Pour Jean-Loup Izambert, journaliste indépendant et écrivain, qui publie son septième ouvrage (1) sous le titre de Pourquoi la crise ? aux éditions Amalthée, la crise du capitalisme est devenue totale. Contrairement aux déclarations de certains économistes et politiciens, il affirme qu’il n’y aura pas de sortie de crise. Pour l’auteur de la seule investigation journalistique sur les origines de la crise(2), le système capitaliste ne peut survivre que par la guerre. Quelle alternative pour les peuples ? Entretien.
Geostrategie : Vous démontrez dans votre livre Pourquoi la crise ? que le capitalisme ne peut plus supporter la démocratie parlementaire avec laquelle il s’est développé. Sommes-nous à un point de rupture avec ce système et les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité ?
Jean-Loup Izambert : C’est évident. Pourquoi et quelles données changent par rapport aux dernières décennies ? Dans ce système les grands propriétaires privés de l’économie contrôlent l’économie et tentent de l’imposer par tous les moyens comme régime aux peuples de la planète, y compris par la guerre. C’est ce qu’ils ont toujours fait avec la seule préoccupation de s’enrichir et de faire main basse sur les richesses des peuples au seul profit des sociétés transnationales qu’ils dirigent. Mais parvenu au stade de l’impérialisme, période actuelle du développement du capitalisme, les grands possédants ont besoin d’un pouvoir politique qui leur soit totalement dévoué pour protéger et accroître encore la concentration des richesses qu’ils cumulent. Il faut bien comprendre qu’il s’agit pour eux d’une question de survie, de rester maîtres du pouvoir et bien sûr de leur privilèges. L’une des contradictions qu’ils doivent gérer vient justement du fait que l’accumulation du Capital et la concentration des richesses qu’ils sont contraints de perpétuer sous peine de perdre pouvoir et privilèges implique aujourd’hui des centres de décisions de plus en plus fermés, dans l’entreprise comme dans la société. Or, cette tendance à la centralisation va à l’inverse de mouvement des sociétés qui pousse vers plus d’ouverture, de démocratie, de participation, de culture notamment avec le développement des sciences et des techniques.
la suite sur géostratégie
31 août 2009
Le capitalisme en crise a besoin d’un conflit militaire majeur
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Thèmes : capitalisme , crise , international , mondialisation
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest8 août 2009
Camp Climat: Alerte à l'aéroport de Nantes

Ce samedi 8 août 2009 à 11h00, des individuEs du Camp Action Climat ont mené une action théâtrale et festive d'alerte climatique à l'aéroport de Nantes Atlantique. L'aggravation des dérèglements climatiques par un trafic aérien en constante augmentation a été pointée du doigt.
Cette action menée dans le cadre du camp action Climat vient soutenir la lutte locale contre le projet du nouvel aéroport à Notre Dame des Landes. Outre l'absurdité même de son existence en une époque d'épuisement du pétrole et de crise climatique, ce projet présente une démesure ahurissante.
Un voyageur bouleversé a donné le signal en prenant le micro dans le hall de l'aéroport pour clamer son désarroi. A ce message, d'autres voyageur-E-s ont décidé de renoncer eux aussi à leur vol : une plage s'improvise, des musiciens jouent, d'autres organisent un foot. Un camp de réfugié climatique s'établit, un doux parfum de paille envahit l'aéroport se mélangeant aux odeurs de pique-nique. Un dialogue entre activistes et voyageurs s'instaure tandis qu'un cortège de vélorutionnaires arrive du camp afin de renforcer la présence des opposantEs au sein des halls d'embarquement. Trois heures durant, la douce folie des activistes, parfois clownesques, a su faire oublier celle, plus amère, des décideurs et des bétonneurs.
Cette journée d'actions de masse concrétise un des piliers du réseau international des camps climat : la résistance aux « crimes climatiques » par l'action directe créative non-violente. Elle n'est que l'une des initiatives prises aujourd'hui contre le projet d'aéroport et présage de la suite de la lutte locale. Elle est également un aperçu des mobilisations, manifestations et blocages qui vont se mettre en place dans le cadre du sommet sur le changement climatique de Copenhague de décembre 2009.
Plus d'informations :
http://www.campclimat.org
http://nantes.indymedia.org
Contact Presse :
0607718481
media_campclimat@riseup.net
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Thèmes : décroissance , Ecologie , réchauffement planétaire
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest4 août 2009
Niger : la France doit condamner le référendum illégal prévu mardi 4 août et Areva doit quitter le pay

03/08/2009
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce le silence complice des autorités françaises face au véritable coup d’Etat organisé au Niger par le Président Mamadou Tandja qui, contrairement à ce qui est prévu par la Constitution, entend briguer un troisième mandat. Pour arriver à ses fins, M Tanja n’a pas hésité à dissoudre la Cour Constitutionnelle et à organiser un référendum illégal prévu pour le 4 août.
Il se trouve que, au Niger, Areva exploite des mines d’uranium depuis 45 ans et a récemment obtenu du Président Mamadou Tandja l’autorisation d’ouvrir une mine géante à Imouraren. C’est parce que la supposée "indépendance énergétique de la France" n’est qu’un mythe, et que le fonctionnement des réacteurs nucléaires français est assuré à 100% par les importations d’uranium, en particulier d’Afrique, que M Sarkozy et les autorités françaises cautionnent les atteintes aux droits de l’Homme.
