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret et proche de notre président, est vice-directeur d’une compagnie pétrolière américaine, Toreador Resources (toreador.net), qui vient de déménager son siège de Dallas (Texas) à Paris. Il est question d’extraire d’ici cinq ans environ 4 millions de tonnes de pétrole du Bassin Parisien. Pour commencer et par année. Des estimations sérieuses affirment que la région parisienne contiendrait au total 120 années de production annuelle de pétrole d’un pays comme le Koweit.

6 janvier 2011

Gaz de Schiste

Communiqué des Objecteurs de Croissance
mercredi 29 décembre 2010

Nos territoires, nouveaux terrains de jeu des pétroliers
Total, GDF Suez et Schuepbach Energy, s’apprêtent à explorer notre sous sol, sur une zone allant de Montélimar au Larzac en passant par l’Ardèche, le Gard, l’Hérault et la Lozère. Afin de monter une ’’nouvelle usine à gaz’’ pour satisfaire leurs appétits de profits, mais sans nous informer des conséquences désastreuses pour notre environnement de cette nouvelle ruée vers l’hypothétique or gazeux. Car si nos sous sols recèlent des milliards de mètres cube de gaz de schiste, ils ne sont pas faciles à extraire, et la technique pour les ramener à la surface est délicate et surtout très nuisible à l’environnement. La fracturation hydraulique horizontale, ainsi que le pompage, nécessitent un puits tous les 200m, des quantités phénoménales d’eau additionnée de produits chimiques toxiques pour attaquer la roche, eau qui se trouvera ensuite aspirée en même temps que le gaz vers la surface et à travers les nappes phréatiques... Sur le plan environnemental, le gaz de schistes est au gaz naturel ce que les sables bitumineux sont au pétrole : un désastre environnemental, un saccage des terres agricoles, un coût d’extraction élevé, un gaspillage d’une ressource rare et la pollution de nos réserves en eau. Les Cévennes minières seront particulièrement visées sous prétexte d’une revitalisation des anciens puits d’exploitation, ajoutant de nouvelles plaies aux graves dégâts écologiques jamais réparés, ni par leurs auteurs, ni par les trop pauvres municipalités concernées.

Pourquoi alors un tel empressement ?
Parce que sans jamais l’admettre, ni surtout l’anticiper par une diminution de la consommation, les pétroliers savent que la ressource pétrole s’épuise et qu’il leur faut trouver de nouvelles réserves d’énergie à exploiter. Pour cela ils envisagent, comme aux USA et au Canada, de doubler en 10 ans notre consommation de gaz, et tant pis pour les générations futures ! On comprend pourquoi, l’ex Ministre de l’environnement, JL Borloo, n’a pas fait intervenir le principe constitutionnel de précaution et a accordé en toute discrétion les permis d’exploration. Car ’’il ne faudrait pas casser le projet industriel en imposant trop de normes environnementales’’. Une nouvelle fois, nos vies valent moins que leurs profits...

Sortir de la dépendance énergétique pour aller vers l’autonomie et à la sobriété : un principe de responsabilité !
Plutôt que cette fuite en avant énergétique, c’est par une modification de nos comportements et usages que nous préserverons nos territoires. Comment nos quartiers, villes et villages peuvent-ils réduire leur consommation d’énergie et parvenir à l’autonomie énergétique et à l’autosuffisance alimentaire, tout en préservant les ressources naturelles ? Comment passer de la dépendance au pétrole à la résilience locale ? C’est là tout l’enjeu d’un projet de Territoires en transition.

Redonner la parole aux habitants de nos territoires.
Il est fondamental de décider collectivement de l’exploitation de nos ressources, et l’importance de cet enjeu nécessite une large consultation publique visant entre autres à décider de notre avenir énergétique. Nous demandons donc que le gouvernement français, les régions et communes concernées ordonnent un moratoire complet sur l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste. En attendant, nous appelons à la création de collectifs locaux de résistance et d’une coordination nationale de vigilance pour nous opposer à toute tentative de commencement de travaux d’exploration.


contact-langued_oc@ml.les-oc.info Pour vous inscrire à la liste d’information sur les gaz de, envoyez un mail vide à : gazschistes+subscribe@googlegroups.com.

sources: 

2 décembre 2010

Hervé Kempf et l’écologie bisounours : Cancon, pas Cancun

Lemonde.fr, Hervé Kempf, le 30 novembre 2010

Cancon, pas Cancun

Les cancan bobo sur Cancun ont tout du concon : les commentaires entourant l’ouverture de la conférence sur le climat dans la station balnéaire mexicaine ont dénoncé la stagnation des négociations et rappelé les Etats à leur devoir. Faut-il voir là l’expression d’une écologie Bisounours toujours en pleine forme ?

La diplomatie n’est jamais autonome : elle forme l’écho des forces sous-jacentes qui meuvent l’histoire. Celles-ci franchissent parfois des points de rupture. Eclate alors en pleine lumière le nouvel ordonnancement des puissances. Les traités sont, parmi d’autres événements, ces jours de lumière.

Dans le cas du climat, le système de forces est double. D’une part, un jeu géostratégique classique de puissances – Chine, Etats-Unis, Europe, Russie, Inde, etc. – illustrant une tension Nord-Sud. D’autre part, du fait de l’originalité historique de la crise écologique, un jeu planétaire, se déclinant dans chaque société, d’opposition entre deux modes de développement économique et de répartition des richesses.

