17 mars 2014

Marche de la dignité Madrid 22 mars Le Manifeste


Marchas de la dignidad | Mars 2014

Manifeste des marches de la dignité 22M

MARCHE DE LA DIGNITE

MADRID 22M

 Nous lançons un appel pour la dignité et contre le mépris de l’Etat Espagnol, dans la capitale, Madrid, le 22 mars :

Non au paiement de la Dette

Plus de coupe budgétaire

Contre les gouvernements au service de la Troika

Un travail et un Toit, pour Toutes et Tous.

En 2014, nous sommes confrontés à une situation extremement difficile, une situation extrême, une urgence sociale qui nous appelle à donner une réponse collective pour la classe ouvrière, pour la citoyenneté et pour le peuple.

Des millions de travailleurs sont au chômage. Avoir les capacités manuelles et intellectuelles et ne pas trouver un emploi décent est humiliant. Il gaspille les talents collectifs de la société, hypothèque leur avenir indéfiniment. Les travailleurs ne méritent pas cet abus de notre dignité collective.

Des centaines de milliers de famille ont perdu leurs maisons. C’est inhumain d’expulser une famille de sa maison,, seulement pour nourrir la cupidité de certains banquiers sans scrupules. Banquiers au service de la Troika qui appauvrit davantage la classe ouvrière et le peuple sans défense.

Pendant ce temps, les employeurs prennent l’excuse du chômage de masse, pour baisser les salaires , augmenter les conditions de travail déplorables pour ceux qui ont encore un emploi.

Les travailleurs qui, compte tenu de la situation difficile, ne peuvent même pas remettre en question leur rôle en tant qu’exploités/ contre le capital. Le système essaie de nous forcer à montrer son appréciation pour les employeurs, convertis en bienfaiteurs de la société. Il est temps de répartir le travail et la richesse pour que les gens croient en un avenir positif.

Notre jeunesse ne peut absolument pas construire un projet de vie avec les politiques actuelles et n’a pas d’autres choix que de faire un séjour à l’étranger avant que ce ne soit le tour de nos parents et grands parents.

Nous disons NON à un système patriarcal qui nous attire vers le passé, qui décident à notre place, en niant la possibilité de décider de devenir mères ou pas, provocant une remise en question de la parentalité.

Nous souffrons des politiques mises en œuvre par le gouvernement du PP au service de la Troika ( FMI, BCE et Commission Européenne ), qui constitue un vol de la dignité humaine et à l’appauvrissement de la majorité sociale. Ces politiques sont fondés sur le paiement d’une dette illégitime, qui est le produit de la spéculation bancaire et des excès des différents gouvernements.

Il est inacceptable de privatiser la rentabilité, alors que nous réduisons le budget à la santé, l’éducation, la dépendance, les transports publics, l’eau, l’énergie, les communications, les services sociaux, etc. tout cela affecte négativement nos droits en tant que citoyens. Ils se moquent de nos aînés qui subissent une énorme perte de pouvoir d’achat et qui voient leurs économies de toute une vie volées par cette escroquerie financière.

Le gouvernement du PSOE, avec le soutien du PP, a modifié l’article 135 de la Constitution pour le paiement de la dette. Il justifie cela en disant que nous avons vécu au dessus de nos moyens et donc qu’il fallait réduire notre déficit, pourtant, les banques et les spéculateurs n’ont pas subi de coupes budgétaire quand il a fallu injecter des dizaines de milliards d’euros pour les « sauver ».

Ils profitent de la crise pour se trouver des excuses. Pourtant, ce sont bien ses politiques qui sont à l’origine de l’augmentation de la souffrance, de la pauvreté, de la faim et même de la mort, néanmoins, ils continuent de faire des énormes au détriment de nos vies.

Le capitalisme est un système qui bénéficient aux bénéfices de quelques uns et qui conduit inexorablement à une catastrophe environnementale et sociale d’une importance incalculable.

Pour une grande majorité, les crises sociales sont un drame humain. Mais pour une minorité, c est une grande entreprise. Quand nous protestons, leur seules réponses sont la répression et la criminalisation du syndicalisme et des mouvements sociaux. Pour combattre cette répression, nous devons continuer à nous défendre dans la rue.

Le régime issu de la Constitution de 78 n’a pas été fait pour le peuple, il n’est que corruption et n’a aucune légitimité. Les droits et les libertés nous ont été volés dans l’intérêt d’une minorité pour qu’ils en fassent des bénéfices, ce qui nous a amené à cet état d’urgence sociale, basé sur le démantèlement de l’éducation et de la santé publique, la réduction considérable des pensions de nos aînés, l’expropriation et la fermeture de nos entreprises qui ont entraîné des milliers de licenciements.

Les différents gouvernements sont hors-la-loi, les droits appartiennent aux entreprises, pour réduire les coûts et maintenir la corruption. Ce système injuste a été mis en place pour assurer une production et distribution de la richesse inégale.

Nous appelons le peuple à exercer sa souveraineté ,en élevant la voix d’en bas, démocratiquement, de construire un processus constitutionnel qui garantit les libertés démocratiques, le droit de décision et les droits fondamentaux des personnes.