De telle atteintes ont lieu dans les pays où Areva exploite des mines d’uranium : au Niger, bien sûr, mais aussi au Congo où le militant associatif Golden Misabiko est emprisonné depuis le 24 juillet pour avoir publié un rapport pointant l’exploitation illégale d’une mine d’uranium... par Areva. Là aussi, les autorités françaises brillent par leur silence.
Lors de sa campagne présidentielle, et suite à son élection, M Sarkozy avait pourtant promis que la politique française serait "exemplaire" concernant les Droits de l’Homme. L’accord nucléaire signé le 25 juillet 2007 à Tripoli entre M Sarkozy et le dictateur libyen Kadhafi avait déjà largement écorné ces promesses, de même que les accords nucléaires signés lors des visites de M Sarkozy dans des pays fort peu démocratiques comme au Maghreb, au Moyen-Orient ou en Chine.
Il est nécessaire de mettre en lumière le rôle central d’Areva dans ces affaires antidémocratiques. Dans l’immédiat, les autorités françaises doivent se reprendre, exiger l’annulation du référendum anticonstitutionnel prévu le 4 août au Niger, et contraindre Areva à quitter le Niger. Ce sera d’ailleurs l’occasion de mettre un terme aux graves atteintes à l’environnement et à la santé publique qui sont occasionnées par les opérations d’extraction de l’uranium.
source:
HNS-info
photo:
dissident-media
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Thèmes : Afrique-Europe , droits de l'homme , Ecologie , nucléaire
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest26 juillet 2009
COMMUNIQUE du Comité de soutien à Alain Refalo
COMMUNIQUE
du Comité de soutien à Alain Refalo
et du Mouvement des Enseignants du primaire en Résistance Pédagogique
Alain Refalo, professeur des écoles à l'école Jules Ferry de Colomiers, qui a comparu en commission disciplinaire le jeudi 9 juillet à l'inspection académique à Toulouse vient de se voir signifier une sanction disciplinaire de catégorie 2 : abaissement d'un échelon, soit la sanction qui a le plus de conséquences financières sur son traitement. S'ajoutant à la promotion qui lui a été refusée au mois de février, et indépendamment des 19 jours de salaire qui lui ont déjà été soustraits, cette sanction représente pour les quatre ans qui viennent une perte d'au moins 7 000 euros, alors qu' Alain Refalo a effectué l'intégralité de son service devant les élèves et que les rapports pédagogiques de ses inspecteurs sont élogieux. Les faits reprochés à Alain Refalo sont les suivants : refus d'obéissance, manquement au devoir de réserve, incitation à la désobéissance collective, attaque publique contre un fonctionnaire de l'Education Nationale. Il s'agit donc bien d'une sanction politique pour briser professionnellement l'initiateur du mouvement de résistance pédagogique et bâillonner la liberté d'expression des enseignants.
Le comité de soutien à Alain Refalo et le Mouvement des Enseignants du primaire en Résistance Pédagogique considèrent cette sanction, décidée par le ministre Luc Chatel, comme une attaque directe à l'encontre de tous les enseignants en résistance et plus largement de tous les citoyens et les élus qui se sont mobilisés massivement le 9 juillet pour soutenir Alain Refalo et défendre l'école publique. L'inspecteur d'académie de la Haute-Garonne qui avait indiqué à plusieurs reprises qu'il n'y aurait pas de sanction disciplinaire à l'encontre d'Alain Refalo, et qui, le vendredi 10 juillet, lors de son point de presse, avait souhaité s'inscrire dans une démarche d'apaisement, a doublement menti.
Luc Chatel qui ne cesse d'afficher une posture d'ouverture et de dialogue en direction des enseignants vient de montrer toute la duplicité de ses propos. La porte du dialogue que nous avions toujours laissée entrouverte est pour l'heure fermée de part la volonté du ministre qui devra en assumer toutes les conséquences dès la rentrée. Cette grave et injuste décision n'entamera pas la détermination d'Alain Refalo et celle de milliers d'enseignants du primaire en résistance dont les coordinateurs de toute la France se réuniront à la fin du mois d'août à Montpellier pour décider des initiatives communes de résistance aux "réformes" scélérates qui déconstruisent l'école publique.
Blog Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école
http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/index-252147.html
Comité de soutien à Alain Refalo
Patrick Jimena : 06 81 84 39 97
jimpat3@hotmail.com
Le 24 juillet 2009
source: CNR Midi-Pyrénées
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Thèmes : enseignement public , Resistance , services publics
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest8 juillet 2009
Appel à l'intelligence de chacun et à l'intelligence collective

Communiqués
Chers amis,
10% de la population en prison, autant dans les hôpitaux psychiatriques, ça fait beaucoup. C'est moins qu'aux Etats-Unis, mais c'est beaucoup trop d'autant que la plupart des enfermés sont des étrangers.
Ces dernières semaines particulièrement, j'ai été témoin de violences, violences policières, violences administratives et comme par hasard, à l'endroit d'immigrés.
