26 mars 2012

Printemps des semences paysannes et fermières

Basta! | 26 mars 2012

Alors que l’utilisation libre des semences est remise en cause par l’adoption de la loi sur les certificats d’obtention végétale, le collectif Semons la biodiversité lance une campagne pour que la souveraineté alimentaire ne soit pas laissée aux mains de quelques multinationales. L’enjeu : obtenir l’abrogation de cette loi, et la remplacer par une loi de reconnaissance des droits des paysans et des jardiniers sur leurs semences. Basta ! relaie leur appel.




Avec le printemps viennent les semis... Le collectif Semons la biodiversité réclame l’abrogation de la loi sur les Certificats d’Obtention Végétale [1] du 8 décembre dernier, l’interdiction des cultures et de la commercialisation de plantes OGM, le rejet du brevet européen unitaire sur les gènes et les procédés d’obtention des semences dont le Parlement Européen doit débattre en mai prochain, ainsi que de l’accord ACTA [2] qui oblige les États à lutter eux-mêmes contre l’utilisation libre des semences de ferme tout autant que d’internet. Il est urgent en effet de reconnaître le rôle des paysans dans le renouvellement et la gestion dynamique de la biodiversité cultivée et de leur rendre leurs droits sur leurs semences !

Cet appel s’adresse à tous : organisations, citoyen(ne)s, paysan(ne)s, jardinier(e)s, élu(e)s... pour que notre souveraineté alimentaire et notre agriculture ne soient pas délaissées aux mains de quelques firmes semencières et chimiques. Les politiques écoutent les citoyens avant tout lorsqu’ils sollicitent leurs suffrages. L’objectif est de nous mobiliser pour obtenir avant les élections (présidentielles et législatives) l’engagement de chaque candidat à tout faire pour abroger cette loi inique et la remplacer par une loi de reconnaissance des droits des paysans, des jardiniers et des artisans semenciers sur leurs semences. Un autre objectif consiste à organiser aussi des événements destinés au grand public.

Mode d’emploi

Vous pouvez :
organiser des événements locaux, par exemple, des bourses de semences pour continuer à échanger librement nos semences paysannes et fermières, des semis volontaires de semences paysannes et fermières pour que la biodiversité cultivée puisse continuer à pousser dans nos champs et nos jardins
interpeller des responsables politiques, professionnels ou administratifs qui ont appuyé la loi
diffuser des informations sur les marchés...
vous mobiliser localement pour répercuter chez vous l’action du 12 mai de semis de maïs population. Le 12 mai, des semeurs de biodiversité sèmeront du maïs population dans de nombreuses régions françaises. Vous pouvez vous aussi organiser vos semis de maïs non OGM.
inviter vos élu(e)s et les candidats à ces évènements et allez les rencontrer pour qu’ils signent l’engagement d’abroger la loi COV
interpeller vos élus régionaux, départementaux et municipaux pour que leurs assemblées adoptent des motions de demande d’abrogation de la loi
rencontrer les différents candidats aux élections (présidentielles et législatives) pour qu’ils s’engagent à faire abroger la loi une fois élu (exemple de vœu d’engagement dans le kit « printemps des semences paysannes et fermières »).

Suivant l’évolution du feuilleton de l’interdiction de culture du MON 810 [3], d’autres initiatives seront éventuellement organisées.

Plus d’informations sur les actions programmées et les outils de la campagne : http://www.semonslabiodiversite.com/

Télécharger l’appel en cliquant ici.

Notes

[1] Lire notre article : Le droit de planter et cultiver librement bientôt interdit ?

[2] Lire à ce sujet : Liberté de s’exprimer, liberté de semer, même combat ?

[3] Lire nos différents articles sur le Mon810

 

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