30 décembre 2015

Appel unitaire "Nous ne céderons pas !"

source

Signez la pétition 

Pour nous, c’est définitivement non !


Non au projet de déchéance de la nationalité, non à une démocratie sous état d’urgence, non à une réforme constitutionnelle imposée sans débat, en exploitant l’effroi légitime suscité par les attentats.

Nous n’acceptons pas la gouvernance de la peur, celle qui n’offre aucune sécurité mais qui assurément permet de violer nos principes les plus essentiels.

Notre rejet est absolu. Nous appelons tous ceux et celles qui partagent une autre idée de la France à le manifester.


29 décembre 2015

Giorgio Agamben : « De l’Etat de droit à l’Etat de sécurité »


On ne comprend pas l’enjeu véritable de la prolongation de l’état d’urgence [jusqu’à la fin février] en France, si on ne le situe pas dans le contexte d’une transformation radicale du modèle étatique qui nous est familier. Il faut avant tout démentir le propos des femmes et hommes politiques irresponsables, selon lesquels l’état d’urgence serait un bouclier pour la démocratie.

Les historiens savent parfaitement que c’est le contraire qui est vrai. L’état d’urgence est justement le dispositif par lequel les pouvoirs totalitaires se sont installés en Europe. Ainsi, dans les années qui ont précédé la prise du pouvoir par Hitler, les gouvernements sociaux-démocrates de Weimar avaient eu si souvent recours à l’état d’urgence (état d’exception, comme on le nomme en allemand), qu’on a pu dire que l’Allemagne avait déjà cessé, avant 1933, d’être une démocratie parlementaire.

Or le premier acte d’Hitler, après sa nomination, a été de proclamer un état d’urgence, qui n’a jamais été révoqué. (....)

Lire sur Le Monde.fr ...
 
 

Démocratie, la fin du rêve

La fin du rêve

28 déc. 2015 Par Laurent Chemla
Voir en ligne : Blog Les conséquences sociales d'Internet, et les chats.


Que n'a-t-on pas lu sur la «crise démocratique», après le 1er tour des élections régionales de 2015. Et que ne lira-t-on pas sur ce sujet pendant les prochaines présidentielles. 
 

Les "causes profondes" de cette crise sont connues, nous dit-on: crise économique, chômage de masse, trahison des promesses de campagne, perte La fin du rêve des repères, terrorisme, populisme, désespoir de la jeunesse, souhait d'une recomposition politique ou même d'une nouvelle constitution... et j'en oublie certainement. À croire que chaque commentateur a sa propre grille de lecture, capable d'expliquer l'abstention massive et le vote FN tout à la fois.

J'ai ma propre explication, mais elle risque de ne pas vous plaire. Moi, elle ne me plait pas.

Selon moi, toutes ces causes n'en sont pas: ce ne sont que des symptomes de quelque chose d'autre.

Pas besoin de débattre de la dérive monarchique de la Vème république, inutile d'en appeler au déni de démocratie que fut l'adoption du traité constitutionnel européen malgré son rejet par referendum: ce ne sont là encore que des symptomes, et non des causes.

Mais des symptomes de quoi ?

Pour qu'il y ait crise démocratique, il faut qu'il y ait - sinon démocratie (ne rêvons pas) - au moins l'impression qu'in fine le peuple dispose du pouvoir de plus ou moins choisir le modèle de société dans lequel il souhaite vivre. Dans ce cas, et si l'offre politique ne répond pas à ses attentes, alors, oui, il y aura crise.

Nous n'en sommes plus là, et depuis longtemps.

Pas une démocratie

On sait depuis Sieyès que la France n'est pas une démocratie, et "ne saurait l'être". Sa vision, qui limitait le pouvoir du peuple au seul choix de ses représentants (et qu'il nommait honnêtement "état représentatif" par opposition à un "état démocratique" qui aurait permis le mandat impératif) est à l'origine de notre république, et de beaucoup d'autres. "Les citoyens qui se nomment des représentants", disait-il, "n'ont pas de volonté particulière à imposer". Ce qu'on pourrait résumer, en français moderne, par "si tu donnes ta voix à quelqu'un, tu n'as plus qu'à fermer ta gueule". Les mots ont un sens. Même s'il est commode de l'oublier, la France n'est pas, et n'a jamais été, une démocratie.

