AUTEUR: James PETRAS
Traduit par Gérard Jugant, révisé par Fausto Giudice
Introduction
Hugo Chavez, le président démocratiquement élu du Venezuela, fait face à la plus sérieuse menace depuis le coup d'État militaire de 2002.
De violentes manifestations de rue d’étudiants privilégiés des classes moyennes et supérieures ont conduit à d'importantes batailles de rue dans le centre et les environs de Caracas. Plus sérieusement, l'ancien ministre de la Défense, le général Raúl Isaias Baduel, qui a démissionné en juillet, a fait des appels explicites à un coup militaire dans une conférence de presse le 5 novembre à laquelle il a invité exclusivement les médias et partis politiques de droite et d'extrême-droite, tout en adoptant la posture d'un dissident « individuel ».Baduel
L'ensemble des médias privés internationaux et locaux se sont fait l'écho des discours de Baduel, des conférences de presse et de fausses descriptions des tapages provoqués par les étudiants d'opposition, les présentant comme de pacifistes protestations en défense des droits démocratiques contre le référendum gouvernemental prévu le 2 décembre prochain.
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29 novembre 2007
Venezuela : entre les urnes et les balles
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Thèmes : Amérique du sud Vénezuela
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur PinterestVénezuela: Rétablir la vérité
Un relevé des contrevérités et des omissions s’impose
Par Gaël Brustier et Christophe Ventura, militants altermondialistes
Dans son édition du 19 novembre, Libération a publié une tribune présentée par 22 universitaires, intellectuels, écrivains, philosophes, journalistes, artistes, diplomates internationaux (soutenue par 42 autres « personnalités internationales ») dénonçant la supposée dérive anti-démocratique du président vénézuélien Hugo Chávez et demandant aux « démocrates du monde de ne pas laisser mourir l’une des plus anciennes démocraties d’Amérique latine ».
Quoi que les uns et les autres pensions de la personnalité du président vénézuélien et de la nature de la « révolution bolivarienne », il convient de ne pas tricher avec les faits qui, respectés, doivent être portés au jugement du lecteur afin qu’il puisse, librement et en conscience, se forger une opinion sur un sujet concernant un pays situé à des milliers de kilomètres des rédactions parisiennes. De la qualité de l’information dépend celle du débat démocratique. La négliger au profit d’une démarche partisane maltraite le débat d’idées. En proposant ce texte truffé de contrevérités, les auteurs - dont certains sont des intellectuels reconnus dans l’espace public français - abusent les lecteurs et le débat démocratique.
Sur le projet de réforme de la Constitution vénézuélienne
La première preuve du caractère anti-démocratique d’Hugo Chávez est évidente : (son) « projet de réforme (a été) rédigé sans consultation ».
C’est tout simplement faux. Préparée par le président de la République bolivarienne du Venezuela et l’Assemblée nationale du pays, cette réforme a donné lieu à l’élaboration d’un projet adopté par le Congrès le 2 novembre. Dans le cadre de son mandat, l’Assemblée nationale a procédé à des consultations des secteurs organisés de la société (partis, syndicats, étudiants, patronat, secteur agricole, mouvements indigènes etc.).
Ici, les auteurs et les signataires omettent volontairement de préciser qu’une large consultation a eu lieu dans tout le pays entre le 15 août et le 15 octobre. Plus de 9 000 ateliers publics ont notamment été organisés (auxquels ont participé, localement, des forces de l’opposition). Des dizaines de milliers de communications téléphoniques (un numéro spécial a été créé à cet effet) ont également été traités.
Bien qu’ayant largement boycotté ce processus de débat public au niveau national, l’opposition, via les porte-parole de ses principales forces (Acción democrática et Movimiento al socialismo - sociaux-démocrates -, Primero justicia -droite ultra - , Fedecameras - le syndicat patronal -), sont intervenus devant les parlementaires en session.
Le projet aurait également été élaboré « sans respecter la procédure établie par la Constitution en vigueur ». C’est un mensonge. La procédure a rigoureusement été suivie. Elle est établie par les articles 342 et 343 de la Constitution qui précisent que « l’initiative de la réforme de la Constitution est prise par l’Assemblée nationale après le vote de la majorité de ses membres, par le Président ou la Présidente de la République en Conseil des ministres ou à la demande d’un nombre qui ne peut être inférieur à moins de 15% d’électeurs ou électrices inscrites au registre civil et électoral » et qu’elle est « transmise par l’Assemblée nationale … ( qui approuve) … le projet de réforme constitutionnelle dans un délai supérieur à deux ans à partir de la date à laquelle elle est informée et la demande de réforme approuvée. » Enfin, « le projet de réforme est considéré approuvé après approbation des deux tiers des membres de l’Assemblée nationale ».
Un texte « rejeté » ?
Les auteurs et les signataires affirment que ce nouveau texte est « rejeté par la majorité des Vénézuéliens… » . Aucune enquête d’opinion au Venezuela ne permet de prononcer une telle sentence. Partagés, les sondages pronostiquent, pour la plupart, une victoire du « oui » au projet soumis par le président vénézuélien. Ceci dit, les sondages importent peu. En effet, contrairement aux dispositions existantes dans beaucoup de pays, au Venezuela, toute Constitution ou réforme constitutionnelle doit, in fine, être approuvée par une majorité de citoyens par référendum national.