Des injustices frappent aux vues et aux sus de tout le monde et les seuls qui s'arrêtent, ceux sont des étrangers. Les français semblent sourds, aveugles, muets à ce qui se passe sous leurs yeux. Il y a scission.
Pourtant, avril de cette année, Amnesty International (télécharger ici) et La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) (télécharger ici) rendaient chacun public un rapport qui dénonce la violence impunie que s'octroie la police Française, essentiellement à l'adresse des immigrés, et avec la complicité des magistrats. Et alors ?
Alors, voici la réponse que nous donne Sarkozy en juin : Hortefeux au ministère de l'intérieur ! Nous connaissons déjà son zèle pour les quotas d'expulsions.
Je connais des gens qui organisent des apéros, d'autres des pic-niques et chacune de leurs rencontres amène plus de monde, quand les réunions politiques se désertent de jours en jours.
Les associations de défense des droits des étrangers, la Cimade, le Gisti sont en train d'être démantelées par le gouvernement et nous laissons faire. Qui va maintenant nous renseigner sur nos droits ? Qui va prendre le relaie et défendre juridiquement les dossiers de nos frères notamment ceux des sans-papiers?
Lamine, 25 ans, décédé d'un arrêt cardiaque dans un fourgon de la police française. Le rapport : la police n'y est pour rien, c'est un arrêt cardiaque! Ils se jouent de nous. Avec la complicité des médecins.
Pour Lamine et les autres, justice et vérité doivent être rendues.
C'est grave, trop grave. Ils peuvent nous tuer sans autre forme de procès. Ils s'en tirent avec de la démagogie et des faux-semblants de justice, quand ce n'est pas la faute de la victime. Et ça passe. Nos vies ne valent donc rien que l'on se défense pas ?
Et une autre scission : celles des étrangers qui veulent faire leur vie ici, passer inaperçus, faire oublier d'où ils viennent et qui ferment eux aussi les yeux sur ce que leurs frères endurent. Où sont les immigrés double nationalité et les cartes de séjour? On ne les voit pas dans les partis politiques français, on ne les voit pas dans les luttes des sans-papiers.
Si nous laissons s'installer la division entre étrangers assimilés et étrangers clandestins, tout le monde le paiera. On le paie déjà : même les enfants d'immigrés nés en France ne sont pas regardés comme français, le délit de faciès arrête de bon père de famille ...
Même les étrangers entre eux sont divisés : les africains noirs, les africains blancs, les blancs, les jaunes...chacun pour soit!
Ne tolérons pas cette division, les juifs français, allemands, ont commis cette même erreur en 1939. Ceux qui avaient des papiers n'ont pas protégé ceux qui n'en avaient pas mais ils ont tous été envoyés à l'abattoir.
Alors voilà :
Nous ne faisons plus confiance aux partis politiques, nous ne faisons plus confiances aux syndicats, les élus nous ont lâchés, il y a trop de magouilles, chacun tire la couverture à soi, ils se servent de nous mais est-ce qu'on les arrête ? Est-ce qu'on le leur dit ? Non!
On ne fait que s'arracher entre nous, se bousculer jusqu'à ne même plus nous faire confiance.
Et que n'a t'on laissé passer ces trois dernières décennies:
*Des quotas d'immigration à l'immigration choisie,
*De la criminalisation de l'entraide et de la concertation,
*Des fichiers : d'associations, d'individus,
* Des prélèvements ADN...
Nous sommes des lâches et des imbéciles, incapables de préserver nos droits et nos libertés. Incapables de protéger les nôtres. Des minables.
Va-t-on attendre d'être complètement coincés pour réagir ? Va-t-on attendre qu'il y ait plus de morts et de blessés ? Une déclaration de guerre peut-être ?
Où es passé notre dignité ?
Je crie, je hurle cette déception de la nature humaine, cette souffrance que l'on inflige à ceux qui ne peuvent pas se défendre, que je n'ai pas la force et les moyens de défendre. Et mes cris et d'autres cris comme les miens se perdent dans la nature parce que nous ne crions pas ensemble, parce que nous n'avons pas de porte-voix, pas de représentants, pas d'échos... rien, une voix toute fluette.
Alors j'interpelle les intellectuels. Où sont-ils les intellectuels qui défendent la dignité du pauvre, qui désignent l'injustice et la combatte sur le terrain, qui donnent leurs savoirs, leur idées et leurs voies, qui nous protègent et se battent avec nous ? Qui pour nous éclairer dans ce brouillard ?
Pourquoi sont-ils seuls, chacun dans leur coin ? La plupart sont déjà morts et il en reste si peu à continuer le combat et je les interpelle, Badiou, Chomsky, Morin et les autres ..., travaillez ensemble, travaillons ensemble ! Il y a urgence.
Il y a eu les Marx, Fanon, Sartre, le Parti communiste... Ils se sont levés pour la dignité du pauvre, la justice, la liberté, il y avait une voix et une voie, un langage, des représentants et ce qu'ils voulaient ce n'était pas devenir comme les riches, d'avoir, d'être, de vivre comme les riches, ça non alors ! Ils combattaient l'accumulation des biens personnels, du pouvoir personnel au détriment des plus faibles, de ceux qui se font avoir, de ceux qui en crèvent.
