11 février 2014

Alerte sur nos centrales nucléaires! (Huff)


Corinne Lepage
Dans l'indifférence générale -mais n'est ce pas l'art de la com.!- la problématique de la sûreté autour de nos centrales nucléaires est en train de se dramatiser et de changer de nature.

Le programme nucléaire français a été construit sur un double postulat: les centrales françaises sont les plus sûres du monde et par voie de conséquence, il n'y a pas de risque d'accident nucléaire majeur en France. Dans ces conditions, lors de la mise en place du programme nucléaire français, à aucun moment un rapport coût avantage entre les risques d'un accident nucléaire majeur et les avantages procurés par l'énergie nucléaire n'a été établi. Ce double postulat a été complété, au début du XXIème siècle, par la création de l'Autorité de Sûreté Nucléaire censée être totalement indépendante et capable d'imposer ses choix à l'exploitant.
Après Fukushima, la réaffirmation de la parfaite sécurité de nos centrales, sous réserve d'une opération de "grand carénage" en capacité de permettre l'allongement de la durée de vie à 60 ans du parc nucléaire, a été martelée par le lobby nucléaire.
La technostructure nucléaire a rappelé aux politiques et à la société être la seule détentrice de la compétence et de la définition du bien commun. (...)
 
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8 février 2014

Roms: des prêtres se dressent contre la politique de Valls (blog Mediapart)


 

Blog I am Spartacus | |  Par philippe alain

 Mardi 4 février 2014, 7 heures du matin, Villeurbanne. Une centaine de policiers investissent un immeuble occupé depuis juillet 2013 par environ 150 Roms. En moins de temps qu’il n'en faut pour l’écrire, tous sont jetés à la rue comme des chiens. Vieillards, femmes enceintes, nourrissons compris. Tous ? Non, pas exactement. Un petit groupe d’une cinquantaine de personnes se voit proposer quelques nuits d’hôtel par l’officier de police qui dirige l’opération. Les autres doivent déguerpir.

Cette expulsion, comme toutes les autres sur Lyon, se fait en violation de la circulaire du 26 août 2012 qui prévoit que les préfets doivent procéder à des diagnostics individuels avant de traiter les gens comme du bétail. S’il avait envoyé le moindre travailleur social faire son travail, le préfet Carenco se serait immédiatement rendu compte que ces Roms là étaient en France depuis plus de 10 ans, que certains travaillaient et payaient des charges sociales, que d'autres étaient inscrits à pôle emploi, que tous les enfants étaient scolarisés et qu'ils pouvaient prétendre à un autre traitement que celui qu'on réserve habituellement en France aux chiens et aux Roms.

Un groupe décide donc de se diriger vers l’église du quartier. Si plus personne ne veut d’eux alors peut-être que Dieu, lui, est encore décidé à les accueillir, doivent-ils penser. A l’église de la Nativité, une discussion s’engage avec le prêtre. Un jeune homme costaud aux grand yeux clairs qui doit bien avoir une idée de la volonté de Dieu puisqu’il lui parle tous les jours. Sans hésiter, il ouvre une salle paroissiale pour mettre ces familles qui viennent de tout perdre à l’abri.

La salle n’est pas très grande mais au moins, elle protège de la pluie. Les enfants ne dormiront pas dehors ce soir et ils pourront aussi reprendre le chemin de l’école demain. La plupart de ces familles qui sont en France depuis plus de 10 ans ont des enfants scolarisés qui parlent parfaitement le Français. On est loin des clichés véhiculés par Valls et ses porte-voix racistes affirmant que les Roms ont vocation à retourner en Roumanie. Certain d’entre eux travaillent, d’autres sont en recherche d’emploi. Quand on croise les enfants dans la rue avec leur cartable, rien ne permet de les distinguer des autres enfants.

Vendredi 7 février, 3 jours après leur arrivée, alors qu’ils se demandent bien comment tout cela va se terminer, un homme pas comme les autres vient leur rendre visite. C’est le Cardinal Barbarin qui vient « exprimer le soutien de l’église catholique». (1) Le Cardinal s’exprime avec des mots simples et directs. Il remercie Dieu de lui avoir permis de les rencontrer et leur promet qu’il reviendra les voir.