Les auteurs soulignent que ce « rejet » existe aussi « à l’intérieur même du camp du président ». Il est vrai que des avis divers s’expriment au sein de la mouvance bolivarienne. Cela prouve que le « camp du président » n’est pas un bloc monolithique et qu’une diversité de courants façonne le consensus bolivarien. Certains, pour des raisons différentes (question du statut des élus locaux et provinciaux et de leur articulation avec le gouvernement, du niveau des transferts de compétences, de la collecte et de la distribution de l’impôt, du niveau de socialisme -certains pensent que la notion est trop floue, d’autres que le projet ne va pas assez loin, d’autres encore que le mot ne devrait pas apparaître dans la Constitution - etc.) appellent à l’abstention, d’autres au « non », d’autres encore à un « oui critique ».
Vers la dictature ?
Pour les auteurs, « ce nouveau texte constitutionnel propose la réélection indéfinie du président ». Le terme « réélection indéfinie », largement colporté par les médias internationaux, n’apparaît dans aucun article du texte. Ce concept n’existe pas dans le cadre de la réforme, même lorsqu’il s’agit de l’article relatif au mandat présidentiel. Controversé, celui-ci ne propose pas une « réélection indéfinie » mais revient, il est vrai, sur une disposition de la Constitution de 1999 prévoyant de limiter le mandat présidentiel à deux exercices maximum. Ainsi, l’article 230 stipule que « la période du mandat présidentiel est de 7 ans. Le président ou la présidente peut être réélu ou réélue ». Ni plus, ni moins. Cette proposition, si elle devenait réalité au lendemain du vote du 2 décembre, ferait du Venezuela un pays fonctionnant sur le même mode qu’une vingtaine de pays de l’Union européenne… à ceci près que la Constitution vénézuélienne, contrairement à l’ensemble des constitutions des pays européens, prévoit la possibilité de révoquer le président à mi-mandat (article 72).
Le projet « entend supprimer tout contrôle des pouvoirs de l’État sur les actions de l’exécutif. Il constitue une véritable entorse aux principes fondamentaux de la démocratie et de l’État de droit. » Par rapport à la Constitution de 1999, la réforme ne propose aucune modification allant dans le sens d’une remise en cause du rapport entre l’exécutif et les autres pouvoirs. Par exemple, l’article 16 dresse la liste de plusieurs pouvoirs présidentiels soumis à l’accord du Parlement et l’article 73 définit les conditions permettant au Parlement de soumettre directement des projets de lois à référendum.
Par ailleurs, tous les principes fondamentaux de la démocratie et de l’état de droit sont réaffirmés dans ce projet de réforme constitutionnelle. Il garanti le jeu de la démocratie représentative, du pluralisme des partis et des opinions, et de la compétition électorale (« tous les citoyens et citoyennes ont le droit de s’associer à des fins politiques » (article 67)).
Des consultations populaires malhonnêtes ?
« La tenue d’un référendum ne garantira pas l’expression d’un suffrage impartial car, depuis des années déjà, le Conseil national électoral, instance chargée de superviser les processus électoraux au Venezuela, est placé sous la coupe du gouvernement et de ses partisans. Quant au vote électronique, instauré dans le pays depuis 2004, il se prête à toutes les manipulations. »
Ces arguments, utilisés au Venezuela par la frange la plus radicale des opposants au processus bolivarien, ne résistent pas à l’épreuve des faits. Toutes les élections et consultations au Venezuela ont été jugées libres et honnêtes par tous les observateurs internationaux, qu’il s’agisse de ceux du Centre Carter (mondialement respecté pour ses actions en faveur des processus de démocratisation et de l’observation d’élections), de l’Organisation des Etats américains ou de l’Union européenne. Teodoro Petkoff lui même avait d’ailleurs critiqué ouvertement une partie de l’opposition lors des élections présidentielles de 2006 lorsqu’elle affirmait que le scrutin n’était pas valide. Quant à la fiabilité du vote électronique, l’étude statistique scientifique menée par les équipes du Centre Carter a prouvé que le procédé est incontestable.
Opportunisme humanitaire ?
Les auteurs accusent le président vénézuélien d’avoir, « pendant des années, (…) ignoré le sort des Vénézuéliens otages des Farc et (de) ne (s’être) nullement soucié de leur famille. »
Jusqu’à aujourd’hui, personne ne sait si des Vénézuéliens comptent effectivement parmi les otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). En 2002, Hugo Chávez s’était pourtant préoccupé du sort de Richard Boulton, homme d’affaires vénézuélien, que tout le monde pensait otage de la guérilla colombienne. Il a même réussi, en juillet 2002, à organiser une opération de sauvetage qui a abouti à la libération de M.Boulton. C’est alors que les autorités ont découvert qu’il avait en réalité été repris aux paramilitaires des Autodéfenses unies de Colombie (AUC).
