Les collectifs anti-libéraux ont échoué en 2007 en raison du comportement destructeur des partis politiques toujours prompts à défendre leur ''boutique'', faisant ainsi le jeu du système qu’ils prétendent combattre.
Nous sommes des femmes et des hommes qui, au lendemain des élections présidentielles, avons refusé de céder au découragement et à la résignation et avons créé le Mouvement Altermondialiste Lot (association loi 1901).
Aujourd’hui les maîtres de l'économie néo-libérale, pour atteindre leurs profits, exploitent à outrance la nature et les hommes. Sous couvert de libertés ils portent au plus haut l’individualisme. Ils nient les êtres humains et leurs droits et réinventent une forme d'esclavagisme en faisant d'eux des consommateurs asservis. Ils tentent de balayer tous les obstacles à leur progression telles les solidarités sous toutes leurs formes. Ils sont en permanence à la recherche de nouveaux profits et les trouvent en mettant en vente tous les pans de notre vie : culture, santé, éducation…
Le capitalisme repose sur l’exploitation infinie des ressources naturelles et sur la guerre pour leur appropriation. Notre façon de vivre basée sur la consommation à outrance et le maintien de plus de la moitié de l'humanité dans la pauvreté n’est pas possible à l’échelle du monde. Il faudrait deux ou trois planètes supplémentaires.
Pour nous face à ce constat il est essentiel de revenir aux questions politiques fondamentales : Que produisons-nous ? Pour qui? Comment?
De quoi avons-nous vraiment besoin ?
Comment répartissons-nous la richesse produite ?
Qui détient le pouvoir de décision ?
Quelles coopérations internationales pour le respect des peuples dans la diversité de leur culture et de leur autodétermination.
Nous voulons porter ce débat pour :
- Contribuer à créer une alternative au capitalisme et au productivisme.
- Se réapproprier la démocratie en appelant à l’esprit critique des citoyens.
- Promouvoir les alternatives concrètes et contribuer à leur mise en œuvre.
- Poursuivre la construction de convergences avec d’autres mouvements pour élaborer cette alternative.
Contact: 05.65.21.21.45
alter-lot@laposte.net
12 décembre 2008
MOUVEMENT ALTERMONDIALISTE LOT
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Thèmes : Mouvement Alter Lot
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest10 décembre 2008
Urgence mobilisation
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Thèmes : bataille du rail , Resistance , services publics
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest9 décembre 2008
Continuerons-nous à dormir ?
« En 1933, depuis près de trois ans, le Reichstag avalise sans broncher ; les décisions se prennent sans débats ni votes. Von Hindenburg gouverne un coude sur l’épaule des SPD, tétanisés, un coude sur celle desnazis, bons bougres. Hitler n’a plus qu’à sauter sur l’estrade, grand clowndes atrocités, impayable dans son frac tout neuf.
Qui prétend encore que c’est arrivé du frais matin ?
Le sommeil a bon dos, où naissent les songes, et les cauchemars. Mais on ne se réveille pas dans le pire, stupeur, au saut du lit : le pire s’est installé, insidieux, dans le paysage, banalisé par l’apathie ou l’incrédulité des uns, la bénédiction des autres.
Des gendarmes brutaux, grossiers, débarquent impunément avec leurs chiens dans les classes d’un collège du Gers, pour une fouille musclée ; le proviseur entérine, bonasse. Et le ministre de l’Education, qu’en dit-il ?
Que dit-il de l’enlèvement d’enfants dans une école de Grenoble, d’eux et de leur famille expulsés en vingt-quatre heures, après combien d’autres ?
Qui tient la comptabilité de ces exactions ordinaires ? Un journaliste est interpellé chez lui, insulté, menotté, fouillé au corps, pour une suspicion de diffamation, qui reste encore à démontrer en justice… Qu’en dit la Garde des Sceaux ? Elle approuve (mutine bague Cartier au doigt, n’en déplaise au Figaro).
Nos enfants, nos journalistes, ce sont encore catégories sensibles à l’opinion.
Celle-ci s’émeut-elle ? Mollement. Elle somnole.
