21 mars 2011

Guerre en Libye : la « furia » française

samedi 19 mars 2011, par Philippe Leymarie

Frappes ciblées, zone d’exclusion aérienne, et — tant qu’on y est — se payer enfin la tête de Kadhafi : les chasseurs Rafale ont fait leurs premiers raids dans le ciel de la Libye samedi en début d’après-midi, inaugurant la campagne de pilonnage menée également par des chasseurs britanniques et des navires américains. La France, revenue des petites compromissions et des grands aveuglements de ce début d’année sur la portée du « réveil arabe », tient enfin sa « grande cause » de salubrité publique internationale, retrouve ses antiennes sur les droits humains, peut mettre en musique l’ingérence à la mode Kouchner. Et peu importe la lettre des résolutions, pourvu qu’on ait l’ivresse…


Actualisé au 20 mars 2011
Le feu est passé au vert, la légitimité acquise : le Conseil de sécurité a donné son onction en votant, le 17 mars, la résolution 1973 sur la Libye ; et un déjeuner-sommet à l’Elysée, samedi, organisé à la va-vite, a conforté l’inattendu "tombeur" de Khadafi. Mais les débats à l’ONU étaient déjà loin : l’expérience prouve qu’il ne faut pas trop s’attacher à la lettre des résolutions, dont l’application se fait souvent sur un mode « glissant », en fonction des intentions de ceux qui sont chargés de les interpréter et de les mettre en œuvre. (...)

lire la suite sur blogs du diplo

19 mars 2011

Comment on nous prépare à manger des produits contaminés en cas d'accident nucléaire en France

Un document exceptionnel : LA MALBOUFFE RADIOACTIVE, publié par Stéphane Lhomme


A lire sur : www.observatoire-du-nucleaire.org


L'Observatoire du nucléaire diffuse ce jour une enquête édifiante qui montre de quelle manière les autorités françaises nous préparent, en cas de catastrophe nucléaire en France, à consommer des produits contaminés.

L'objectif est double : préserver les intérêts du lobby agro-productiviste (qui ne veux écouler ses productions, même si elles sont contaminées) et, dans le même temps, accréditer l'idée que l'on peut continuer à vivre presque normalement en zones contaminées. Et donc que, finalement, une catastrophe nucléaire ne justifierait pas de remettre en cause l'industrie nucléaire.

C'est ainsi que les entreprises du nucléaire (EDF, Areva, CEA) et l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), appuyés par le lobby agro-productiviste (FNSEA et structures associées), organisent depuis plusieurs années de curieux programmes.

Des programmes "scientifiques" en Biélorussie dans les zones contaminées par la catastrophe de Tchernobyl, et des programmes visant à transposer à la France, pour le cas où une catastrophe nucléaire s'y produirait, les "enseignements" de ces curieuses études. Des simulations sont d'ailleurs déjà organisées en France, par exemple dans l'Aube.

Cette enquête a été menée en 2005 mais ses conclusions sont hélas d'une brûlante actualité. Une catastrophe nucléaire est en cours au Japon, mais une autre est possible à chaque instant en France. Les autorités s'y préparent... de la pire des façons : pour empêcher quoi qu'il arrive la remise en cause du nucléaire français.

Lire la suite: http://observ.nucleaire.free.fr/

18 mars 2011

Nucléaire : EDF a falsifié des données sismiques pour économiser sur la sûreté

L'Observatoire du nucléaire révèle un véritable scandale : en 2003 (la situation est restée la même depuis), EDF a falsifié des données sismiques afin de s’éviter des travaux onéreux… et pourtant indispensables pour la sûreté des centrales nucléaires.

Il faut savoir que, si le risque sismique est moindre en France qu'au Japon, la résistance des centrales françaises est, elle aussi, moindre... donc le danger est le même. Chaque centrale est théoriquement dimensionnée par rapport au risque sismique qui la concerne. Nous disons bien "théoriquement"...