La question de la course aux armements
Pour les auteurs, « le Président se livre à une course aux armements que rien ne justifie, mettant en péril la paix et la sécurité du pays et de la région, au lieu d’utiliser les ressources pétrolières pour un développement durable du pays et résoudre les graves problèmes économiques et sociaux du peuple vénézuélien. » De même, « le Président a créé une milice civile armée de plusieurs centaines de milliers d’hommes, dépassant en nombre les effectifs de la Force armée nationale, dans le but de contrôler la société vénézuélienne. »
S’il est vrai que le gouvernement vénézuélien a récemment acheté 25 avions de chasse russe, c’est pour remplacer la flotte de F-16 qui n’était plus utilisable à cause de l’embargo d’équipements militaires imposé par les Etats-Unis. De même, 100 000 fusils d’assaut Kalachnikov ont bien été achetés pour remplacer un stock de vieux fusils belges périmés.
Par ailleurs, la tradition d’intervention militaire des Etats-Unis dans la région et l’existence d’un « plan d’urgence » contre le Venezuela lancé en 2005 par l’administration Bush constituent deux facteurs qui peuvent expliquer la décision vénézuélienne.
Cependant, il est difficile de parler de « course aux armements » quand on sait que le Chili et la Colombie ont dépensé bien plus que le Venezuela pour leur armement ces dernières années. Il faut aussi rappeler que le Venezuela du président Chávez dépense beaucoup moins pour son budget militaire que ce ne fut le cas avec les gouvernements précédents.
Quant aux « graves problèmes économiques et sociaux du peuple vénézuélien », il convient de rappeler aux auteurs que les budgets consacrés aux dépenses sociales ont plus que doublé depuis 1998.
Enfin, l’existence d’une « milice civile armée de plusieurs centaines de milliers d’hommes, dépassant en nombre les effectifs de la Force armée nationale » dont l’objectif serait de « contrôler la société vénézuélienne » ne répond à aucune observation objective. On se souvient aussi que parmi les rédacteurs, certains dévoilaient déjà aux yeux du monde l’existence de la quatrième armée du monde en Irak.
Le retour de l’idée socialiste au 21ème siècle, le vrai problème ?
Dans leur conclusion, les auteurs affirment que « les Vénézuéliens ont vécu en démocratie depuis 1958 ». C’est formellement vrai, mais faut-il rappeler aux auteurs que deux partis politiques - Acción Democrática (AD) et Copei - se sont partagés sans relâche les rênes d’un pouvoir corrompu qui a appauvri la majorité de la population pendant 40 ans jusqu’à ce que la démission forcée du social-démocrate Carlos Andrés Pérez (AD) en 1993 amorce l’explosion du système politique du pays, ouvrant la voie à la reconstruction d’un espace public en 1998 ?
Au fond, la crainte majeure des auteurs, dissimulée au milieu d’un texte truffé de contrevérités soigneusement élaborées, concerne le retour, par le Venezuela, de l’idée du socialisme au 21ème siècle.
Ceci est un sujet de débat théorique et politique majeur, mais la prestation des auteurs montre que là n’était pas leur préoccupation.
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Thèmes : Amérique du sud Vénezuela
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La réforme constitutionnelle au Vénézuéla
La réforme constitutionnelle au Vénézuéla, article par article
vendredi 23 novembre 2007, par Reprise d’article.
Alexandre Govaerts, Bruxelles, 7 novembre 2007
Pour offrir une bonne compréhension de la réforme constitutionnelle en cours au Venezuela (et pour éviter les écueils de l’information biaisée des agences de presse, qui ne se concentrent que sur les 3 ou 4 articles constitutionnels dont le sens perverti permet de créer un titre à sensations) je vous propose la liste des articles concernés, précédée d’une brève mise en situation. Que les lectrices et lecteurs acceptent ici mes excuses anticipées pour la longueur de l’article, mais l’énumération des articles m’a semblée un détour obligatoire.
lire la suite sur Oulala...
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Thèmes : Amérique du sud Vénezuela
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur PinterestPlateforme altermondialiste
Proposition d’une plateforme
pour la construction d’un mouvement politique altermondialiste
Ce texte , non figé, a été finalisé le 24/11/07 à Villefranche d’Albigeaois
à partir de plusieurs rencontres qui se sont déroulées les mois précédents
dans la région élargie de Midi Pyrénées .
Je sais que le changement dans le monde est beaucoup plus difficile que dans mon pays, mais J'ai une absolue confiance dans l'être humain, dans sa capacité à raisonner, d'apprendre de ses erreurs, de récupérer ses racines, et de changer, pour forger un monde juste, divers, intégrant , équilibré et harmonieux avec la nature.
Extrait du discours d’Evo Morales à l’ONU
I) Notre vision du monde
Nous voulons un monde de paix, de justice, de liberté, d'égalité, de solidarité, de fraternité, conjuguant les principes de laïcité et de respect des différences.