A cette époque là il y avait des classes, aujourd'hui nous n'avons plus aucune classe! Et celui qui ne peut pas devenir riche est condamné à l'exclusion, dissout dans une masse gigantesque, mondiale, qui crie mais ne sait pas parler, qui se débat mais ne sait pas se battre.
Nous sommes des imbéciles qui creusons nos propres cercueils !
L'Europe est en train de cracher sur la pensée universelle qu'elle a fait naître. Les lumières, les droits de l'Homme, l'égalité, la liberté, la fraternité... Elle crache sur son propre passé et ses plus belles idées. Et si nous qui y croyons encore nous ne les portons pas, la tête haute, qui va les porter ?
Comme tout le monde aujourd'hui, je suis fatiguée de me tromper. Je ne supporte plus les déceptions des élans de conviction qui se dissoudent à force de mesquineries et de bêtises.
J'attends de nous que nous soyons à la hauteur. Et je commence par inviter tout un chacun à pratiquer un enseignement que je dois à mon papa Bamba Gueye Lindor :
*Si tu vois une injustice, ne la laisses pas passer,
*Si tu vois quelqu'un mentir, tricher, ne le laisses pas faire,
*Si tu vois quelqu'un qui se bat pour ses droits, pour sa vie, encourages le de toutes tes forces
J'en appelle à ce que nous arrêtions de tricher les uns avec les autres,
J'en appelle au partage, à la franchise, à l'honnêteté dans nos forces et nos faiblesses, à l'entraide et à la solidarité pour de vrai, en actes.
Nos besoins sont énormes. Ce n'est pas le RSA qui nous sortira de là. Nous devons être ensemble, soutenir l'autre sans attendre de lui un retour immédiat, ne soyons pas comme les libéraux qui ne prêtent qu'aux riches! La richesse c'est l'individu, c'est le collectif, les savoirs, c'est la vie, comment avons nous pu oublier cela!
Aujourd'hui aussi, je veux répondre à ceux qui me demandent ce que je fais parmi les Damnés de la Terre, si je comprends ce combat, si je connais Franz Fanon... Si vous me le demandez, si vous vous le demandez, c'est parce que ma peau est blanche.
Alors je vous réponds une bonne fois pour toutes :
Mes grands-parents sont arrivés en France à la fin des années 30, ils étaient sans-papiers.
L'une de mes grand-mères a survécu à plus de deux ans d'Auschwitz et il n y a pas loin des camps de rétention aux camps de la mort.
Les Damnés de la Terre ne sont pas noirs. Ceux sont des hommes, des femmes, des enfants qui sont en train de se faire écraser.
Alors j'en appelle à l'intelligence de chacun, et à l'intelligence collective, à la force, la conviction et la générosité de chacun :
Nous devons nous organiser, créer des liens qui n'existent pas, nous renforcer parce que nous avons à nous confronter face à face, « d'Hommes à Hommes », à ceux qui nous tuent.
Nous connaissons nos faiblesses, faisons-en une force! Créons nos partis, entrons dans les partis, parlons à nos élus, exigeons d'eux, investissons l'espace, invectivons les policiers qui frappent, protégeons nous les uns les uns autres, ne nous laissons plus faire, ne nous laissons plus seuls!
Pour finir, je tiens à dire que je n'accepterai jamais que le continent le plus riche du monde en matières premières reste le continent où les personnes sont les plus pauvres du monde. Tant que nous acceptons cela, tant que nous supportons même cela, nous supporterons notre propre misère.
Luttons ici, luttons là-bas, partout où l'injustice frappe. Et luttons de toutes nos forces parce que personne ne se battra pour nous et nous avons déjà trop laissé passer.
Yaël FRYDMAN, le 3 juillet 2009
source: Les Damnés de la Terre
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Thèmes : précarité , repression policière , Resistance , sans-papiers
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest29 juin 2009
ILS FONT LA GUERRE AUX SANS-PAPIERS !

Le 24 juin restera comme un jour noir dans l’histoire du mouvement des sans-papiers en France mais surtout dans l’histoire du syndicalisme français.
C’est hier en effet que les travailleurs sans-papiers isolés qui occupaient depuis bientôt 14 mois une partie des locaux de la Bourse du travail, 85 rue Charlot, à Paris, pour mener une action d’ensemble visant à obtenir leur régularisation à partir d’un « lieu ami », ont été expulsés.
Cinq jours après le communiqué de la CGT précisant que la Bourse du travail devait être « libérée », voilà donc la chose faite, et de la manière la plus violente.
Une centaine peut-être de membres du service d’ordre de la CGT, sur le coup de midi, profitant du fait que la majeure partie d’entre nous étaient partis à notre manifestation hebdomadaire du mercredi, ont subitement envahi la cour, cagoulés ou masqués, matraquant les hommes et gazant tous les présents, femmes et enfants. Des personnes ont dû être hospitalisés et le petit Mohamed, la mascotte de la Bourse occupée, bien connu de tout le monde, et une femme, viennent seulement de sortir, après 24 heures d’hôpital.
La densité des gaz était telle que Sissoko, notre coordinateur, accouru aux cris, est tombé évanoui dans la cour et ce sont les femmes, réfugiées entre-temps à l’intérieur, qui sont ressorties pour l’y transporter à la force des bras.