Mais les réfugiés de Sangatte, chassés comme bêtes, affamés dans les bois ; les miséreux du bois de Vincennes menacés de « ratissage », les gueux de nos trottoirs au vent d’hiver ? Les sans-papiers raflés, entassés dans des lieux de non-droit, décharges d’une société qui détourne le regard ignoble de son indifférence ? Et la masse des anonymes, traités mêmement comme rebut par une administration servile ? Au secours, Hugo !
Il y a de jeunes marginaux qualifiés par la ministre de l’Intérieur d’«ultra gauche » – spectre opportun des bonnes vieilles terreurs –, jusqu’ici, pure pétition communicationnelle… Sa police veille, arme à la hanche, elle arpente, virile, les couloirs du métro, des gares. Sommes-nous en Etat de siège ? A quand l’armée en ville ?
Il y a le malade mental incriminé à vie par anticipation ; l’étranger criminalisé de l’être ; le jeune de banlieue stigmatisé pour dissidence du salut au drapeau : danger public ; le prisonnier encagé dans des taudis surpeuplés – à 12 ans, bientôt ; le sans-travail accusé d’être un profiteur, le pauvre d’être pauvre et de coûter cher aux riches ; le militant associatif qui le défend condamné, lourdement, pour entrave à la
voie publique. Il y a le fonctionnaire taxé de fainéantise (vieille antienne) ; l’élu réduit au godillot ; le juge sous menace de rétorsion ; le parlementariste assimilé au petit pois ; la télé publique bradée aux bons amis du Président, qui fixent le tarif ; son PDG berlusconisé et des pubs d’Etat pour nous informer – à quand un ministre de la Propagande ? On en a bien un de l’Identité nationale. Et le bon ami de Corse, l’escroc
notoire, amuseurs sinistres, protégés par décret du prince… Criminalisation systématique de qui s’insurge, dénis de justice, inhumanité érigés en principe de gouvernement. Presse paillasson, muselée par ses patrons, industriels des armes. Intimidations, contrôles au faciès, humiliations, brutalités, violences et leurs dérapages – quelques précipités du balcon, quelques morts de tabassage accidentel –, sitôt providentiellement dilués dans le brouhaha des crises bancaires, de l’affairisme et du sensationnel saignant, bienvenue au JT : touristes égarés, intempéries, embouteillages du soir… Carla et Tapie en vedettes.
Ces faits sont-ils vraiment divers, ou bien signent-ils un état de fait ? En réalité, un état de droite. Extrême. Dire que Le Pen nous faisait peur… Cela rampe, s’insinue et s’impose, cela s’installe : ma foi, jour après jour, cela devient tout naturel. Normal : c’est, d’ores et déjà, le lot quotidien d’une France défigurée, demain matin effarée de sa nudité, livrée aux menées d’une dictature qui ne dit pas son nom. Ah ! le gros mot ! N’exagérons pas, s’offusquent les mal réveillés. Tout va bien : M.Hortefeux est, paraît-il, bon bougre dans sa vie privée.
“Tout est possible”, avait pourtant promis le candidat. Entendons-le bien. Entendons ce qu’il y a de totalitaire dans cette promesse cynique qui, d’avance, annonce le pire.
Sous son agitation pathologique, un instant comique – au secours, Chaplin ! –, sous ses discours de tréteaux, ses déclarations à tous vents, contradictoires, paradoxales, sous son improvisation politique (oripeau du pragmatisme), sous sa face de tic et toc s’avance le mufle des suicideurs de république, des assassins de la morale publique. La tête grossit, elle fixe et sidère.
Continuerons-nous à dormir ? Ou à piquer la marionnette de banderilles de Noël ? »
Anne-Marie Garat, écrivain
> Sources :
Paru dans le blog de Martine Laval :
http://www.telerama.fr/livre/coup-de-colere-de-anne-marie-garat,36525.php
Repris sur le sire de la LDH de Toulon :
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2998
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Thèmes : repression policière , Resistance
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest7 décembre 2008
Le Conseil des ministres de l'UE ne doit pas adopter la directive de la honte !
La directive retour - directive de la honte - votée par le parlement européen le 18 juin dernier, est soumise à l'adoption formelle du Conseil des ministres de l'Union le lundi 8 décembre 2008.