II) Notre mouvement
Son projet politique
Nous voulons construire un mouvement politique altermondialiste solidaire et écologique, contre toutes les discriminations, qui rassemble celles et ceux qui aspirent à une alternative pour œuvrer ensemble, à la transformation de notre société :
- en garantissant la satisfaction des besoins vitaux notamment l’alimentation, la santé, le logement, l’éducation, la liberté et la justice,
- en respectant la diversité des expressions culturelles humaines et en développant leur richesse,
- en soutenant l’idée que l’activité économique et sociale humaine doit préserver les ressources
naturelles, tout en redéfinissant ensemble la finalité du travail, de la production, de la consommation et de celle de nos modes de vie,
- en s’émancipant des dictatures des institutions européennes et mondiales notamment du FMI, OMC,BCE, AGCS, OCDE du capitalisme et du libéralisme économique,
- en s’opposant aux guerres qui réduisent les peuples à de la chair à canon,
- en combattant la course aux armements et le pouvoir nucléaire
- en interdisant les technologies à risque irréversible et en appliquant le principe de précaution,
- en refusant la production d’OGM en plein champ, et en cessant toute marchandisation et brevétisation du vivant,
- en organisant la sortie du nucléaire,
La mise en pratique d’une démocratie :
" Etre citoyen-souverain dans son village, dans sa région et son pays, dans l'Europe et dans le monde et combattre toutes les institutions qui altèrent cette souveraineté"
extrait d’un texte de Raoul Marc JENNAR.
-en mettant en place dans toutes les instances, les institutions qui organisent la transparence de tous les actes, et qui limitent la délégation et privilégient la démocratie directe,
-en créant des média pluralistes affranchis des pouvoirs politiques et économiques
Ses modes opératoires :
-s’associer aux multiples acteurs de terrain qui expérimentent des alternatives économiques, sociales, écologiques, et leur donner une expression politique pour cette transformation de nos conditions d'existence,
-s’engager dans les luttes sociales et écologiques,
-participer aux élections lorsque c’est souhaitable et possible, avec des représentants altermondialistes.
Tout cela sur le mode ici et maintenant, du local au global, conjugué dans l'action non-violente et en recourant à la désobéissance civique, chaque fois que cela s'avèrera nécessaire.
" RÉSISTER, C'EST CRÉER "
Le Mouvement: Son identité, son organisation, sa structuration
Création d'un mouvement politique altermondialiste à vocation nationale et internationale, en dehors d'un cartel d'appareils sous la forme de groupes locaux et/ou départementaux fédérés.
La souveraineté :
- le groupe local est la base souveraine du mouvement,
- Les structures départementales, régionales et nationale coordonnent les initiatives de chaque niveau du mouvement et fonctionnent en réseaux,
- le groupe local est souverain sur les décisions le concernant,
Ces trois expressions citées ci-dessus ont fait l’objet d’un débat qui n’a pu être tranché.
L’adhésion :
- l’adhésion est individuelle, et effective après signature de la plateforme du mouvement (engagement moral)et permet de participer aux décisions,
- choix géographique : chacun peut adhérer au collectif de son choix quel que soit son lieu de résidence,
La cotisation :
- la cotisation est volontaire, elle est découplée de l’adhésion,
La désignation :
- la désignation des délégué-es ou porte-parole, responsables se fait par tirage au sort sur la base du volontariat. Elles/ils sont non titulaires, et désignés sur des temps limités pour porter des mandats précis.
Le mode de décisions :
- par vote et ou consensus, les votes minoritaires sont décomptés.
- acceptation de la double, triple, quadruple appartenance,
- mandats précis confiés à des personnes non titulaires d'un autre mandat et sur un temps limité,
- vote et/ou consensus et/ou tirage au sort : une personne = une voix.
Le paragraphe ci-dessous, sur la communication, n’a pas été mis en débat, est à revoir prochainement.
Communication :
- internet, (cf l'amendement des girondins)
- création d’un journal,
- création d’un forum liste de discussion et circulation d'informations,
- mise au point d’un calendrier de rencontres entre les différents groupes, pôles régionaux.
Nom du mouvement
Choix d'un nom pour notre mouvement local, régional, national avec trois propositions :
- Mouvement Altermondialiste Midi-Pyrénées : 18 voix
- Mouvement Altermondialiste Politique : 3 voix
- Mouvement Altermondialiste Citoyen : 13 voix
Le nom de " Mouvement Altermondialste " et décliné géographiquement, sera retenu et proposé.
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Thèmes : altermondialisme , Plateforme
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Traité de Lisbonne: la riposte
Un traité modificatif doit être adopté en décembre au sommet de Lisbonne
afin de remplacer le traité constitutionnel.
Le président M. Sarkozy a annoncé son intention de ne pas convoquer de référendum pour le ratifier.
Le Parti Socialiste, a déclaré le 6 novembre qu'il approuverait le traité de Lisbonne
quel que soit son mode de ratification.
Il faut se mobiliser pour empêcher une ratification par le parlement,
mais le rapport des forces politiques au Parlement est défavorable
et a été aggravé par la décision du PS de renier ses engagements de campagne.
Il existe un recours juridique permettant de bloquer la ratification: une plainte collective devant la Cour Européenne des droits de l'Homme. L'idée est simple, plus nous serons nombreux à nous inscrire dans cette plainte, plus nous serons représentatifs. La plainte collective contre la décision de M. N. Sarkozy de ne pas convoquer de référendum sera déposée, le 13 décembre 2007, auprès de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, à Strasbourg, pour violation du droit du peuple à des élections libres tel que garanti par l'article 3, protocole n° 1 de la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l'Homme. Notre meilleur argument juridique est notre nombre.