En effet, par un courrier du 17 juin 2003, diffusé aujourd'hui par l'Observatoire du nucléaire, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a couvert EDF en lui donnant raison contre l’avis des experts de l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), tenus au silence.

Les données sont accablantes et concernent 32 des 58 réacteurs français :
- Chinon (Indre et Loire) : EDF a baissé d’office la valeur de l’intensité des séismes de référence. Il s’agit là d’une falsification aussi incroyable que grossière.
- Belleville (Cher) : EDF s’est autorisée à prendre comme référence un séisme datant de 1079 pour lequel il existe très peu de données, écartant le séisme de référence (de 1933) qui impliquait des mesures plus contraignantes.
- Blayais (Gironde) : les chiffres d’EDF sont trois fois moins contraignants que ceux de l’IRSN. Or André-Claude Lacoste, directeur de l’Autorité de sûreté nucléaire donne raison à EDF sans se justifier. Idem pour Saint-Laurent des Eaux (Loir-et-Cher)
- Plus généralement, EDF a redéfini à sa manière les zones sismiques afin de ne pas avoir à tenir compte de certains séismes.
- Les centrales de Dampierre (Loiret), Bugey (Ain), Fessenheim (Haut-Rhin), Civaux (Vienne), Saint-Alban (Isère), Golfech (Tarn-et-Garonne), Nogent (Aube) et Chooz (Ardennes) également mises en cause.

Les documents que nous publions montrent que c'est par des actions de "lobbying" et de "contre-feux" que EDF a pu contraindre l'ASN à lui donner raison au détriment des ingénieurs de l'IRSN.
C'est ainsi que EDF a économisé 1,9 milliards d'euros de travaux de remise à niveau de ses centrales nucléaires par rapport au risque sismique, travaux qui auraient été obligatoires si les chiffres de l'IRSN avaient été pris en compte.

Ironie de l'Histoire, au moment où cette affaire a été étouffée par l'Autorité de sûreté française (en 2003), 15 réacteurs nucléaires japonais étaient fermés administrativement suite à la falsification par l'électricien TEPCO (propriétaire des réacteurs actuellement en perdition à Fukushima) de documents concernant la sûreté. Il aurait fallu en faire de même, c'est à dire fermer au moins 32 réacteurs en France... Il en est encore temps !

http://observ.nucleaire.free.fr/falsification.htm
via lepost.fr 
voir aussi la vidéo en bas de la page (La vidéo du moment)

La compassion pour la Libye …


… un alibi néo-colonial ? Coup de gueule de Danièle Bleitrach.
Je suis de ceux qui éprouvent un profond malaise quant à cette histoire libyenne. La remise en vigueur du « devoir d’ingérence » — car quoi qu’on dise, c’est bien de cela qu’il s’agit — par une « diplomatie du perron » incarnée une fois de plus par le pire histrion de la philosophie médiatoque (même remise in extremis par Juppé, en vrai pro, sur des rails traditionnels) et son débouché sur une nouvelle intervention armée des ex-puissances coloniales en terre arabe (sans garantie de résultats ni certitude de développements) ne me dit rien qui vaille.
L’écrasement d’une révolte populaire par un dictateur d’évidence cinglé et sanguinaire n’est pas acceptable — nous dit-on — et nécessite l’intervention de la communauté des nations. Soit.
Mais une option militaire ?

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17 mars 2011

Kadhafi : «Je vais gagner car le peuple est avec moi»

Mouammar Kadhafi le 8 mars à Tripoli, alors qu'il s'apprêtait à donner plusieurs interviews télévisées.
Mouammar Kadhafi le 8 mars à Tripoli, alors qu'il s'apprêtait à donner plusieurs interviews télévisées.
 



INTERVIEW EXCLUSIVE - Dans un entretien au Figaro, le leader libyen exclut de quitter le pouvoir.


LE FIGARO - Dans votre dernier discours public, mardi soir, vous avez promis d'«écraser» la rébellion . Cela veut-il dire que vous êtes prêt à reprendre le contrôle de tout le pays à n'importe quel prix humain ?