Pour la marche pour la dignité du 22M, nous considérons qu’il est important de montrer une mobilisation de masse, unifiée et concluante contre les politiques qui violent les droits humains et la justice sociale ;

C’est une manifestation pour l’emploi décent, pour le revenu de base, pour les droits sociaux, pour les libertés démocratiques et contre le paiement de la dette, contre les coupures budgétaires, contre la répression et la corruption. Nous voulons une société d’hommes et de femmes libres, une mobilisation contre un système qui ne nous plaît pas et qui ne nous représente pas.

Que le PP et les gouvernements qui portent atteinte aux droits sociaux fondamentaux et qui collaborent avec la politique de la Troika, qu’ils partent, nous ne voulons plus d’eux !!!!

Nous lançons donc cet appel, le 22 mars, que nous nous rassemblions toutes et tous, des 4 coins de la Péninsule, que nous descendions dans les rues de Madrid, pour notre Dignité, pour la mobilisation sociale et contre l’Etat espagnol.
 
 

11 mars 2014

Pensée blocus

20090811175506-bloqueo-vs-cuba 
 
 Oulala.info | 11 mars 2013

Bon, y a d’abord un paquet de gens qui n’ont rien à foutre de rien, qui ne veulent rien entendre, et qui te cracheraient à la gueule plutôt que de s’engager dans la lutte.
Puis, y en a encore plus qui veulent bien défendre leur bout de gras, mais qui arrêtent leur volonté à des frontières. Quand ça se passe à l’autre bout du monde (et en dehors de mon bifteck, tout est à l’autre bout du monde), on n’y pige que dalle et on veut pas le savoir. C’est déjà assez la merde ici hein…
Il y a des gens de gauche. Quelques-uns quand même… Eux, ils savent ce qu’ils veulent, et en plus ils ont une opinion sur ce qui se passe au-delà de l’hexagone (où le roi des cons sur son trône, tatata…). Une opinion bien souvent fabriquée par des magazines et des émissions juste un tout petit peu à gauche quand ils causent France et carrément à droite quand ils causent Ukraine, Venezuela, Syrie, Cuba, Palestine, bref tous les bouts du monde…

Enfin, il y a de mauvais esprits, qui poussent le vice à exercer leur analyse de classe au-delà des limites où leur ticket n’est plus valable, c’est-à-dire sur les terrains minés de « l’étranger », où tout est complexe et compliqué, et où les intérêts de la France commandent qu’on ferme sa gueule et qu’on soutienne nos « courageux soldats » (Fabius, Laurent, social-démocrate va-t’en guerre des XXème et XXIème siècles, considérant sur France Inter le 10 mars 2014 que le parti nazi ukrainien est juste « un peu plus à droite » que les autres partis ukrainiens…).
 
Donc, en dehors de quelques mauvais esprits, vilipendés par la presse et certains milieux de gauche (voir paragraphe 3, au début), chacun se doit de considérer que, puisqu’il n’y a pas grand-chose à comprendre, il est évident que ceux qui comprennent pour nous (voir paragraphe 3, à la fin) ont raison : les nazis ukrainiens sont des libérateurs, les takfiris en Syrie des rebelles, Cuba une dictature, Maduro un ennemi du peuple, les Palestiniens des terroristes, BHL un philosophe, et l’Europe c’est la paix bien sûr, sinon ce serait à n’y rien comprendre.
Où en étions-nous ? Ah oui… Admettons qu’un blocus inhumain frappât en quelque bout de monde, tout un peuple démuni pour le punir de sa résistance, l’amener à céder voire à disparaître. Les gens qui n’en ont rien à foutre s’en foutent, ceux qui trouvent que c’est trop loin soupirent en vous gratifiant d’un regard dédaigneux, et les gens de gauche vous répondent que les Palestiniens doivent aussi faire des efforts et que Cuba « ah bon ? »…
C’est que le blocus, en plus d’être une arme subtile d’écrasement des peuples, fonctionne à double sens. Il s’exerce aussi sur la pensée des habitants qui sont de l’autre côté du bout du monde, c’est-à-dire très exactement au centre. Qu’est-ce à dire ? Eh bien ce blocus, regardez bien les écrans et les pages de papier imprimé qui vous environnent, ce blocus, tout simplement n’existe pas.
Si toutefois, au détour des pages internationales (de droite) d’un journal (de gauche, faut suivre…), il est fait mention du blocus, il sera justifié, expliqué, compris, toléré, et pas loin d’être voulu. Si (mais là, on va loin…), si donc, vous voyez passer des informations concrètes sur les causes et les effets du blocus, et sur la nécessité de le combattre, y compris dans votre propre intérêt de classe exploitée décérébrée par les medias de l’impérialisme (de gauche), alors, vous êtes tombés sur de mauvais esprits de la pire espèce. Ou alors, vous êtes sur Radio Campus, et c’est l’heure de l’mettre. 
Ce mercredi, nous serons en direct de Gaza et, dans nos studios, nous recevrons des militants de Génération Palestine, investis dans la semaine contre l’apartheid israélien ; puis, avant la Semaine à Cuba, nous entendrons Salim Lamrani évoquer Cuba, les medias face au défi de l’impartialité (titre de son dernier ouvrage, voir ici. )
(Quelles sont les trois règles permettant de prouver que Fabius est un menteur ? La première, euh…)
« l’heure de l’mettre »
radio campus lille 106,6
 
en direct sur www.campuslille.com
 
 