Nous nous sommes barricadés dans la grande salle, et la police est alors intervenue, appelée par des gens du voisinage inquiets à cause des grands cris et de la fumée des lacrymogènes.
Dans un premier temps, le commissaire a veillé à empêcher notre affrontement avec le service d’ordre de la CGT. Celle-ci a appelé la Ville de Paris, propriétaire de l’immeuble, qui a immédiatement (ce qui prouve qu’elle était d’accord) réquisitionné la police. Le commissaire nous a alors imposé l’évacuation des locaux, exigeant même, d’après les instructions reçues, notre départ immédiat sans récupération de nos affaires (ce qui, par le passé, s’est souvent soldé par la perte d’effets et documents personnels).
Nous nous sommes opposés et, appelés par nous, nos camarades partis en manifestation sont rentrés. Le rapport de forces a été en quelque manière rétabli, une partie ayant pu même rentrer dans la grande salle par l’accès du boulevard du Temple, contrôlé par nous. Le commissaire a alors accepté de nous faire récupérer toutes nos affaires. Cette opération était terminée un peu après 19 heures.
Depuis, nous sommes campés sur le trottoir du boulevard du Temple à plusieurs centaines (une liste de 600 sans-papiers présents a été dressée hier soir) et attendons que les maires du troisième et deuxième (qui s’y sont engagés) nous trouvent un lieu apte à nous héberger et surtout où nous puissions, sans être dispersés, poursuivre notre action pour obtenir la régularisation de nous tous. Nous sommes dans l’attente d’un rendez-vous que nous a promis le ministère de l’immigration pour discuter les critères de notre régularisation. C’est maintenant le moment le plus mal venu pour affaiblir notre mouvement et, quant à nous, de baisser les bras.
La lutte continue !
Paris, le 25 juin 2009
CSP 75
source: Le Quotidien des Sans-papiers
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Thèmes : immigration , précarité , sans-papiers
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur PinterestBellaciao et la censure

Bellaciao, site que jusqu'à présent je tenais (sans doute naïvement) en estime, a censuré les articles critiquant les gros bras de la CGT lors de leur intervention contre les "sans" de la Bourse du travail.
C'est assez pathétique en ces temps où la collaboration va bon train et surgit de là où on ne l'attendait pas forcement.
On se passera donc de Bellaciao, dont le lien est aujourd'hui supprimé de ce blog.
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Thèmes : non à l'intox , notes perso , syndicats
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compte rendu de la manif
La grande manifestation s’est plutôt bien passée, malgrè un dispositif policier ahurissant et un parcours de manif qui nous a fait passé dans des zones désertiques du port de Calais et de la commune de Blériot. Pour tout dire, nous avions a peine fait 100 mètres en dehors du camp, que chacun-e d’entre nous était fouillé individuellement. Nous avons ainsi attendu au moins demi-heure, le temps que les policiers ouvrent tous les sacs et confisquent les sweat shirt et les batons de nos drapeaux et banderoles, avec des vagues promesses de restituer ça plus tard. C’est bien évidemment illégal (enfin, en temps normal).
Aujourd’hui nous avons vu : des centaines de CRS armès de leurs "bétaillères" à chaque carrefour, un hélicoptère bourdonnant en permanence au-dessus de notre tête, des gardes mobiles, des flics en civil dans notre cortège, la police montée, des flics en bateau, des flics postés aux fenêtres et sur le toit des immeubles HLM, et jusque dans les jardins des maisons etc. etc.
Ce fut ainsi quelque peu cahotique pour rejoindre le lieu de la manifestation : nous avons bien marché 1H30 jusqu’au phare, puisque ce sont des dizaines de CRS qui nous ont contraint, à chaque carrefour, à choisir les chemins qui évitaient le centre-ville, histoire que nous allions brayer avec les canards. Cela ne nous a cependant pas empêché de distribuer le journal du camp dès lors que notre route croisait celle de quelques maisons.
Arrivé-e-s au phare, nous formions bien entre 1500 et 2000 manifestant-es. Nous attendait notamment, un gros cortège CNT et une bonne mobilisation du NPA. Les quelques riverains qui nous regardaient défiler depuis leurs fenêtres s’affichaient sympathisant, certain-es d’entre eux nous filant de l’eau.
Mais l’impression dominante reste un constat d’impuissance face à un dispositif policier et médiatique qui, depuis le début du camp, invisibilise le contenu politique de nos actions pour ne focaliser les regards de l’opinion que sur un aspect sécuritaire monté de toutes pièces. Encore ce matin Nord Littoral titrait : "No Border, ça marche ou ça casse", avec en sous-titre "l’heure de vérité". Jamais telle opprobre n’aura à ce point été jetée apriori. Depuis mardi, les journalistes préparent médiatiquement les éventuelles interventions de flics. C’est bien simple : dès qu’il s’agit de mettre l’accent sur un supposé penchant prononcé pour la guerre de rue, nous sommes clairement des anarchistes, mais dès qu’il s’agit de décrire la réalité bon enfant du camp et sa dimension ouverte sur l’extérieure, nous redevenons d’innofensifs "altermondialistes".