Et il est d'autant plus facile de l'oublier que ceux qui se présentent au suffrage n'hésitent pas à le faire au nom de la "démocratie", et de "programmes" et de "valeurs" qu'ils peuvent bien promettre d'appliquer quand ils savent mieux que tout autre qu'ils ne les appliqueront pas. C'est là le mensonge fondamental de toutes les élections, la manipulation triviale qu'appliquent tous les pervers narcissiques qui aspirent à nous gouverner.

Par principe, nous élisons les meilleurs menteurs. Par principe, en tant que peuple, nous nous mentons à nous-mêmes depuis des générations pour éviter de voir que nous incombe la responsabilité de notre déchéance politique. C'est d'ailleurs un déni dans lequel s'enferment d'abord les principales victimes de nos pervers élus: ceux qui adhèrent au parti du chef, et qui restent ensuite "partisans" envers et contre toutes les évidences de ses trahisons. Ça se traite.

À ceci, il n'est qu'une seule réponse adulte: le boycott des urnes, seul choix permettant de ne plus donner la moindre légitimité "populaire" à ceux qui prennent le pouvoir, jusqu'à ce qu'enfin ceux-ci se révèlent n'être que ce qu'ils sont: des petits despotes capables de tout pour vivre dans les ors de la république.

Jusqu'à ce qu'enfin disparaîsse une fois pour toutes la fable pour grands enfants de l'existence d'un "peuple souverain". Ce mythe populaire n'a que trop vécu.

Pour autant, aussi nécessaire qu'elle soit, cette prise de conscience ne sert à rien en tant que telle. Accepter de voir notre organisation sociale telle qu'elle est n'est qu'un préalable: ce n'est pas parce qu'un enfant accepte l'inexistence du père noel qu'il devient un citoyen actif.

Dans ce deuil de la légende démocratique, la phase suivante, après celle du déni, est celle de la colère. De la révolte.

Mais c'est là que ça devient triste.

D'abord parce que cette colère, cette révolte, est tout à fait inutile. Ceux qui croient que la révolution (qu'elle se fasse dans la rue ou qu'elle reste "numérique") permettra à la fable de devenir une réalité n'ont pas tout à fait saisi le sens du mot "fable". Au mieux, ce type d'insurrection ne permet que de changer de constitution, le temps pour la génération suivante de dirigeants d'apprendre à utiliser les failles du nouveau texte (qui lui permettront à son tour de se maintenir au pouvoir).

Au pire, ça ne sert qu'à précipiter la marche inexorable vers l'état policier terminal.

Ensuite parce que les grands groupes d'influence (qui se satisfont très bien de notre aveuglement) ne sont pas dirigés, eux, par des imbéciles. Suivant l'exemple des peuples qui, croyant encore au père noel, avaient créé vers la fin du 18ème siècle des institutions transnationales capables - croyaient-ils - de protéger leurs droits nouvellement acquis, ils ont su, depuis, établir à leur tour les traités qui font du totalitarisme un fantome du passé.

Le totalitarisme, c'est quand l'État prend la totalité de l'espace social. En ces temps troublés, certains en rêvent et votent FN.

Mais dans notre monde, dans le monde des grands traités internationaux, c'est l'inverse qui se passe: les États n'ont plus aucune place. Le peuple peut bien se révolter, descendre dans la rue, bouter le tyran hors de ses palais, au final il devra toujours respecter ses engagements internationaux, ceux qui garantissent la rente des oligarques. TTIP, Convention de Berne, Traité de Lisbonne, OMC, FMI et tant d'autres sont là pour y veiller. La Grèce peut bien élire Alexis Tsipras, grand bien lui fasse: du moment qu'elle paye ses dettes et qu'elle s'engage à détruire un système social trop protecteur des plus faibles. Et sinon qu'elle crève de faim: ses banques y veilleront ou, sinon elles, les banques centrales sont là pour s'en assurer.

Les États ne sont qu'un leurre de plus, et depuis longtemps. L'espace de liberté des peuples s'est peu à peu réduit, jusqu'au point où un Junker peut désormais sans honte se permettre d'affirmer que « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ». Et il aura raison de le dire.