La négociation climatique est engluée dans la tension géostratégique du bipôle Etats-Unis et Chine, l’Europe ayant abandonné son ambition en ne séparant pas son destin de celui des Etats-Unis. Il reste l’autre opposition, toujours tue par l’écologie Bisounours : celle confrontant une croissance économique assise sur une inégalité sociale, à une économie écologique dont la sobriété suppose la justice sociale. Cela constitue l’autre blocage de la négociation : presque tous les Etats importants sont engagés dans un modèle de croissance matérielle – rebaptisée « verte » – visant à conserver l’ordre social inégal. Et le développement écologique et juste est en fait défendu par ce qu’on appelle la « société civile ». Son expression est bornée par l’oligarchie et par les médias qu’elle contrôle. Mais c’est en fait de la force, de l’énergie, et de la capacité de persuasion de ces forces populaires que dépend l’évolution des choses.

La conférence de Copenhague a été un tournant, parce que, pour la première fois, dans l’arène du climat y a émergé la société civile, sous le slogan de « justice climatique ». Si un traité sur le climat est nécessaire, il ne pourra s’écrire que sous la pression populaire. C’est pourquoi, plutôt qu’à Cancun, où les diplomates ne feront que sauver les apparences, c’est dans les mouvements de protestation et de proposition qu’il faut chercher l’énergie de l’avenir. En France, c’est à Cancon (Lot-et-Garonne) qu’il faudra être le 4 décembre. Sur le Net, http ://blog.cancon2010.org. S’y feront entendre ceux qui veulent « changer le système, pas le climat ».
 


29 novembre 2010

SMALL IS BEAUTIFULL Un film d’Agnès FOUILLEUX


Attac Cahors - La Confédération Paysanne - La Libraithèque

SMALL IS BEAUTIFULL

« C’est par où demain ? » 

Un film d’Agnès FOUILLEUX

Cinéma Le Quercy Cahors

Mardi 30 Novembre 2010 à 20h30

Suivi d’un débat en présence de la réalisatrice


Le film d’Agnès Fouilleux nous révèle pas à pas les mécanismes et les enjeux de la mondialisation et de la financiarisation de l’agriculture, face auxquels des résistances commencent à apparaître.
Après le Grenelle de l’environnement, alors que le “bio” a le vent en poupe, la réalité paysanne  prouve que l’agriculture industrielle et la politique agricole commune nous amènent droit dans le mur...
Du paysan au chercheur, de la semence précieusement conservée au lobbyiste sans état d’âme de Bruxelles, ce tour d’horizon exhaustif suggère clairement, travaux pratiques à l’appui, que ce qui est petit, ou du moins pas trop grand est beaucoup plus “joli “pour notre avenir...
 Pourtant tout ça risque d’être difficile à modifier... du moins tant qu’une minorité aura tant d’argent à gagner !

Alors réveillons-nous !! Venez en débattre avec nous !!


Date de sortie cinéma : 10 novembre 2010


Réalisé par Agnès Fouilleux


Long-métrage français . Genre : Documentaire
Durée : 01h46min Année de production : 2010
Distributeur : Les Films Bonnette et Minette

Synopsis : Au delà des discours et des bonnes volontés politiques affichées, les conséquences de l’évolution de notre agriculture sont là : malbouffe, dégâts environnementaux irréversibles, conséquences sociales ...
Le constat de la mise à mal des quatre éléments fondamentaux qui assurent la souveraineté alimentaire à venir : l’eau, la terre, les semences, et la biodiversité est aujourd’hui alarmant.
Le film d’Agnès Fouilleux nous révèle pas à pas les mécanismes et les enjeux de la mondialisation et de la financiarisation de l’agriculture, face auxquels des résistances commencent à apparaître.

18 novembre 2010

Centrale de Golfech : EDF S.A. hors la loi


Le 18 janvier 2010, 450 litres d’effluents radioactifs provenant de la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne) ont été accidentellement déversés dans le milieu naturel. Cette fuite pose le problème des faibles doses de radioactivité. L’exposition régulière à ces faibles doses explique vraisemblablement les excès de leucémies et de cancers aux environs des centrales nucléaires. Ce phénomène sanitaire a été constaté à l’étranger, et particulièrement en Allemagne... mais le sujet est encore tabou en France.

Quelques mois avant cet incident, les associations locales avaient montré la présence, dans les algues de la Garonne, de tritium (forme radioactive de l’hydrogène) lié au fonctionnement de la centrale de Golfech.

Par ailleurs pour l’année 2009, EDF SA a dépassé le volume maximum annuel d’eau de la Garonne utilisée : 44,3 millions de m3 ont été évaporés par les deux réacteurs de Golfech, soit 2,3 millions de m3 de plus que la limite légale.

Nous ne pouvons pas accepter de voir une entreprise bafouer impunément la loi, nuire à l’environnement, et faire peser des risques graves sur la santé des travailleurs du nucléaire et des riverains.

Nous ne pouvons pas accepter de laisser une entreprise porter atteinte à la qualité des productions agricoles irriguées depuis la Garonne, et par voie de conséquence, nuire à l’image de toute l’agriculture régionale.