Pour des raisons d’organisation, les familles doivent déménager vendredi soir. Elles se rendront dans une autre église, celle du Curé de Gerland. Il y a 3 ans, ce prêtre avait accueilli une centaine de Roms dans son église. Malgré les injonction du préfet qui lui ordonnait de les jeter dehors, il les a gardé jusqu’à ce qu’une solution digne soit trouvée. Alors tenir tête à un état raciste qui traite les plus pauvres comme des chiens, ça ne lui fait pas peur. A l’époque, un juge avait ordonné à Hollande de tenir ses promesses. (2) Hollande, vous savez ? Celui qui affirmait de façon péremptoire que son comportement serait, à tout moment « exemplaire ». Celui qui écrivait qu’il ne procéderait plus à des expulsions sans proposition de relogement.

Si ces situations se répêtent à Lyon comme ailleurs, c’est simplement parce que les préfets violent la loi. Le Code de L’Action Sociale et des Familles prévoit dans son article 345-2-2 que : « toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence. »

Il n’est pas encore précisé que les Roms, ces parias de la terre, boucs-émissaires du gouvernement socialiste et têtes de turcs préférées de Manuel Valls ne sont pas concernés.

Grâce aux soutiens de prêtres courageux ces familles vont donc attaquer le préfet au tribunal pour faire valoir leurs droits.

Qu’on ne vienne pas raconter qu’ils ont vocation à retourner en Roumanie. Ils sont là depuis plus de 10 ans et mettent leurs enfants à l’école. Qu’on ne vienne pas raconter qu’ils sont les responsables de la délinquance et de la fraude fiscale tant qu’on y est. Aucun d’entre eux n’a été condamné pour quoi que ce soit par la justice Française.

Les Roms en ont marre d’être les otages perpétuels des ambitions politiques de petits hommes en mal de reconnaissance narcissique. Ils ne veulent qu'une seule chose: qu’on leur foute la paix.

(1) http://www.rue89lyon.fr/2014/02/07/a-villeurbanne-cinquantaine-roms-accueillis-par-eglise-catholique/
 (2) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/060413/roms-un-juge-condamne-le-prefet-tenir-la-promesse-de-hollande
 

Condamné à la demande d'Areva, l'Observatoire du nucléaire fait appel



Justice : le poids de l'atome... Source, Observatoire du nucléaire


Observatoire du Nucléaire |Communiqué du 7 février 2014

Condamné à la demande d'Areva, l'Observatoire du nucléaire fait appel de ce jugement mettant gravement en cause le droit de dénoncer les méfaits du lobby nucléaire


Vendredi 7 février 2014, malgré les preuves accablantes rendues publiques par l'Observatoire du nucléaire (cf http://www.observatoire-du-nucleaire.org ), la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Paris a jugé utile de condamner (à plusieurs milliers d'euros de pénalités financières, détails sous peu) pour "diffamation" cette association à la demande pressante de la multinationale radioactive Areva.

Il est édifiant de constater que ce n'est pas seulement la Justice mais la quasi-totalité de la société française, les principaux partis politiques et la plupart des "grands" médias en tête, qui détourne consciencieusement les yeux pour profiter du pillage de l'uranium du Niger, Areva n'était finalement que l'exécutant du sale boulot.

La France est trop heureuse de pouvoir alimenter ses réacteurs nucléaires en s'accaparant à un prix dérisoire l'uranium du Niger : ce sont probablement des centaines de milliards d'euros qui devraient être remboursés au Niger, surtout si l'on tient compte des graves atteintes à l'environnement (contaminations, assèchement de la nappe phréatique) et à la santé publique (cancers multiples, déplacement des populations autochtones, etc).