Le droit des peuples a disposer d'eux-mêmes, c'est du passé, camarade. Ce droit a succombé au droit des plus riches à le rester.

Que la France élise Le Pen si elle est bête à ce point là: ça ne changera strictement rien à ce principe de base. Au pire la France se prendra une "Tsipras" dans la tronche: fermeture des banques, arrêt brutal de l'économie, et reptation servile devant la toute-puissance des Traités. Faisons allégeance à la Sainte-Croissance et que TINA soit notre dieu à tous.

Le dernier rêve

Mais rêvons un peu avant de conclure.

Les révolutions ayant de tout temps été le fait des bourgeois (les pauvres, eux, n'en ont pas le temps, trop occupés à trouver de quoi manger), rêvons que nos bourgeois modernes se détournent, pour un temps, du choix de leurs nouveaux smartphones, de leur vélos et de leur alimentation bio, pour se préoccuper de renverser un gouvernement devenu trop ostensiblement corrompu.

Rêvons que cette révolution permette l'avènement d'une Constitution moderne, capable de garantir une séparation des pouvoirs réelle, un revenu universel, la légalisation du canabis, et des macarons dans toutes les cantines du pays.

Et puis réveillons-nous, sur une planète au bord de l'asphyxie, qui va voir des millions de déplacés climatiques venir finir de consommer le peu d'eau pure qui restera, là où elle sera, pendant que des milliards mourront ailleurs. Sur un monde dévasté par une humanité qui n'a su progresser qu'à coup de guerres, dans une économie mondiale en plein effondrement, avec tout ce que ça comporte de certitude de la fin prochaine de toute civilisation "avancée".

Réveillons-nous et admettons l'importance toute relative (mais Ô combien essentielle, ne serait-ce que pour la postérité) de nos petits combats politiques.

Réveillons-nous, et tâchons de préparer l'avenir pour que les rares survivants de l'espèce puissent reconstruire un monde meilleur.

Ou pas.



28 décembre 2015

Un film à voir absolument !

Je lutte donc je suis (version longue) 

Version longue (spécial internet et lieux de luttes) du film "Je lutte donc je suis" de Yannis Youlountas. Version française pour commencer (les autres langues suivent bientôt...). 
Les projections-débats avec le réalisateur continuent en salles de cinéma un peu partout, avec la version de 1h28 spécial cinéma (pour le plaisir de l'image et du son en qualité cinéma et pour celui de la rencontre avec l'auteur). 
Prochains lieux et dates en présence de Yannis Youlountas (et parfois de musiciens) : http://jeluttedoncjesuis.net Contact distribution-programmation : maud@jeluttedoncjesuis.net (distributeur 3527 anepos).
 

24 décembre 2015

Merry Chrismas Europe !



Le paysan qui résistait à son expropriation tabassé chez lui et laissé pour mort… (vidéos)


Dimanche 20 décembre 2015 vers 20 heures 30, l’agriculteur Philippe Layat est agressé à son domicile par trois hommes cagoulés, armés, qui le laissent pour mort après l’avoir frappé. Après trois jours d’hôpital, il témoigne devant la caméra.
Tabassage, bombe lacrymogène sur Philippe (et sur son chien !!!), bâillonné au scotch puissant, tir à l’arme à feu, fouille et saccage de la maison, vol des clés pour sortir par le portail principal…
.. 
Suite sur Greg Tabibian ...
 

22 décembre 2015

Turquie. Erdogan massacre les populations kurdes

De violents affrontements ont opposé lundi la police à des manifestants prokurdes qui dénonçaient le couvre-feu imposé à Diyarbakir, la grande ville à majorité kurde du sud-est de la Turquie.
Photo : Sertac Kayar/Reuters

Source : L'Humanité
Pierre Barbancey - Jeudi, 17 Décembre, 2015

Dans le silence assourdissant des chancelleries occidentales qui ne refusent rien à leur allié, membre de l’Otan, Ankara a lancé ses troupes au Kurdistan. Les couvre-feux sont imposés dans de nombreuses villes. Les forces spéciales sont en action contre le PKK, faisant de nombreux morts.