Colonel Mouammar KADHAFI - Je ne me suis pas exprimé en ces termes. Ce que j'ai voulu dire, c'est qu'il y a un complot contre le peuple libyen. Et, quel que soit ce complot - qu'il soit impérialiste, qu'il vienne d'Al-Qaida ou bien de l'intérieur -, le peuple libyen doit l'écraser.

L'armée libyenne a annoncé une opération imminente sur Benghazi. Pensez-vous pouvoir récupérer cette ville, siège de l'opposition, en évitant un bain de sang ?

Mon souci est de libérer la population des bandes armées qui occupent Benghazi. Ces rebelles risquent de se servir de ses habitants comme bouclier humain… Il est fort possible que ces rebelles tuent les civils et qu'ils mettent la faute sur le dos de l'armée libyenne.




sources (photo, texte) et lire la suite...

16 mars 2011

Un homme appelle au secours depuis le japon



via Le Jura Libertaire

Veillée pour le peuple du soleil levant



shiki.gifこんにちは、日本 !


le bruit incessant des vagues
mon village natal
si loin

Shiki (1867-1902)



Shiro Kasamatsu
Mont Fuji vu de Yoshida (1958)

(artmemo estampes-japonaises)

15 mars 2011

[Révélations] Areva au coeur du réacteur de Fukushima

(...)

 Dans la ligne de mire de Greenpeace, Areva, principal fournisseur de la centrale de Fukushima – et dont la filiale, Melox, détient 95% du marché du MOX. Areva approvisionne la centrale en uranium-235, comme le montre l’une des licences d’exportation attribuée par la Nuclear Regulatory Commission (NRC), chargée de la supervision des activités nucléaires (voir ci-dessous). Mais elle l’alimente aussi en MOX depuis septembre 2010..

Dès le mois de mai 2001, Greenpeace préconisait de renoncer à utiliser du MOX, un combustible nucléaire, dans les réacteurs de Fukushima, dans le cadre d’une procédure conduite aux États-Unis. Comme le montre des courriers adressés à l’Autorité de sûreté nucléaire américaine (fac-similé ci-dessous). En cause : la nature des installations de Fukushima (de type “BRW”, réacteur à eau bouillante), la complexité de l’élaboration du produit et l’exigence attenante d’un contrôle méticuleux du processus de fabrication. Greenpeace écrivait alors:

La sécurité des réacteurs nucléaires alimentés par le MOX est sérieusement compromise par deux éléments importants : les problèmes liés à sa conception et le contrôle qualité des pastilles de MOX, ainsi que les différences de comportement entre le plutonium et l’uranium au sein du réacteur.
Lire l'article sur OWNI ...

14 mars 2011

Japon L'urgence nucléaire

La catastrophe naturelle qui a frappé le Japon, a causé la défaillance de plusieurs réacteurs nucléaires de deux centrales situées dans la région de Fukushima, à environ 250 km au nord de Tokyo. La situation concernant les centrales nucléaires de Fukushima (250 km au nord de Tokyo), est de plus en plus alarmante. Une explosion sur l’un réacteur pourrait déjà avoir libéré de très fortes doses de radioactivités, et d’autres réacteurs semblent être aussi dans une situation critique.
Greenpeace reste en alerte sur la situation japonaise tant que tout risque n’est pas écarté. Suivez l’évolution de la situation.Depuis plus de 24h, le Japon est durement éprouvé par ce séisme de grande ampleur, les conséquences pour la population sont terribles.

Ce billet évolue au fur et à mesure des informations (lire la suite)...

Dessin:  Martin Vidberg

8 mars 2011

GAZ de schiste, la carte du Lot

La carte ci-dessous délimite la zone Lotoise de la future prospection du gaz de schiste.