Une plainte a été déposée le 20 octobre 2010 par le Réseau "Sortir du nucléaire" et les Amis de la Terre, soutenus par différentes organisations locales.


Le Procureur de la République est à présent saisi par différentes organisations environnementales, afin de mener une enquête sur ces dysfonctionnements inacceptables : la plainte est portée par le Réseau "Sortir du nucléaire" et les Amis de la Terre Midi-Pyrénées, soutenus par "Sortir du nucléaire" du Gers, du Lot, du Tarn, du Tarn et Garonne, SERENES SEREINES (Aveyron), "Mouvement Citoyen Lotois pour la Sortie du Nucléaire", Vivre Sans le Danger Nucléaire de Golfech (Lot et Garonne), Confédération Paysanne Lot et Garonne (organisation professionnelle), FNE Midi-Pyrénées, SEPANSO 47.

Contacts presse
Daniel Roussée 06 61 97 83 28
Marc Saint-Aroman 05 61 35 11 06

Réseau Sortir du Nucléaire

13 novembre 2010

Le pire lobby européen? Votez now !


Deux évènements majeurs ont marqué 2009 et 2010 : la crise financière et la crise climatique. Sur ces deux fronts, les groupes de pression d’entreprise s’en sont pris aux décideurs de l’UE –au niveau du Parlement Européen, de la Commission, mais aussi au niveau national des États Membres- et ce, aussi intensément qu’efficacement. L’échec du Sommet de Copenhague d’une part et l’absence de réformes fortes des marchés financiers d’autre part ont démontré la puissance de ces entreprises et de leurs stratégies de lobbying lucratif aux dépens de réglementations plus propices au climat et au consommateur. Voilà pourquoi le Prix 2010 du Pire Lobbying de l’UE se focalise à la fois sur le climat et la finance.
Le Prix du Pire Lobbying de l’UE est organisé par Corporate Europe Observatory (Observatoire de l’Europe Industrielle), Friends of the Earth Europe (Amis de la Terre Europe), LobbyControl et Spinwatch.
Les partenaires de la catégorie climat sont : Oxfam, Climate Action Network Europe (CAN Europe), World Development Movement.
Les partenaires de la catégorie finance sont : ATTAC Europe, World Development Movement.
Avec l’aide de Lobby-Cleaner et de vos votes, nous pourrons nettoyer Bruxelles des groupes de pression, décourager les pratiques de lobbying douteuses en dénonçant publiquement les pires contrevenants, et discréditer le lobby des grandes entreprises auprès des décideurs de l’UE.

Il est temps de voter !

25 novembre 2010 : Clôture des votes
03 décembre 2010 : Annonce des lauréats du Prix 2010 du Pire Lobbying de l’UE

Les lauréats ? allez les découvrir sur le site !

>>Worst Lobby Awards 2010<<

Source: www.iewonline.be

via CARFREE FRANCE

5 novembre 2010

Train d’enfer : transport La Hague-Gorleben (5-6 novembre 2010) : 6 novembre 2010 : Suivi du convoi heure par heure

4 novembre 2010

5 novembre 2010 Journée Mondiale Contre la Chasse à la Baleine et autres Cétacés (Worldwide Anti-Whaling Day)


Mobilisation dans de nombreuses villes à travers le monde pour défendre la cause des cétacés.

En France, à Paris, une manifestation aura lieu le 5 novembre à partir de 11h  à l'Ambassade du Japon, 7, Avenue Hoche, Paris VIIIe.

Le cortège partira aux alentours de 12h pour faire la tournée des ambassades des pays concernés. Le rassemblement devrait compter les sympathisants et les militants de la cause animale ainsi que plusieurs associations de défense des cétacés et des animaux en général.

En plus de l’horreur que représentent les tueries observées dans plusieurs points du globe , il faut noter que la viande de cétacés est fortement chargée en métaux lourds (notamment le mercure) et autres polluants (DDT, PCB...), ce qui entraine un impact considérable sur la santé de ceux qui la consomment. Les pathologies qui en résultent sont graves : intoxication au mercure, maladies neurologiques, anomalies de développement des fœtus...

l'association cyberacteurs propose d'interpeller les ambassadeurs de ces 4 pays :
Plus d'info sur Réseau-Cétacés

13 septembre 2010

Nouveau rapport : L’Union européenne et ses agrocarburants provoquent une ruée sur les terres africaines


Par Coordination ATF

Le rapport que les Amis de la Terre / Friends of the Earth publient aujourd’hui montre les conséquences funestes de la politique « Agrocarburants » de l’Union européenne. Pour satisfaire ses besoins, l’UE provoque une vraie ruée sur l’Afrique où des étendues toujours plus vastes de terres sont confisquées aux populations locales. Le phénomène échappe à tout contrôle et est largement sous-estimé (1).