Au-delà de la violence du contenu de cette directive qui renie les valeurs fondamentales de l'Europe et de la date choisie, la méthode utilisée pour cette adoption est méprisante. Alors que le projet relève du Conseil Justice et Affaires intérieures présidé par M. Hortefeux, la directive devrait être adoptée le 8 ou le 9 décembre au cours :
- soit du Conseil des ministres «environnement» présidé par M. Borloo. Etrange conception de l'écologie que d'y inclure l'expulsion des sans-papiers !
- soit du Conseil des ministres «transports» présidé par M. Bussereau. Démonstration de la volonté de développer les expulsions collectives par charters ?
- soit du Conseil des ministres «affaires générales» présidé par M. Kouchner. Les Etats partenaires de l'Union européenne, en Afrique comme en Amérique latine apprécieront.
Nos organisations appellent tous leurs partenaires, en Europe comme en Afrique ou en Amérique à se manifester d'urgence auprès de leur gouvernement comme auprès du président de l'Union européenne pour qu'ils ordonnent le report et l'abandon de ce projet de directive.
Les initiateurs de la campagne contre la directive de la honte :
Anafé, APDHA, Arci, ATFM,
source: La Cimade
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Thèmes : droits de l'homme , sans-papiers
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest5 décembre 2008
Le mouvement altermondialiste et la crise de la mondialisation
Gustave Massiah, président du CRID (Centre de recherche et d’information pour le développement) et membre du Conseil scientifique d’Attac-France, publie un article intitulé "Le mouvement altermondialiste et la crise de la mondialisation".
Gus Massiah, militant actif du mouvement altermondialiste dès avant même sa naissance, montre que la convergence des combats pour "un autre monde" de nombreux mouvements constitue partout ce qu’il dénomme "un mouvement des mouvements".
Le capitalisme néolibéral est en crise profonde, pour autant la suite n’est pas écrite quel que soit le discrédit qui pèse sur lui. Dans l’état actuel du monde, l’altermondialisme doit s’appuyer sur l’ONU, qui, à l’encontre des autres "instances" internationales jouit de la légitimité qui repose sur le principe "un pays une voix".
Gus Massiah montre que la crise actuelle présente bien des dangers mais aussi autant d’opportunités. Parmi celles-ci, il signale notamment la réapparition de l’exigence de la régulation publique, celle d’une autre répartition des richesses et de rapports Nord-Sud totalement différents et hors du colonialisme, celle aussi de la démocratie.
Il note enfin que l’altermondialisme a tout à gagner à éviter que ne se forment des alliances entre néo libéraux et néo keynésiens qui seraient une manière de freiner, voire de faire obstacle, aux opportunités évoquées.
JC
Lire sur Attac. org, télecharger au format PDF
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Thèmes : altermondialisme , crise , mondialisation
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest2 décembre 2008
Appel de Madame Leïla Shahid
Dans sa réunion du 5 novembre à Bruxelles, la Commission des Affaires étrangères et de Sécurité du Parlement européen a avalisé une proposition de la Commission Européenne et du Conseil quant à la participation d’Israël aux programmes communautaires européens. Ce nouveau protocole de coopération offre à Israël un accès illimité au programme de recherches scientifiques, académiques et techniques. Pour son entrée en vigueur, l’accord doit cependant avoir l’aval du Parlement européen (PE). Il sera soumis au vote lors de la réunion plénière du jeudi 4 décembre à Bruxelles. La ministre israélienne des Affaires étrangères se rendra au Parlement Européen le mardi 2 décembre pour exercer des pressions sur les eurodéputés pour un vote en faveur de cet accord. Ce nouveau protocole de coopération UE-Israël intervient alors que, sur le terrain, Israël accélère la construction de colonies, renforce le bouclage des territoires palestiniens, notamment dans la bande de Gaza, et pratique de nombreuses formes de violation des droits de l’Homme. Je voudrais par ce message vous inviter à mobiliser l’ensemble des organisations non gouvernementales de vos pays, pour intervenir auprès du PE afin de ne pas accorder ce privilège à Israël avant qu’il mette en œuvre les principes de la paix. Voici un lien Internet où vous pouvez trouver toutes les informations nécessaires pour contacter vos députés européens. Amicalement, Leila ShahidAppel de Madame Leïla Shahid
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Thèmes : Europe , international , Palestine
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest1 décembre 2008
Journée mondiale de lutte contre le sida
Act Up-Paris manifeste sur les marches du palais de justice contre la pénalisation de la transmission du VIH
publié en ligne :le 1er décembre 2008 par Act Up-Paris
En ce 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, une quinzaine de militantEs d’Act Up-Paris ont déployé une banderole : « sida - ni coupables, ni victimes » sur les marches du palais de justice de Paris aux cris de « pas de juges dans nos lits ». Par cette action, Act Up-Paris proteste contre la multiplication des procès liés à la pénalisation de la transmission sexuelle du VIH, comme l’illustre encore aujourd’hui à Orléans l’ouverture d’un procès aux assises - une première dans les annales. La lutte contre le sida n’a rien à gagner dans ces procès, aux conséquences catastrophiques en termes de santé publique.