A l'intérieur de cette zone, les pétroliers pourront, sous la protection du Droit Minier, implanter tous les 500 m des puits.
Lorsque nous verront circuler ce type de camion, nous n'auront plus que nos yeux pour pleurer.
Les substances chimiques employées pour la fragmentation auront la possibilité de contaminer les nappes phréatiques et entraîneront des conséquences  
graves sur la santé de la population (Cancers entre autre) (on mentionne des fuites des puits de forage, des déversements de produits toxiques à la surface contaminant les puits résidentiels d’eau potable).



 Sur cette photo, un exemplaire d'engins utilisés et qui pourraient bien devenirs norias!

Plus d'infos:

source article et carte: par mail-liste

Web : la police a désormais accès à toutes vos données personnelles

Un décret oblige désormais les fournisseurs de services sur Internet à conserver pendant un an mots de passe, traces d’achats ou commentaires laissés sur le web par les internautes. La police pourra y avoir accès lors d’enquêtes, ainsi que le fisc ou l’URSSAF. Tollé général sur la Toile.


La publication du décret n° 2011-219 du 25 février au Journal Officiel a immédiatement provoqué une levée de boucliers des défenseurs de la liberté sur le web. Sites de commerce en ligne, fournisseurs d’accès à Internet, gestionnaires de comptes e-mail ou plateformes de vidéo (YouTube, Dailymotion...) doivent désormais conserver pendant un an l’intégralité des informations renseignées par l’internaute sur les sites concernés.



Obligation de communiquer les mots de passe


Les données en question sont notamment : les nom, prénom et raison sociale ; adresses postales ; pseudonymes utilisés et mots de passe ; adresses électroniques et mot de passe associé ; numéros de téléphone ; adresses IP ; heures et dates précises de connexion et de déconnexion. En clair, l’ensemble des informations personnelles des internautes, y compris les plus confidentielles, sont désormais mises à disposition des autorités. Un gestionnaire de boîtes e-mails (Yahoo, Hotmail, Gmail par exemple) est dorénavant dans l’obligation de conserver la totalité des informations données par l’internaute lors de son inscription, y compris son mot de passe, ainsi que « les données permettant de le vérifier ou de le modifier ». Autrement dit la fameuse "question" à laquelle une réponse a été attribuée.



Police, fisc, URSSAF, douanes...


Sont également concernés par ce pistage les commentaires postés sur des forums de discussion, les billets publiés sur des blogs ou encore les vidéos ou photos mis en ligne sur les grands sites spécialisés. Cet ensemble de données devra être rendu disponible, pour les besoins d’enquêtes diverses, à tout un ensemble de services. Et officiellement pour des besoins précis. La police et la gendarmerie en tout premier lieu. Mais également les services du fisc, lorsqu’ils mènent des investigations sur les contribuables. Ceux de l’URSSAF, en cas notamment de suspicion de fraude. Ceux de la répression des fraudes également, concernant essentiellement les ventes sur Internet. Ou encore les agents des douanes. Le décret élargit ainsi le champ d’application de la loi du 21 juin 2004 qui ne préconisait l’utilisation de ces données que par la police et la gendarmerie et « afin de prévenir les actes terroristes ».



« C’est Big Brother ! »


Sa publication provoque déjà une levée de boucliers de la part d’associations d’usagers d’Internet, mais aussi des opérateurs concernés par cette obligation. Nombreux soulignent les risques d’atteinte à la vie privée. Pour Jérôme Thorel, président de l’ONG Privacy France, « cela va à l’encontre des principes fondamentaux d’une démocratie. C’est disproportionné, c’est sans commune mesure avec le Big Brother qu’avait pu imaginer George Orwell  ».

Pour sa part, l’Association française des Services Internet Communautaires (ASIC, regroupant notamment les branches françaises de Google, Facebook, PriceMinister, Dailymotion ou encore Ebay) envisage de saisir le Conseil d’État pour faire annuler le décret. Selon l’ASIC, « stocker certains mots de passe ou contenus est interdit par la loi ».

 

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