Le parti prétendument "écologiste" EELV, par l'intermédiaire des ses deux ministres et par le silence complice de ses groupes parlementaires, est directement le complice d'Areva et du lobby nucléaire. Interpellé sur France-Inter, le ministre du "développement" Pascal Canfin a carrément pris fait et cause pour Areva (matinale du 21 janvier 2013, http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=545845 )

La CGT-énergie, pour sa part, bafoue allègrement toutes les valeurs syndicales et altermondialistes en soutenant le pillage du Niger au profit de l'industrie nucléaire… et de ses lucratifs comités d'entreprises mis en coupe réglée par ce syndicat au méthodes plus que curieuses.

Les médias dominants ont une responsabilité écrasante puisqu'ils entretiennent en particulier le mythe de la supposée "indépendance énergétique apportée par le nucléaire" alors que 100% du combustible est importé (pillage du Niger, compromission avec les dictateurs d'Asie centrale, etc).

Pour ce qui est de la fameuse affaire du "don d'Areva" jugée ce jour, il convient de rappeler que personne n'aurait entendu parler de ce véritable scandale d’État sans l'engagement courageux de l'Observatoire du nucléaire. Ce versement de 35 millions d'euros, fait fin 2012 par Areva au budget du Niger dans des conditions controversées, et préaffecté à l'achat d'un avion pour le Président du Niger (un ancien cadre d'Areva !), illustre parfaitement le mépris de la France nucléaire pour le peuple du Niger.

Il convient aussi de rappeler qu'Areva a modifié à plusieurs reprises sa version des faits, niant d'abord le versement (cf AFP 12/12/2012, http://bit.ly/1fNXSUg ), avant de le reconnaître (AFP 14/01/2013, http://bit.ly/1eEzLHk ) puis de le "justifier" par une nouvelle version tenant compte de l'actualité (guerre au Mali, AFP 9 mars 2013, http://bit.ly/1jk54uE).

Seules les personnes les plus naïves peuvent croire que ce nauséabond "don d'Areva" - finalement jamais versé suite aux révélations de l'Observatoire du nucléaire - visait à aider la population du Niger, l'une des plus pauvre du monde alors qu'Areva fait un juteux business avec l'uranium de ce pays.

Chacun comprend immédiatement que ce versement avait pour seul but d'amadouer les dirigeants du Niger qui tentent actuellement mollement - le président Issouffou ayant besoin d'Areva pour assurer sa réélection en 2017, comme démontré par un document confidentiel publié par l'Observatoire du nucléaire, http://bit.ly/1aD1lW3 - d'obtenir une augmentation du dérisoire prix payé par Areva pour l'uranium extrait. C'est en ce sens que l'Observatoire du nucléaire a parlé de "méthode relevant de la corruption, au moins moralement si ce n'est pas juridiquement".

L'Observatoire du nucléaire a décidé de faire appel de ce jugement affligeant mettant gravement en cause la liberté d'expression et le droit de contester les méfaits des entreprises du lobby nucléaire.

 

3 février 2014

Europe, la répression s'accentue contre les porteurs d'utopies



Danactu-résistance | 1er février 2014

ALERTE AUX UTOPIES !

Une menace généralisée se précise sur la ligne de front entre les ruines du vieux monde et les premiers jardins du nouveau. En Europe, la répression s’accentue simultanément dans les poches de résistance et de création que sont Marinaleda (Espagne) et Exarcheia (Grèce), sans oublier les irréductibles du Val Susa, du Pays Basque, de Chalcidique ou encore de la ZAD de NDDL. Une répression qui n’a qu’un seul but : nier les alternatives et garder l’imaginaire sous contrôle.

Janvier 2014. Il y a exactement 30 ans, Margaret Thatcher lançait son redoutable TINA : « There is no alternative ! » (il n’y a pas d’alternative). Depuis lors, le repli des utopies des 60’s et 70’s a fait place à la toute-puissance du modèle dominant. Les premières années de l’ère du TINA se sont conclues par la victoire d’un bloc sur l’autre. Les suivantes ont vu le projet altermondialiste affaibli puis dépassé par la montée des nationalismes dans un climat entretenu de peur économique et sociale.

