26 janvier 2012

Des prisonniers aux Etats-Unis sont morts après une grève de la faim.


Par Michele Claverie | Radio Havane Cuba| 26 janvier 2012

New York, 21 janvier (RHC) –Lyvita Gomes, âgée de 52 ans, détenue dans une prison de la banlieue de Chicago est morte après une grève de la faim, le 3 janvier. D’origine indienne, elle vivait dans un hôtel de Vernon Hills, quand elle a été arrêtée le 14 décembre dernier car elle ne s’était pas présentée à une citation à la cour. Une information publiée sur le site Internet du journal The Huffington Post a rendu compte du fait, mais ni la Maison Blanche, ni le Département d’Etat ne s’en sont préoccupés, pas plus que de ce qui est arrivé à trois grévistes de la faim en Californie.

En Californie il y a eu une grève de la faim massive des prisonniers qui s’est terminée par la mort en novembre dernier de trois d’entre eux. Ils étaient en grève depuis le 22 septembre. Johnny Owens Vick et un autre prisonnier ont été confinés à l’Unité Spéciale de Sécurité de Pelican Bay. Hozel Alanzo Blanchard était reclus dans l’Unité de Ségrégation Administrative de Calipatria(ASU).

Les prisonniers des cellules voisines ont été témoins de la mort de ces hommes. Les gardiens n’ont prêté aucune assistance ni aux prisonniers de Pelican Bay ni à Blanchard. Les gardiens ont ignoré plusieurs heures les cris qui demandaient du secours, de celui qui n’est pas identifié de Pelican Bay et quand finalement ils se sont rendus dans sa cellule il était mort.

Leurs familles, ainsi que leurs avocats ont des difficultés pour obtenir une information sur les circonstances de leurs morts. Le Département de Correction et de Réhabilitation, CDCR, est obligé de faire une autopsie dans le cas de morts suspectes et de faire un rapport annuel sur tous les décès dans le système.

La grève de la faim de septembre, à laquelle ont participé au moins 12 000 prisonniers dans au moins 13 prisons de la Californie, à été organisée dans le cadre de cinq appels demandant de mettre fin aux pratiques de châtiment en groupe, aux longues périodes de confinement solitaire et aux abus pour la validation des prisonniers et la demande d’information.

« Si le public et les congressistes ne continuent pas de faire pression sur le CDCR, le Département pourrait facilement tout cacher sous le tapis » a dit Emily Harris la Coordonnatrice de l’Etat en Californie de l’Organisation Union pour un Budget Responsable.





 

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