Pour Act Up-Paris, on ne lutte pas contre le sida en traînant des séropositifVEs devant des tribunaux puis en les jetant en prison. La pénalisation de la transmission du VIH porte atteinte au principe de responsabilité partagée. Dans les relations sexuelles, il n’y a pas une personne qui décide ou non de se protéger et une autre qui subit cette décision. Il y a deux personnes - ou davantage - qui décident en toute responsabilité de se protéger ou non, puis assument cette décision solidairement. Dès lors, après une contamination, iI n’y a pas davantage un coupable et une victime : il n’y a que des malades qu’il faut soigner.
La pénalisation de la transmission a des conséquences catastrophiques en termes de santé publique. En effet, elle peut pousser des personnes à préférer rester dans l’inconnu quant à leur statut sérologique plutôt que de se faire dépister, de peur d’être ensuite poursuiviEs pour n’avoir pas informé leur partenaire de leur statut. L’intrusion de juges dans nos lits ne peut que renforcer la difficulté à dire son statut sérologique.
En France, la majorité des contaminations interviennent alors que le ou la partenaire infectéE ignorait être porteurSE du VIH. L’insuffisance du dépistage et le recours trop peu fréquent aux moyens de protection dans le cadre de relations de couples stables disent bien l’inefficacité des campagnes de prévention contre le sida menées par les pouvoirs publics, qui, par exemple, n’évoquent jamais la question de l’infidélité. Plutôt que punir, donc, il faut davantage et mieux prévenir. La pénalisation de la transmission est d’autant moins une solution que l’état des prisons en France est notoirement incompatible avec les traitements dont ont besoin les séropositifs.
Malgré cela, en France et dans la plupart des pays, les procès se multiplient après des cas de transmission sexuelle du VIH. Ce lundi, à Orléans, une nouvelle étape est même franchie, avec pour la première fois en France un procès aux assises. L’accusée, une femme de 39 ans, est poursuivie pour « administration de substances nuisibles ayant entraîné une infirmité permanente ». Son renvoi devant la Cour d’assises du Loiret, décidé le 9 novembre 2007, a été confirmé par la Cour de cassation. Ce renvoi aux assises est justifié par le fait que l’accusée était mariée [1], alors que pour les précédents procès pour transmission du VIH, qui se sont tenus en correctionnelle (Colmar, Marseille, Guyane, Toulouse ....), il s’agissait de concubins.
Les tenantEs de la pénalisation ont un temps avancé la défense des femmes qui, confrontées à un cumul de vulnérabilités dans cette épidémie, auraient besoin d’un arsenal judiciaire pour les protéger des hommes qui les auraient contaminées. Force est de constater que cela se retourne aujourd’hui contre les femmes : une première femme avait déjà été condamnée à deux ans de prison dont 14 mois avec sursis, et 176 000 euros d’amende, pour avoir contaminé son compagnon (Tribunal de Nanterre, décembre 2006).
Lutter contre le sida, ce n’est pas lutter contre les séroposifVEs. Lutter contre le sida, c’est faire de la prévention, c’est changer l’image de maladie honteuse qui plane encore trop souvent autour de ce virus, c’est lutter contre les discriminations et la stigmatisation ; Mettre les séropos en prison ne protège pas du sida.