Cependant, depuis quelques mois, l’expérience autogestionnaire de Marinaleda, pourtant ancienne, et les déplacements de ses représentants, ne cessent de susciter le désir de changement. De même, l’archipel d’utopies qu’est le quartier athénien d’Exarcheia, au cœur de la Grèce qui résiste à une austérité inhumaine, fait l’objet d’une attention chaleureuse en France et ailleurs en Europe. Les idées voyagent, les slogans, mais aussi les actes. Des expériences concrètes qui prouvent que des alternatives existent et qu’un autre monde est possible voire même, peut-être, déjà en marche. D’autres territoires s’insurgent contre la tyrannie productiviste et son projet délirant d’avaler la terre et le temps : sur la ZAD de NDDL contre un nouvel aéroport nantais, au Pays Basque et dans le Val Susa (Alpes italiennes) contre des lignes de train à grande vitesse. Autant de grands travaux inutiles et nuisibles qui s’étendent jusque dans les coins reculés de l’Europe, comme si la seule question était comment aller plus vite, sans jamais se poser la question du pourquoi et, par-là même, de l’orientation dans la pensée, dans la vie, dans le monde.
« Étant toujours en train de courir,
nous vivons la tête baissée. »
 
Et c’est en cela que les marges inquiètent le système en place. Elles posent les questions éludées dans la précipitation quotidienne, du matin au soir. Étant toujours en train de courir, nous vivons la tête baissée. Jamais le regard à l’horizon, ou si peu. Toujours dans les objets, outils, médias, miroirs de notre vacuité. Toujours dans le néant de ce monde qui marche à l’envers. L’être humain croît être tout et ne rien avoir, alors qu’il a tout et qu’il n’est rien. Sur ce présupposé mensonger sont bâties nos sociétés. Un mensonge qui nous détourne à la fois des moyens raisonnables d’exister et du projet raisonné d’être.

2014 est une marche de plus dans l’escalier de la peur, dont on redoute la destination. Cette peur nous ramène, à l’instar du Léviathan de Thomas Hobbes, à une société distillant quotidiennement l’idée que l’homme est un loup pour l’homme et un objectif principal, par conséquent : la sécurité. Dès lors, la question de la norme et de la normalité se pose avec insistance. Et en miroir, celle de la marge et de la marginalité. Marginalité qui consiste à vivre ou penser dans la marge, ou plutôt dans les marges. Oui, mais quelles marges ? Celles que définit Foucault. Précisons : Michel Foucault, le philosophe et psychologue… qui a le malheur d’avoir un homonyme, animateur télé, qui est aussi un antonyme, mais qui serait sans doute un bon sujet d’analyse sur ce qu’est la normalité dans notre société du spectacle. Laquelle nous invite partout, à travers lui, à gagner des millions, à devenir riche, puissant, connu, glorieux et même adulé, mais qui ne nous permet pas de vivre autrement qu’en rampant. Le fantôme de la précarité nous hante et nous conduit à désirer la sécurité et le petit confort personnel plus que tout autre projet de société.

À l’extérieur, au-delà, autrement, il y a ce que Michel Foucault appelle les hétérotopies. Ces zones périlleuses, de non-droit pour la plupart, catacombes de la cité ou lieux transitoires, zones tampons, espaces vides ou presque, étapes ou voies de garage, raccourcis, détours ou impasses. Zones d’humanité à part entière, comme les écoles, les maisons de retraites, les hôpitaux, les prisons, ou encore la rue quand on est amené à y habiter. Des zones de mise à l’écart, volontaire ou pas, avec un statut à part entière et une liberté conditionnée, surveillée, et souvent réduite. L’hétérotopie est un lieu d’hétéronomie, c’est-à-dire dans lequel l’individu ne peut pas pleinement être autonome.