En attendant, il y avait aujourd’hui autant de flics que de manifestant-es et une ville transformée en caserne... Pas d’arrestations et une prise de parole d’un Afghan à la fin de la manif. Avec la tension qui régnait hier soir sur le camp, c’est toujours ça de pris...
source: Indymedia Lille
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Thèmes : repression policière , Resistance , sans-papiers
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MANIFESTE POUR UN SYNDICALISME DE LUTTE DE CLASSE ET DE MASSE

Militants syndicaux, nous vivons une douloureuse contradiction :
D’un côté, les travailleurs salariés qu’ils soient du public ou du privé, actifs, chômeurs, « précaires » ou retraités, subissent la plus grave offensive antisociale depuis la guerre. Poussés par la crise d’un système capitaliste délesté de tout contrepoids mondial, les forces du grand capital, sociétés transnationales et institutions de la mondialisation financière, impérialismes rivaux des différents continents, Union européenne, MEDEF et gouvernements maastrichtiens successifs, ont entrepris de détruire les conquêtes sociales et démocratiques de deux siècles de luttes. En quelques décennies, l’industrie française a été largement dépecée et une bonne partie de la classe ouvrière et des régions industrielles a été déclassée et marginalisée ; les statuts et les conventions collectives ont été brisés ou affaiblis. La précarité a fait des bonds de géant ainsi que le chômage de masse, la misère, les inégalités, la paupérisation de nombre de travailleurs. L’indemnisation du chômage est devenue de plus en plus difficile et restrictive. Les acquis sociaux (retraites, sécu, etc.) sont en grave recul. Les services publics (Poste, France-Télécom, SNCF, EDF, Education nationale, hôpital public...) sont asphyxiés, « libéralisés », « dégraissés », désossés, privatisés, tandis que le secteur public industriel (Renault, SNECMA, EDF), base d’un plan démocratique de ré-industrialisation du pays est quasiment liquidé, à l’instar d’une recherche publique et d’un investissement universitaire gravement anémiés…
Dans ces conditions, les tendances à l’affrontement de classes ne peuvent que s’affirmer comme on l’a vu en décembre 1995, au printemps 2003 et dans les récents conflits de la SNCM ou de la RTM. Le triomphe du Non ouvrier et républicain le 29 mai a été l’occasion de conscientiser et de synthétiser ces résistances sociales et civiques ; il a ouvert une crise politique profonde qui donne à la classe ouvrière et au monde du travail la possibilité de reprendre l’initiative, ce qui pousse la grande bourgeoisie à accélérer à tout prix l’intégration européenne et la fascisation d’une 5ème République en bout de course.
D’un autre côté, la fracture se creuse entre l’aspiration des salariés et des jeunes au « tous ensemble » contre l’oligarchie financière et sa politique maastrichtienne, et la frilosité, voire le sabotage des états-majors syndicaux, qui se refusent à dynamiser et fédérer les luttes, comme l’ont montré les conflits successifs de novembre 2005. Au niveau international, la « Confédération Européenne des Syndicats » est l’outil de la stratégie du patronat supranational pour impulser le syndicalisme d’accompagnement des contre-réformes dont l’objectif est de contenir la contestation des salariés dans les limites définies par le patronat. Dans cette droite ligne, la CFDT est devenue en France un porte parole pur et simple de l’UE, du gouvernement et du MEDEF qui divise les luttes, appuie « syndicalement » les contre-réformes sous couvert de les « infléchir » à la marge, dévoie de l’intérieur les fronts syndicaux et appelle ouvertement à l’échec des luttes quand celles-ce se développent.
Mais le ver est également dans le fruit des organisations syndicales dont l’histoire est liée au combat de classe et plus généralement, aux luttes pour la république, la laïcité, la paix et la démocratie. Les organisations les plus importantes du syndicalisme étudiant ont fait le choix de la cogestion, empêchant de fait tout développement de la lutte collective. Les espoirs initiaux nés de la création de la FSU sur les décombres de la FEN et de la volonté de développer un syndicalisme de lutte de classe et de masse en milieu enseignant ont été largement déçus : face à la volonté des pouvoirs maastrichtiens successifs d’aligner la France, héritière des luttes ouvrières et laïques menées depuis 1789, sur le modèle éducatif anglo-saxon, la FSU hésite et n’engage que des demi-combats, davantage destinés à « peser », à « infléchir », à « réorienter », à « remettre à plat » qu’à GAGNER. Elle s’est soumise, sans vrai débat de fond, à la construction capitaliste européenne, cultive l’illusion euro-réformiste et multiplie les démarches pour un strapontin à la CES après avoir longtemps hésité à condamner le traité constitutionnel européen.