Fukushima Daiichi : le décompte de la fin de l'Humanité a commencé

 
Il est 5 heures 46 minutes 23 secondes, le 11 mars 2011, temps universel (heure de Greenwich), soit 14 h 46 min 23 s au Japon, ou 6h 46 min 26 s en France. Une date dont il faudra se souvenir.
Sur un front de 400 kilomètres, au large de la côte pacifique du Japon, une faille se décale de 10 mètres en quelques secondes.  Elle occasionne à la fois un tremblement de terre de magnitude 9, d'une violence rare, sur la côte du Tohoku ; et un raz de marée d'une hauteur exceptionnelle. 
La centrale Fukushima Daiichi, plus au nord que sa compagne Fukushima Daini, reçoit de plein fouet le choc du séisme, qui bouscule les installations, coupe des câbles, plonge en état de choc les employés. Déjà l'installation est pratiquement ingouvernable. Un peu plus tard, la monstrueuse masse d'eau (14 mètres de haut, alors que les protections ne dépassent pas 4 mètres) vient noyer les moteurs déjà endommagés, créer des courts-circuits....
 

Tchernobyl, Fukushima, à qui le tour ?

 
Carte du risque nucléaire en france http://www.agoravox.fr/IMG/jpg/cart...



Par Olivier Cabanel (son site) | Agoravox | vendredi 7 mars 2014

Convaincus que les dangers de l’activité nucléaire ne concernent pas que l’Ukraine et son Tchernobyl, ou le Japon et son Fukushima, il est temps de découvrir qu’ils nous concernent particulièrement en France, vu la densité de réacteurs nucléaires présents sur notre sol.
 