Sauf quand l’hétérotopie est une création, une brèche ouverte pour donner un lieu à l’utopie, c’est-à-dire un projet de vie alternatif. Travailler l’utopie de l’intérieur et la donner à voir à l’extérieur. Libérer l’imaginaire colonisé par les mots du pouvoir, l’opinion majoritaire ou s’affirmant comme telle, et les habitudes convenues comme étant les principales références. Ces hétérotopies là sont l’archipel de la marge, un peu comme des îles au large d’un continent, mais qui s’exposent d’autant plus aux intempéries, aux tempêtes, aux cyclones. Marges auxquelles s’oppose également, et plus violemment encore, le fascisme qui n’est pas tant un extrémisme, au sens d’un mouvement visant intensément une utopie (qui peut se révéler être une dystopie) que la radicalité dans la normalité : délire de pureté jusqu’à l’eugénisme social, politique, sanitaire ou ethnique. Marges qui paraissent des en-dehors, alors que la fabrication de l’exclusion est d’abord dans le regard de l’autre. Marges qui permettent parfois de voir, dire et penser autrement, donc de contribuer, même modestement, à changer le monde ; qui posent la question cruciale : est-ce l’individu en rupture qui est inadapté ou bien n’est-ce pas aussi et surtout la société qui est inadaptée à la diversité, à la créativité et à la fragilité des individus ?
« L’heure n’est plus au nombre de Vietnam,
mais de Marinaleda, d’Exarcheia… »
Pour fêter les 30 ans du TINA, l’Europe de la norme vient d’accentuer la répression des marges et projette l’écrasement des hétérotopies qui dérangent ou défient son modèle dominant. Le maire de Marinaleda en Espagne vient d’être condamné à 7 mois de prison ferme, ainsi que plusieurs de ses camarades le 20 novembre. Des dizaines de compagnons viennent de subir le même sort en Grèce, notamment à Exarcheia après les nuits du 17 novembre (189 interpellations), du 6 décembre (135 interpellations), et du 13 décembre (84 interpellations). De même en Chalcidique, territoire du nord de la Grèce où la population lutte contre l’installation autoritaire d’immenses mines d’or sur un site naturel autrefois protégé et se trouve menacée par des peines de prison de plus en plus lourdes. Les opposants basques au TGV pyrénéen ont, pour leur part, écopé de deux ans de prison ferme le 27 novembre pour avoir simplement entarté la présidente de Navarre. Des militants NO TAV contre le LGV italien de Val Susa ont subit de violentes arrestations le 9 décembre dans des espaces sociaux libres de Turin et à Milan. En France, parmi d’autres luttes, celle de la ZAD de NDDL menace également de se durcir du fait d’un pouvoir obstiné dans l’autisme et qui s’apprête à utiliser la violence.

Faisons-le savoir partout, cette répression généralisée n’a qu’un seul but : nier les alternatives et garder l’imaginaire sous contrôle. Pendant qu’il est encore temps, défendons les utopies en actes et multiplions-les. L’heure n’est plus au nombre de Vietnam, mais de Marinaleda, d’Exarcheia et de bien d’autres formes d’alternatives expérimentales à inventer. Il est encore temps de libérer l’imaginaire, dissiper la résignation et mettre fin au TINA. Il est encore temps de choisir la vie.

Y.Y., paru dans Z’indignés (ex-Le Sarkophage), janvier 2014

+ PROJECTIONS DE "NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES" EN FEVRIER
 

24 janvier 2014

Le spectre du gaz de schiste refait surface


Lire, colibrinfo.blog4ever.com/la-commission-europeenne-ouvre-la-porte-au-gaz-de-schiste

colibrinfo.blog4ever.com/gaz-de-schiste-apres-les-declarations-de-montebourg-preparons-le-goudron-et-les-plumes

 

23 janvier 2014

Lot en transition Prenons notre avenir en main!


Venez nombreux – partagez d’idées en mouvement, zone de gratuité, scène musicale ouverte et crêpes!
Tous la main à la pâte pour créer le Lot en transition.

Diffusez l’information largement, parlez en avec des voisins et pensez au covoiturage!

Plus d'info ...