Cette évolution est encore plus préoccupante concernant la CGT. La CGT, sous le drapeau rouge de laquelle la classe ouvrière a résisté au quotidien et remporté d’immenses victoires en 1936, 1945/46 et 1968, est toujours et de loin le syndicat le plus combatif et le plus représentatif, celui qui attire le plus les ouvriers et les employés, les techniciens voire les agents de maîtrise et cadres, celui dont les militants sont les plus nombreux aux manifs et dans les grèves nationales. Les traditions du syndicalisme de lutte, de classe et de masse y sont toujours vivaces, non seulement dans les entreprises et certaines fédérations mais aussi dans beaucoup d’UL ou d’UD. Mais la CGT a subi des mutations négatives notamment depuis la fin des années 80. S’éloignant des principes de classe, la direction confédérale a dérivé vers une conception de moins en moins combative de l’engagement syndical jusqu’à apparaître comme un obstacle aux luttes et à leur convergence. Invoquant la « modernité » et la « culture de négociation », il s’agit désormais, dans le cadre du syndicalisme rassemblé en-haut, non pas de résister en s’en donnant les moyens, mais de discuter entre « partenaires » des contre-réformes et régressions successives. Cette position qui aspire, au mieux, à « maîtriser le capital », ne fait en réalité que l’accompagner. Elle rend impuissant un mouvement populaire mis à la remorque d’accords a minima entre états-majors débouchant sur l’organisation de grandes journées unitaires laissées sans suite. La direction CGT déploie ainsi beaucoup d’énergie pour empêcher la cristallisation des mouvements comme en 2003 mais ne fait rien pour rapprocher les luttes et tenter de construire le « tous ensemble » permettant aux salariés de gagner en même temps plutôt que de perdre successivement et séparément. Pire, elle érode la combativité, pourtant résolue, en laissant isolées et sans soutien des luttes exemplaires, telles celles des salariés de la SNCM et de la RTM. Comment s’étonner alors que Chérèque puisse tranquillement faire son travail en insultant les salariés en grève et que ce climat favorise la chasse engagée contre les militants syndicaux ? Enfin, alors que la CGT de Frachon et Séguy se réclamait à la fois de l’internationalisme et de la souveraineté nationale, l’état-major confédéral est devenu « euroconstructif » et a intégré la CES après avoir quitté la FSM. Il s’est rallié au principe de la « construction européenne » et au mythe de « l’Europe sociale », sans remarquer que l’Europe supranationale n’est rien d’autre, par sa nature et son histoire, qu’un Empire du grand capital. Il en est même venu à se lamenter dans la presse sur le « manque de démocratie interne» suite à la décision salutaire du CCN d’engager la CGT dans la campagne du NON, pourtant attendue et saluée par les syndiqués, et plus généralement par une grande majorité de la population ! Il a, démocratiquement bien sûr, refusé d’appliquer cette décision du CCN !
En réalité, l’état-major confédéral cherche à engager définitivement toute la CGT dans le syndicalisme euro-réformiste en brisant le syndicalisme de lutte et de classe qui conteste aussi la propriété et le pouvoir capitalistes et qui a fait la force de la CGT comme des salariés. Si les syndicats « se contentent de mener une guerre d’escarmouche contre les effets du système actuel, au lieu d’essayer en même temps de le changer, en se servant de leur force organisée comme d’un levier pour l’émancipation finale de la classe ouvrière » (Marx), ils désarment celle-ci pour le plus grand profit des milieux patronaux. Ce recentrage des directions du syndicalisme de lutte dans l’accompagnement de la casse sociale et nationale est un élément clé de la stratégie du Capital qui multiplie les encouragements à poursuivre le processus, tels Villepin décernant des brevets de responsabilité à Thibault en plein conflit sur la SNCM ou, plus récemment, le Financial Times priant pour la réélection de ce dernier lors du 48ème congrès de la CGT. Ce sont d’ailleurs les cégétistes les plus liés au grand capital (notamment ceux qui, comme Le Duigou, co-gèrent le groupe « Confrontations-Europe », rassemblés avec de grands patrons dont Francis Mer !) qui, sous le masque de « l’indépendance syndicale », ont impulsé cette dérive.
Toutefois, comme le prouve la bataille syndicale pour le NON menée à la base sans Thibault et contre la direction confédérale, la CGT dispose encore d’un large potentiel de résistance et de militance lui permettant de redevenir la grande confédération de la lutte des classes, moderne et fidèle à ses principes, capable d’attirer à elle des millions de jeunes salariés combatifs. Là est la solution pour mettre un terme, non seulement à l’éparpillement syndical et à la désyndicalisation du salariat, mais à la « recomposition » du syndicalisme autour d’un pôle euro-réformiste qui signifie en fait la mort de la CGT en tant que syndicat de classe et, pour les salariés, le retour à des formes d’exploitation confinant à l’esclavage.