Le rapport « Afrique : terre(s) de toutes les convoitises » examine la situation de onze pays de ce continent. Il en ressort que 4,5 millions d’ha de terres – soit la surface du Danemark – sont sur le point d’être acquis par des investisseurs étrangers afin de produire des agrocarburants destinés essentiellement au marché européen.
Cette pratique appelée « accaparement des terres » est de plus en plus répandue et dominée par des compagnies européennes. Mais comme les informations officielles publiques sur la dimension réelle de ce problème restent très rares, les chiffres disponibles ne reflètent que très partiellement la réalité et sont de toute évidence largement sous-estimés.
Le rapport « Afrique : terre(s) de toutes les convoitises » révèle à la fois comment les populations locales sont dépossédées de leurs terres et le peu de moyens dont elles disposent pour faire valoir leurs droits. Des zones de forêts et de végétation naturelle sont défrichées et les agrocarburants entrent en concurrence avec les cultures vivrières pour les terres cultivables.
Selon l’étude, si l’Union européenne maintient son objectif de 10 % d’énergie renouvelable dans les transports – essentiellement des agrocarburants – d’ici 2020, il faudra encore beaucoup plus de terres.
Pour Adrian Bebb, coordinateur de la campagne « Alimentation et agriculture » des Amis de la Terre Europe : « Les firmes européennes sont en train de faire main basse sur des terres partout en Afrique, menaçant la subsistance des populations locales et leur environnement, dans le seul but de satisfaire l’appétit insatiable de l’Europe pour les agrocarburants. Quand l’Europe cessera-t-elle sa politique en faveur des agrocarburants, pour enfin investir dans une agriculture respectueuse des peuples et de l’environnement et s’attaquer sérieusement au gaspillage énergétique causé par nos transports ? »
Un rapport de la Banque mondiale obtenu par une fuite (2) confirme cette tendance. On peut y lire que « les consultations avec les populations locales sont très faibles… Les conflits sont chose commune et portent habituellement sur le foncier ». La Banque Mondiale a refusé jusqu’à maintenant de rendre public ce rapport controversé.
Les premières protestations ont eu lieu en Tanzanie, à Madagascar et au Ghana suite à l’accaparement de terres par des compagnies étrangères.
Pour Mariann Bassey, coordinatrice de la campagne Alimentation et agriculture des Amis de la Terre Nigeria (Environmental Rights Action) : « L’expansion des agrocarburants sur notre continent transforme les forêts et les zones naturelles en cultures énergétiques. Les terres destinées à l’agriculture vivrière sont prises aux populations locales. Nous exigeons de vrais investissements dans l’agriculture afin de pouvoir nourrir les Africains et non alimenter les moteurs de véhicules européens. »
Selon Christian Berdot, référent de la campagne Agrocarburants des Amis de la Terre France, « Avec ce rapport, nous voyons bien le rôle central que joue la demande européenne en agrocarburants dans l’accaparement des terres en Afrique. Il est révoltant de voir les firmes européennes s’abattre sur l’Afrique comme un nuage de criquets, confisquant des millions d’hectares à des communautés déjà démunies, dans le seul but de faire rouler des autos et des camions en Europe. Les agrocarburants sont une tragique illustration de la surconsommation européenne de ressources mondiales. »
Les Amis de la Terre demandent à l’Union européenne et à ses États membres de mesurer et diminuer leur consommation de terres, d’eau, de matières premières et leurs émissions de gaz à effet de serre, partout dans le monde (3).
Une carte montrant l’étendue des problèmes et une liste des compagnies impliquées dans la culture des agrocarburants en Afrique peut être trouvée sur http://www.foeeurope.org/agrofuels/FoEE_Africa_up_for_grabs_2010-Map-Tables.pdf
Notes :
[1] Amis de la Terre /Friends of the Earth Europe (juillet 2010). « Afrique : terre(s) de toutes les convoitises » : http://www.foeeurope.org/agrofuels/FoEE_Africa_up_for_grabs_2010_FRENCH.pdf
[2] ] Financial Times (27 July 2010) http://www.ft.com/cms/s/0/62890172-99a8-11df-a852-00144feab49a.html
[3] http://www.foeeurope.org/activities/waste_management/index_resources.html

source: Les Amis de la Terre

24 juin 2010

Le bio hors-la-loi ! Quelle loi ? Résistance !