En effet, sans pour autant tomber dans la paranoïa, considérant qu’en France, vu les 58 réacteurs nucléaires, la multiplication des « incidents », et les zones qui seraient perdues pour longtemps en se limitant à 50 km autour d’un site nucléaire, nous sommes très nombreux à être menacés en cas d’un accident majeur qui se produirait dans notre pays.
Contrairement à une idée reçue, la France n’échappe pas à la règle, et les accidents, la plupart du temps qualifiés d’incidents, se multiplient.
Octobre 1969 et mars 1980, deux dates pour lesquelles nous avons, dans notre pays, échappé au pire, puisqu’à St Laurent des Eaux, dans les 2 cas, les combustibles ont fusionné dans un des réacteurs de la centrale nucléaire. lien
En 1998, un des réacteurs de la centrale nucléaire de Civaux n’a plus été refroidi, et en décembre 1999, le réacteur de la centrale du Blayais a du être arrêté d’urgence, tous les systèmes de sécurité ayant été inondés, menaçant toute la région au point qu’à l’époque, Alain Jupé avait envisagé l’évacuation de Bordeaux. lien
Puis en 2003, c’est celle de Golfech qui a du être arrêté : à chaque fois, nous sommes passés à 2 doigts de la catastrophe, tous ces évènements ayant été classé de niveau 4. lien
Sur ce lien, on ne peut que constater l’accumulation des « incidents », formule consacrée pour éviter de traumatiser les populations.
Afin de permettre de constater la proximité des uns et des autres des différents sites nucléaires, un site propose une carte, pour laquelle il suffit de cliquer sur la centrale nucléaire la plus proche pour découvrir si vous êtes, ou non, dans la zone d’exclusion. lien
Ajoutons que la pollution nucléaire ne se déplace pas d’une façon régulière, et peut épargner les zones relativement proches d’une centrale accidentée, et suivant le déplacement des vents, de la pluie, aller bien au-delà des 50 km, comme on peut le constater sur cette carte de l’Ukraine.
Dans le cas de Fukushima, on voit très bien que les vents sont allés au-delà de Litate, très éloigné pourtant de la centrale, alors que la ville de Naraha, à moins de 20 km de la centrale dévastée a été relativement épargnée. lien
Un autre point est inquiétant car aujourd’hui encore, les plans d’urgence mis en place ne concernent en France que les personnes habitant dans un rayon de 10 km autour des centrales, et l’évacuation éventuelle de grandes villes comme Lyon ou Bordeaux n’est pas prévue alors que ces villes sont aux premières loges en cas d’accident majeur. lien
On pourrait aussi s’interroger sur l’absence de plan de distribution de pastilles d’iodes, lesquelles permettraient pourtant de sauver de nombreuses vies en empêchant la pollution radioactive de se fixer sur la tyroïde.
En juin 2013, la ville de Brest s’est décidée à distribuer des milliers de pilules d’iode aux Brestois qui vivent dans le périmètre de 500 mètres autour de la base de sous-marins nucléaires, (lien) d’autant que de nombreuses failles de sécurité ont été signalées. lien
Ajoutons que l’ASN (autorité de sûreté nucléaire) et les pouvoirs publics organisent de temps à autre des campagnes de distribution de comprimés d’iode, mais en limitant la zone à moins de 10 km autour des sites, et sous la forme de bons distribués en mairie, écoles, hôtels, et entreprises, lesquels doivent approvisionner les personnes menacées.
Si l’intention est louable, le résultat l’est moins, car, lors de la dernière campagne de distribution, en 2009, seuls 22,5% des intéressés se sont déplacés dans les pharmacies pour recevoir leurs pilules, chiffre montant à 51,9% pour les particuliers. lien
On pourrait s’interroger sur la contradiction de limiter à moins de 10 km l’approvisionnement en pilules d’iode, alors que le plan national en cas d’accident nucléaire majeur prévoit d’évacuer les populations dans un rayon de 20 km autour du site accidenté (lien) d’autant que dans le « plan national accident nucléaire et radiologique majeur », c’est le chiffre de 10 km qui est avancé… on essaye de comprendre. lien
Nos voisins Helvètes, plus prudents, ont élargi récemment la zone à risque à 50 km autour des sites nucléaires, et au lieu d’attendre que les intéressés viennent, comme en France, chercher leurs pastilles, les autorités suisses les envoient directement aux domiciles des habitants. lien
Ajoutons que ces pilules ont une période de validation limitée (entre 5 et 7 ans), qu’elles ne sont pas en vente libre, et qu’il faudrait être prévenu le plus vite possible après l’accident, faute de quoi, leur efficacité serait nulle.
Certaines recommandations pourraient faire sourire, telles celles du site « doctissimo » qui conseille, en cas d’accident nucléaire, « de s’abriter dans un local clos, de ne pas rester dans son véhicule, de se confiner en fermant portes et fenêtres, de boucher toute ouverture d’aération, et de ne pas téléphoner  ». lien
On peut légitimement s’interroger sur cette dernière recommandation…
Mais revenons au « plan national accident nucléaire et radiologique majeur », et plongeons nous dans sa lecture, afin de découvrir le large flou artistique qui l’enveloppe.
On peut y lire que « le plan n’est pas un cadre rigide  »… « Qu’il comporte des questions que le décideur devra se poser pour bien appréhender l’évènement »…mais rassurons nous, il est prévu qu’à « la mi-2014, il sera décliné au niveau des zones de défense et de sécurité, et que fin 2014, au niveau des départements afin de garantir une réponse plus réactive en différents points du territoire… ». lien
Nous voilà rassurés, espérant que rien de grave ne se produira d’ici là.
Il est donc conseillé de toucher du bois, de croiser les doigts, ou, comme le proposent les militants du réseau « sortir du nucléaire », d’alerter les populations sur les risques encourus réellement.
En effet, pendant 50 jours, pour commémorer à la fois les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima, plusieurs actions sont envisagées aux 4 coins du pays.
Ça commence le 8 mars prochain, puisque, en Rhône-Alpes, des citoyens responsables vont occuper des ronds points, avec banderoles et affiches, avec sur chaque ronds points le même message, et quelques centaines de mètres avant le rond point le message : « Tchernobyl, Fukushima, à qui le tour ? ». lien
Le détail des 50 jours d’actions du 8 mars au 26 avril dans toute la France est sur ce lien.
On découvre beaucoup d’actions d’occupation de ronds-points, mais aussi des marches, des rassemblements, manifestations, projection de films, débats, expositions, conférences, déambulations, pique-niques et autres festivals. lien
Et puis les nouvelles ne sont pas bonnes pour Areva, qui est en train d’abandonner le chantier EPR d’Olkiluoto.
Ce chantier commencé en 2005 devait être bouclé en 2010…aujourd’hui, il est question d’envisager qu’il soit terminé en 2018, voire en 2020, et ce renoncement de l’entreprise nucléaire consacre en quelque sorte le désastre de l’industrie nucléaire française. lien
Sur la question du prix, c’est la bérézina aussi, puisqu’à l’image de l’autre EPR, celui de Flamanville, les prévisions de départ ont explosé, passant de 3,3 milliards initialement prévus, à 10 milliards aujourd’hui. lien
Quant à la « rénovation » des vieux réacteurs nucléaires français, on est passé des 55 milliards envisagés à 300 milliards, d’après un document interne d’EDF. lien
Sachant qu’aujourd’hui, seulement 18 millions de ménages payent l’impôt sur le revenu, (lien) en partageant ces 300 milliards avec tous les contribuables, cela signifie que chaque foyer fiscal français payera pour le rafistolage des vieux réacteurs la modique somme de 16 600 euros, ce qui par ces temps de crise n’est pas une très bonne nouvelle.
D’autant plus dommage que ces 300 milliards seraient bien plus efficace à lancer enfin le chantier de la rénovation de l’isolation thermique des habitations française, et serait créateur de centaines de milliers d’emplois. lien
La fameuse « transition énergétique » promise par celui qui n’était alors que candidat n’est toujours pas en route, au point que des groupes de citoyens ont pris le taureau par les cornes, en le mettant à l’ordre du jour, sans attendre des lendemains qui chantent. lien
En attendant, pour le solaire et l’éolien, la transition énergétique, « c’est pas maintenant » : alors qu’en 2013, le photovoltaïque à chuté de 45% par rapport à 2012, l’éolien n’est pas mieux loti, avec seulement 535 MW installés, contre 815 en 2012. lien
Au Japon, Fukushima continue depuis 3 ans à cracher sa radioactivité, et le gouvernement vient d’inviter les villageois à retourner dans leurs maisons, alors que la radioactivité de 20 mSv/an y est 4 fois supérieure à celle autorisée pour les travailleurs du nucléaire. lien
Comment qualifier cette décision ?
Comme dit mon vieil ami africain : « le fou est l’échelle du sage  ».
L’image illustrant l’article vient de « cartesfrance.fr »
Merci aux internautes pour leur aide précieuse.
Olivier Cabanel
Articles anciens
Energie, la facture sera salée
Tchernobyl sur seine
Une pétition à signer concernant le fort de Vaujours
Sites à visiter
L’observatoire du nucléaire
Greenpeace
Site d’ACRO (infos au jour le jour)
Fukushima-blog
 
Source:  http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/tchernobyl-fukushima-a-qui-le-tour-148981
 

10 mars 2014

Ni Poutine ni Timochenko

Image, Carlos Latuff


Blog Fischer02003 | samedi 8 mars 2014

Révolution ukrainienne, il faut une réponse internationaliste

Ni Ioulia Timochenko ni Poutine

Par Robert Duguet

Quelques notes de réflexion après la mise au point de Jean Luc Mélenchon en réponse aux médias sur l'Ukraine publiée sur son blog Samedi 8 Mars 2014.