Pour porter plainte c'est très facile. Porter plainte ne vous coûtera rien de plus que 1 euro, 1 timbre et 10 minutes de votre temps. D'abord il faut vous inscrire sur le site. Début décembre vous recevrez une procuration pour l'avocat qu'il faudra signer et renvoyer rapidement. Pour le moment nous sommes en discussion avec des avocats pour connaître le montant des honoraires.Pour simplement l'introduction de la plainte le montant ne dépassera pas 5000 euros. Plus nous serons nombreux, plus il nous sera facile de réunir la somme nécessaire. Vous paierez directement l'avocat. Aucune somme ne transitera par le site.
En aucun cas cette action ne peut vous nuire. Si notre plainte est rejetée, vous n'aurez rien de plus à payer.
Afin de bloquer la ratification parlementaire, une plainte collective contre la décision de M. Sarkozy
de ne pas convoquer de référendum sera déposée, au mois de décembre 2007,
auprès de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, à Strasbourg,
pour violation du droit du peuple à des élections libres
tel que garanti par l'article 3, protocole n° 1
de la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l'Homme.
La suite des opérations :
1- Jusqu'au 5 décembre: s'inscrire et faire circuler l'information afin de rassembler le maximum de personnes, y compris par des réunions locales, tractages que vous pouvez organiser spontanément grâce au forum.
2- Début décembre: trouver un avocat qualifié qui accepte de se charger de cette affaire, négocier les honoraires, préparer le dossier en vue de l'introduction de la requête, et faire un référendum pour approuver le choix et les conditionsHeureux
3- A partir du 6 décembre et jusqu'au 10 décembre: collecte des documents nécessaires auprès des inscrits pour donner un mandat de représentation à l'avocat.
4- Le 13 décembre: introduction de la requête auprès de la Cour Européenne des Droits de l'Homme
14 juin 2007
Contre-G8. Ce que j’ai vu. Ce que j’ai vécu. Rostock, 2 et 3 juin 2007.

Contre-G8. Ce que j’ai vu. Ce que j’ai vécu. Rostock, 2 et 3 juin 2007 . Témoignage de Corinne Perron, représentante en France de l’USTKE (Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et des Exploités) Coordinatrice CCIPPP
(source: www.protection-palestine.org
On ne se connait pas pourtant on se reconnait tout de suite. Aux sacs à dos bien sûr, mais surtout aux bâtons de drapeaux qui en dépassent. Certains ont déjà des auto-collants sur leurs jeans. Il y a la petite dame avec son bob et son badge "attac" agrafé dessus. Il y a toujours, dans ce genre de groupe, une petite dame avec un bob et un badge" attac" agrafé dessus.
Sous le panneau de départs des trains s’entassent les tentes encombrantes et les tapis de sol enroulés. Je suis avec les "SUD-SOLIDAIRES". Il restait une place pour moi dans leur train, la place pour l’USTKE. L’USTKE fait campagne en ce moment en Kanaky où elle présente deux candidats aux législatives, Loulou Kotra Uregei et Franck Apok. Si ces deux là sont élus, ça fera le plus grand bien à l’Assembée Nationale, ça mettra de l’ambiance... Rien que par leurs statures magnifiques et leurs voix puissantes, Franck et Loulou feront vibrer ce parlement de députés livides, sinistres dans leurs costumes tristes. Mais surtout ils seront dans cette assemblée pour faire résonner leurs revendications légitimes et réalistes face à l’oubli programmé des acquis de la lutte du peuple kanak et rappeler leur combat contre l’arbitraire colonial et contre l’arrogance d’un système politique dominant. Ah oui, ce serait magnifique de voir ces deux là mettre les deux pieds dans le plat et d’y peser de tout leur poids.
Bon, d’ici là, je vais manifester pour eux contre le G8. C’est pour ça que je suis là aujourd’hui, gare du Nord, avec ma petite troupe de syndicalistes. Ca y est, tout le monde a sa gourde, son sac, sa tente, ses chaussures de marches, son billet... ? Allez on y va. Train couchettes pour Hambourg. Je vais me coucher direct. De garde la veille à l’hôpital, je n’ai pas dormi depuis 24h. La couchette d’un train me rappelle la bannette d’un bateau, avec les douces secousses comme des légers coups de gîte et le bruit de frottement sur les rails comme les grincements de la coque sur les vagues. Alors forcément je dors bien.
A Hambourg, il y a plus de militaires sur les quais que de voyageurs. Pourtant nous sommes encore bien loin du but, plus de trois heures de train encore jusqu’à Rostock. Nous savons que la police est à cran dans tout le pays, depuis plusieurs semaines.
