12 mars 2012

Bilan mobilisation Fukushima du 11 mars

Un grand silence des médias français semble régner ce matin quant à la mobilisation mondiale autour de l'anniversaire du début de la catastrophe de Fukushima qui s'est déroulé hier.

Il est vrai que le show télévisé du candidat Pinocciosÿ, champion tout catégorie du subterfuge et représentant de commerce des maffias de l'atome vaut plus cher aux yeux des journalistes soumis à la botte des oligarchies que l'avenir de la planète et des générations futures.

Ici je tente donc de rassembler quelques infos glanées sur la toile.

NB: Ce post pourrait évoluer si, dans le champ de vision du "fenestrou sur le ouèbe" apparaissent entre-temps d'autres analyses ou commentaires de cette journée historique.



Environ 2 000 personnes ont formé une chaîne humaine hier après midi à Bordeaux, tandis que les maillons de la chaîne qui reliait Lyon à Avignon sur 230 km, l'axe le plus nucléarisé d'Europe, étaient au nombre de 60 000.


Selon Romandie news ils étaient près de 700 (chiffres transmis par la préfecture) à manifester aux abords de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) et 350 à Metz, samedi après-midi.

A Paris les manifestations ont rassemblé un millier de gens selon BFM TV. (voir le reportage vidéo) 


Ailleurs dans le monde

au Japon

(toujours selon Romandie news)
"Un millier d'opposants au nucléaire ont manifesté dimanche à Tokyo un an jour pour jour après l'accident de la centrale atomique de Fukushima, pour lequel l'opérateur Tokyo Electric Power (Tepco) a réitéré ses excuses.

Arrêtez tous les réacteurs maintenant!, ont crié des militants devant le siège du groupe dans la capitale, levant le poing en l'air et frappant sur des tambours, encadrés par plusieurs dizaines de policiers.

Nous demandons à Tepco de cesser d'alourdir les charges pesant sur nous, a déclaré un organisateur, Manabu Kurihara, ajoutant nous ne tolérerons pas que l'entreprise essaie de dédommager le moins possible les victimes.

Quelques heures plus tard, un millier de personnes de tous âges étaient rassemblées dans le parc Hibiya au centre de la capitale pour dire non à l'énergie nucléaire et rendre hommage aux victimes du séisme et du tsunami, à l'heure précise, 14H46 (05H46 GMT) où s'est produite la catastrophe il y a un an. (...) "
"Au Japon, l’accident de Fukushima et ses conséquences hantent tout l’archipel. 4500 personnes se sont rassemblées devant le siège de Tepco, l’opérateur de la centrale, celles de toutes les peurs.
Manifester c’est aussi s’engager y compris physiquement ! La chanteuse taiwanaise Lee Mi s’est déshabillée pour protester contre le nucléaire. Plutôt nue que nucléaire mais bien vivante et en bonne santé !!!" euronews

 En Espagne:
 "BURGOS  - Des manifestants anti-nucléaires se sont rassemblés dimanche près de la centrale de Garona, dans le nord de l'Espagne, pour réclamer la fermeture de cette centrale, la plus ancienne du pays, un an jour pour jour après la catastrophe de Fukushima au Japon." 20minutes.fr
 "une chaîne humaine à Madrid devant l’ambassade japonaise pour réclamer la fin du nucléaire et montrer son soutien aux victimes japonaises…." euronews

En Pologne:

"Les Verts polonais donnent aussi de la voix. Pas question pour eux d’avoir recours au nucléaire alors que le gouvernement a donné son feu vert à la construction de la première centrale nucléaire du pays, ce sera dans le nord, sur le littoral de la Baltique."euronews

En Allemagne:

Des manifestations ont eu lieu autour des centrales de ce pays, tandis que nombre de militants allemands avaient rejoint les mobilisations de Fessenheim et de la vallée du Rhône.


Ci dessous le contenu du tract qui a été distribué lors du rassemblement de Cahors  de Samedi matin:










BRISONS L'OMERTA SUR FUKUSHIMA

Je suis rentrée ce soir à Tokyo. Cette visite de FUTABA et ma rencontre avec divers membres de la famille qui m'a amenée là-bas ont été poignantes.

Je me croyais forte, j'ai tenu le choc tant que j'étais avec eux tous, mais ce soir, en rentrant chez moi, je me suis mise à pleurer.... Les images des maisons écroulées, de la chaussée défoncée, de la ville basse en bordure de mer complètement disparue (il ne reste qu'un terrain vague à l'infini), les os des vaches dans l'étable (les gens pensaient revenir le lendemain, ils n'imaginaient pas que l'évacuation serait sans retour, ils ont laissé les vaches enfermées dans l'étable), les devantures de magasins démolies, les petits temples traditionnels tout de guingois, les monuments dans le cimetière en grande partie renversés, les rideaux dérisoires qui sortent par des fenêtres cassées et s'agitent au vent glacial de février, et puis toutes ces belles maisons intactes, récentes, entourées de jardins, dans lesquelles plus personne ne peut revenir vivre parce qu'elles sont contaminées....
Pudiques sur leur malheur les gens ne sourient plus, ils avaient une belle vie ici,
entre la forêt, les montagnes et l'océan, aujourd'hui ils sont réfugiés dans des
préfabriqués minuscules...
"Après des mois dans un lycée désaffecté à partager une salle de classe avec d'autres réfugiés, on a réussi à trouver un tout petit appartement, mais on n'a pas
de travail, et puis on est loin de la mer, ça nous manque, on a toujours vécu ici."
"On a encore 12 ans de crédit à payer pour la maison, devenue inhabitable.... Le
peu d'argent qu'on reçoit, on est obligé de la garde pour payer le crédit.... On n'a
plus rien." (C'est un problème fréquent au Japon: les gens continuent de payer les
crédits quoi qu'il arrive, même si leur maison est effondrée ou devenue insalubre
suite à une catastrophe).
En temps normal, après une catastrophe naturelle,
les gens s'entraident, nettoient, reconstruisent ensemble, et la vie repart....
MAIS UNE CATASTROPHE NUCLEAIRE N'EST PAS UNE CATASTROPHE NORMALE.
Il ne reste que des ruines, des maisons vides et des villes-fantômes, et on ne peut
rien faire, rien réparer : ni les routes, ni les toits, ni les murs !
Plus de place pour les hommes, plus de place pour leur labeur, plus de place pour leurs animaux ni leurs champs.
C'est comme si l'homme était de trop.
Janick Magne, de retour de Futaba (proche de Fukushima)
Contacts :

jeanlucvialard@gmail.com
herve.courtois@yahoo.com
source: Mouvement lotois Pour La Sortie du Nucléaire

Lire aussi l'appel international Hiroshima, Tchernobyl, Fukushima, crimes contre l'humanité 
 
International appeal : Hiroshima, Chernobyl, Fukushima, crimes against humanity


Un article sur MaxiSciences:



 

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