La captation du pouvoir par un gouvernement dans lequel il y a quatre ministres néo-nazis est un fait, ce qui n’obère en rien le mouvement révolutionnaire du peuple ukrainien qui a jeté à bas les corrompus qui les avait précédés. Mélenchon reconnait dans son billet du 8 mars qu’il s’agit bel et bien d’une révolution sociale, alors que les billets précédents étaient sur la ligne de l’affrontement entre les blocs géopolitiques, un retour à la logique de la guerre froide en quelque sorte. On peut apprécier ce retour d’analyse. Toutefois il faudrait ajouter qu’en Ukraine comme à l’échelle internationale, nous sommes dans une période où il y a un vrai déficit de représentation anticapitaliste à gauche, ce qui ouvre les portes du pouvoir aujourd’hui à des partis réactionnaires. La politique a horreur du vide et lors du printemps arabe nous avons pu mesurer que des mouvements sociaux radicaux aboutissant à la liquidation de régimes honnis par les peuples, première étape du processus révolutionnaire, se heurtent dans une seconde étape à la question de la direction politique des masses en lutte. Si les révolutions arabes ne sont pas mortes, elles ont essuyé un recul et ont été incapables, notamment en Egypte, de barrer la route à des forces qui n’ont rien à voir avec le socialisme.

Quant à l’attitude à adopter vis-à-vis du régime de Poutine, elle est loin d’être satisfaisante. Mélenchon écrit que « mon camp est celui de la paix contre la guerre ». Soit. Les tenants de l’Europe néo libérale et autres Cohn Bendit sont sur une ligne qui ne peut aboutir qu’à des conflits armés. Mais la seule manière que je connaisse d’être pour la paix consiste à renouer avec les traditions internationalistes du mouvement ouvrier. Lors de la première guerre mondiale, alors que la social-démocratie dans son ensemble se prostituait dans l’union sacrée, entre autre Jules Guesde et son prétendu courant marxiste dans le parti français, les militants internationalistes qui s’étaient regroupés lors des conférences de Zimmerwald et de Kienthal, étaient bien peu nombreux. J’ai quelquefois le sentiment, face au profond délabrement politique de l’extrême gauche française, que nous sommes dans une situation assez similaire. Et pourtant l’histoire a donné raison aux internationalistes qui ont tenu bon dans la tempête, la révolution russe allait provoquer une onde de choc dans tous les pays de la vieille Europe capitaliste.

Si on fait la critique du nouveau régime issu de la captation du mouvement des masses ukrainiennes, encore faudrait-il avoir la même exigence vis-à-vis de Poutine. La réhabilitation de Staline en Russie par le régime de Poutine, cet ancien agent du KGB, n’est pas du tout un choix hasardeux. Qu’est-ce que le régime russe ? Une dictature dont les principaux protagonistes sont des anciens de la nomenklatura stalinienne. D’un régime détournant au profit d’une petite couche de fonctionnaires corrompus les profits de l’appropriation collective, ceux-ci sont aujourd’hui les promoteurs zélés d’un capitalisme mafieux. Tel est la nature du régime russe, qui prolonge le chauvinisme dominateur grand-russe des tzars et du régime stalinien. Les masses ukrainiennes n’ont rien à attendre, ni de l’Europe néo libérale qui ne promet aux peuples que misère et chômage, ni du régime de Poutine, résurgence dictatoriale bâtarde d’un régime condamné par tous ceux et celles qui en ont souffert. Sur la Crimée, qui doit décider si le régime de Poutine doit y rester pour maintenir ses positions économiques et militaires ? Qui ? Que veut dire la phrase « les russes n’ont rien à faire hors de leurs bases en Crimée » ?

Dans les prochaines semaines verra-on en France un mouvement en capacité de prendre des initiatives internationalistes, de tenir meeting en soutien à la révolution ukrainienne contre le gouvernement d’Ioulia Timochenko, associé à quatre émules d’Adolf Hitler, mais aussi en soutien à l’opposition de gauche en Russie contre le néo stalinien Poutine, gagné aux bienfaits du néo-libéralisme ? C’est pourtant ce qu’il faudrait faire. Ni ! Ni ! La voie socialiste… 
 
 

8 mars 2014

Déchets de pêche : même morts, ils tuent encore !


ASPAS  Association pour la Protection des Animaux Sauvages 

Chaque année, des milliers d’oiseaux, de poissons et de mammifères meurent en souffrant, à cause de déchets de pêche traînant dans la nature : hameçons coincés dans l’œil ou l’estomac, fils piégeant les pattes ou serrant le cou, intoxication par les plombs… Ces horreurs peuvent être évitées par des comportements plus responsables, expliqués dans un dépliant destiné aux pêcheurs.

À l’occasion de l’ouverture de la pêche pour les rivières de première catégorie 1* le 8 mars prochain, l’ASPAS avertit les pêcheurs et les professionnels de la pêche sur ces déchets qui jonchent les abords des cours d’eau.