C’est pourquoi, nous, militants syndicaux attachés à nos organisations respectives mais fidèles à des principes de lutte et de classe qui transcendent les organisations et les appareils, appelons nos camarades syndicalistes à se regrouper autour de la défense du syndicalisme de classe et de ses structures, d’abord dans l’unité d’action, puis, quand les conditions seront créées, dans une grande Confédération Générale du Travail fidèle à ses principes. Pour être gagnant, ce syndicalisme ne peut avoir seulement pour but d’arracher au capital des réformes positives pour les salariés, mais aussi celui d’abolir l’exploitation capitaliste par la socialisation des moyens de production et d’échange. La question de la propriété est centrale : on ne mettra pas un terme au chômage, à la baisse du pouvoir d’achat, à la casse des acquis sociaux, à la déliquescence du lien social, sans la re-nationalisation démocratique (sans indemnités pour les grands actionnaires) des entreprises industrielles et de service privatisées par les gouvernements maastrichtiens successifs, sans la nationalisation du crédit et des banques, sans un plan démocratiquement défini de ré-industrialisation du pays mettant au premier plan les besoins des salariés, du pays, de l’humanité, les exigences écologiques dans la perspective d’un véritable développement durable et équilibré de la France, de l’Europe et de toute la planète. Cela suppose de fédérer les résistances interprofessionnelles et de constituer de larges plates-formes syndicales interprofessionnelles et confédérale capables d’impulser le « tous ensemble » et de créer les conditions d’une offensive victorieuse des travailleurs salariés, des retraités, des chômeurs et précaires, des étudiants et de la jeunesse. Cela suppose aussi de militer pour un véritable internationalisme, opposé au nationalisme comme au « supra-nationalisme » européiste, engagé à tout le moins contre l’UE des traités de Maastricht et de Nice, dans la construction de convergences internationales de lutte et d’alliances privilégiées entre syndicats de lutte, le développement d’une puissante Fédération Syndicale Mondiale combative et démocratique, le combat en France contre le racisme, l’extrême droite, la surexploitation patronale de l’immigration, le maintien de rapports néo-coloniaux entre la France et ses anciennes colonies.
Le sens du présent manifeste n’est donc pas de fonder une « tendance » mais avant tout, de créer du lien. Séparément, nous serons marginalisés par les tenants du syndicalisme d’accompagnement et livrés à la répression patronale et gouvernementale, tandis qu’ensemble, nous pourrons résister, passer à l’offensive et aider les syndiqués à se réapproprier l’outil syndical pour briser la déferlante patronale.
Nous invitons donc les militants CGT et FSU à des rencontres communes dans les départements et au niveau national pour :
- définir des objectifs d’action fédérateurs, en particulier dans le contexte de la préparation du 48ème congrès de la CGT étroitement surveillée et balisée par la direction confédérale. Ces dirigeants qui ont paralysé les luttes et les ont menées à l’échec ne doivent pas pouvoir « boucler » tranquillement leur congrès de mutation définitive de la CGT !
- élaborer et diffuser des analyses et des appels communs.
Nous proposons dans ce but la tenue d’Assises nationales du syndicalisme de lutte, de classe et de masse.
Enfin, nous proposons de contribuer au développement des campagnes contre la criminalisation du mouvement social et la répression des militants syndicaux les plus combatifs en redonnant sens et vigueur à la solidarité syndicale de classe.
source: COLLECTIF UNITAIRE POUR UN FRONT SYNDICAL DE CLASSE
lien: collectif.syndical.classe@wanadoo.fr
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Thèmes : droit au travail , Resistance , syndicats
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest25 juin 2009
Non à l’implantation de l’entreprise israélienne Agrexco à Sète
Pas un euro d’argent public contre le peuple palestinien !
Oui à la création d’emplois respectant les Droits des palestiniens et protégeant les paysans languedociens.
En pleine guerre contre la population de Gaza en janvier dernier, le président de la région Languedoc- Roussillon, engageant tout le conseil régional, annonçait à grand renfort de promesses d’emplois et de subventions régionales l’implantation dans le port de Sète de l’entreprise israélienne AGREXCO. Incluant cette opération dans un plan d’investissement de 200M d’€ sur 10 ans, il promettait – sur fond d’élections régionales prochaines - la création de 200 emplois et 500 000 t de trafic supplémentaire. Même si l’opération médiatique est certaine, il n’en demeure pas moins que l’opérateur portuaire italien GF Group a remporté l’appel d’offres pour l’exploitation d’un terminal fruitier et d’un terminal conteneur pour « Port Sud de France » (nouveau nom selon Frêche du port de Sète) et qu’AGREXCO a remporté l’appel d’offres d’exportation des fruits et légumes et signé convention avec la Région. Si l’on ajoute les divers déplacements – largement médiatisés - en France des responsables de ces deux groupes et ceux du président de la Région en Israël, tout indique que le processus est engagé et qu’une « politique de l’autruche » serait lourde de conséquences.
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Publié par paco 0 commentaires
Thèmes : agrexco , Israël , Palestine
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur PinterestAdoption d'un projet de loi homophobe en Lituanie
17 juin 2009
Le Parlement lituanien ou Seimas a adopté un projet de loi ayant pour effet d'interdire tout débat sur l'homosexualité au sein des établissements scolaires ainsi que les références à l'homosexualité dans toute forme d'information publique susceptible d'être vue par des mineurs.Mardi 16 juin, les membres du Seimas, à une écrasante majorité, ont voté en faveur d'un projet de loi portant modification de la Loi relative à la protection des mineurs face aux effets préjudiciables de l'information publique. Sur les 74 parlementaires qui ont participé au scrutin, 67 se sont prononcés en faveur d'un changement de la loi.
La modification adoptée met les informations sur l'homosexualité sur le même plan que la représentation de la violence (physique ou psychologique) et du vandalisme, la diffusion d'images montrant des cadavres ou des corps cruellement mutilés et toute information susceptible d'engendrer la peur ou l'effroi ou d'encourager les automutilations ou le suicide.
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Thèmes : droits de l'homme , homophobie , Lituanie
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