29 janvier 2017

Derrière le Mur bi-partisan par Manlio Dinucci


Alors que la presse occidentale condamne sans appel l’extension du Mur de séparation entre les États-Unis et le Mexique, Manlio Dinucci rappelle qu’il ne résulte pas d’une volonté protectionniste, mais bien au contraire de la politique de globalisation. Cette construction est un projet bi-partisan, initié par Bill Clinton, poursuivi par George Bush Jr et Barack Obama. Il observe que ce n’est pas le Mur en lui-même qui a provoqué des effets sociaux désastreux au Mexique, mais le traité Nafta, censé être un pont entre les différents États signataires ; un traité dont la finalité était d’amplifier le processus normal de délocalisation, au risque de diffuser la pauvreté au Mexique, puis aux États-Unis.

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10 juin 2016

Veillée d’arme hypnotique aux USA: silence de mort sur les préparatifs de guerre


John Pilger –

De retour aux États-Unis dans une année électorale, je suis frappé par le silence. J’ai couvert quatre campagnes présidentielles depuis 1968 ; j’étais avec Robert Kennedy quand il a été abattu et je voyais son assassin, se préparant à le tuer. Ce fut un baptême à la manière américaine, de même que la violence enragée de la police de Chicago au congrès truqué du Parti démocrate. La grande contre-révolution était en marche.
 
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16 novembre 2015

François Hollande dans les pas de GW Bush


Monsieur le Président, vous êtes tombé dans le piège !

L'écrivain et historien belge David Van Reybrouck considère que François Hollande est tombé dans le piège des terroristes. « Vous avez accepté leur invitation au djihad avec enthousiasme. Mais cette réponse, que vous avez voulue ferme, fait courir le risque monstrueux d’accélérer encore la spirale de la violence. Je ne la trouve pas judicieuse. »


Monsieur le Président,

Le choix extraordinairement irréfléchi de la terminologie que vous avez utilisée dans votre discours du samedi après-midi, où vous répétiez qu’il s’agissait d’un « crime de guerre » perpétré par « une armée terroriste » m’a interpellé. Vous avez dit littéralement :

« Ce qui s’est produit hier à Paris et à Saint-Denis près du Stade de France, est un acte de guerre, et face à la guerre, le pays doit prendre les décisions appropriées. C’est un acte de guerre qui a été commis par une armée terroriste, Daech, une armée de terroristes, contre la France, contre les valeurs que nous défendons partout dans le monde, contre ce que nous sommes, un pays libre qui parle à l’ensemble de la planète. C’est un acte de guerre qui a été préparé, organisé, planifié de l’extérieur et avec des complicités intérieures que l’enquête fera découvrir. C’est un acte de barbarie absolue. »

Si je souscris pleinement à la dernière phrase, force est de constater que le reste de votre discours est la répétition angoissante et presque mot à mot de celui que GW Bush a tenu devant le Congrès américain peu après les attentats du 11 septembre : « Des ennemis de la liberté ont commis un acte de guerre contre notre pays. »

(...)
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