Des oiseaux se retrouvent enchevêtrés dans des fils de pêche laissés au fond de l’eau ou dans les arbres. Ligotés aux pattes ou aux ailes, ils en restent prisonniers. Ne pouvant plus se nourrir, épuisés, ils se noient ou s’accrochent finissent pendus. Des hameçons restent coincés dans la bouche ou viennent perforer l’œsophage ou l’estomac des animaux, qui lentement meurent de faim. Tous ces déchets représentent potentiellement des pièges mortels pour des milliers d’espèces. De même, les bouteilles en verre abandonnées sont des véritables pièges, notamment pour les micromammifères qui y entrent, ne peuvent plus se retourner et meurent de stress, de froid, de faim…

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En partenariat avec Sea Shepherd France, l’ASPAS informe tous les acteurs et usagers des zones humides face à ces accidents, qui peuvent être évités. Des conseils pour limiter l’impact des déchets de la pêche sur la biodiversité sont disponibles sur un dépliant gratuit mis à disposition auprès des fédérations et des professionnels de la pêche qui en auront fait la demande. Des posters sont également disponibles gratuitement afin de sensibiliser les adhérents et clients à la bonne conduite à tenir vis-à-vis de la faune sauvage et de la nature.

* Cours d’eau où le peuplement piscicole dominant est constitué de salmonidés (truites, saumons, ombles…). 

Télécharger le dépliant : Déchets de pêche : même morts, ils tuent encore !
En savoir plus sur cette campagne de l’ASPAS



Contact presse :
Anne Fourier, chargée de mission de l’ASPAS, tél. 06 74 99 40 87

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6 mars 2014

Merci les bonnets rouge ! (Carfree)



Par Marcel Robert | Carfree | 5 mars 2014

Le mouvement des bonnets rouges piloté par le MEDEF et la FNSEA avait réussi l’année dernière à suspendre le projet d’écotaxe, prélevée sur les poids lourds qui polluent sur les routes françaises. Or, le produit de cette écotaxe devait servir entre autres à financer de nombreux projets de transports en commun, voire même des projets destinés au vélo. Aujourd’hui, on découvre la liste de tous ces projets à l’arrêt pour cause d’abandon de l’écotaxe.

Outre le fait que la suspension de l’écotaxe fait perdre de l’argent à l’Etat qui doit payer des dédommagements à la société privée chargée de la percevoir, on parle de plusieurs centaines de millions d’euros, ce sont également de très nombreux projets de transports en commun et donc les contrats de plan Etat-Régions qui sont aujourd’hui en suspens.

Évidement, de très nombreux élus de droite sont également contre l’écotaxe, vous pensez bien, un mouvement piloté par le MEDEF et la FNSEA, on est dans la même ligne idéologique! Au passage, ces élus, qui cherchent désespérément à faire oublier le scandale du financement occulte de l’UMP, ont sans doute oublié que l’écotaxe faisait partie des mesures décidées par le Grenelle de l’environnement… quand ils étaient au gouvernement!

Mais que voulez-vous, les élections municipales approchent! Le bonnet rouge a un bulletin de vote et il ne vote pas vraiment rouge…

Sauf que les bonnets verts aussi vont voter aux municipales et eux, ils souhaitent que la TVA sur les transports en commun reste à 5% car il s’agit d’un mode de déplacement particulièrement écologique par rapport à l’automobile.

Pas de chance, on aura la double peine: augmentation de la TVA et donc des tarifs des transports en commun et arrêt des nouveaux projets de transports en commun! En gros, il ne reste plus qu’à se mettre à la bagnole…

En effet, France Info révèle la liste d’une centaine de projets de transports en commun qui devaient être financés en partie par les 450 millions de recettes prévus par l’écotaxe, aujourd’hui à l’arrêt.

Et il y a de tout, des lignes de tramway à Marseille, Strasbourg ou Nantes, des lignes de bus à Lille, Annecy ou encore Laval… En grande majorité, ce sont des créations, extensions ou aménagements de ligne de bus (52 au total).

Mais il y a également 16 lignes de tramway (nouvelles comme à Amiens, à Angers ou des prolongements comme à Grenoble) et deux lignes de métro (en banlieue lyonnaise et à Toulouse). Il y a aussi des funiculaires ou des téléphériques urbains comme celui de Brest, ainsi que des navettes fluviales comme dans l’agglomération boulonnaise. On trouve aussi deux projets de tram-train à Aubagne et en Lorraine et même six projets de parkings vélo sécurisés à Lille, Boulogne, Annemasse, Tours, etc.

On dit donc merci aux Bretons, merci aux élus de droite, merci au MEDEF et à la FNSEA, merci aux bonnets rouges!

Voir la liste des projets de transports en commun à l’arrêt pour cause de suspension de l’écotaxe:
http://www.youscribe.com/catalogue/tous/actualite-et-debat-de-societe/medias/les-projets-de-transport-suspendus-au-sort-de-l-ecotaxe-2404406

Source de l'article et de la photo : http://carfree.free.fr/index.php/2014/03/05/merci-les-bonnets-rouges/


  

4 mars 2014

Mobilisation pour sauver la zone humide du Testet dite la Bouillônante !

Photo de la Bouillônante juste avant l’expul­sion. Ce châ­pi­teau confis­qué, puis récu­péré, a été remonté ainsi que des caba­nes.



Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du TESTET | mars 2014


Les événements des derniers jours et le refus persistant du Conseil Général à notre demande de débat contradictoire témoignent bien d'une volonté de passer en force sur ce projet.

Sur le fond du dossier, le Conseil Général et la Préfecture savent que nous avons des arguments solides qui condamnent le projet :

- Un volume au moins 3 fois plus grand que les besoins actualisés tant pour l'agriculture que pour la vie aquatique.

- 30% de l'eau prévue pour diluer des pollutions qui ont disparu depuis 2006, 70% pour une irrigation intensive qui est décriée et condamnée par le changement climatique.

- Un coût exorbitant pour la collectivité tant en investissement qu'en fonctionnement (un total de l'ordre de 20 M€ sur 20 ans) alors que seulement une vingtaine d'irrigants sont concernés.

- Des alternatives agricoles plus adpatées au long terme, répondant aux nouvelles attentes de la société (circuits courts, produits de qualité, réduction voire disparition des intrants chimiques...) et moins chères.

- Un zone humide exceptionnelle dans le département du point de vue de la biodiversité

- Des mesures environnementales qui ne sont pas à la hauteur de la destruction de la zone humide (selon les scientifiques et experts consultés).

Tous ces arguments sont détaillés dans nos courriers, communiqués et rapports visibles sur le site. Ils sont basés sur les études d'impacts, avis d'experts, rapports de la CACG, etc.

Incapable de défendre le projet sur le fond (d'où leur peur d'affronter nos arguments en public), les pouvoirs publics le défendent sur le terrain en mobilisant de nombreuses forces de l'ordre (une centaine de garde-mobiles ces derniers jours).

Leur stratégie est clairement d'imposer le déboisement de la zone humide du Testet par la force d'ici fin mars. Ils espèrent qu'une fois la zone humide massacrée par les bulldozers, notre mobilisation s'estompera, ce qui est probable chez de nombreuses personnes qui seront découragées.

A l'inverse, nous le savons et les propos de Thierry Carcenac le confirme dans cet article de la Dépêche, s'ils n'arrivent pas à déboiser la zone humide d'ici fin mars 2014, le projet sera sans doute abandonné.

Ne les laissons donc pas poursuivre ce projet destructeur dont le seul vrai bénéficiaire est la CACG qui est rémunérée au pourcentage et a donc choisi de construire un gros barrage coûteux car sur un site géologique inadapté et sur une zone humide qu'il faut compenser.

S'il y a une vraie mobilisation durant le mois de mars, le Conseil général et le gouvernement reculeront. Ils l'ont fait sur d'autres dossiers récemment. Ils pourront poursuivre ce projet qui vise à sécuriser les revenus agricoles sous une autre forme comme nous le proposons. Beaucoup d'agriculteurs souhaitent que le Conseil Général apportent des solutions de long terme à tous et non pas à une minorité qui veut relancer des grandes cultures irriguées au détriment des autres.

Les alternatives existent, nous en donnons des exemples dans notre courrier remis hier au Conseil Général (et dans les annexes).

Si toutes les mobilisations convergent pour défendre la biodiversité, un autre modèle agricole, un meilleur usage de l'argent public et le respect de la démocratie participative, nous pouvons gagner, nous allons gagner !

Soyons nombreux à venir sur la zone humide du Testet à partir de lundi et durant tout le mois de mars pour montrer de manière pacifique notre opposition. La présence, sur la voie publique, donc en toute légalité, de dizaines et de centaines de personnes obligera le Conseil Général à reculer et à accepter enfin un moratoire jusqu'à ce que des études indépendantes soient réalisées.

Après 3 ans de mobilisation bénévole sans relâche contre ce projet, nous avons besoin d'être rejoints durant cette phase cruciale pour l'avenir de la zone humide du Testet et le nouveau monde en construction.

Nous comptons sur vous !

L'équipe d'animation du Collectif

Lire aussi, http://www.bastamag.net/Tarn-mobilisation-contre-un-projet

3 mars 2014

Transition énergétique, les ONG présentent le vrai projet de loi



Réseau action climat | 26 février 2014

Montreuil, le 26 février 2014 - Alors que les propositions concrètes du gouvernement sur la transition énergétique tardent encore à émerger, 9 organisations environnementales présentent leur VRAI projet de loi pour orienter enfin la France vers un modèle énergétique plus sobre, plus équitable, plus proche des territoires et créateur d’emplois et d’innovation.

 


 


Sortir de l’immobilisme politique

Nous déplorons le double discours dans lequel s’enferme le gouvernement depuis quelques semaines :

Il affiche son soutien aux énergies renouvelables et à la baisse de la consommation d’énergie, mais refuse dans les faits que des objectifs contraignants soient fixés dans le paquet climat-énergie 2030 de l’Union Européenne.
Dans le même temps, il annonce une baisse de la part du nucléaire dans la part d’électricité, mais n’envisage aucune autre fermeture de réacteur qu’à Fessenheim et signe un accord de partenariat avec la Grande Bretagne pour son développement.

Le futur projet de loi sur la transition énergétique s’éloigne considérablement des conclusions, pourtant encourageantes, du débat national sur la transition énergétique. Il semble se diriger vers quelques aménagements à la marge et remettre à plus tard le choix d’un scénario énergétique. La gestion des déchets nucléaires y tiendrait une place importante alors qu’elle n’a pas été traitée dans le débat. Face à cette nouvelle reculade annoncée, 9 organisations environnementales ont décidé de proposer leur VRAI projet de loi.