Notes
[1] Le fait que l’infraction soit faite par le conjoint est en droit français une circonstance aggravante transformant le délit d’administration de substances nuisibles en crime
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Thèmes : sida
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur PinterestArrestation musclée d’un journaliste : sale temps pour les libertés
Il est, devant ses jeunes enfants, menotté, humilié, traité de manière insultante. En garde à vue, il sera contraint de se déshabiller entièrement et soumis à deux fouilles intégrales. Motif : 2 ans plus tôt, un commentaire avait été laissé sur le site de Libération par un internaute à propos d’une procédure judiciaire ; la personne visée par cette procédure avait porté plainte pour diffamation contre le journaliste qui était à l’époque directeur de publication. Affaire banale, la justice de la République en a traité des centaines.
Quelques jours plus tôt, la police recherche en Limousin les auteurs de plusieurs sabotages, dont la ministre de l’Intérieur elle-même reconnaît qu’il n’ont mis aucune vie en danger. Là encore, intrusion violente en pleine nuit dans les domiciles ; fouilles et arrestations d’une brutalité qui a provoqué l’indignation dans toute la région. Les personnes arrêtées, pourtant présumées innocentes, sont présentées à l’opinion comme de dangereux terroristes, en violation délibérée du secret de l’instruction.
Une semaine auparavant, le 17 novembre 2008, 4 gendarmes et un maître-chien font irruption à l’improviste dans dix classes du collège de Marciac, dans le Gers. Sans un mot, le chien est lancé à travers les classes. Les enseignants ne peuvent obtenir aucune explication. Trente jeunes « suspects » sont regroupés dans une salle, fouillés, parfois déshabillés ; leurs témoignages relatent des propos humiliants, menaçants et agressifs face à ces élèves tous traités comme des dealers présumés. En sortant, les gendarmes, qui n’ont rien trouvé, félicitent tous les élèves pour avoir « caché leur came et abusé leur chien ».
Point commun entre ces trois affaires : un journaliste à Paris, quelques villageois en Limousin, quelques dizaines de collégiens dans le Gers, sont présumés être de dangereux malfaiteurs et traités de manière brutale, humiliante et pour le moins disproportionnée par rapport aux missions de la police judiciaire.
Liberté de la presse, présomption d’innocence, droit des justiciables, et simple respect en toute circonstance de la dignité des personnes : qu’est ce qui, dans l’attitude des autorités politiques, laisse croire à des magistrats, à des gendarmes, à des policiers qu’ils peuvent impunément ignorer toutes ces règles constitutionnelles et internationales de protection des droits de l’Homme ?
La LDH considère qu’il est urgent de réagir contre des dérives de plus en plus inacceptables de pratiques judiciaires et policières qui deviennent incompatibles avec l’Etat de droit.
Paris, le 1er décembre 2008 par Ligue des Droits de l'Homme
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Thèmes : droits de l'homme , repression policière
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest30 novembre 2008
Crise mondiale : vers la barbarie réactionnaire et autoritaire ou occasion à saisir pour une société alternative
dimanche 30 novembre 2008,
Ils veulent se concentrer sur l’emploi pour mieux le détruire
par Giorgio Cremaschi (Fiom-Rete 28Aprile)
Il serait nécessaire de laisser de côté les « reality shows » et de revenir à l’économie réelle. En effet, on nous prépare un massacre social sans précédent mais avec une fonction précise : construire une sélection des et dans les classes encore plus brutale que celle à laquelle nous avons été habituée.
Pour les entreprises et pour les pouvoirs économiques (oui, ils existent encore), la crise est une grande occasion. Certes le présent est fait de drames et d’incertitudes mais le futur est en construction, il se concentrera encore plus qu’avant sur le travail et ce ne sera pas une bonne chose.
En réalité, jamais l’économie financière n’a laissé de côté le travail, elle s’en est toujours occupée et comment... La globalisation a permis de développer la plus grande concurrence entre travailleurs jamais réalisée au travers de la destruction de l’Etat Providence, du code du travail et des droits sociaux, du développement de la précarité et de la baisse des salaires. Malgré cette crise, aucune remise en cause de ces logiques n’effleure l’esprit des dirigeants d’entreprise et de l’économie, ni celui des gouvernements en poste. L’Union européenne met actuellement en place un plan d’investissements mais en même temps elle affirme que le pacte de stabilité néolibéral est intouchable et que la défense de la monnaie, en premier lieu l’euro, est prioritaire à toute mesure sociale.