Qui ou quoi pourrait arrêter la Turquie de Reçep Erdogan ? S’abritant derrière son statut de membre de l’Otan, fort d’une reprise des négociations en vue d’une possible adhésion à l’Union européenne, satisfait du silence assourdissant des chancelleries (...)

Assassinats ciblés, la dérive néocon du gouvernement (interview)


Pouvoirs : François Hollande ordonne secrètement des assassinats ciblés !


Selon Vincent Nouzille, François Hollande serait le président le plus guerrier et va-t-en-guerre de la cinquième république et celui qui utilise le plus des assassinats ciblés via des cellules secrètes des services de renseignement français. Il souligne aussi la dérive néoconservatrice à l’américaine du gouvernement français et la mise en place du Patriot Act à la française.
 
sources,
 

20 décembre 2015

Etat d'urgence : Un toulousain roué de 129 coups par la police


129 ! L’histoire de l’homme sur la photo

Par Observatoire de l'état d'urgence à Toulouse

« Aucune poursuite judiciaire » écrit la presse. L’image de Hassan [1] menotté dans le dos a pourtant depuis été largement reprise par les médias français et étrangers pour illustrer « les perquisitions dans les milieux islamistes ». Derrière cette formule laconique se cache une injustice violente.
JPEG - 114.8 ko
L’image de Hassan utilisée jusqu’aux USA Ex : http://edition.cnn.com/2015/11/16/world/gallery/paris-attacks-manhunt/
Deux jours après les attentats, quartier du Mirail, à Toulouse. En pleine nuit, explosion de la porte au domicile de Hassan, qui vit là avec ses enfants de 3, 4 et 7 ans. Des habitants de l’immeuble ont témoigné du bruit de l’explosion de la porte, impressionnant. Hassan se précipite à la porte, sans même avoir le temps de s’habiller. Il est immédiatement plaqué au sol, menotté dans le dos et maintenu au sol. Au moment où nous recueillons le témoignage de Hassan, une semaine après la perquisition, il garde encore des traces des coups reçus. De nombreux coups de pieds, « des deux côtés ». « Chaque nouveau policier qui entrait dans l’appartement » participait à ce rouage de coups. « J’avais même une trace de semelle de chaussures » nous dit Hassan en désignant sa poitrine. « 129, en me frappant ils disaient 129, pour 129 morts », du nombre des victimes...
 

19 décembre 2015

Le père Noël est en or dur (images)



J'ai besoin de vous pour dépenser un max, pour prouver à votre famille que vous l'aimez.

18 décembre 2015

Confusionnisme et néofascisme


Au lendemain d’élections régionales ..

dont le résultat a pu provoquer chez certains un sentiment momentané de soulagement malgré un taux d’abstention supérieur à 40 % et des niveaux inhabituels de votes blancs et nuls , il n’est pas inutile de rappeler que l’économie française, entraînée dans la politique déflationniste de l’Union européenne et de l’Euro, reste installée depuis la crise de 2008 dans une quasi stagnation , que le chômage continue à s’élever à des niveaux record , que le commerce extérieur reste durablement déficitaire, que le gouvernement , enfermé désormais dans la forteresse autocratique de l’état d’urgence , continue à s’impliquer, dans ou hors OTAN, dans de multiples opérations guerrières contribuant à accroître des tensions internationales dangereuses et qu’il affiche systématiquement une préférence marquée pour les gouvernements les plus réactionnaires : Ukraine, Arabie Saoudite, Qatar, Israël, Turquie en même temps qu’un soutien constant aux bourgeoises compradores africaines.
Passé ce moment, il convient de porter un regard plus vaste et plus profond sur la situation politique contemporaine et sur ses dangers. A ce titre les réflexions du professeur Robert Charvin qui suivent sont d’une grande ampleur et d'une grande portée.

COMAGUER a grand plaisir à vous en donner la primeur. (...)

Suite : Confusionnisme ou néofascisme, par ROBERT CHARVIN
(professeur émerite de droit, spécialiste de droit intenational, ancien doyen de la faculté de droit et de sciences économiques de Nice.) ...
 

 

blogger templates