"Près de 17000 policiers et militaires ont été mobilisés à Rostock et à Heiligendamm, soit plus de 5% des effectifs du pays. Des perquisitions lancées simultanément dans plusieurs grandes villes ont visé, début mai, les militants anti-G8, les policiers saisissant les disques durs des ordinateurs et bloquant les serveurs informatiques de certains réseaux alternatifs. Les autorités ont menacé de détention préventive et relevé les empreintes olfactives de plusieurs militants. Le ministre de l’Intérieur, Wolfgang Schaübe, a même parlé de risque "terroriste". Sans parler du grillage métallique de 2,5 mètres de haut surmonté de barbelés, qui entoure sur près de 12 kilomètres la station balnéaire d’Heiligendamm où les dirigeants du G8 ont rendez-vous à partir de mercredi, et du filet de sécurité installé au large de la mer Baltique" [1]
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Thèmes : Resistance
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest13 juin 2007
Nicolas et Pimprenelle de l'Environnement
Chers Amis et Amies de Kokopelli
"Nicolas et Pimprenelle de l'Environnement"
Suite aux dernières déclarations de la ministre de l’Agriculture, le Grenelle de l’Environnement nous apparaît de plus en plus comme une gigantesque mascarade (qui porte les masques?) ou un pathétique théâtre de marionnettes (qui tire les ficelles?) qui n’est pas sans nous rappeler un somnifère télévisé qui fut lancé quelques années avant mai 68 (et les accords de Grenelle) et qui faisait la joie des petits et grands enfants: Nicolas, Pimprenelle et Gros Nounours.
Gros Nounours descend raconter de belles histoires aux enfants et remonte ensuite sur son nuage conduit par le marchand de sable qui lance une poignée de sable doré dans les yeux des enfants pour les endormir et s’éloigne en jouant au pipeau la musique de “Que ne suis-je la fougère”: “Que ne puis-je par un songe, Tenir son coeur enchanté ! Que ne puis-je du mensonge, Passer à la vérité !” Qui sont le gros Nounours et le marchand de sable au pipeau? Dormez, dormez, la petite France d’en-bas. Un peu de grenelle au sable doré et vous serez bientôt narcosé et dupé.
Si l’on en croit le dernier communiqué de Mme Lagarde, ministre de l’Agriculture, nous sommes loin de passer du mensonge à la vérité! Alors que l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) vient de déclarer, en début mai 2007, que l’Agriculture Biologique peut nourrir toute la planète sans impact négatif sur l’environnement, madame la Ministre nous ressert la grande farce de l’agriculture raisonnée comme étant l’agriculture écologique du futur.
Non, Madame Lagarde, l’agriculture raisonnée n’est pas une agriculture durable respectueuse de l’environnement. L’agriculture raisonnée n’est qu’une des variantes de l’agriculture “irraisonnée” et toxique qui sévit depuis 60 années, qui a été mise en place et soutenue par tous les gouvernements (quelle que soit leur coloration politique) et qui a fait de la France une poubelle agricole génératrice de cancers. La seule agriculture durable est une agriculture sans pesticides, sans intrants de synthèse et sans chimères génétiques et qui met en oeuvre des pratiques culturales issues tout autant des traditions paysannes que des recherches de l’agro-écologie.
Non, Madame Lagarde, la croissance agricole et la durabilité ne sont pas conciliables. Les nappes phréatiques sont vides, les sols sont morts, les cours d’eau sont pollués, les pollinisateurs ont été éradiqués, l’atmosphère de la capitale est viciée par les pesticides et l’agriculture toxique est en partie responsable du réchauffement climatique puisqu'elle libère du CO2.
Nous comprenons fort bien votre souhait “de restaurer le prestige des agriculteurs” car il a, en effet, beaucoup souffert de par les terribles dégâts provoqués par l’agriculture toxique depuis un demi-siècle. Nous comprenons beaucoup moins votre souhait pour l’agriculture “d’achever de se réconcilier avec la société”. Pensez-vous sincèrement qu’elle ait déjà commencé à se réconcilier? Et qu'a-t-elle donc, d'ailleurs, à se faire pardonner?
L’Agriculture Biologique ne représente qu'à peine 2 % de la surface agricole tandis que l’agriculture toxique continue d’imposer ses chimères génétiques (refusées par le peuple Français) dont un maïs de Monsanto strictement interdit par les experts de sept pays Européens en raison du danger qu’il représente pour la santé humaine.
Non, Madame Lagarde, vous ne pouvez pas parler de sécurité alimentaire alors que le scandale des pesticides est en train d’éclater au grand jour. L’agriculture toxique produit des aliments-poisons générateurs d’allergies, de cancers et autres maladies de dégénérescence.
Nous dénonçons, tout d'abord, le scandale des nécro-carburants qui vont générer une insécurité alimentaire sur toute la planète tout en intensifiant les pollutions environnementales dues à l’agriculture productiviste.
Nous dénonçons la campagne d’intoxication de l’association Farre qui, en partenariat avec le GNIS, et autres entreprises du secteur, vient d’adopter le slogan mensonger “Avec l’agriculture raisonnée, semons la biodiversité”. L’association Farre, avec moins de mille adhérents dont une partie seulement sont des agriculteurs, doit représenter à peine 0,1% des agriculteurs Français! Elle a été créée en 1993 par l’UIPP, l’Union des Industriels de la Protection des Plantes (en fait, les Promoteurs de Pesticides). L’agriculture raisonnée dissémine des pesticides et non de la biodiversité.
Soit dit en passant, c’est Kokopelli qui sème de la biodiversité en France et c’est pour cela que nous sommes conviés devant les tribunaux de la République!