Concrétiser les actions issues du débat national sur la transition énergétique

Nous proposons que la loi de programmation sur la transition énergétique intègre notamment :

Des objectifs clairs et ambitieux pour 2030 dans le cadre d’une trajectoire tendant vers le 100% énergies renouvelables en 2050, intégrant les engagements pris par le Président de la République sur le nucléaire et la baisse de la consommation d’énergie, et cohérents avec la division par quatre des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050
La pose obligatoire d’une isolation performante lors des grands travaux qui rythment la vie d’un bâtiment – ravalement, réfection de toiture
Une priorité claire donnée aux infrastructures de transport alternatives au routier et à l’aérien et des mesures pour lutter contre l’étalement urbain et la mobilité contrainte
La création d’une Institution financière de la transition énergétique qui prêterait à des taux réduits au profit de l’ensemble des acteurs publics et privés pour des projets de production d’énergie renouvelable, de rénovation de bâtiments ou de transports en commun.
La possibilité pour les collectivités de mettre en place des mesures fiscales et réglementaires de transition énergétique adaptées à leur territoire, tout en s’intégrant dans un cadre national et européen

Pour les organisations à l’initiative de ce VRAI projet de loi : « Nous incitons le gouvernement à s’inspirer très largement du Vrai projet de loi, pour donner à la transition énergétique l’ambition qu’elle mérite ».

La version imprimable du projet de loi

Contacts presse :

Raphaël Claustre, CLER, le réseau pour la transition énergétique – 06 03 85 87 96
Maryse Arditi, France Nature Environnement – 06 78 79 39 70
Morgane Creach, Réseau Action Climat – 06 59 25 19 31

2 mars 2014

Une marche antiraciste interdite par le pouvoir socialiste



La Feuille de chou |Déclaration de Sortir du Colonialisme / 2 mars 2014


Depuis 6 ans, l’Association Sortir du colonialisme” organise avec le soutien de dizaines d’organisations, une marche de clôture de la Semaine anticoloniale et antiraciste, déclarée en préfecture conformément à la législation.

Or cette année pour la première fois, la préfecture nous signifie le refus de notre parcours allant de République à Ménilmontant en passant par Belleville, au motif que des “casseurs” l’infiltreraient (syndrome NDDL!)​.​
Nous tentons alors de négocier un 2nd parcours qui irait en direction de Barbès pour arriver devant l’église St Bernard, et nous nous heurtons à un second refus sous prétexte de trouble à l’ordre public​.

​Pour la première fois une interdiction nous a donc été notifiée​ par la préfecture de police ​qui veut par la pression ​nous impos​er​ un rassemblement statique Place de la République.

Alors que nous nous apprêtions malgré tout​ à partir en manifestation pacifique, un déploiement policier ​hallucin​ant et totalement disproportionné​ a bloqué le cortège, ​l’a empêché de quitter la place de la République refoulé sur le terre plein central pour l’encercl​er, ​interdisant toute possibilité de sortie de ce périmètre jusqu’à 17 heures. Une sorte de camp de rétention provisoire à ciel ouvert a donc retenu en otage des centaines de manifestant​-e-​s en plein Paris !Même sous la présidence de Chirac et de Sarkozy, de telles pratiques d’intimidation et de répression contre nos initiatives ne s’étaient jamais produites. L’association « Sortir du colonialisme” et les organisations signataires appelant à la manifestation du 1er mars dénoncent cet abus d’autorité d’un pouvoir qui se prétend socialiste et bafoue l’exercice du droit constitutionnel de manifester. Après la véritable provocation du week-end dernier à Nantes, transformée en citadelle assiégée par les forces de l’ordre, Manuel Valls entend intimider et museler tous ceux qui refusent de courber l’échine devant la politique du gouvernement.
​C’est ce même ministre de l’intérieur qui, ​depuis des mois , fait preuve d’une grande complaisance envers les forces réactionnaires et fascistes ​qui ​occupent la rue en toute impunité et sécurité​, et défilent le bras tendu.

Nous dénonçons avec fermeté la politique colonialiste de la France, fer de lance de la défense des intérêts de la Françafrique, son soutien aux régime israélien, marocain, tur​c​ et autres qui maintiennent une domination coloniale sur les peuples palestinien, sahraoui, kurde.Nous dénonçons le​ maintien du système colonial en Kanaky, aux Antilles et partout ailleurs.Nous entendons poursuivre nos mobilisations malgré la répression et les intimidations, et appelons toutes les forces démocratiques à défendre notre droit inaliénable à la liberté d’expression. Nous nous réservons le droit de porter plainte contre cet atteinte inqualifiable contre le droit non négociable​ de manifester.
Notre combat continue.


1 mars 2014

Patricia, 8 ans, arrêtée et expulsée, son cartable sur le dos


Saint Fons, mardi 25 février, 7 heures du matin. Des dizaines de policiers investissent un bidonville de l’agglomération lyonnaise. Alors qu’une maman s’active dans sa petite cabane pour préparer ses enfants qui vont à l’école, un bruit sourd retentit et le porte s’ouvre. C’est la police qui vient arrêter toute la famille pour les expulser. Patricia avait 8 ans. Elle avait 5 frères et sœurs comme Léonarda. Elle allait à l’école tous les matins comme Léonarda. Elle était Rom comme Léonarda.
 

 

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