16 février 2017

Trash Land by José Ferreira


Imaginez-vous, enfant du XXIè siècle, accoutumé au glamour, à la sur-brillance et au désirable, soudainement confronté au tiers-monde, à sa misère, ses odeurs et, pour nous, drogués de la post-modernité, à son inconcevable effectivité. Et bien, à peu de choses près, voila ce qu’a vécu le jeune photographe portugais José Ferreira lors de son périple au Mozambique. A quelques foulées de l’aéroport national de Maputo, il découvre la décharge d’Huléne, un vaste territoire où gravite un microcosme composé de parias, d’exclus, d’êtres privés de tout. Abasourdi, choqué par la violence de la scène ou des émanations, il agrippe, dans une convulsion réflexe, son appareil. Un témoignage, intitulé « Trash Land », qu’il nous livre aujourd’hui et qui, malgré l’éclat du papier glacé ou de nos écrans super-pixelisés, bouscule tout individu doté d’encore un minimum d’intérêt pour autrui.

 

 

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