L'association Farre n'est qu'une farce et façade de l'UIPP dont le directeur, Jean-Charles Bocquet, vient de déclarer dans un éditorial récent qu'il ne pouvait pas imaginer un monde sans pesticides. On se l'imagine bien puisque l'UIPP regroupe tous les grands noms de l'agro-chimie: Monsanto, Syngenta, Bayer, BASF, Du Pont de Nemours, Dow Agrosciences, Cheminova, etc. Selon Mr. Bocquet, grâce aux pesticides, le 20 ème siècle a été un siècle sans famines. Vraiment? 36 000 personnes qui meurent de faim tous les jours, cela finit par faire des centaines de millions de citoyens planétaires qui trépassent avant l'âge. Mr. Bocquet faisait-il sans doute référence à des famines “occidentales”.
Si nous faisons le bilan de l'agriculture Française, nous avons 1,5 % d'agriculture biologique, 0,1% d'agriculture “raisonnée” et 98% d'agriculture “irraisonnée”. Et l'agriculture irraisonnée semble bien stable, quant à ses pratiques, puisque les derniers chiffres de ventes de pesticides dont nous disposons (pour l'année 2005) témoignent d'une augmentation d'environ 5%.
Nous avons donc d'une part l'UIPP qui ne peut pas imaginer un monde sans pesticides et d'autre part la FAO qui affirme que l'agriculture biologique peut nourrir toute la planète sans détruire l'intégrité des écosystèmes. Qui croire? Les vendeurs de poisons ou les experts agricoles des Nations Unies?
Il n'y a qu'une “rupture” écologique possible, c'est la promotion de l'Agriculture Biologique. Mais la vraie, pas celle que la Commission Européenne est en train de nous proposer sous la pression des lobbies avec des cahiers de charge qui seraient plutôt des cahiers de “décharge”: une pincée de pesticides par-ci, un peu de contamination génétique par-là, et une poignée d'intrants issus de cultures transgéniques...
Quant au Grenelle de l’Environnement, s'il est à la hauteur des ambitions actuelles du ministère de l'Agriculture, en matière de protection de l'environnement et des citoyens, mieux vaut sans doute rester chez soi et cultiver son jardin. Il ne serait, d'ailleurs, pas étonnant de voir les multinationales de l’agro-chimie s’inviter à la table. Ne prétendent-elles pas travailler avec “les sciences de la vie”? On peut déjà s’imaginer de beaux slogans durables “Pour lutter contre le réchauffement climatique, semez des chimères génétiques”.
Et si nous proposions un contre-forum? Nous pourrions l’appeler “Négrelle de l’Environnement” et nous pourrions y inviter tous les opprimés de la mondialisation: les esclaves des plantations de canne à sucre au Brésil qui font de l’éthanol pour les automobiles de France, les esclaves immigrés dans les serres de légumes du sud de l'Espagne, les paysans Colombiens pourchassés par les milices qui implantent des palmiers à huile pour le diesel végétal des voitures des nantis, les paysans Mexicains pour lesquels le prix de la tortilla a augmenté de 160 % suite au boom de l'éthanol aux USA, les paysans Indonésiens torturés auxquels on vole les terres et les forêts pour implanter des monocultures, les paysans Argentins chassés de leurs terres par la folie du soja pour engraisser les vaches des occidentaux, les paysans Africains ruinés par le dumping des cultures subventionnées par l’Europe, les paysans Paraguayens brûlés par le paraquat de Syngenta épandu par avion avant le semis direct de soja transgénique, les paysans Français atteints de la maladie de Parkinson suite à l’exposition aux pesticides, les paysans Indiens qui se suicident par dizaines de milliers ruinés par le coton transgénique de Monsanto, les paysans d'Amérique centrale qui meurent, dans les bananeraies, du Nemagon de Dow Agrosciences et les petits garçons Argentins de 10 ans qui courent avec des drapeaux rouges sous les avions qui épandent le RoundUp de Monsanto sur les champs de soja transgénique pour que le précieux glyphosate ne manque pas sa cible ....
Tout cela, non pas pour se complaire dans la douleur. Mais pour répéter et prouver que l'agriculture moderne occidentale tue et pour affirmer que demain, tout est possible.
Même un monde sans pesticides.
Dominique Guillet. Le 7 juin 2007.
Association Kokopelli
" Pour la Libération de la Semence et de l’Humus"
P.I.S.T Oasis, 131 Impasse des palmiers
30319 Alès Cedex
Tél : 04 66 30 64 91 / 04 66 30 00 55
Fax : 04 66 30 61 21
E mail : semences@kokopelli.asso.fr
Site Internet : www.kokopelli.asso.fr
23 mai 2007
"Un contre-pouvoir est necessaire pour defendre le logiciel libre face à ses adversaires"
"Il est ici question de liberté, d'égalité et de fraternité. Liberté de copier, d'étudier, de modifier et de redistribuer des logiciels ou des documentations. Égalité, les mêmes droits pour tous les utilisateurs, sans discrimination. Fraternité, car il s'agit de partage et d'entraide. Le logiciel libre permet une situation où personne ne limite la liberté de personne. Personne ne vous interdit de copier, d'utiliser, de modifier ou de redistribuer, personne ne vous met des chaînes. Les logiciels libres offrent également une véritable indépendance à leurs utilisateurs contrairement aux logiciels propriétaires qui sont fournis sans la recette ni les ingrédients pour pouvoir les adapter au mieux à ses besoins."