L’intervention publique est évidemment nécessaire mais celle que l’on nous propose a pour seul but de soutenir le modèle économique actuellement en crise. Le ministre Tremonti [1] se plaît de lancer des critiques à la dégénération du capitalisme mais il est le premier à poursuivre le chemin jusqu’ici parcouru. Il faut arrêter de commenter les petites phrases des uns et des autres et nous en tenir à la substance des mesures prises. Jusqu’ici aucun pays occidental n’a mis en place une politique en faveur de l’augmentation des salaires et contre les licenciements. Même Obama est silencieux sur le salaire minimum qui n’a pas été réévalué aux Etats-Unis depuis 1998. Au contraire, toutes les décisions prises servent à soutenir les banques, la finance, les programmes d’investissement, de restructuration, de licenciements. Sur la vague de l’urgence globale, sont approuvés les critères sociaux d’une économie de guerre. D’ailleurs, les investissements militaires sont en augmentation. Alors que les pauvres augmentent démesurément, la définition des catégories officielles de la pauvreté se restreint. En Italie, nous expérimentons depuis peu, au travers de la Charte sociale du gouvernement, la charité d’Etat. 1,2 millions de personnes sont concernées.
Il y a une méthode dans cette folie. On utilise la crise pour sélectionner un nouveau type de travailleur et construire une société encore plus injuste et plus féroce que celle que nous connaissions jusqu’à présent. En Italie, ils ont commencé par l’Université et l’Ecole. Les contre-réformes du gouvernement sont dictées par la Confindustria [2] et partent du principe qu’une école de masse publique efficace est impossible. L’école publique est ainsi laissée à l’abandon alors qu’une élite sera sélectionnée par l’Etat et les entreprises pour les besoins du marché et du profit. Au sujet d’Alitalia, c’est la même chose. L’intervention publique a permis de socialiser les pertes que nous paierons. A l’inverse, les patrons privés pourront choisir ce qui les intéresse de la vieille compagnie d’aviation, salariés compris. Et celles et ceux qui sont opposés à cette stratégie sont considérés comme contraires à l’intérêt national.
Le Sole 24ore [3] a produit récemment un éditorial contre les nouveaux ennemis du peuple : les pilotes, les artistes, les ouvriers qualifiés,..., qui osent prétendre défendre leurs statuts. La machine à broyer du capitalisme devient encore plus dure en temps de crise... En 1994, Fiat mis en « Cassa integrazione » [4] une grande partie des employés et cadres qui manifestèrent, en octobre 1980, pour soutenir les choix des dirigeants de l’entreprise et s’opposer à la grève portée par les ouvriers. Aujourd’hui, on nous parle constamment de « mérite » mais toutes les catégories professionnelles subissent les effets d’une organisation du travail toujours plus atomisée et autoritaire alors que l’unique « mérite » réellement reconnu est celui de la fidélité et de l’obéissance. Le PDG de Fiat veut que on entreprise ressemble de plus en plus aux supermarchés Wal Mart. Il est raconté que Ford a installé ses premières chaînes de montage en s’inspirant de l’organisation du travail des abattoirs de Chicago. Le modèle japonais est né en copiant la logistique des supermarchés. Maintenant Fiat annonce un futur copié sur Wal Mart. Mais Wal Mart est une société brutalement anti-syndicale et esclavagiste. Le programme de Marchionne, le PDG de Fiat, est aussi un programme social préparant d’ultérieures attaques à l’emploi et aux droits des salariés. Les lois sur la flexibilité du travail votées ces dernières années par le centre-gauche et le centre-droit dévoilent aujourd’hui leur vraie fonction. Elles permettent de licencier, sans entrave, des centaines de milliers de personnes et celles et ceux encore quelque peu protégés contre les licenciements deviennent dès lors des privilégiés. Avec le développement de la précarité, les privilèges ne peuvent plus se défendre martèlent les dirigeants politiques... Pour les migrants, la perte de droits sociaux devient destruction des droits civils. Qui est licencié, au travers de la loi Bossi-Fini sur l’immigration, devient clandestin et avec lui toute sa famille.