21 janvier 2014

Frontex – Les secrets de la forteresse Europe



La Feuille de Chou | 19 janvier 2014

Une enquête dans les coulisses de Frontex, l’agence européenne en charge de la lutte contre l’immigration clandestine, que certains défenseurs des droits de l’homme accusent de traitements dégradants et d’entorses à la loi.



La zone d’intervention de l’”Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures”, appelée Frontex, s’étend des eaux internationales au large de l’Afrique de l’Ouest jusqu’en Ukraine. Cette agence envoie des policiers et du matériel des plus sophistiqués pour renfort aux autorités nationales dans leur lutte contre l’immigration clandestine. Actuellement, la frontière entre la Grèce et la Turquie est l’une des plus surveillées : dans la vallée de l’Évros, des agents Frontex venus de toute l’Europe patrouillent aux côtés de policiers grecs. En Méditerranée occidentale, les frontières maritimes entre l’Afrique et l’Europe font aussi l’objet d’opérations renforcées supervisées depuis Madrid. L’agence affirme que ces interventions permettent de réduire le nombre d’entrées illicites en Europe. Mais elle est régulièrement montrée du doigt par les associations de défense des droits humains, qui dénoncent les conditions de vie déplorables des réfugiés placés dans des centres de détention, parfois pendant des mois. Dans ce documentaire poignant, le réalisateur Michael Richter recueille les témoignages d’Afghans qui vivent avec la peur au ventre dans les rues d’Athènes.
 
Adresse de cet article,  http://la-feuille-de-chou.fr/frontex-les-secrets-de-la-forteresse-europe/
 

19 janvier 2014

"Sans Lendemain": les enjeux du siècle



Percutant et superbement réalisé, ce film d'animation questionne notre mode d'exploitation des énergies fossiles et des ressources naturelles, ses conséquences au niveau planétaire et l'impasse où nous mène notre modèle de croissance.

Information et documentation sur le site http://sansLendemain.mpOC.be.

Titre original étasunien : There's no tomorrow.

Réalisation : Dermot O' Connor (35 minutes, 2012). Incubatepictures.com
http://www.youtube.com/watch?v=VOMWzj...

Version française 2013 due à l'initiative du groupe de Liège du mpOC, Mouvement politique des objecteurs de croissance (le mpOC n'est pas un parti politique).

Avec le soutien de : Amis de la Terre Belgique, ASPO.be (section belge de l'Association for the Study of Peak Oil and Gas), GRAPPE (Groupe de Réflexion et d'Action Pour une Politique Ecologique), IEW (Inter-Environnement Wallonie), Imagine demain le monde, mpOC.

Traduction : Francis Leboutte.
Voix : Caroline Lamarche.
Mixage voix : Margarida Guia.
Sous-titres en néerlandais, allemand, anglais, français, espagnol et italien.



ZAD Testet: Concert de casseroles devant le Conseil Général


Par Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du TESTET | LISLE SUR TARN, 17 janvier 2014


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Manifestation contre le silence méprisant du Conseil Général

Fin septembre 2013, tous les conseillers généraux, la Préfète et les deux ministres concernés ont reçu un courrier et une copie des rapports du Collectif (30 et 24 pages) analysant les deux études réalisées par la CACG en 2001 et en 2009.

Le Collectif a rappelé ces éléments, qui contestent clairement ces études justifiant le barrage de Sivens, au Président du Conseil Général, dans une note de 4 pages accompagnant son courrier du 31 octobre 2013 dont tous les conseillers généraux ont reçu une copie.

Quatre mois après que le Collectif aient alerté le Conseil Général sur le surdimensionnement du barrage de Sivens au regard des besoins actuels (de l’ordre de 3 fois trop volumineux), l’institution départementale n’a toujours pas répondu. Sa seule réaction a été de tenter de détruire la zone humide du Testet à travers son déboisement en novembre 2013. Une forte opposition l’en a heureusement empêché.

Pire, le Conseil Général et la Préfecture ont refusé de participer au débat public contradictoire que le Collectif a organisé le 25/10/13. Ils présentent le barrage de Sivens comme un projet d’intérêt général et même d’utilité publique mais ils sont incapables de venir le justifier auprès du public (et des contribuables pourtant très sollicités) et même de répondre aux arguments du Collectif.
 
