29 janvier 2015

Liberté de la presse : le LEA censuré à Cahors par le maire


Insupportable d'entendre tous les barons de la politique parler de liberté de la presse, la larme à l’œil, la main sur le cœur... Jusque chez nous, à l'image du maire de Cahors, Jean-Marc Vayssouze, qui a pris la parole en public pour parler de la liberté de la presse lors du rassemblement à Cahors, au lendemain de l'attentat. Ce même Vayssouze qui est intervenu personnellement pour que le Lot en Action sorte des rayons de la médiathèque de Cahors… Nous publions ci-dessous le "coup de gueule" publié dans le numéro qui sort en kiosque demain (30 janvier), ainsi que la copie d'un des courriers envoyés par nos lecteurs à la médiathèque de Cahors.
 

Le crépuscule des idiots

Bal tragique à Cahors : un mort !

Par l'Atra Bil R

La liberté de la presse est une et non négociable, sauf à Cahors… Oui-Oui (1), l'EDPT (élu du premier tour) nous a bavé un beau discours le 9 janvier dernier. L'émotion peut servir à faire remonter une popularité largement écornée par des prises de position impopulaires. L'exemple venant d'en haut. Voir les poses martiales de Flamby, le fromage mou de la république, que tous les politicards se sont empressés d'imiter : vive la presse, l'éducation, l'intégration et tout et tout… bref tout ce sur quoi ils se sont essuyés les pieds depuis quarante ans. Pour la liberté de la presse à Cahors c'est déjà gagné. On a le choix entre la « Détresse du Midi » et la « Maîtresse du Papy », mais le LEA n'est toujours pas mis à la disposition des lecteurs de la médiathèque de Cahors, malgré une mise à disposition gracieuse. Cherchez l'erreur. Bon, il est vrai que Charlie leur crachait à la gueule depuis quarante ans, mais malgré ça on pouvait le trouver dans les rayons. Il a fallu un attentat monstrueux pour que tout le monde, et surtout ceux qui ne pouvaient pas les blairer, deviennent d'un seul coup Charlie.

Au LEA nous nous demandons sérieusement s'il ne faudrait pas que nous nous fassions tous descendre pour être enfin reconnus ! Nous passons donc un appel à un éventuel commando fasciste quelconque, pour qu'en nous exterminant ils légitiment enfin notre existence. Monsieur le maire, qui a peut-être des amis, pourrait nous aider à trouver des volontaires. Et après, à sa grande joie, il pourra enfin nous lire à la médiathèque (pour lui permettre d'étayer son futur discours, nous nous proposons de lui envoyer dès aujourd'hui nos notices nécrologiques).
 
 

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