Et la crise avance, pas seulement sur le plan financier mais aussi dans l’économie réelle. Pour preuve, la rapidité des licenciements et du chômage technique, bien supérieure à celle de la chute des bourses internationales. Les restructurations annoncées dans les entreprises ne sont pas le fruit de la seule crise. Elles ont, comme le soutiennent de nombreux docteurs Folamour de l’économie, une fonction « créatrice ». Elles servent à atomiser les conditions sociales et de travail, à diviser et à opposer les intérêts, à faire entrer dans l’ADN de chaque individu que la défaite de l’un est la sauvegarde de l’autre. La réforme du code du travail veut entériner cette situation. En détruisant les contrats au niveau national et en limitant la négociation d’entreprise au rapport entre salaire et productivité, cette réforme vise à créer une nouvelle catégorie de travailleurs, super flexibles, super obéissants et super apeurés. Pour le syndicat il ne reste qu’à être complice comme l’affirme le « livre blanc » du gouvernement.
S’il est vrai que les crises sont porteuses d’occasions, en Italie on voit poindre la destruction des principes contenus dans la Constitution. Il faut l’empêcher. Il n’existe aucune médiation, aucune dialectique face au dessein de sélection sociale promue par la Confindustria et le gouvernement. Ou nous provoquons sa défaite ou nous serons détruits.
Pour tout cela, la grève générale du 12 décembre ne peut être une conclusion mais doit devenir le lancement d’un cycle de luttes en mesure d’imposer un autre calendrier politique et social. A la triade « privé, marché, flexibilité » il faut opposer la défense et l’extension du public, du social, des droits et des salaires. L’Europe de Maastricht est notre adversaire tout autant que le gouvernement Berlusconi. Il y a toujours moins d’espace pour cette culture réformiste qui pensait pouvoir conjuguer libéralisme économique et équité sociale. Les discours sur l’économie sociale de marché prononcés par les bien pensants du centre-gauche et du centre-droit nous semblent toujours plus vains et inutiles.
Seul un changement radical dans l’économie et la société peut vaincre le dessein réactionnaire des pouvoirs et des forces qui nous ont plongés dans la crise actuelle et qui pensent nous la faire payer. Ou l’on change réellement ou nous nous précipiterons dans une société monstrueuse qui aura comme principal corollaire l’autoritarisme des institutions. Il est fort possible que la dimension et la brutalité des alternatives nous effraie et nous freine mais face à cette réalité c’est le moment d’avoir du courage !
Notes
[1] Note de HNS-info : ministre de l’économie du gouvernement Berlusconi
[2] Note de HNS-info : l’équivalent du Medef
[3] Note de HNS-info : quotidien de la Confindustria
[4] Note de HNS-info : l’équivalent du chômage technique
Source et traduction de l’italien, ludo (HNS-info)
Source / auteur : http://www.globalproject.info/
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Thèmes : crise , recul démocratique , Resistance
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur PinterestTaser : Surprise, Même Les Flics N'Aiment Pas Se Prendre Une Décharge Et Portent Plainte
Aux USA certains flics pour s'entraîner au maniement du Taser ont expérimenté sur eux-mêmes les décharges de cette arme. Conclusion, ils n'aiment pas du tout, certains ont même poursuivi Taser International Inc en justice. Et si on exigeait de MAM et Sarko, qu'ils experimentent cette "gégène" en se prenant une décharge !
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Thèmes : Taser
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest26 novembre 2008
Français, vous n'êtes ni vendus, ni trahis, ni abandonnés!

-Rachat à prix d'or des banques complices de la délinquance boursière,
-démantellement des institutions de solidarité,
-vente aux enchères de TOUS les services publics,
-destruction de l'école gratuite et égalitaire,
-laminage et éradication du code du travail,
-impunité sans-frontière pour les "délocaliseurs",
-culpabilisation des "sans",
-condamnations en justice de l'action militante,
-fabrication de malfaiteurs,
-déportation de réfugiés, rafles, karchérisation des pauvres,
-emprisonnements massifs et construction de camps de redressement pour mineurs,
-mise en servage des terres et ressources agricoles et alimentaires sous l'égide de l'industrie agrochimique transcontinentale,
-développement et généralisation de la radio-activité durable,
-muselage de la presse, la télévision, la radio ...
"Français vous n'êtes ni vendus, ni trahis, ni abandonnés".
Votre bien est notre richesse parce que vous le valez bien. !
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Thèmes : en 2012 il sera trop tard
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