Pour encore mieux promouvoir et défendre le logiciel libre l'APRIL lance aujourd'hui 19 mai 2007 une campagne d'adhésion dont l'objectif est d'atteindre les 1 500 adhérents avant la fin de l'année. L'APRIL a besoin de votre soutien.
lire l'article, adhérer..
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Thèmes : logiciel libre
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest21 mai 2007
Refusons de banaliser l’intolérable

« Tchernobyl (Ce sont) des millions de paysans pauvres qui mangent quotidiennement du césium 137 avec leurs aliments.
Ce sont aussi ces jeunes mères contaminées qui deviennent sans le savoir source de poison pour les nouvelles vies qui se forment en elles.
Ce sont ces enfants condamnés qui, s’ils naissent apparemment sains, grandissent mal, car ils se nourrissent de radio nucléides, matin, midi et soir.
Ce sont les « liquidateurs », sauveurs ignorés de l’Europe, envoyés au sacrifice pour éteindre l’incendie de la centrale, qui souffrent de toutes les maladies inconnues de l’atome. Des centaines de milliers sont invalides, des dizaines de milliers sont morts jeunes ou continuent de mourir dans des souffrances inimaginables »
(Wladimir Tchertkoff, dans « Crime de Tchernobyl » (Actes Sud)
Mais Tchernobyl c’est aujourd’hui un terrain d’investigation, d’ expérimentation d’une aire égale au quart du territoire français où vivent entre 6 et 10 millions d’habitants que la nucléocratie plus particulièrement française a investi avec l’objectif de prouver que l’on peut « réhabiliter » les territoires contaminés « réadapter » leurs habitants à la vie dans ces territoires en un mot à survivre après une apocalypse nucléaire. Et, comble de cynisme, LES CULPABILISER en cas de contamination radioactive interne élevée alors que personne ne leur donne les moyens de disposer d’une nourriture sans radioéléments.
Les 23 et 24 mai prochain se tiendra à Golfech un séminaire sur le thème « Territoires et post-accident nucléaire » où se retrouveront plusieurs spécialistes impliqués dans la réhabilitation et la réadaptation dans les territoires contaminés de Biélorussie. Ils considèrent l’accident majeur comme inéluctable – et il l’est déjà statistiquement -
Alors leur objectif est de banaliser l’intolérable.
Nous vous invitons à vous joindre à nous pour protester contre ce séminaire scandaleux
Rendez-vous mercredi 23 mai à 13 heures devant la Mairie de GOLFECH
AMIS DE LA TERRE MIDI-PYRENNEES, CANT (comité, Anti-Nucléaire Toulousain, RESEAU SORTIR DU NUCLEAIRE, VIVRE SANS LE DANGER NUCLEAIRE DE GOLFECH
Contact pour départ groupé : Philippe CRUZEL ( Tel. Fax. :05 65 22 91 11 )
( e Mail : philippe.cruzel@orange.fr )
Lien entre autres sur ce blog: http://unisavecbove46.blogspot.com/2007/04/tchernobyl-20-ans-aprs-un-reportage.html
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Thèmes : nucléaire
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest17 mai 2007
PETITION DE SOUTIEN A LAURENT BELET CONTRE LE FICHAGE GENETIQUE
Le mardi 5 juin à 13h 30 au tribunal correctionnel de Tarbes, aura lieu un rassemblement de soutien lors du procès de Laurent Belet. Il est poursuivi pour vol en réunion de drapeau tricolore et refus de prélèvement ADN. Article de Libération : http://www.liberation.fr/actualite/societe/244646.FR.php
Il risque 1 an de prison et 15 000 euros d’amende tout cela à cause de la loi « Sarkozy » dite sécurité intérieure du 18 mars 2003. Dans cette loi, les infractions les plus banales (137 infractions dont arrachage d’OGM, tags, dégradations, trouble de l’ordre public…) donnent lieu à prélèvement ADN. Les seuls délits exclus sont les délits financiers et délits d’influences.
À ce jour, environ 400 000 personnes sont dans le fichier FNAEG (fichier central des prélèvements ADN), Initialement prévu pour les délits sexuels, ce fichier a été étendu à toutes personnes soupçonnées d’un délit, l’ambition de cette loi est de ficher tous ceux qui « dérangent » : militants, syndicalistes, jeunes…
suite de l'article...
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Thèmes : Fichage ADN
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest7 mai 2007
Déclaration d'Act'Up Paris

Nicolas Sarkozy président : et pourtant il faut vivre, ou survivre
publié en ligne : 6 mai 2007
Nicolas Sarkozy a été élu, malgré sa politique xénophobe, sa haine des minorités, sa volonté de démanteler le système de santé. Au-delà de l’inquiétude que l’élection de cette personne à la tête de l’Etat nous inspire, c’est le contexte politique dans son ensemble qui nous est profondément hostile. Nous sommes des malades du sida, des membres de diverses minorités. La politique de l’UMP nous menace directement, menace le système de santé, et nous sommes désespéréEs que la majorité des FrançaiSEs ne l’aient pas compris, ou l’approuvent.
Nous continuerons à nous battre contre toutes les remises en cause des droits des malades, des minorités et du système de santé.
source: http://www.actupparis.org/article2972.html
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Thèmes : sida
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