 
Pour rompre ce silence méprisant, le Collectif et une dizaine d’associations et partis politiques* ont manifesté bruyamment ce matin devant le Conseil Général. Les conseillers généraux y accueillaient la Préfète du Tarn lors d’une session ouverte au public. Environ 80 opposants au barrage de Sivens se sont fait entendre à travers un concert de casseroles et autres ustensiles métalliques. Des banderoles interpellaient les conseillers généraux sur la contradiction avec la Charte de la Participation adoptée en 2011 :
  • Si les Tarnais ont la parole, osez un débat contradictoire !
  • Où est passée la démocratie ? Votre silence est inacceptable !
  • La charte de la participation, c’est cause toujours ?
Un courrier a été remis aux 46 conseillers généraux leur expliquant pourquoi un débat contradictoire est nécessaire du fait de nombreux nouveaux éléments depuis l’enquête publique de fin 2012. Le Collectif leur demande donc de soutenir la participation du Conseil Général à un débat contradictoire et public sur le projet de barrage de Sivens avant toute préparation sur le site des travaux de déboisement de la zone humide. Le 27 janvier prochain, la liste de tous les conseillers généraux qui ne soutiennent pas cette demande légitime et démocratique sera diffusée par le Collectif.

Pour appuyer ses propos, le Collectif a diffusé une note qui montre, par des exemples concrets, l’attitude antidémocratique des pouvoirs publics sur ce projet.

Pour continuer à expliquer son opposition au barrage de Sivens et les alternatives qu’il propose, le Collectif organise un débat public sur le volet agricole du barrage le 25 janvier à 14h30 à la salle des fêtes de Lisle sur Tarn.
Plus de détails à venir sur http://www.collectif-testet.org.

Le Collectif envisage d’ores et déjà d’autres mobilisations publiques pour que le Conseil Général justifie enfin le volume prévu pour le barrage au regard des besoins actuels et qu’il accepte un débat contradictoire et public sur le projet dans sa globalité.

Contacts presse : Ben Lefetey (0699266066), Marie-Agnès Boyer Gibaud (0683469708) & Françoise Blandel (0602319690)

*  APIFERA, ATTAC-Tarn, Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet, Lisle-Environnement, Mieux Vivre à Sémalens, Nature Midi-Pyrénées, Nature et Progrès-Tarn, SEPRA, Union Protection Nature et Environnement du Tarn (UPNET), Alternatifs 81, Europe Ecologie Les Verts (EELV ) Tarn , NPA, Parti de Gauche du Tarn (PG), POI…

Voir en ligne, et les liens vers la presse qui en parle ... 

 

Thank you Edward Snowden !


"Merci à Edward Snowden » pub sur un bus de Washington par le Partnership for Civil Justice Fund

via tweeter

Mexique: "Le vent de la révolte" Appel du réalisateur



Par Le vent de la révolte

QU'EST CE QUE C'EST ?


« Le Vent de la Révolte » est un film documentaire engagé sur les communautés indigènes bouleversées par l’industrialisation de parcs éoliens dans l'Isthme de Tehuantepec au Mexique. Sur place, les populations se mobilisent pour la défense de leur territoire, pour préserver leurs modes de vie. Au travers de la rencontre avec des personnages impliqués dans le conflit, pêcheurs, paysans, croquis d’une situation qui pointe les dérives des accords de Kyoto.


Trailer : Le vent de la Révolte de Alessi Del Umbria from Tita Productions on Vimeo.


SYNOPSIS :

Ça se passe au Sud du Mexique, dans l'Isthme de Tehuantepec. Une vaste plaine parsemée d'immenses lagunes, occupée par des populations indigènes, que des multinationales de l'éolien sont en train d'investir. Près de 800 éoliennes y sont déjà en activité, à terme le projet est d'en implanter 5000, transformant l'Isthme en parc mono-industriel, le plus grand site éolien de tout le continent américain.

