24 octobre 2010

Après Bellecour, on n’a plus peur ! Après le vote, ça continue

Suivi de vendredi.

Ce qui a été fait sur la place Bellecour, c’est ce qu’il s’est passé pendant le G8 de Gênes en 2001 : empêcher l’extension d’un mouvement par sa répression subite, arbitraire, sanglante, incompréhensible. Traumatiser pour empêcher que la joie vécue lors de ces dernières manifestations se transmette. Faire peur pour dissoudre nos envies et nos besoins de rencontres. Rendre invivables nos lieux de convergences.


Communiqué de presse inter-orga suite aux arrestations

Que pourront-ils faire après Bellecour ? Sortir les blindés ? Torturer les gens un-e à un-e ? Ce vendredi on avait tous et toutes un peu la gueule de bois. Stratégies classiques d’un état fasciste : terroriser, tout en nous faisant passer pour les terroristes. Il faudrait sans doute du temps pour éclaircir comment la situation de Bellecour a pu se produire, avec l’aquiescement des médias, mais peut-être que la meilleure chose à faire est simplement de montrer que nous ne nous laisserons pas terroriser, mieux, que nous n’avons plus peur de leurs gaz, de leurs flashballs à tirs tendus, de leurs fusils à pompe braqués sur nous. Parce que nous les avons déjà vécus. Parce que ce qui ne nous a pas tué nous renforce pour la prochaine fois, c’est-à-dire aujourd’hui ou lundi. Aujourd’hui, les premières personnes qu’il faut soutenir sont les grévistes de Feyzin, de la SNCF, de la Poste, etc. Une caisse de grève existe, trouvons les moyens de la remplir pour que le feu continue contre cette réforme ! Pour que vive Lyon l’insurgée.

source: rebellyon

 

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