2 janvier 2012

Dans la série des vœux …

Par Bernard Langlois | Blogs de Politis | 1er janvier 2012

Dans la série des voeux....

… demandez Daniel Mermet !
Là-bas si j’y suis vous vœux du bien !

[J’ai plaisir à vous transmettre les vœux de l’équipe de Là-bas si j’y suis !, qui continue de faire sur France Inter le bon travail qu’on connaît. je suis sûr que vous en apprécierez l’humour.]

Meilleurs vœux les AMG,



Et merci !

Merci chers Auditeurs Modestes et Géniaux, grâce à vous, Là-bas se porte bien, et même très bien, selon la dernière enquête Médiamétrie, l’émission vient de battre un record d’audience historique, avec 145 000 auditeurs nouveaux en un an, vous êtes au total 558 000 à embarquer chaque jour pour Là-bas à 15 heures, merci à vous tous !
 


Toujours amicale, la direction de France Inter n’a pas manqué de féliciter chaleureusement toute l’équipe pour les prouesses de la réalisation, la qualité des reportages, pour l’esprit critique et l’indépendance de notre ligne éditoriale « Depuis vingt ans, vous dénoncez l’emprise de la dictature financière, aujourd’hui l’histoire vous donne tragiquement raison, vous êtes l’honneur de cette maison ».

Les applaudissements n’en finissaient pas, toute l’équipe était émue, les confrères surtout, avaient tenu à venir nous saluer, bravo, merci, c’est Bourdieu qui avait raison, vive Noam Chomsky ! Vive Frédéric Lordon ! Vive les ouvrières de Moulinex ! A bas le Parti de la Presse et de l’Argent ! Têtes baissées, certains même à genoux, venaient dire à quel point ils s’étaient gravement fourvoyés. Nous les avons rassurés, pas de chasse aux sorcières, pas d’épuration, pas de camp de rééducation.

Les résistants de la 25eme heure faisaient assaut de zèle. Alexandre Adler hurlait qu’on fusille Alain Minc sur le champ ! Pour Jean-Marc Sylvestre, déchaîné, c’est tous ceux du Fouquet’s qu’il fallait guillotiner sans jugement. Tout modeste, Martin Bouygues nous offrait les clés de TF1 « en vue de la re-nationalisation », disait-il, ajoutant, la main sur le cœur : « No pasaran ! ».

Tandis que, le poing levé, David Pujadas et Jean-Michel Apathie entonnaient L’Internationale, personne n’avait remarqué, par une porte dérobée, le directeur de France Inter s’éloignant sur une simple mobylette avec sa guitare sur le dos, après avoir laissé à son assistante un message pour dire qu’il reprenait son honnête chemin de chansonnier et qu’il était inutile de tenter de le faire revenir.

Un vœu qui fut rigoureusement respecté.
 

 

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