Les communautés indigènes se retrouvent devant le fait accompli, dépossédées de leurs territoires et confrontées à des nuisances écologiques inattendues, tenues à l'écart de décisions qui vont pourtant entraîner des conséquences irréversibles sur leur mode de vie : aucune consultation publique, aucune étude sur les conséquences, tout se joue en secret entre des élus notoirement corrompus et les compagnies multinationales. Des vigiles en uniforme interdisent désormais l'accès à des terres auparavant communes, des pistoleros menacent les opposants, des campagnes de calomnie médiatique et de répression policière se multiplient à leur encontre : L'énergie propre s'impose par des procédés plutôt sales...

Le gouvernement mexicain n'en a cure, qui récupère dans cette affaire des bons carbone. Quand à l'électricité produite par ces champs éoliens, elle n'est nullement destinée à la consommation locale mais à d'autres multinationales, agroalimentaires comme Coca-Cola, Heineken, ou de grande distribution comme Wal-Mart, Soriana... Pour comble, les multinationales qui s'approprient peu à peu l'Isthme sont espagnoles, ce qui réveille de douloureux souvenirs dans cette antique terre de rebéllion...

Comment les indigènes résistent à ce qu'ils ressentent comme une autre invasion coloniale, et au nom de quelle vision du monde irréductible aux critères de rentabilité occidentale, voilà ce que ce que raconte "Le Vent de la Révolte".

A quoi va servir le financement ?


Nous avons besoin de tourner car les constructions s'accélèrent et les luttes s'amplifient de jour en jour. Nous avons donc besoin de financr le tournage et commencer le montage du film.

Pour finaliser le film, nous devrons également louer un banc de montage et un studio de mixage et d'étalonnage.

A propos du porteur de projet

 


MOT DU REALISATEUR

Mon intérêt pour le monde indigène du Mexique m'a poussé vers l'Isthme de Tehuantepec durant l'hiver 2010. Une région où les Zapotèques et les Ikots ont développé des formes de vie qui ont survécu à cinq siècles de colonisation. Une région charnière entre Amérique du Nord et Amérique centrale, entre Golfe du Mexique et Océan Pacifique, objet de convoitises multiples de la part des investisseurs.

On éprouve dans l'Isthme la sensation de vivre sur d'autres rythmes que ceux de la métropole occidentale, et selon des valeurs communautaires fortes. Pourtant, la logique de la société industrielle est en train d'y pénétrer avec violence, brisant les solidarités et les liens au territoire.

J'assistais à la révolte grandissante des indigènes face au mégaprojet éolien, qui finit par prendre une dimension régionale. A partir de mai 2012 j'ai filmé divers moments de cette lutte avec le soutien d'une équipe sur place.

Ce que je veux donner à voir, c'est ce choc des mondes. Comment l'intrusion brutale d'entreprises hors sol bouleverse un univers obéissant à une autre logique, et risque de faire basculer ces mondes indigènes dans la misère sociale, entraînant une déshumanisation qui pointe déjà son nez dans certains endroits sous diverses formes symptomatiques (violence, alcoolisme, drogues, prostitution, pollution, consumérisme). Ce qui amène fatalement à interroger la question des énergies dites alternatives selon une perspective plus large.

Le film a pour objectif d'être diffusé le plus largement possible, dans les festivals, les salles de cinéma et les réseaux associatifs...


QUI EST DERRIERE CE PROJET ?

Alèssi Dell'Umbria est tout à la fois chroniqueur, auteur, réalisateur, défenseur des langues et cultures minoritaires, il porte sur le monde un regard engagé et sans concession.

est une société de productions basée à Marseille, résolument tournée vers la production de films d'auteur pour le cinéma et la télévision. Les films qu'ils produisent sont sensibles aux questions d'identité, de territoire, de voyage et de migrations.

Productrice Laurence Ansquer
 http://www.titaprod.com
Page Facebook du projet :
https://www.facebook.com/Leventdelarevolte?ref=hl

Voir en ligne,  http://fr.ulule.com/vent-revolte/

 

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