* Des agriculteurs bio accusés de préconiser un "pesticide interdit"... (l'huile de neem, ou margousier, utilisée depuis des siècles par les indiens comme antiparasitaire).
* Une association traînée en justice et poursuivie par l'Etat pour la "vente illégale" de simples graines de tomates et autres fruits et légumes... (les semences de variétés anciennes conservées, répertoriées et distribuées par Kokopelli).
* Un horticulteur perquisitionné et le contenu de son ordinateur saisi par la Répression des Fraudes parce qu'il fait la promotion du purin d'ortie pour soigner son jardin... (Eric Pétiot, co-auteur du livre "Purin d'ortie et compagnie", préparation plébiscitée par les jardiniers depuis des générations).
Ca se passe aujourd'hui, en France !
Alors, paysans ou gangsters ?!
Qui fait la loi ?
La loi est l'expression du pouvoir en place. Même s'il est auréolé d'une légitimité plus ou moins démocratique (c'est un autre débat), ce pouvoir a pour vocation essentielle le maintien du système économique actuel, coûte que coûte ! Et les petits ajustements de gauche ou de droite ne changent rien aux vraies règles du jeu : tout doit devenir marchand !
Mais il faut respecter la loi !?
La loi est bonne aux yeux de ceux qui la font. Elle ne l'est jamais dans l'absolu. Il fut un temps, en France, où la loi obligeait certains d'entre nous à porter une étoile jaune. Où elle refusait le droit de vote aux femmes et "accordait" celui de travailler aux enfants...
Aujourd'hui, elle autorise la culture de certains OGM alors que 70 à 80% des français y sont opposés. Elle interdit la diffusion des semences anciennes et plus des trois quarts des variétés de tomates autorisées à la vente sont des "hybrides F1" stériles dont il faut racheter les graines tous les ans, et 98% sont sous brevet ! Vous êtes d'accord ?
Pourtant il y a de la bio dans les hypermarchés !?
Le capitalisme néolibéral possède en effet une étonnante capacité à tout récupérer... Deux approches existent aujourd'hui :
> Une bio "récupérée" qui fondamentalement ne remet pas en cause le système. Elle s'appuye sur l'Union européenne où les lobbys sont puissants, véritable machine de guerre néolibérale contre les peuples. Ainsi, depuis le 1er janvier 2009, la norme bio européenne s'impose aux Etats membres qui ont l'interdiction de définir des normes publiques plus restrictives.
Depuis cette date, le label "AB" français ne signifie plus vraiment la même chose. De plus, il devra progressivement s'effacer au profit du label européen... D'où l'importance des autres labels privés ou coopératifs (Demeter, Nature & Progrès) et l'émergence en France d'un nouveau label (privé) "Bio Cohérence".
> Une bio "militante" qui se nourrit d'une réflexion profonde sur l'agriculture et le métier de paysan, sur la fertilité des sols, l'autosuffisance alimentaire et au-delà sur les conditions économiques et sociales de la production de notre alimentation.
Cette démarche est perçue comme dangereuse par le pouvoir en place car, inévitablement, elle aboutit à une remise en cause des règles du jeu économique, à une approche différente des relations entre les hommes et la nature, et entre les hommes eux-mêmes.
La loi est l'un des outils dont dispose le pouvoir en place pour réagir, en criminalisant cette bio militante pour justifier la répression, et en harcelant les paysans qui s'engagent dans cette voie.
Vive la résistance !
Des paysans, des scientifiques et différentes organisations se mobilisent, en prenant le risque de s'opposer à la loi, qu'elle soit française ou européenne. Ils le payent au prix fort (convocations à la gendarmerie, procès, amendes, suicides...). En première ligne de la lutte contre un système néolibéral devenu fou, leur courage est exemplaire.
Ils font partie des nouveaux résistants.
Comment les soutenir ? Comment agir ?
Le système en place essaye de nous faire croire qu'il n'y a pas d'alternative. Or si, il y en a. Un peu partout en France, dans nos campagnes et sur Internet, la résistance s'organise pour construire un autre monde. Et vous pouvez y prendre part :
> D'abord en vous informant. Lisez les médias alternatifs, les blogs et autres sites qui relaient ces luttes. Parlez-en autour de vous. Allez voir les documentaires qui présentent ces alternatives : "Solutions locales pour un désordre global" de Coline Serreau, mais aussi "Sans terres et sans reproches" de Stéphanie Muzard le Moing et Eric Boutarin, qui illustre les problèmes d'accès à la terre, les combats mais aussi l'enthousiasme des paysans du Lot.
> En choisissant leurs produits. Dans la mesure du possible, évitez les circuits de la grande distribution. Adhérez à une AMAP pour les produits frais. Pour les autres produits, participez aux commandes groupées de circuits alternatifs tels que ceux que nous développons avec la Coopérative Atanka. Non seulement vous soutiendrez les paysans qui réinventent l'agriculture de demain, mais en plus vous allez vous régaler !
> En interpellant vos élus. Ce sont eux qui ont voté ces lois qui criminalisent les paysans, et eux seuls qui aujourd'hui peuvent les défaire. Interpellez-les à chaque occasion sur les sujets qui vous tiennent à cœur : OGM, subventions, accès à la terre...
> En participant aux pétitions et actions de soutien. Privilégiez les pétitions et actions concrètes s'articulant avec une lutte précise. Nous avons ainsi lancé une pétition de soutien aux agriculteurs en lutte contre l'obligation de vaccination FCO. Les premiers procès commencent à se tenir, et grâce à la mobilisation des consommateurs engagés aucune condamnation n'a pour l'instant été prononcée ! C'est une victoire !
Ensemble, nous en remporterons d'autres !
Philippe Lelong
Coopérative Atanka

19 juin 2010

La preuve par la chasse

Par Gérard Condorcet
En décrétant le 4 juin dernier que « l’obstruction à la chasse » serait passible d’une peine contraventionnelle de cinquième classe, le gouvernement révèle, d’une part, sa soumission aux caprices farfelus d’un lobby, d’autre part, son caractère fondamentalement réactionnaire.
Depuis 2002, la droite supprima le mercredi sans chasse qu’avait instauré la loi du 26 juillet 2000, rétablit la martre, le putois et la belette sur la liste des prétendus « nuisibles » dont les avait retiré un arrêté pris par Yves Cochet, aggrava les autorisations de chasse de nuit des oiseaux d’eau et de certains migrateurs terrestres, permit des tirs de loups, autorisa l’emploi de tendelles pour la capture des grives, multiplia les génuflexions et les hommages à sa majesté cynégétique.
Or, les chasseurs à courre ne supportent pas que de jeunes gens viennent les narguer lors de leurs chevauchées féodales. Encore, si ces militants de la cause animale avaient bien voulu commettre quelques violences légères, cela eut été excellent pour l’habituelle propagande mensongère sur le thème : « les écologistes sont de dangereux terroristes ». Par ailleurs, la moindre violence aurait permis aux autorités publiques sous influence de frapper ces contestataires irrespectueux de quelques « saigneurs » locaux parfaitement notabilisés ! Rien, hélas ! Pas d’agression, aucune contravention de violence légère à reprocher aux opposants aux véneries outragées.
Alors, les relais du lobby s’agitèrent au parlement et obtinrent du gouvernement que la chasse française soit le premier loisir pénalement protégé, ce qui est sans exemple ni précédent. À ce stade, ce n’est plus du mépris mais de la compassion qu’inspirent ces politiciens réactionnaires qui sévissent en ce pays depuis trop d’années. Constatons, fait objectif, qu’une majorité de citoyens aspirent à l’abolition de la chasse à courre, persistance anachronique du temps des privilèges qui fut le temps de l’obscurantisme, de l’absolutisme royal.
Ce folklore costumé ne serait que ridicule si l’enjeu n’en était pas la torture d’un animal traqué pendant des heures, mordu par les chiens, achevé à la dague. Mais, la chasse et la démocratie ne font pas bon ménage. Les 75% de français hostiles à la chasse à courre ne pèsent rien face aux proximités sociologiques incestueuses entre le personnel politique conservateur et ce monde désuet. Aussi, la chasse demeure le champ des privilèges exorbitants du droit commun. Le décret du 4 juin ne fait que s’inscrire dans cette dérive.
Cette veulerie gouvernementale sera-t-elle utile à ceux qui l’inspirèrent ? Loin de là. Les manifestants contre les chasses à courre, militants de l’association DROITS DES ANIMAUX, ne cesseront bien sûr pas de manifester, car la liberté à l’instar de la vie, ça se défend. D’une manière totalement pacifique, ils assumeront la révolte des consciences face à l’insoutenable. Peut-être seront-ils déférés devant le juge de police pour s’entendre appliquer la nouvelle contravention d’obstruction à la chasse les exposant, au grand maximum à 1 500 euros d’amende.
Les principes généraux du droit offriront, pour les défendre, des éléments solides. L’acusation devra tout d’abord caractériser une infraction absurde. L’exception d’illégalité du décret sera invoquée, devant le juge du premier degré et, en cas de condamnation suspendue par l’appel, devant la cour. puis, toujours dans l’hypothèse défavorable, devant la cour de cassation et après épuisement des voies de recours internes devant la cour européenne des droits de l’homme.
Les opposants éventuellement condamnés par les juges français pourraient arguer des dispositions des articles 9 et 10 de la CONVENTION EUROPEENNE DES DROITS DE L’HOMME, textes qui protègent la liberté de pensée, de manifester des convictions, de les exprimer librement. Dès lors, conformément à sa mission et à sa jurisprudence, la haute cour de STRASBOURG appréciera le rapport de proportionnalité des intérêts entre la liberté de manifestation pacifique d’une conviction et la liberté de « servir » la biche et le renard.
Beaux débats juridiques en perspective et surtout grande lumière sur une activité qui parce qu’elle porte la mort n’aime guère cet éclairage. Parler d’un fait social, débattre à son propos, ne pas le laisser dans l’ombre s’imposent pour qu’intervienne le vrai jugement : celui de l’opinion publique. Ce ne sera plus : « silence, on tue » entre soi. Au fond, JUPITER rend fous ceux qu’il veut perdre.
D’éventuelles poursuites contre des militants non-violents feront plus de bruits que les trompes et sifflets des obstructeurs ! Amis des animaux et de la Nature, quelle que soit la médiocrité des candidats aux élections prochaines, n’oubliez pas de sanctionner ceux qui depuis des années font la preuve par la chasse de leur absolue nuisance.
Gérard CONDORCET
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ÉCOLOGIE ÉTHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES SENSIBLES ET DES ÉQUILIBRES NATURELS.

10 mars 2010

Monsieur Fillon, qui sont les irresponsables ?

 Communiqué de presse

Lundi 8 mars, à la tribune de l'OCDE, le Premier Ministre français a traité « d'irresponsables » certains antinucléaires, qui ont simplement rendu public un document interne à EDF (*). Ce document révèle que le réacteur nucléaire EPR peut créer une catastrophe de type Tchernobyl.

Mais alors, Monsieur Fillon, qu'est-ce qu'être « responsable », pour vous ? Prétendre que des frontières arrêtent un nuage radioactif ? Vendre à des pays politiquement instables une technologie mortelle ? Exporter et stocker en Russie des tonnes de déchets nucléaires, qui seront encore nocifs dans des milliers d'années ? Les faire circuler dans des trains qui traversent à heures fixes nos villes et nos campagnes ? Engranger d'énormes bénéfices sans se soucier de la santé, de la nature et de la vie future ? Faire croire que le nucléaire serait une "solution" au réchauffement climatique, contrairement à ce que démontrent toutes les études sérieuses ? Distinguer nucléaire civil et nucléaire militaire, alors même que ce sont les deux faces indissociables d'une même technologie ? Envoyer des intérimaires, sans formation adaptée, au coeur des centrales ? Faire des essais nucléaires dans des zones habitées ? Cacher pendant des décennies les dégâts de ces essais sur la santé et l'environnement ? Amasser assez de bombes pour faire exploser plusieurs fois la planète ? Imposer le chauffage électrique domestique pour justifier le choix français du tout nucléaire ? Construire des centrales dans des zones inondables ou sismiques ? Oublier des kilos de plutonium dans le recoin d'une installation nucléaire ? Importer du courant électrique en plein hiver, au prix fort, depuis des centrales thermiques au charbon, parce que vos réacteurs nucléaires sont inadaptés aux pics de consommation ? Soutenir des régimes autoritaires dans les pays exportateurs d'uranium ? Construire un réacteur qui ne résisterait pas au crash d'un avion de ligne ?

Monsieur Fillon, vous faites partie de ceux qui cherchent vainement à caricaturer, diviser et diaboliser les antinucléaires pour tenter de masquer les échecs cuisants du lobby de l'atome. Même si ses déchets resteront dangereux pour les petits-enfants des petits-enfants de nos petits-enfants, le nucléaire, civil ou militaire, appartient déjà au passé. C'est ce qu'ont compris de nombreux pays européens : le Danemark, la Grèce, le Portugal, l'Irlande, le Luxembourg, qui n'ont jamais développé de programme nucléaire ; l'Espagne et l'Allemagne, qui se sont engagées sur la voie de la sortie du nucléaire ; l'Autriche qui a déclaré anticonstitutionnel le recours à l'énergie nucléaire. Nos voisins européens sont-ils aussi des "irresponsables", M. Fillon ?

Nous serons nombreux le 26 avril prochain, jour anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, pour vous dire que les irresponsables, aujourd'hui, sont ceux qui refusent de voir que l'avenir est à la sobriété énergétique et aux énergies renouvelables, pour un monde sans nucléaire. Quant à vos "responsabilités", elles sont en effet bien réelles : vous devrez en répondre devant les citoyens français et devant les générations futures.

Contacts presse :
Marc Saint-Aroman : 05 61 35 11 06
Corinne François : 06 86 74 85 11


(*) Voir l'ensemble des révélations du Réseau "Sortir du nucléaire" sur la page internet suivante :

http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=dossiers&soussousmenu=EPRrevelations&page=index

22 janvier 2010

Déclaration de l'ALBA suite au Sommet sur le climat de Copenhague

La déclaration suivante a été communiquée par l’Alliance bolivarienne
pour les peuples de Notre Amérique (ALBA) le 18 décembre face aux
résultats du Sommet de l’ONU sur le climat tenu à Copenhague.

Nous, les pays qui constituent l’ALBA, dénonçons devant le monde la
menace que les résultats de la Conférence des Nations Unies à Copenhague
posent pour l’avenir de l’humanité.

En premier lieu, le processus de négociations a été travesti par la
violation des principes essentiels du multilatéralisme. Ce processus a
été malhonnête, excluant et non transparent. Il a été non démocratique
car il ne reconnaissait pas l’égalité de tous. Il a été conçu pour
garantir la domination des positions d’un petit groupe de pays.

Notre réponse au changement climatique doit être conforme aux principes
de la Charte des Nations Unies. Ce processus a manqué de légitimité. Il
a violé tous les principes du multilatéralisme et de la Charte des
Nations Unies, surtout ceux concernant l’égalité souveraine de tous les
pays. La caractéristique principale de cette réunion c’est qu’un groupe
très restreint de pays, coordonné et convoqué par le Danemark, ont été
pendant les dernières semaines ont signé un accord qu’ils ont
unilatéralement nommé « parties intéressées », excluant la grande
majorité des pays du monde et ont ainsi établi des pays de première
classe et des pays de seconde classe. Alors que le président du Sommet a
envoyé aux pays de prendre en place les groupes de plus, afin de
continuer à éditer et nettoyer les textes qui ont été approuvés par les
particpants en tant que base de négociation, dans le même temps, le
Premier ministre danois a convoqué les présidents des un groupe de pays
pour modifier un document dans notre dos.

Une autre preuve de la nature exclusive de cet événement est l’appel
d’un groupe de présidents à huis clos, sans la participation de la
majorité et sans expliquer les critères sous-jacents de la sélection.

Il est clair que nous ne pouvons pas considérer la question du
changement climatique sans tenir compte de l’évolution du système. Le
modèle de production capitaliste et de consommation apporte la vie sur
la planète à un point de non retour et à un moment crucial dans
l’histoire humaine, et le débat dans de telles situations ne se réduit
pas à l’intérêt économique d’un petit groupe.

Jusqu’à présent, très peu a été accompli, mais il est important de
préserver les accords sur le climat actuel : la Convention-cadre des
Nations Unies sur les changements climatiques et le Protocole de Kyoto.
Ce sont d’importantes plates-formes pour faire avancer la défense de la
vie. Ici nous avons un accord mondial politiques importants, où nous
tous conviennent que le changement climatique est un problème qui doit
être traitée d’urgence, et où les pays qui sont historiquement
responsables du problème ont convenu de s’engager à réduire les
émissions par des montants qui permettent le problème à résoudre.

Le scénario actuel est de voir tout cela un grand pas en arrière, et
nous oblige à oublier le Protocole de Kyoto. Dans ce sommet, nous
n’avons pas réussi à écrire des accords qui portent sur les obligations
des pays développés : d’établir des objectifs de réduction des émissions
ou d’établir une deuxième période d’engagements du Protocole de Kyoto.

Il ya des offres sur la table, mais aucun de les comparer. Les
États-Unis ne veulent pas s’engager sur la base des efforts des autres
pays développés. Les pays développés venu à cette réunion avec un ordre
du jour avant, et qu’ils violent toute procédure démocratique dans leur
tentative de l’imposer. Dans le Plan d’action de Bali, approuvé en 2007,
il a été convenu que les pays développés ont des obligations de
l’atténuation, à laquelle ils ajouteraient des mesures volontaires
d’atténuation des pays en développement.

Maintenant, les pays développés se sont consacrés à des malentendus du
Plan stratégique de Bali au cours des deux dernières années, afin
d’essayer d’utiliser cette manifestation de notre volonté d’unir nos
efforts en tant que moyen de transférer leurs engagements envers nous.
Les efforts et la volonté d’atténuer les pays en développement ne
peuvent pas être utilisés comme un moyen de nous manipuler et de nous
dire, après avoir détruit le monde, que maintenant notre tour de
l’atténuer afin qu’ils puissent continuer à contaminer et détruire sur
la base de leurs modes d’exploitation, la production et la consommation.

Il ya aussi la question des principes ici. Nations, nous, les pays en
développement, sont digne et souverain, et victimes d’un problème que
nous n’avons pas causée. Ce principe moral fondé sur la responsabilité
historique, est la raison pour laquelle les pays développés devraient
fournir des ressources suffisantes pour la mise en œuvre complète des
principes de la Convention.

La crise de l’environnement en raison de l’augmentation des températures
de l’atmosphère est une conséquence du système capitaliste, du motif
prolongée et non durables de production et de consommation des pays
développés, de l’application et l’imposition d’un modèle absolument
prédateurs du développement sur le reste du monde, et le manque de
volonté politique pour la réalisation pleine et effective des
engagements et des obligations découlant du Protocole de Kyoto.

Les pays développés ont surexploitées l’espace atmosphérique. Cette
dette climatiques dans le cadre plus large de la dette écologique
comprend une émission de la dette tant qu’elle comprend une dette
d’adaptation qui doit être respecté par les pays développés. Il ne
s’agit pas de charité ou une aumône, mais une obligation juridiquement liée.

Pays de catégorie 1 a accumulé un total de 1123 milliards de dollars en
dépenses militaires en 2008. Les États-Unis ont dépensé 711 milliards de
dollars en 2008, selon le budget pour l’année financière de 2009, qui
comprend 170 milliards de dollars pour les opérations militaires en Irak
et en Afghanistan. Donc le monde sait qu’ils ont la capacité, mais ce
qu’ils n’ont pas, c’est la volonté politique de répondre à leurs
obligations et engagements internationaux de lutte contre le changement
climatique. Ils tentent d’utiliser et d’abuser des besoins des plus
pauvres afin de forcer les accords illégaux. Aujourd’hui, à travers les
marchés du carbone, ceux qui causent les changements climatiques,
continuent de contaminer tout le poids des transferts de réduction des
émissions pour les pays en développement. Ils pensaient que, à
Copenhague, ils pourraient nous convaincre d’acheter leur droit à
contaminer, dans l’offre d’échange des promesses de quantités dérisoires
de l’argent.

1. Nous dénonçons fermement et nous demandons que les documents générés
par la présidence du Sommet, sans le mandat des participants, être
contestée et que nous pouvons affirmer notre position contre les groupes
d’amis du président ouvertement. Le président n’a pas garanti l’égalité
de participation à tous les niveaux, y compris au niveau présidentiel.

2. Nous réitérons notre engagement dans la lutte contre le changement
climatique et aux principes du protocole de Kyoto, aujourd’hui plus que
jamais d’actualité, dont le contenu nous considérons comme susceptible
d’être amélioré avec les décisions des participants, et les accords
ultérieurs, mais quelque chose que nous ne devrions pas laisser mourir.
La complexité des négociations récente nous a montré que les intérêts
économiques dans wont conflit permettent un accord si les pays en
développement n’accepteront pas le respect des principes.

3. En ce sens, nous exprimons notre volonté politique de continuer à
travailler dans le cadre de la Convention et du Protocole de Kyoto. La
relance de ces négociations devraient être fondées sur le respect,
l’inclusion, la transparence et la légitimité.

4. Nous rappelons que, si la conférence a échoué d’une manière
irréversible, les voix des jeunes qui savent que l’avenir est à eux, se
renforce. Ils dénoncent fermement les manœuvres des pays développés et
ils savent que la lutte va se poursuivre. Nous nous joignons à eux et à
leurs protestations, et nous saluons et les soutenir. Le peuple doit
rester sur leurs gardes.

Aujourd’hui plus que jamais, avant la manoeuvre lamentable qui a été
pratiquée à Copenhague pour les petits intérêts économiques, nous
réaffirmons que, « Ne changez pas le climat, changer le système !".

Traduit par Tamara Pearson pour Venezuelanalysis.com2.

 

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